Actualité du dopage



Huit mois avec sursis requis contre le cycliste Raimondas Rumsas

24/11/2005 - Yahoo / AFP

Extraits

Une peine de huit mois de prison avec sursis a été requise jeudi devant le tribunal correctionnel de Bonneville par le procureur de la République contre (...) Raimondas Rumsas, 3e du Tour de France 2002, pour importation de produits pouvant être utilisés comme dopants.

Le jugement a été mis en délibéré au jeudi 26 janvier 2006.

Pour l'épouse du coureur, Edita Rumsas, interpellée (...) le 28 juillet 2002 (...) en possession d'une grande quantité de produits pharmaceutiques, d'EPO et d'un lot de seringues, il a requis une peine moindre de six mois avec sursis.

Il a enfin requis une peine d'emprisonnement à l'encontre du Dr Krzysztof Ficek, absent au procès, et poursuivi en tant que prescripteur de certains des médicaments importés de Lituanie. "Je considère le médecin comme le principal responsable, car c'était lui le spécialiste et il aurait dû les avertir des conséquence", a estimé le procureur.

Expliquant son choix d'une peine plus sévère pour Raimondas Rumsas, poursuivi pour complicité, que pour son épouse, Vincent Le Pannerer a estimé que celui-ci apparaissait comme le "maître d'oeuvre", dans l'affaire.

(...) "Les décisions de justice en matière de dopage sont rares. C'est le type de décision où l'exemplarité a un sens", a-t-il avancé.

Le couple Rumsas est poursuivi pour "offre, facilitation et incitation à l'usage de substances dopantes à un sportif."

A l'audience, lors d'un interrogatoire poussé d'Edita Rumsas, le tribunal est revenu sur les versions contradictoires avancées par l'épouse du coureur depuis son arrestation.

Pour justifier ces contradictions, (...) Mme Rumsas s'est retranchée derrière l'absence de souvenirs ou encore des incompréhensions dues à la barrière de la langue.

Ne croyez-vous pas qu'on se défend mieux en disant la vérité?, avait lancé le procureur à Edita Rumsas, obtenant pour toute réponse: "Je ne sais pas exactement de quelle vérité vous voulez parler."

(...)

Interrogé par le tribunal, Raimondas Rumsas (...) s'est montré très peu loquace. Au final, le coureur, par ailleurs contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) lors du Tour d'Italie 2003, a nié toute "pratique dopante", son avocat Me Alexandre Varaut dénonçant "un procès en dopage qui n'a pas lieu d'être ici."

(...)


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Cette page a été mise en ligne le 25/11/2005.