Portrait de Michael Rasmussen



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Introduction

Michael Rasmussen est surnommé, en danois, « Kyllingen » (poussin) et en anglais « Chicken » (poulet).

Chronologie

01/06/1974
Naissance à Tølløse (Danemark)

Michael Rasmussen est né le 1er juin 1974 à Tølløse (Danemark).

1996
Champion du Danemark

Il devient champion du Danemark.

1998
Commence à se doper

Il commence à se doper, selon ses aveux de janvier 2013.

1999
Champion du monde de VTT

Il devient champion du monde de VTT.

2001
Stagiaire dans l'équipe CSC-Tiscali

Il est enrôlé comme stagiaire dans l'équipe CSC-Tiscali dirigée par Bjarne Riis

Début 2002
Aux de côtés Laurent Jalabert et Tyler Hamilton

Il débute réellement sa carrière professionnelle sur route dans l'équipe cycliste CSC-Tiscali de Bjarne Riis, aux côtés de Laurent Jalabert et Tyler Hamilton.

Mars 2002
Withney Richards passeur de Rasmussen ?

Selon Withney Richards, un ancien coéquipier de l'époque, Rasmussen aurait tenté de se servir de lui, et à son insu, comme passeur pour acheminer des produits sanguins et notamment de l'hemopure des Etats-Unis vers l'Italie, où résidaient les deux coureurs.

Fin 2002
Clap de fin avec CSC

Après des contrôles sanguins « très suspects », selon les dirigeants de la CSC, son contrat n'est pas reconduit.

2003
Début chez Rabobank

Il est recruté au sein l'équipe Rabobank qui ne se préoccupe guère de ses "problèmes" d'hématocrite. Sous la houlette du Dr Leinders, il se dope avec de l'insuline. Il s'illustre dans la 7ème étape du Tour d'Espagne en s'imposant en solitaire au sommet de Cauterets. Dans son livre publié en 2013, Rasmussen affirme avoir été contrôlé positif lors de la Vuelta. Le Dr Leinders aurait "réglé" le problème avec une ordonnance"".

2004
Transfusions sanguines

Avant la Flèche Wallonne, le Dr Geert Leinders conseille à Rasmussen de trouver dans sa famille un donneur compatible pour effectuer des transfusions sanguines. Pressenti, le père du coureur s'avère ne pas être compatible. Rasmussen réalise un exploit remarqué sur la 6ème étape du Dauphiné Libéré. Echappé dès le début de l'étape en compagnie d'Ivan Basso, il se débarrasse de l'Italien dans le col de La Morte et l'emporte avec plus de 5 minutes d'avance à Grenoble. Il termine ensuite 14ème du Tour de France.

2005
Humanplasma

Il abandonne le Tour d'Italie. Comme en 2004, il pratique des autotransfusions, sous le contrôle du Dr Leinders, pour « préparer » le Tour de France. Il se fait ensuite connaitre du grand public sur le Tour de France. Echappé dès le début de la 9ème étape émaillée de six ascensions dont le Ballon d'Alsace, il résiste à la poursuite menée par Christophe Moreau et Jens Voigt pour s'imposer en solitaire à Mulhouse. Contrôlé avec un taux de réticulocytes anormalement bas (indicateur de possibles manipulations sanguines), il est en mauvaise passe. Heureusement, le Dr Leinders rencontre le Dr Zorzoli, médecin de l'UCI pour étouffer l'affaire. Selon Rasmussen, le même Zorzoli aurait suggéré dès 2004 au Dr Leinders d'administrer de la DHEA à son coureur, histoire de faire comme toutes les équipes. Ce qu'il fit évidemment. Rasmussen fait à nouveau parler de lui dans le dernier contre-la-montre du Tour en raison d'une prestation calamiteuse. Il rétrograde de la 3ème à la 7ème place du général après avoir chuté à trois reprises. Il réussit toutefois à ramener le maillot à pois de meilleur grimpeur à Paris. En fin de saison, sur les conseils du Dr Leinders, Michael Rasmussen fréquente le laboratoire viennois Humanplasma. Sous la houlette de Stefan Matschiner, le manager de Bernhard Kohl, le coureur danois pratique des autotransfusions sanguines. Ses poches de sang portent le nom d'emprunt de « Peter Müller ».

