Ses prises de position
Face au dopage, Bernard Hinault semble osciller entre deux positions : tantôt la fermeté, tantôt (et plus souvent) la tentation de minimiser la gravité du phénomène. Avec une belle constance, il tente de détourner les regards vers d'autres sports. Florilège :
Pour minimiser l'ampleur du dopage
- "L'an dernier (...), il y a eu deux milles contrôles pratiqués et treize seulement ont été positifs. Vous voyez bien que le vélo n'est pas aussi faisandé qu'on veut bien le dire." (L'Equipe 02/07/1987) Pourtant en 1987, sur 207 coureurs au départ, 49 avaient déjà été ou seraient un peu plus tard impliqués dans des affaires de dopage. 24% des coureurs, ce n'est pas encore faisandé mais celà commence à avoir mauvais goût.
- Après le Tour de France 1988, marqué par le contrôle positif du maillot jaune Pedro Delgado, répondant à une question lui demandant quel bilan il tire de ce Tour : "Il est globalement positif." (L'Equipe 25/07/1988) Georges Marchais, interrogé en 1979 sur le socialisme qui prévalait dans les pays de l'Est, eut la même réponse. Dix ans plus tard, le mur de Berlin tombait. Dix ans après le bilan globalement positif de Bernard Hinault éclatait l'affaire Festina.
- "II devrait y avoir un contrôle systématique tous les mois. Mais les produits qui sont maintenant interdits seraient alors autorisés, en quantité raisonnable. Il y a certaines hormones qui pourraient être utilisées sans problème avec un suivi médical mensuel. Je rejoins le docteur François Bellocq, que j'ai eu comme médecin traitant, sur ce sujet." (Dans le magazine "Tonus" le 6 décembre 1988, cité par François Bellocq dans Sport et dopage, page 122)
- "Prendre un café le matin, c'est déjà être dopé". L'Equipe 11/4/89, cité par J.P. de Mondenard dans le Dictionnaire des substances et procédés dopants en pratique sportive - Ed. Masson 1991 - p. 59
- "Il n'y a aucun intérêt à utiliser des stéroïdes anabolisants dans le vélo." (Le Généraliste, 21/11/1989, cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
- A propos de l'affaire PDM : "Tout le monde a le droit d'être malade. Lorsqu'un groupe vit ensemble jour et nuit, ce genre de pépin peut tout à fait arriver. C'est trop facile de supposer certaines choses sans preuves. Maintenant, je pense que les coureurs de PDM peuvent aller plus loin après les accusations portées à leur encontre. Ils auraient le droit de porter cette affaire devant les tribunaux pour atteinte à la vie privée. (...) Certains journalistes sont déjà interdits de séjour sur le Tour pour avoir parlé de dopage sans preuves. Le peloton peut très bien boycotter la presse pendant une semaine, ça ne serait que justice. Laurent Fignon et Madiot ont déjà mis les choses au point avec certains qui étaient allés top vite en besogne." (L'Equipe 16/07/1991)
- "[Le cyclisme] est le sport le plus sain de tous. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Mais, dans tous les métiers, il y a des brebis galeuses. On ne peut rien faire contre elles." (Le Sport - 17/01/1997, rapporté dans Sport & Vie n°41 de mars/avril 1997)
- A propos de Christophe Bassons et de ses démêlés avec Lance Armstrong : "Bassons a eu tort de dire qu'il était propre et que les autres étaient sales (...). Il a dit que les autres étaient mus par l'argent, mais s'il a fait ces articles, c'est bien qu'il était payé pour le faire ? Et j'ai lu qu'il avait multiplié par trois ses contrats dans les critériums, c'est donc qu'il n'est pas si blanc que ça." (L'Equipe 24/07/1999 - rapporté dans Sport & Vie n°56 de Sept/Oct 1999)
