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Lance Armstrong

Un dossier cyclisme-dopage.com



Repères




Qualités physiques

Les qualités physiques intrinsèques et surtout son changement de morphologie après son cancer sont souvent mis en avant pour expliquer sa métamorphose de coureur de qualité (avant le cancer) à coureur hors du commun (après le cancer). Quelques éléments pour se faire une idée :

VO2MAX

VO2MAX (en mL/kg/min) relevées par le Professeur Edward F. Coyle :

VO2MAX (en mL/kg/min) selon d'autres sources :

VO2MAX (en mL/kg/min) de quelques autres coureurs :

La VO2MAX de Lance Armstrong, bien qu'excellente, n'est pas exceptionnelle. D'autres champions présentait une meilleure VO2MAX. Qui plus est, quelques semaines après son premier Tour de France victorieux, elle est sensiblement inférieure à ce qu'elle était en 1993, avant le début de saison.

Poids

La perte de poids (5 à 10kg selon les sources) consécutive à son cancer est souvent avancée pour expliquer la métamorphose de Lance Armstrong. Selon toute vraisemblance, Lance Armstrong n'a en réalité pas du tout maigri ! Dans L.A. Officiel (page 231), Pierre Ballester et David Walsh rappellent les relevés effectués par le Professeur Edward F. Coyle :

Puissance

Puissances développées par Lance Armstrong dans les grandes arrivées en montagne du Tour de France, exprimées en «watts étalons» (calculés pour un athlète de 70 kg) :



Ses premiers Tour de France

Si Bernard Hinault remporta son premier Tour, si Miguel Indurain ou Greg Lemond (troisième) se montrèrent à un très bon niveau dès leur première participation, Armstrong fut beaucoup plus timoré.

1993

Lance Armstrong découvre le Tour. Il abandonne après la deuxième étape de montagne. Dans l'étape de montagne Villard-de-Lans - Serre Chevalier, il termine 86ème à 21'42" de Tony Rominger. Le lendemain, dans l'étape se terminant à Isola 2000, il pointe à la 97ème place, 28'47" derrière Tony Rominger, encore lui. Armstrong n'a que 21 ans et n'a sans doute pas forcé son talent dans ces étapes. Dans le contre-la-montre du Lac de Madine (59 km), il termine 27ème à 6'03" du vainqueur, Miguel Indurain. Il s'estime capable de gagner trois minutes en trois ans.

1994

Dans les Pyrénées, Armstrong termine 64ème de l'étape Cahors-Hautacam, 7 minutes derrière Luc Leblanc. Le lendemain, il arrive 20 minutes derrières Richard Virenque à Luz Ardiden, en 55ème position. Il renonce avant d'atteindre les Alpes. Dans le contre-la-montre de 64 km, il termine à 6'23" du vainqueur.

1995

Après avoir remporté sa première étape dans un Tour de France, il réussit à rallier les Champs-Elysées. En montagne, il est 36ème à 1 heure 28 minutes et 6 secondes de Miguel Indurain. Dans les étapes de montagne, il n'a pas particulièrement brillé : 39ème entre Saint Etienne et Saint Mandé à 8'37" de Laurent Jalabert, 40ème à La Plagne à 18 minutes d'Alex Zülle, 56ème à l'Alpe d'Huez à 18'33" de Marco Pantani, 117ème à Guzet Neige à plus de 28 minutes du même Pantani et, enfin, 64ème à Cauterets à près de 33 minutes de Richard Virenque. Dans le contre-la-montre 46,5 km, il termine à 6'24" du vainqueur. Il déclarera pourtant, quelques années plus tard, qu'en 1995, il se sentait très bien.



Paroles de Lance

Sans cesse soupçonné de dopage, Lance Armstrong a multiplié les déclarations à ce sujet. En voici quelques unes.



Ses contrôles antidopage

Le 23/08/2005, L'Equipe, s'appuyant sur des sources UCI, publie la liste des contrôles antidopage auxquels Lance Armstrong s'est soumis de 1999 à 2004. On pourra être surpris par le fait que les contrôles sont de moins en moins nombreux.