2006
Deux poches de sang pendant le Tour de France

Il abandonne le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne. Il termine remporte une étape et termine 18ème au général du Tour de France. Il remporte le maillot de meilleur grimpeur. Il remporte en solitaire l'étape de La Toussuire, restée dans les mémoires pour la spectaculaire défaillance de Floyd Landis. Pendant ce Tour, il utilise deux poches de sang que lui livre Stefan Matschiner. Le Dr Leinders n'est pas présent. Le Dr Van Mantgem, autre médecin de la Rabobank aurait été au courant du dopage du chicken.

2007
Chassé du Tour de France

Officiellement, il prépare le Tour de France au Mexique où réside sa belle-mère. En réalité, il est en France et en Italie où il suit un programme de dopage. Les deux médecins de l'équipe Rabobank, Jean-Paul Van Mantgem et Geert Leinders, lui administrent notamment de la Dynepo initialement destinée à Thomas Dekker et Michael Boogerd. Pendant cette période, il manque deux contrôles antidopage inopinés.

Rasmussen rechigne à signer la charte antidopage de l'UCI. Au départ de Londres, il est à nouveau favori dans la bataille pour le titre de meilleur grimpeur. Il remporte en solitaire l'étape de Tignes après trois ascensions (Méraillet, Hauterive et Tignes) et en développant 400 watts-étalon de puissance en moyenne. Dans le premier contre-la-montre, il surprend tout le monde en défendant son maillot jaune comme un vrai spécialiste de la discipline. Pourtant, après avoir remporté la 16ème étape à Gourette, il est licencié par son employeur Rabobank qui lui reproche d'avoir menti sur son emploi du temps d'avant-Tour.

En septembre, L'Equipe annonce que les urines du danois prélevées lors du Tour de France révèlent la présence de Dynepo. On ignorait si sa belle-mère y était pour quelque chose, jusqu'au 8 novembre, date à laquelle il reconnait enfin ne pas lui avoir rendu visite avant le Tour de France et avoir menti à l'UCI. Ceci ne l'empêche pas d'annoncer en décembre poursuivre l'équipe cycliste Rabobank pour licenciement abusif. En 2013, il avoue que le Dr. Jean-Paul Van Mantgem a pratiqué deux transfusions pendant le Tour de France.

2008
Affaire Humanplasma

L'année commence avec une nouvelle affaire dans laquelle le danois serait impliqué. Avec des coéquipiers de la Rabobank, il aurait entreposé du sang dans le laboratoire Humanplasma à des fins de dopage. En juillet 2008, il est finalement suspendu deux ans pour avoir menti sur sa localisation avant le Tour de France 2007. Il se console avec les 665.000 euros que Rabobank est condamnée à lui verser pour ne pas l'avoir licencié dès qu'elle a su qu'il trichait sur sa localisation, soit en juin 2007. Pour fêter l'événement, il s'aligne au départ du Championnat du Danemark... féminin ! Les officiels, qui manquent d'humour, l'obligent à quitter la course. Finalement, il trouve les 665.000 euros insuffisants et fait appel pour réclamer 5,6 millions d'euros.

2009
Suspension confirmée par le TAS

Le TAS, que Michael Rasmussen avait saisi, confirme sa suspension pour 2 ans. Dans l'affaire Humanplasma, il est accusé d'avoir fait l'acquisition d'une centrifugeuse destinée à fabriquer des concentrés sanguins en vue d'autotransfusions. La police autrichienne lui prend les empreintes digitales et prélève son ADN. Cerise sur le gateau, l'UCI exige qu'il paye une amende de 700.000 euros correspondant à son salaire de l'année 2007, amende prévue par "l'engagement pour un cyclisme propre" que l'UCI avait demandé aux coureurs de signer au départ du Tour 2007. Alors qu'il espère renouer avec la compétition sur le Tour d'Espagne, sa nouvelle équipe Contentpolis-Ampo l'inscrit trop tard. C'est finalement sous les couleurs de l'équipe continentale locale Tecos TrekIl qu'il fait son retour lors du Tour de Chihuahua (Mexique) dont il remporte le prologue.