- Interrogé en 2005 sur les faibles performances des coureurs français, il met en cause un problème de mentalité : pas assez de travail, pas assez de tempéremment ou tout simplement pas envie de gagner. Il récuse fermement l'idée qu'il y aurait moins de dopage en France : "Il n'y a pas plus de dopage ailleurs qu'en France.". Il avance même que les contrôles antidopage seraient moins sévères en France qu'à l'étranger : "En France, pour un contrôle inopiné, on vous prévient une semaine à l'avance, ailleurs, on vient vous voir le matin à 6h pour aller au contrôle." (Cyclismag, 03/10/2005)
- A nouveau interrogé en 2008 sur les performances des coureurs français, il adresse un satisfecit à la nouvelle génération tout en pointant encore du doigt la précédente : "Les jeunes coureurs ne se cachent pas derrière des réflexions du genre « les étrangers se dopent donc on ne peut rien faire ». J'avais envie de leur répondre « et les étrangers qui gagnent dans les équipes françaises, comment ils font ? » Il y a deux médecins dans les équipes françaises. Un pour les Français, un autre pour les étrangers ? Moi je pense que le confort financier a été pour beaucoup dans la mentalité défaitiste des coureurs français pendant des années." (L'Humanité, 14/04/2008)
- En juin 2008, il se livre à son sport favori, le lancer de poutre dans l'oeil du voisin. Quand on lui faire remarque que le cyclisme est malmené par dix ans d'affaires de dopage, il répond : « On parle beaucoup du vélo... J'aimerais aussi qu'on parle des autres sports. ». Et quand le journaliste insiste, il relance sa poutre : « Le cyclisme a peut-être voulu laver plus blanc que blanc et, du coup, il se retrouve particulièrement exposé. Mais il vaut mieux voir cela que de voir des joueurs de foot mourir sur un terrain en se disant qu'il avait un problème cardiaque. » Parce qu'on ne meut pas par arrête cardiaque dans le cyclisme ? (Ouest-France, 29/06/2008)
- A propos de Riccardo Riccò, contrôlé positif sur le Tour de France 2008 : "Il a une grande gueule, il a raison. Aux autres aussi d'avoir une grande gueule et de réaliser ce qu'il fait." (L'Equipe, rapporté par www.cyclismag.com le 17/07/2008) Pas de chance, c'était à quelques heures de l'annonce du contrôle positif de l'italien sur le Tour de France 2008...
Pour condamner les coureurs positifs et leurs équipes
- A propos du contrôle positif de Michel Pollentier sur le Tour de France 1978 : "Ca la fiche mal. Je peux même dire que c'est désolant. (...) Comment un champion de sa classe peut-il en venir à commettre de telles erreurs ?" (L'Equipe 17/07/1978).
- "Se doper, c'est voler le pain des autres." (J.P. de Mondenard - 1983 - Dopage : la rançon de la victoire - Sciences et avenir, cité par P. Laure - Le dopage - p. 198)
- A propos du contrôle positif de Kim Andersen en 1985 : "Pas de dopé chez moi." (L'Equipe 24/10/1985). Kim Andersen restera malgré tout dans l'équipe La Vie Claire de Bernard Hinault, ce qui lui donnera l'occasion de se faire à nouveau contrôler positif à trois reprises...
- A propos du contrôle positif de Pedro Delgado sur le Tour de France 1988 : "Quand on veut gagner le Tour, on n'a pas le droit de tricher. Mieux vaut rester à son niveau et à la maison, que ce soit le maillot jaune qui se fasse prendre ne change rien, au contraire, je dis tant pis pour lui. Celui qui transgresse la loi doit être puni." (Sud-Ouest, 21/07/1988, cité dans le Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 951). C'est ce lui qui, désormais, remet le maillot jaune a des coureurs plus ou moins clairs qui parlait...
- A propos de Christophe Bassons et de ses séjours en caisson hypoxie : "Bassons a eu le tort de dire que lui était propre et que les autres étaient sales. Lui-même dort dans un caisson hypobare. C'est comme pour Moser. Le dopage commence là, même si l'oxygène c'est ce qu'il y a de plus naturel." (L'Equipe, 24/07/1999, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage, page 662.)