Dans L.A. Officiel (page 37), Pierre Ballester et David Walsch révèlent un contrôle inopiné que les contrôleurs de l'Usada n'ont pu effectuer au domicile du coureur américain :
L'incident remonte à la fin du printemps 2004, un jour ou Mike Anderson travaillait au ranch de Dripping Springs. Il était parti de chez lui pour rejoindre le ranch, à une vingtaine de kilomètres de là. Alors qu'il était en route, il reçut un appel sur son téléphone portable. C'était le paysagiste, Derek Russey, qui était déjà à Dripping Springs. (...) Derek Russey lui dit que des gens de l'Usada étaient au ranch et voulaient savoir si Lance était dans les parages.
"Je lui ai répondu : " Comment ça, où est Lance ? Il est chez lui, il est dans la maison."
"Il m'a dit : " Non, il n'y est pas. Et les gens de l'Usada sont là. Je les ai fait partir. (...) " Derek voulait que l'ami de Lance, John Korioth, vienne chercher la voiture et la conduise sous les yeux des contrôleurs de l'Usada, qu'il soupçonnait d'attendre devant les grilles de la propriété. Les vitres de la voiture sont teintées et John est à peu près de la même corpulence que Lance (...). John conduirait la voiture, les gens de l'Usada ne remarqueraient pas que ce n'était pas Lance, les portes se refermeraient derrière lui, et les contrôleurs penseraient que tout ceci n'avait été qu'un malentendu entre le paysagiste et eux. Mais durant tout ce temps, Lance était bien à la maison."
(...)
Mike Anderson se doutait qu'il y avait quelque chose qui clochait, parce qu'il s'était rendu au ranch ce matin-là, persuadé d'y trouver Armstrong. (...) Par le passé, jamais Lance n'avait quitté le ranch sans en avertir au prélable son assistant personnel. Ca n'était tout simplement jamais arrivé. " (...) C'était bien la première - et la dernière - fois qu'il disparaissait comme ça sans prévenir."



Le Tour de France 1999 et l'EPO

Le 23 août 2005, le journal L'Equipe publiait un scoop retentissant : lors du Tour de France 1999, 6 échantillons d'urine prélevé sur le texan contenaient de l'EPO. Un fameux retour de boomerang à celui qui répondait souvent avec morgue à ceux qui le soupçonnaient de dopage. On pourra lire en page actualité, les détails de cette révélation et ci-dessous quelques réactions de personnalités qui se gardent bien de tirer sur l'ambulance.



Le Tour de France 1999 et les corticoïdes

Le 4 juillet 1999, Lance Armstrong est contrôlé positif au triamcinolone acétonide, un corticoïde de synthèse à action retard. Sur le procès verbal du contrôle médical, dans la colonne « Médicaments pris », il est écrit : « néant ». C'est la panique dans le camp du champion américain qui fournira plusieurs explications :

Ces déclarations, outre le fait qu'elles évoluent, contienne un certain nombre d'erreurs ou de mensonges :

Malgré tout, l'UCI, bonne patte, fera une entorse à son règlement en acceptant un certificat médical antidaté pour fermer les yeux sur cette affaire, ouvrant la route à la première victoire d'Armstrong dans le Tour de France.



Sept questions embarrassantes



Cruel précédent

A longueur d'interview, Lance Armstrong répète qu'il n'a jamais été contrôlé positif, ce qui serait sensé attester de sa "virginité". Tout d'abord, rappelons que, même s'il ne fut pas sanctionné, il a bel et bien été contrôlé lors du Tour de France 1999 . Ensuite, pour le plaisir, rappelons cette phrase de Freddy Maertens qui figure en bonne place dans le bétisier du dopage : "Quant au dopage, je ne peux répondre qu'une chose : au Tour et au championnat du monde, j'ai été contrôlé négativement chaque fois". Ceci ne l'empêche pas d'être cité à 6 reprises dans l'annuaire du dopage !



Ils ont dit de lui



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Commentaires des internautes



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