2010
Retour avec l'équipe Miche

Il signe avec l'équipe continentale italienne Miche. En octobre, le TAS lui donne raison contre l'UCI qui lui réclamait ses salaires de 2007 suite à la signature de l'engagement pour un cyclisme propre.

2011
Christina Watches-Onfone, une équipe sur mesure pour une fin de carrière

Il prend la tête de l'équipe Christina Watches-Onfone spécialement créée pour lui par la marraine Christina Hembo. En juin, il remporte la troisième étape du Tour de Serbie.

Pour expliquer d'avoir menti sur sa localisation avant le Tour de France 2007, Michael Rasmussen propose une excuse particulière : « Je voulais que ma femme croie que j'étais à Mexico. Mais j'étais en Italie, mais pas dans ma maison (au bord du lac de Garde) ».

2013
Suspension réduite

En janvier, il finit par avouer s'être dopé pendant toute sa carrière. La haute cour d'appel du tribunal d'Arnhem (Danemark) annule la décision de justice de 2008 qui condamnait Rabobank à verser 665.000 euros à Rasmussen. Le 25 janvier, il témoigne devant l'USADA contre le Dr Leinders. Il met un terme à sa carrière.

En septembre, l'agence antidopage du Danemark ramène sa peine de suspension de huit à deux ans en raison de ses aveux et de sa collaboration avec l'agence. Dans la foulée, il publie un livre où il accuse notamment tous ses coéquipiers du Tour de France 2007 de s'être dopé, à l'exception d'Oscar Freire et Juan Antonio Flecha.

2014
Accord à l'amiable avec Rabobank

En janvier, un accord à l'amiable est trouvé entre Rasmussen et Rabobank concernant les 665.000 euros. Son contenu n'a pas été divulgué. En fin d'année, son équipe Christina Watches se retire des pelotons.

Il devient chroniqueur pour le journal danois Ekstra Bladet.

2015
Accusation contre le responsable médical de l'UCI

Il accuse Mario Zorzoli, responsable médical de l'UCI, d'avoir couvert des affaires de dopage dans l'équipe Rabobank lorsque le Dr Geert Leinders y exerçait.


Ses mésaventures du Tour de France 2007

La charte antidopage du Tour de France 2007

Comme tous les participants du Tour de France, Michael Rasmussen a signé la charte antidopage. L'UCI s'est néanmoins ému qu'il soit parmi les derniers à l'avoir signée. Il explique ainsi ses réticences : "Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI." (Jyllands Posten - 07/2007) . Voici le texte de cette charte :

« Je déclare sur mon honneur, devant mon équipe, mes collègues, l'UCI, la famille cycliste et le public, que je ne suis pas impliqué dans l'affaire Puerto ni dans aucune autre affaire de dopage et que je ne commettrai aucune infraction au règlement antidopage de l'UCI. Comme preuve de mon engagement, j'accepte, si je venais à violer ce règlement et étais condamné à la sanction standard de deux ans de suspension ou plus, dans le cadre de l'affaire Puerto ou de toute procédure antidopage, de verser à l'UCI, en plus des sanctions règlementaires, une contribution à la lutte antidopage d'un montant égal à ma rémunération annuelle pour l'année 2007. »

« Dans le même temps, je déclare à la Justice espagnole que je tiens mon ADN à sa disposition, pour qu'il puisse être comparé avec les poches de sang saisies dans le cadre de l'affaire Puerto. Je fais appel à la Justice espagnole pour qu'elle organise cet examen dans les plus brefs délais ou permette à l'UCI de l'organiser. J'adhère enfin à la volonté de l'UCI de rendre ma déclaration publique. »

Les contrôles inopinés manqués

Avant même le départ de Londres, l'UCI lui reproche de s'être entraîné en toute discrétion, en maillot banalisé, et d'avoir mis du temps à signer la charte antidopage. Il se défend ainsi dans Jyllands Posten - 07/2007 : "Je m'entraîne sans maillot distinctif pour éviter d'être reconnu sur la route. Je protège ma vie privée. Cette notion m'est chère. C'est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas parapher la lettre d'engagement de l'UCI."

