Naissance à Tølløse (Danemark)
Michael Rasmussen est né le 1er juin 1974 à Tølløse (Danemark).
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Portrait de Michael Rasmussen |
Mise à jour le -
cyclisme-dopage.com
Michael Rasmussen est surnommé, en danois, « Kyllingen » (poussin) et en anglais « Chicken » (poulet).
Michael Rasmussen est né le 1er juin 1974 à Tølløse (Danemark).
Il devient champion du Danemark.
Il commence à se doper, selon ses aveux de janvier 2013.
Il devient champion du monde de VTT.
Il est enrôlé comme stagiaire dans l'équipe CSC-Tiscali dirigée par Bjarne Riis
Il débute réellement sa carrière professionnelle sur route dans l'équipe cycliste CSC-Tiscali de Bjarne Riis, aux côtés de Laurent Jalabert et Tyler Hamilton.
Selon Withney Richards, un ancien coéquipier de l'époque, Rasmussen aurait tenté de se servir de lui, et à son insu, comme passeur pour acheminer des produits sanguins et notamment de l'hemopure des Etats-Unis vers l'Italie, où résidaient les deux coureurs.
Il est recruté au sein l'équipe Rabobank qui ne se préoccupe guère de ses "problèmes" d'hématocrite. Sous la houlette du Dr Leinders, il se dope avec de l'insuline. Il s'illustre dans la 7ème étape du Tour d'Espagne en s'imposant en solitaire au sommet de Cauterets. Dans son livre publié en 2013, Rasmussen affirme avoir été contrôlé positif lors de la Vuelta. Le Dr Leinders aurait "réglé" le problème avec une ordonnance"".
Avant la Flèche Wallonne, le Dr Geert Leinders conseille à Rasmussen de trouver dans sa famille un donneur compatible pour effectuer des transfusions sanguines. Pressenti, le père du coureur s'avère ne pas être compatible. Rasmussen réalise un exploit remarqué sur la 6ème étape du Dauphiné Libéré. Echappé dès le début de l'étape en compagnie d'Ivan Basso, il se débarrasse de l'Italien dans le col de La Morte et l'emporte avec plus de 5 minutes d'avance à Grenoble. Il termine ensuite 14ème du Tour de France.
Il abandonne le Tour d'Italie. Comme en 2004, il pratique des autotransfusions, sous le contrôle du Dr Leinders, pour « préparer » le Tour de France. Il se fait ensuite connaitre du grand public sur le Tour de France. Echappé dès le début de la 9ème étape émaillée de six ascensions dont le Ballon d'Alsace, il résiste à la poursuite menée par Christophe Moreau et Jens Voigt pour s'imposer en solitaire à Mulhouse. Contrôlé avec un taux de réticulocytes anormalement bas (indicateur de possibles manipulations sanguines), il est en mauvaise passe. Heureusement, le Dr Leinders rencontre le Dr Zorzoli, médecin de l'UCI pour étouffer l'affaire. Selon Rasmussen, le même Zorzoli aurait suggéré dès 2004 au Dr Leinders d'administrer de la DHEA à son coureur, histoire de faire comme toutes les équipes. Ce qu'il fit évidemment. Rasmussen fait à nouveau parler de lui dans le dernier contre-la-montre du Tour en raison d'une prestation calamiteuse. Il rétrograde de la 3ème à la 7ème place du général après avoir chuté à trois reprises. Il réussit toutefois à ramener le maillot à pois de meilleur grimpeur à Paris. En fin de saison, sur les conseils du Dr Leinders, Michael Rasmussen fréquente le laboratoire viennois Humanplasma. Sous la houlette de Stefan Matschiner, le manager de Bernhard Kohl, le coureur danois pratique des autotransfusions sanguines. Ses poches de sang portent le nom d'emprunt de « Peter Müller ».
Il abandonne le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne. Il termine remporte une étape et termine 18ème au général du Tour de France. Il remporte le maillot de meilleur grimpeur. Il remporte en solitaire l'étape de La Toussuire, restée dans les mémoires pour la spectaculaire défaillance de Floyd Landis. Pendant ce Tour, il utilise deux poches de sang que lui livre Stefan Matschiner. Le Dr Leinders n'est pas présent. Le Dr Van Mantgem, autre médecin de la Rabobank aurait été au courant du dopage du chicken.
Officiellement, il prépare le Tour de France au Mexique où réside sa belle-mère. En réalité, il est en France et en Italie où il suit un programme de dopage. Les deux médecins de l'équipe Rabobank, Jean-Paul Van Mantgem et Geert Leinders, lui administrent notamment de la Dynepo initialement destinée à Thomas Dekker et Michael Boogerd. Pendant cette période, il manque deux contrôles antidopage inopinés.