- "Ceux qui se dopent n'ont plus leur place dans le cyclisme. Il faut les exclure à vie. Ca donnerait à réfléchir. Mais il ne faudrait pas que ça ne se passe que dans le vélo." (Le Télégramme - 28/05/2002)
- "Si les équipes cyclistes étaient correctes, tout coureur qui se dope ne devrait pas retrouver de boulot." (Le Télégramme - 28/05/2002)
- "On voit arriver des coureurs relativement jeunes qui se chargent, gagnent des courses, gagnent du fric. Puis, boum ! Contrôles positifs et scandales dans la presse. Les types prennent six mois de suspension. Et six mois plus tard, ils reviennent la gueule enfarinée, et ils regagnent des courses. OK ! Mais le public ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Eh bien, il raconte que les chargés d'hier ont trouvé de nouveaux produits. Et le cyclisme, une fois encore, est traîné dans la boue ! Franchement, avez-vous confiance en des types comme Frank Vandenbroucke ou Garzelli (les premiers noms qui me viennent à l'esprit) ? ! Moi, non !" (Dans le livre d'entretiens de Christophe Penot "Ces messieurs du Tour de France", Éditions Cristel 2003. Propos cités par Christophe Deroubaix dans L'Humanité, 23 juillet 2003)
- Lors de la révélation de l'affaire Puerto : "J'attends qu'on fasse le ménage. Ces gens-là ne sont pas désirables dans le Tour de France, même les favoris, il n'y a pas de passe-droit." (www.lequipe.fr, juin 2006)
- A propos de Jan Ullrich : "A ce point, c'est un tricheur. C'est à lui de prouver qu'il n'a pas triché. Il m'a déçu. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse faire ce genre de chose. Mais les gens veulent gagner beaucoup d'argent, et tous les moyens sont bons." (Sport-Bild - Janvier 2007, rapporté par www.rds.ca le 31/01/2007)
Pour qu'on cesse de parler du dopage
Il peut aussi arriver à Bernard Hinault d'être las de souhaiter qu'on parle d'autre chose :
- "Certains journalistes sont déjà interdits de séjour sur le Tour pour avoir parlé de dopage sans preuves. Le peloton peut très bien boycotter la presse pendant une semaine, ça ne serait que justice." (L'Equipe 17/07/1991, rapporté par Jean-Pierre de Mondenard dans le Dictionnaire du dopage (2004), page 749)
- A propos du contrôle positif de Laurent Fignon en 1987 : "Je n'ai pas d'avis là-dessus. Je n'ai rien à dire." (L'Equipe 29/06/1987)
Les soupçons de Roger Piel (journaliste)
C. Montaignac : Votre réputation a déjà suscité certaines réserves, je veux parler surtout de l'inévitable sujet du dopage. Dans ces mêmes colonnes, Roger Piel a insinué que, à l'occasion de la fameuse étape du Dauphiné Libéré, vous n'étiez pas dans un état naturel. Il n'est pas le seul dans la caravane à avoir parlé de cela.
B. Hinault : Je suis au courant de ça. Il faut savoir que j'ai été contrôlé à l'arrivée. En tout, depuis que je cours, j'ai été contrôlé une bonne vingtaine de fois et je n'ai jamais été contrôlé positif. Roger Piel a insinué que je prenais d'autres produits. Si je les prends ce n'est pas tout seul et il ne s'agit pas de n'importe quoi. Enfin, je suis loin d'être le seul.
C. Montaignac : Etes-vous conscient de certains risques pour vous-même ?
B. Hinault : - Finalement on ne prend pas de risque quand on est suivi par un médecin compétent qui sait exactement ce qu'un coureur doit faire ou pas. Le professeur qui s'occupe de notre équipe et d'autres sports est un homme compétent qui n'a pas envie de nous faire prendre des risques.
(L'Equipe - 05/01/1978)
Selon toute vraisemblance, le médecin auquel Bernard Hinault fait allusion est le docteur François Bellocq
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B.H. et les " pharmaciens "
"On s'est ému dans les milieux bien informés de voir, depuis quelques temps , roder autour de la personne de Bernard Hinault, divers personnages bien connus des pelotons pour les activités louches qu'ils purent y exercer, et exercent parfois en matière de " soins ", de " fourniture de produits " et " remèdes miracles ". Dans l'entourage proche d'Hinault, les remarques ne manquaient pas.
La question a reçu une réponse franche :
" Je vois de qui vous voulez parler. Je vous jure pourtant que je ne connais qu'une seule façon de me soigner. Celle préconisée par le professeur Ginet au CHU de Nantes. J'observe à la lettre tout ce qu'on me demande de faire. Maintenant, en dehors de tout contexte médical, je peux avoir des relations avec qui bon me semble. "
Nous nous en tiendrons aux affirmations de Bernard Hinault."