Le 19 juillet, la Fédération danoise de cyclisme (DCU) annonce son exclusion de l'équipe nationale pour les Championnats du monde en septembre à Stuttgart et les jeux Olympiques de 2008 à Pékin. On lui reproche de ne pas avoir fourni son emploi du temps qui aurait permis d'effectuer des contrôles inopinés avant le Tour de France.

Au fil des jours, on apprend que Rasmussen a échappé à 4 contrôles inopinés. Le premier date de 2006. Le contrôle était diligenté par l'UCI. Rasmussen déclare avoir tout simplement avoir oublié d'avoir envoyé les informations à l'UCI. Il reçoit un avertissement. Les trois suivants datent de 2007 : le 6 avril 2007 (contrôle diligenté en Italie par l'Agence antidopage danoise), le 21 juin (à nouveau par l'Agence antidopage danoise) et enfin le 29 juin 2007 (contrôle diligenté par l'UCI). Michael Rasmussen affirmera avoir envoyé un courrier à l'UCI qui serait arrivé tardivement. N'ayant pas d'ordinateur, il n'aurait pas pu utiliser d'autre moyen. Pour ces manquements, son équipe lui inflige une amende de 10.000 euros .

L'article 220 du règlement antidopage antidopage de l'UCI stipule que "dans le cas d'un avertissement consigné ou d'un contrôle manqué dans une période de 45 jours avant le départ d'un Grand tour, le coureur ne peut participer à ce Tour". Il n'a donc pas été appliqué par l'UCI qui aurait du sanctionner le Danois avant même départ du Tour.

Michael Rasmussen prétend être allé s'entraîner au Mexique, où réside sa belle-mère, du 4 au 26 juin. Manque de chance, Davide Cassani, un ancien coureur italien le rencontre à cette époque. Il finit par le faire savoir aux responsable de l'équipe Rabobank. Theo de Rooij, le directeur sportif, décide alors d'exclure Rasmussen qui quitte le Tour de France en catimini dans la soirée du 25 juillet.

Conférence de presse de Michael Rasmussen à l'issue de la 12ème étape du Tour de France 2007
Source : VeloNews TV - 20/07/2007

Dans son autobiographie publiée en 2016, Thomas Dekker, un coéquipier d'alors, explique les deux médecins de l'équipe Rabobank, Jean-Paul Van Mantgem et Geert Leinders, administrent notamment de la Dynepo à Michael Rasmussen. Celle-ci était initialement destinée à Thomas Dekker et Michael Boogerd :


Source : The Descent
Rasmussen protégé par l'UCI ?

A l'approche du Tour de France 2007, Michael Rasmussen s'entraîne discrètement sur les routes françaises et italiennes en tentant d'échapper aux contrôleurs antidopage. Le 6 avril 2007, les inspecteurs se présentent à son domicile de Lazise, en Italie. Il prétendra être alors à Bilbao et recevra un premier avertissement. Le 4 juin, il informe l'UCI par courrier postal de son départ au Mexique le jour même. L'UCI ne reçoit ce courrier que le 11 juin. Elle adresse un deuxième avertissement au coureur, cette fois pour envoi d'informations tardives. Le 21 juin, l'agence antidopage danoise se présente à son domicile de Lazise. Absent, Rasmussen reçoit un troisième avertissement le 10 juillet. Le 19 juillet, la fédération danoise annonce exclure le coureur de son équipe pour les championnats du monde de septembre. Rasmussen est exclu de l'équipe Rabobank le 25 juillet et doit quitter le Tour de France. Au moment du départ du Tour de France à Londres, le 7 juillet, Rasmussen a déjà été averti à deux reprises. L'article 220 du règlement antidopage de l'UCI prévoit que " dans le cas d'un avertissement consigné ou d'un contrôle manqué dans une période de 45 jours avant le départ d'un Grand tour, le coureur ne peut participer à ce Tour ". Rasmussen bénéficie cependant de la clémence de l'UCI qui le laisse prendre le départ. La fédération, peut-être ravie de poser une peau de banane sous les pieds de l'organisation du Tour avec laquelle elle est en conflit, ira même jusqu'à abroger cet article embarrassant.