Rasmussen rechigne à signer la charte antidopage de l'UCI. Au départ de Londres, il est à nouveau favori dans la bataille pour le titre de meilleur grimpeur. Il remporte en solitaire l'étape de Tignes après trois ascensions (Méraillet, Hauterive et Tignes) et en développant 400 watts-étalon de puissance en moyenne. Dans le premier contre-la-montre, il surprend tout le monde en défendant son maillot jaune comme un vrai spécialiste de la discipline. Pourtant, après avoir remporté la 16ème étape à Gourette, il est licencié par son employeur Rabobank qui lui reproche d'avoir menti sur son emploi du temps d'avant-Tour.
En septembre, L'Equipe annonce que les urines du danois prélevées lors du Tour de France révèlent la présence de Dynepo. On ignorait si sa belle-mère y était pour quelque chose, jusqu'au 8 novembre, date à laquelle il reconnait enfin ne pas lui avoir rendu visite avant le Tour de France et avoir menti à l'UCI. Ceci ne l'empêche pas d'annoncer en décembre poursuivre l'équipe cycliste Rabobank pour licenciement abusif. En 2013, il avoue que le Dr. Jean-Paul Van Mantgem a pratiqué deux transfusions pendant le Tour de France.
L'année commence avec une nouvelle affaire dans laquelle le danois serait impliqué. Avec des coéquipiers de la Rabobank, il aurait entreposé du sang dans le laboratoire Humanplasma à des fins de dopage. En juillet 2008, il est finalement suspendu deux ans pour avoir menti sur sa localisation avant le Tour de France 2007. Il se console avec les 665.000 euros que Rabobank est condamnée à lui verser pour ne pas l'avoir licencié dès qu'elle a su qu'il trichait sur sa localisation, soit en juin 2007. Pour fêter l'événement, il s'aligne au départ du Championnat du Danemark... féminin ! Les officiels, qui manquent d'humour, l'obligent à quitter la course. Finalement, il trouve les 665.000 euros insuffisants et fait appel pour réclamer 5,6 millions d'euros.
Le TAS, que Michael Rasmussen avait saisi, confirme sa suspension pour 2 ans. Dans l'affaire Humanplasma, il est accusé d'avoir fait l'acquisition d'une centrifugeuse destinée à fabriquer des concentrés sanguins en vue d'autotransfusions. La police autrichienne lui prend les empreintes digitales et prélève son ADN. Cerise sur le gateau, l'UCI exige qu'il paye une amende de 700.000 euros correspondant à son salaire de l'année 2007, amende prévue par "l'engagement pour un cyclisme propre" que l'UCI avait demandé aux coureurs de signer au départ du Tour 2007. Alors qu'il espère renouer avec la compétition sur le Tour d'Espagne, sa nouvelle équipe Contentpolis-Ampo l'inscrit trop tard. C'est finalement sous les couleurs de l'équipe continentale locale Tecos TrekIl qu'il fait son retour lors du Tour de Chihuahua (Mexique) dont il remporte le prologue.
Il signe avec l'équipe continentale italienne Miche. En octobre, le TAS lui donne raison contre l'UCI qui lui réclamait ses salaires de 2007 suite à la signature de l'engagement pour un cyclisme propre.
Il prend la tête de l'équipe Christina Watches-Onfone spécialement créée pour lui par la marraine Christina Hembo. En juin, il remporte la troisième étape du Tour de Serbie.
Pour expliquer d'avoir menti sur sa localisation avant le Tour de France 2007, Michael Rasmussen propose une excuse particulière : « Je voulais que ma femme croie que j'étais à Mexico. Mais j'étais en Italie, mais pas dans ma maison (au bord du lac de Garde) ».
En janvier, il finit par avouer s'être dopé pendant toute sa carrière. La haute cour d'appel du tribunal d'Arnhem (Danemark) annule la décision de justice de 2008 qui condamnait Rabobank à verser 665.000 euros à Rasmussen. Le 25 janvier, il témoigne devant l'USADA contre le Dr Leinders. Il met un terme à sa carrière.
En septembre, l'agence antidopage du Danemark ramène sa peine de suspension de huit à deux ans en raison de ses aveux et de sa collaboration avec l'agence. Dans la foulée, il publie un livre où il accuse notamment tous ses coéquipiers du Tour de France 2007 de s'être dopé, à l'exception d'Oscar Freire et Juan Antonio Flecha.
En janvier, un accord à l'amiable est trouvé entre Rasmussen et Rabobank concernant les 665.000 euros. Son contenu n'a pas été divulgué. En fin d'année, son équipe Christina Watches se retire des pelotons.
Il devient chroniqueur pour le journal danois Ekstra Bladet.