(Article non signé paru dans L'Equipe du 16/07/1979)
Selon toute vraisemblance, le rôdeur qu'identifie Bernard Hinault est le Docteur Mabuse
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Critérium de Callac 1982
Bernard Hinault n'a jamais été contrôlé positif. Toutefois, il lui est arrivé de refuser de se soumettre à un contrôle antidopage, ce qui, en toute rigueur, équivaut à un contrôle positif. L'incident eu lieu en 1982 au critérium d'après-tour de Callac en 1982. Bernard Hinault, tout comme Bernard Vallet, Jean-René Bernaudeau, Patrick Clerc et Pierre Le Bigault, entendait protester contre les conditions du contrôle. Il faut dire que les contrôles étaient plutôt inhabituels dans ces criteriums d'après Tour et qu'on peut comprendre l'émoi du peloton à l'annonce de l'arrivée des médecins contrôleurs. L'Equipe du 30/07/82 titre : "Hinault conduit la fronde".
Après avoir refusé ce contrôle, l'UNCP (Union Nationale des Cyclistes Professionnels), présidée par André Chalmel menace de boycotter les Championnats du Monde de Leicester. Hinault déclare : "Je laisse faire Chalmel, notre président". Quelques jours plus tard, il abandonne son président et coéquipier en rase campagne et fait savoir qu'il souhaite aller à Leicester.
Avec ses collègues frondeurs, il écopera finalement d'une suspension d'un mois avec sursus et d'une amende de 1100 CHF. La FFC, clémente, décidera début 1983 de ne pas appliquer la sanction.
Le procès de Laon (1987)
En octobre 1987, 19 coureurs dont 2 professionnels sont poursuivis pour usage illicite et trafic de produits dopants devant le Tribunal correctionnel de Laon (Aisne). Au cours des plaidoiries, le nom de Bernard Hinault est cité. L'avocat d'un des coureurs affirme avoir la preuve que Bernard Hinault se fournirait en amphétamines auprès d'un de ses clients. Rappel des faits :
- "Dans le cours des plaidoiries, (...) maître Latour réussit le tour de force après plus de sept heures d'effets de manches et de trémolos de la part de ses confrères, à souffler toute l'assistance. Et à tirer le procureur Brunel de son demi-sommeil : "Bernard Hinault a voulu jouer les redresseurs de tort à la télé, dira-t-il, mais je connais ici quelqu'un parmi les coureurs inculpés qui a la preuve qu'Hinault lui-même venait se fournir chez lui en Pervitin." (L'Equipe 16/10/1987, rapporté par Jean-Pierre de Mondenard dans le Dictionnaire du dopage (2004), page 749)
- "Le nom de Bernard Hinault a fait sensation au procès de Laon. Une accusation de la défense portée comme un coup bas puisque la "preuve" attendue à son encontre reste à fournir.
Depuis, tout le monde se tait. C'est la règle de la langue de bois : rien vu, rien entendu, rien dit. Même Hinault s'est tu. Éclaboussé, égratigné, le Blaireau a opéré un mouvement de recul en découvrant la presse relatant le dernier compte-rendu d'audience : "Je n'ai aucun commentaire ni aucune déclaration à faire à ce sujet", s'est-il borné à dire. Hinault est devenu un homme d'affaires. Pressé comme beaucoup. Hier, il arrivait d'un voyage en Italie où la société Look qui l'emploie l'avait mandaté ; et immédiatement après, ses fonctions de conseiller auprès de la société du Tour de France l'appelaient à plancher tout un après-midi sur l'analyse des forces et faiblesses du Tour. (...) Le regard dur, le sourcil agressif, il ne voudra pas entendre parler du procès de Laon : "Ce n'est pas le mien, ce ne sont pas mes affaires, je ne me sens pas concerné. [... ] Je vais mijoter un tour à ma façon à tous ces gens-là. Dès demain, mon conseiller juridique, M. Ségurel, va se charger de tous les détails. Nous en reparlerons bientôt." (L'Equipe 17-18/10/1987, rapporté par Jean-Pierre de Mondenard dans le Dictionnaire du dopage (2004), page 749)
Comme le fait remarquer le Docteur de Mondenard, la menace de réplique juridique est laissée lettre morte. Bernard Hinault semble avoir préféré le silence et l'oubli plutôt que le déballage judiciaire.
Faire le métier
Dans sa biographie "Bernard Hinault, un champion" parue en 1986, Henri Quiqueré cite le champion breton : "Je sentais que je pouvais désormais remporter des courses de renom international, mais je savais surtout qu'il fallait faire les efforts et le sacrifices nécessaires...". Il ajoute ensuite "Des efforts et des sacrifices sur lesquels il n'a rien à raconter. Comme d'ailleurs tous ses pairs. Dans le vélo, on dit seulement : "On fait le métier.""