Michael Rasmussen dans l'annuaire du dopage

Coureur Produit Course Année Equipe Sanction Contrôle
Rasmussen MichaelEPO
2002
CSC Tiscali
Non
Contrôle interne et aveux en 2015
Rasmussen Michael
2007
Rabobank
Oui
Fuite, falsification, manquement dans la soumission des localisations, aveux en 2013
Rasmussen MichaelPossession d'une centrifugeuse
2008
Gerolsteiner
Non
Contrôle positif


L'accusation de trafic de produit dopants

Le 20 juillet 2007, sur le site internet du journal américain Velo News, Rasmussen est accusé par un coureur américain, Whitney Richards, d'avoir tenté, en 2002, de se servir de lui, et à son insu, comme passeur pour acheminer des produits sanguins tels que l'Hemopure des Etats-Unis vers l'Italie, où résidaient les deux coureurs. Interrogé, Rasmussen démentait, reconnaissant seulement connaître le nom de Whitney Richards. Ils étaient pourtant devenus amis en 2001 alors qu'ils préparaient ensemble les Championnats du Monde de VTT.


Qualités physiques

Puissance

Puissances développées par Michael Rasmussen, exprimées en «watts» (calculés pour un athlète de 70 kg) :

Hématocrite

Son hématocrite est naturellement de 39-40 environ. Grâce aux autotransfusions, il passe à 46 en juillet 2005.

Pour en savoir plus sur les calculs de puissance :


Affaires de dopage dans les équipes où il a couru

Michael Rasmussen a été professionnel pendant 11 années dans les équipes ci-dessous.

Année Equipe
2001
CSC Tiscali
2002
CSC Tiscali
2003
Rabobank
2004
Rabobank
2005
Rabobank
2006
Rabobank
2007
Rabobank
2010
Miche
2011
Christina Watches - Onfone
2012
Christina Watches - Onfone
2013
Christina Watches - Onfone

Pendant cette période, nous avons répertorié 15 cas de dopage, y-compris les siens, au sein de ses équipes (1,4 par an)

Coureur Produit Course Année Equipe Sanction Contrôle
Hamburger BoEPOLa Flèche Wallonne
2001
CSC Tiscali
Oui
Contrôle positif
Hamilton TylerSynacthène
2001
CSC Tiscali
Non
Aveux en 2015
Rasmussen MichaelEPO
2002
CSC Tiscali
Non
Contrôle interne et aveux en 2015
Leipheimer Levi
2003
Rabobank
Aveux en 2012
Niermann Grischa
2003
Rabobank
Aveux en 2013
Leipheimer Levi
2004
Rabobank
Aveux en 2012
Boogerd MichaelEPO, transfusions sanguines, cortisone
2005
Rabobank
Oui
Aveux en 2013
Dekker ThomasCortisoneChampionnats du Monde
2005
Rabobank
Non
Aveux en 2017
Sutherland RoryClomifène, Hydroxy-ClomifèneTour d'Allemagne
2005
Rabobank
Oui
Contrôle positif
Dekker ThomasEPO, passeport biologique non-conforme
2007
Rabobank
Oui
Contrôle positif et aveux en 2010
Dekker ThomasEPO, transfusions sanguines
2007
Rabobank
Oui
Contrôle positif et aveux en 2010
Horrillo Munoz PedroFormeterolFlèche Brabançonne
2007
Rabobank
Non
Contrôle positif
Rasmussen Michael
2007
Rabobank
Oui
Fuite, falsification, manquement dans la soumission des localisations, aveux en 2013
Van Heeswijk MaxEPO, testostérone
2007
Rabobank
Non
Aveux en 2011
Zaballa Gutierrez ConstantinoEphédrineTour des Asturies
2010
Miche
Oui
Contrôle positif


Il a dit

2007
2010
2011
2012
2013
2015
2017
2025


Ils ont dit de lui

2007
2009
2010
2016


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