Il accuse Mario Zorzoli, responsable médical de l'UCI, d'avoir couvert des affaires de dopage dans l'équipe Rabobank lorsque le Dr Geert Leinders y exerçait.
Comme tous les participants du Tour de France, Michael Rasmussen a signé la charte antidopage. L'UCI s'est néanmoins ému qu'il soit parmi les derniers à l'avoir signée. Il explique ainsi ses réticences : "Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI." (Jyllands Posten - 07/2007) . Voici le texte de cette charte :
« Je déclare sur mon honneur, devant mon équipe, mes collègues, l'UCI, la famille cycliste et le public, que je ne suis pas impliqué dans l'affaire Puerto ni dans aucune autre affaire de dopage et que je ne commettrai aucune infraction au règlement antidopage de l'UCI. Comme preuve de mon engagement, j'accepte, si je venais à violer ce règlement et étais condamné à la sanction standard de deux ans de suspension ou plus, dans le cadre de l'affaire Puerto ou de toute procédure antidopage, de verser à l'UCI, en plus des sanctions règlementaires, une contribution à la lutte antidopage d'un montant égal à ma rémunération annuelle pour l'année 2007. »
« Dans le même temps, je déclare à la Justice espagnole que je tiens mon ADN à sa disposition, pour qu'il puisse être comparé avec les poches de sang saisies dans le cadre de l'affaire Puerto. Je fais appel à la Justice espagnole pour qu'elle organise cet examen dans les plus brefs délais ou permette à l'UCI de l'organiser. J'adhère enfin à la volonté de l'UCI de rendre ma déclaration publique. »
Avant même le départ de Londres, l'UCI lui reproche de s'être entraîné en toute discrétion, en maillot banalisé, et d'avoir mis du temps à signer la charte antidopage. Il se défend ainsi dans Jyllands Posten - 07/2007 : "Je m'entraîne sans maillot distinctif pour éviter d'être reconnu sur la route. Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI."
Le 19 juillet, la Fédération danoise de cyclisme (DCU) annonce son exclusion de l'équipe nationale pour les Championnats du monde en septembre à Stuttgart et les jeux Olympiques de 2008 à Pékin. On lui reproche de ne pas avoir fourni son emploi du temps qui aurait permis d'effectuer des contrôles inopinés avant le Tour de France.
Au fil des jours, on apprend que Rasmussen a échappé à 4 contrôles inopinés. Le premier date de 2006. Le contrôle était diligenté par l'UCI. Rasmussen déclare avoir tout simplement avoir oublié d'avoir envoyé les informations à l'UCI. Il reçoit un avertissement. Les trois suivants datent de 2007 : le 6 avril 2007 (contrôle diligenté en Italie par l'Agence antidopage danoise), le 21 juin (à nouveau par l'Agence antidopage danoise) et enfin le 29 juin 2007 (contrôle diligenté par l'UCI). Michael Rasmussen affirmera avoir envoyé un courrier à l'UCI qui serait arrivé tardivement. N'ayant pas d'ordinateur, il n'aurait pas pu utiliser d'autre moyen. Pour ces manquements, son équipe lui inflige une amende de 10.000 euros .
L'article 220 du règlement antidopage antidopage de l'UCI stipule que "dans le cas d'un avertissement consigné ou d'un contrôle manqué dans une période de 45 jours avant le départ d'un Grand tour, le coureur ne peut participer à ce Tour". Il n'a donc pas été appliqué par l'UCI qui aurait du sanctionner le Danois avant même départ du Tour.
Michael Rasmussen prétend être allé s'entraîner au Mexique, où réside sa belle-mère, du 4 au 26 juin. Manque de chance, Davide Cassani, un ancien coureur italien le rencontre à cette époque. Il finit par le faire savoir aux responsable de l'équipe Rabobank. Theo de Rooij, le directeur sportif, décide alors d'exclure Rasmussen qui quitte le Tour de France en catimini dans la soirée du 25 juillet.