"Faire le métier" ? Sous-entendu lourd de sens ou simple... maladresse de style ?
Ses coéquipiers contrôlés positifs
Bernard Hinault a cotoyé dans ses équipes 25 coureurs qui ont été impliqués dans des affaires de dopage. A l'époque, cela ne semblait pas troubler celui qui déclarait le 28/05/2002 au quotidien breton
Le Télégramme : "Si les équipes cyclistes étaient correctes, tout coureur qui se dope ne devrait pas retrouver de boulot."
Cinq coureurs ont été impliqués dans des affaires alors qu'ils évoluaient dans l'équipe de Bernard Hinault :
- Kim Andersen : contrôlé positif lors de la Flèche Wallonne 1986, alors qu'il court avec Bernard Hinault dans l'équipe La Vie Claire.
- Patrick Bonnet : contrôlé positif lors du Tour du Limousin 1981, alors qu'il court avec Bernard Hinault dans l'équipe Renault-Elf-Gitane. L'année suivant, il le reste.
- Gilbert Chaumaz : lors du Tour de France 1979, il ne se soumet pas à un contrôle et est un positif à un autre contrôle. Il est alors équipier de Bernard Hinault dans l'équipe Renault-Gitane-Campagnolo. L'année suivant, il le reste.
- Lucien Didier : déclassé du Championnat du Luxembourg 1982 pour dopage, il est alors équipier de Bernard Hinault dans l'équipe Renault-Elf-Gitane. L'année suivant, il le reste.
- Willy Teirlinck : contrôlé positif au Pémoline lors de la Flèche Wallonne 1977, il est alors équipier de Bernard Hinault dans l'équipe Gitane-Campagnolo. L'année suivant, il le reste.
Six coureurs ont été impliqués dans des affaires avant de se retrouver dans la même équipe que Bernard Hinault :
- Charly Bérard : contrôlé positif chez les amateurs lors du Tour d'Ampurdan 1978, il rejoint Bernard Hinault dans l'équipe Renault-Elf-Gitane en 1981.
- Christian Jourdan : contrôlé positif lors du Tour du Luxembourg 1980, il rejoint Bernard Hinault dans l'équipe La Vie Claire-Terraillon-Look en 1984.
- Gerben Karstens : il aligne un contrôle positif (1969), une fraude lors d'un contrôle (1974) et un constat de carence (1974), avant de retrouver le néo-pro Bernard Hinault dans l'équipe Gitane-Campagnolo en 1975.
- Alain Santy : il est contrôlé positif par deux fois en 1971, avant de retrouver le néo-pro Bernard Hinault dans l'équipe Gitane-Campagnolo en 1975.
- Bernard Vallet : il est aux côtés de Bernard Hinault quand celui-ci proteste contre un contrôle antidopage au critérium de Callac 1982. Il le rejoint dans son équipe La Vie Claire-Terraillon-Look en 1984.
- Sylvain Vasseur : contrôlé positif lors du Tour du Luxembourg 1972, mais non sanctionné grâce à un vice de forme, il est rejoint en 1976 par Bernard Hinault dans l'équipe Gitane-Campagnolo.
Ses directeurs sportifs
- Jean Stablinski : en 1975, il est le directeur sportif de l'équipe Gitane-Campagnolo quand Bernard Hinault fait ses débuts chez les professionnels. Ancien coureur, il a été à plusieurs reprises impliqué dans des affaires de dopage. Il a d'ailleurs reconnu avoir fait usage de produits dopants.
- Cyrille Guimard : il accompagne Bernard Hinault pendant la première partie de sa carrière. Trois fois contrôlé positif alors qu'il était coureur, on peut dire qu'il en connait un rayon sur le sujet du dopage.
- Paul Koechli : changement radical de décor chez La Vie Claire pour Bernard Hinault. L'entraîneur suisse a toujours été fermement hostile au dopage.
Ses médecins
- François Bellocq : le médecin bordelais était un défenseur du rééquilibrage hormonal. Il cite Bernard Hinault parmi ses "patients".
- Bernard Sainz : Bernard Hinault consultait parfois le vétérinaire et faux-médecin mieux connu sous le sobriquet de Docteur Mabuse.