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Michael Rasmussen |
Avant même le départ de Londres, l'UCI lui reproche de s'être entraîné en toute discrétion, en maillot banalisé, et d'avoir mis du temps à signer la charte antidopage. Il se défend ainsi dans Jyllands Posten - 07/2007 : "Je m'entraîne sans maillot distinctif pour éviter d'être reconnu sur la route. Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI."
Le 19 juillet, la Fédération danoise de cyclisme (DCU) annonce son exclusion de l'équipe nationale pour les Championnats du monde en septembre à Stuttgart et les jeux Olympiques de 2008 à Pékin. On lui reproche de ne pas avoir fourni son emploi du temps qui aurait permis d'effectuer des contrôles inopinés avant le Tour de France.
Au fil des jours, on apprend que Rasmussen a échappé à 4 contrôles inopinés. Le premier date de 2006. Le contrôle était diligenté par l'UCI. Rasmussen déclare avoir tout simplement avoir oublié d'avoir envoyé les informations à l'UCI. Il reçoit un avertissement. Les trois suivants datent de 2007 : le 6 avril 2007 (contrôle diligenté en Italie par l'Agence antidopage danoise), le 21 juin (à nouveau par l'Agence antidopage danoise) et enfin le 29 juin 2007 (contrôle diligenté par l'UCI). Michael Rasmussen affirmera avoir envoyé un courrier à l'UCI qui serait arrivé tardivement. N'ayant pas d'ordinateur, il n'aurait pas pu utiliser d'autre moyen. Pour ces manquements, son équipe lui inflige une amende de 10.000 euros .
L'article 220 du règlement antidopage antidopage de l'UCI stipule que "dans le cas d'un avertissement consigné ou d'un contrôle manqué dans une période de 45 jours avant le départ d'un Grand tour, le coureur ne peut participer à ce Tour". Il n'a donc pas été appliqué par l'UCI qui aurait du sanctionner le Danois avant même départ du Tour.
Michael Rasmussen prétend être allé s'entraîner au Mexique, où réside sa belle-mère, du 4 au 26 juin. Manque de chance, Davide Cassani, un ancien coureur italien le rencontre à cette époque. Il finit par le faire savoir aux responsable de l'équipe Rabobank. Theo de Rooij, le directeur sportif, décide alors d'exclure Rasmussen qui quitte le Tour de France en catimini dans la soirée du 25 juillet.
Conférence de presse de Michael Rasmussen à l'issue de la 12ème étape :
Le 20 juillet 2007, sur le site internet du journal américain Velo News, Rasmussen est accusé par un coureur américain, Whitney Richards, d'avoir tenté, en 2002, de se servir de lui, et à son insu, comme passeur pour acheminer des produits sanguins tels que l'Hemopure des Etats-Unis vers l'Italie, où résidait les deux coureurs. Interrogé, Rasmussen démentait, reconnaissant seulement connaître le nom de Whitney Richards. Ils étaient pourtant devenus amis en 2001 alors qu'ils préparaient ensemble les Championnats du Monde de VTT.
Comme tous les participants du Tour de France, Michael Rasmussen a signé la charte antidopage. L'UCI s'est néanmoins ému qu'il soit parmi les derniers à l'avoir signée. Il explique ainsi ses réticences : "Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI." (Jyllands Posten - 07/2007) . Voici le texte de cette charte :
"Je déclare sur mon honneur, devant mon équipe, mes collègues, l'UCI, la famille cycliste et le public, que je ne suis pas impliqué dans l'affaire Puerto ni dans aucune autre affaire de dopage et que je ne commettrai aucune infraction au règlement antidopage de l'UCI. Comme preuve de mon engagement, j'accepte, si je venais à violer ce règlement et étais condamné à la sanction standard de deux ans de suspension ou plus, dans le cadre de l'affaire Puerto ou de toute procédure antidopage, de verser à l'UCI, en plus des sanctions règlementaires, une contribution à la lutte antidopage d'un montant égal à ma rémunération annuelle pour l'année 2007.
"Dans le même temps, je déclare à la Justice espagnole que je tiens mon ADN à sa disposition, pour qu'il puisse être comparé avec les poches de sang saisies dans le cadre de l'affaire Puerto. Je fais appel à la Justice espagnole pour qu'elle organise cet examen dans les plus brefs délais ou permette à l'UCI de l'organiser. J'adhère enfin à la volonté de l'UCI de rendre ma déclaration publique."
Puissances développées par Michael Rasmussen, exprimées en «watts étalons» (calculés pour un athlète de 70 kg) :
Pour en savoir plus sur les calculs de puissance :