Dans son autobiographie publiée en 2016, Thomas Dekker, un coéquipier d'alors, explique les deux médecins de l'équipe Rabobank, Jean-Paul Van Mantgem et Geert Leinders, administrent notamment de la Dynepo à Michael Rasmussen. Celle-ci était initialement destinée à Thomas Dekker et Michael Boogerd :
A l'approche du Tour de France 2007, Michael Rasmussen s'entraîne discrètement sur les routes françaises et italiennes en tentant d'échapper aux contrôleurs antidopage. Le 6 avril 2007, les inspecteurs se présentent à son domicile de Lazise, en Italie. Il prétendra être alors à Bilbao et recevra un premier avertissement. Le 4 juin, il informe l'UCI par courrier postal de son départ au Mexique le jour même. L'UCI ne reçoit ce courrier que le 11 juin. Elle adresse un deuxième avertissement au coureur, cette fois pour envoi d'informations tardives. Le 21 juin, l'agence antidopage danoise se présente à son domicile de Lazise. Absent, Rasmussen reçoit un troisième avertissement le 10 juillet. Le 19 juillet, la fédération danoise annonce exclure le coureur de son équipe pour les championnats du monde de septembre. Rasmussen est exclu de l'équipe Rabobank le 25 juillet et doit quitter le Tour de France. Au moment du départ du Tour de France à Londres, le 7 juillet, Rasmussen a déjà été averti à deux reprises. L'article 220 du règlement antidopage de l'UCI prévoit que " dans le cas d'un avertissement consigné ou d'un contrôle manqué dans une période de 45 jours avant le départ d'un Grand tour, le coureur ne peut participer à ce Tour ". Rasmussen bénéficie cependant de la clémence de l'UCI qui le laisse prendre le départ. La fédération, peut-être ravie de poser une peau de banane sous les pieds de l'organisation du Tour avec laquelle elle est en conflit, ira même jusqu'à abroger cet article embarrassant.
| Coureur | Produit | Course | Année | Equipe | Sanction | Contrôle |
| Rasmussen Michael | EPO | CSC Tiscali | Contrôle interne et aveux en 2015 | |||
| Rasmussen Michael | Rabobank | Fuite, falsification, manquement dans la soumission des localisations, aveux en 2013 | ||||
| Rasmussen Michael | Possession d'une centrifugeuse | Gerolsteiner | Contrôle positif |
Le 20 juillet 2007, sur le site internet du journal américain Velo News, Rasmussen est accusé par un coureur américain, Whitney Richards, d'avoir tenté, en 2002, de se servir de lui, et à son insu, comme passeur pour acheminer des produits sanguins tels que l'Hemopure des Etats-Unis vers l'Italie, où résidaient les deux coureurs. Interrogé, Rasmussen démentait, reconnaissant seulement connaître le nom de Whitney Richards. Ils étaient pourtant devenus amis en 2001 alors qu'ils préparaient ensemble les Championnats du Monde de VTT.
Puissances développées par Michael Rasmussen, exprimées en «watts» (calculés pour un athlète de 70 kg) :
Son hématocrite est naturellement de 39-40 environ. Grâce aux autotransfusions, il passe à 46 en juillet 2005.
Pour en savoir plus sur les calculs de puissance :
Michael Rasmussen a été professionnel pendant 11 années dans les équipes ci-dessous.
| Année | Equipe |
| CSC Tiscali | |
| CSC Tiscali | |
| Rabobank | |
| Rabobank | |
| Rabobank | |
| Rabobank | |
| Rabobank | |
| Miche | |
| Christina Watches - Onfone | |
| Christina Watches - Onfone | |
| Christina Watches - Onfone |
Pendant cette période, nous avons répertorié 15 cas de dopage, y-compris les siens, au sein de ses équipes (1,4 par an)
| Coureur | Produit | Course | Année | Equipe | Sanction | Contrôle |
| Hamburger Bo | EPO | La Flèche Wallonne | CSC Tiscali | Contrôle positif | ||
| Hamilton Tyler | Synacthène | CSC Tiscali | Aveux en 2015 | |||
| Rasmussen Michael | EPO | CSC Tiscali | Contrôle interne et aveux en 2015 | |||
| Leipheimer Levi | Rabobank | Aveux en 2012 | ||||
| Niermann Grischa | Rabobank | Aveux en 2013 | ||||
| Leipheimer Levi | Rabobank | Aveux en 2012 | ||||
| Boogerd Michael | EPO, transfusions sanguines, cortisone | Rabobank | Aveux en 2013 | |||
| Dekker Thomas | Cortisone | Championnats du Monde | Rabobank | Aveux en 2017 | ||
| Sutherland Rory | Clomifène, Hydroxy-Clomifène | Tour d'Allemagne | Rabobank | Contrôle positif | ||
| Dekker Thomas | EPO, passeport biologique non-conforme | Rabobank | Contrôle positif et aveux en 2010 | |||
| Dekker Thomas | EPO, transfusions sanguines | Rabobank | Contrôle positif et aveux en 2010 | |||
| Horrillo Munoz Pedro | Formeterol | Flèche Brabançonne | Rabobank | Contrôle positif | ||
| Rasmussen Michael | Rabobank | Fuite, falsification, manquement dans la soumission des localisations, aveux en 2013 | ||||
| Van Heeswijk Max | EPO, testostérone | Rabobank | Aveux en 2011 | |||
| Zaballa Gutierrez Constantino | Ephédrine | Tour des Asturies | Miche | Contrôle positif |