L'actualité du dopage



Lance Armstrong tente de justifier ses liaisons dangereuses

10/07/2001 - Le Monde - Philippe Le Coeur

Extraits

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Dimanche soir, le double vainqueur du Tour de France (1999, 2000) avait fait dire par Marc Gorski, le manager général d'US Postal, qu'il était "très fatigué" à l'issue de la première étape de la Grande Boucle pour justifier son refus de s'expliquer de vive voix sur les révélations du journal britannique Sunday Times sur ses relations avec le controversé médecin italien Michele Ferrari et sur l'utilisation de l'érythropoïétine (EPO), à partir de 1995, au sein de l'une de ses anciennes équipes, Motorola.

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"Regardez les faits", a lancé d'emblée le coureur américain, légèrement crispé lorsqu'il est sorti de son bus, mais qui s'est montré plus détendu et sûr de lui dès qu'il s'est mis à parler.

"Regardez les tests, les contrôles effectués sur les courses. Regardez l'enquête menée en France, cela n'a débouché sur rien. Regardez les contrôles effectués au début de ce Tour de France. Où est l'évidence de dopage ?", a-t-il ajouté.

Revenant sur ses relations avec Michele Ferrari , mis en examen pour prescription de produits dopants et dont le procès est prévu en septembre, Lance Armstrong a reconfirmé avoir travaillé avec ce dernier, ce qu'il avait signifié via son communiqué la veille, situant les débuts de cette collaboration à 1995.

"Suis-je fier de cela ? oui", a relevé le Texan, qui a ajouté, à propos de Michele Ferrari : "A-t-il un rôle de conseil sur certains sujets, comme la préparation en altitude ? oui. Est-il le meilleur pour préparer le record de l'heure ? je le pense."

Interrogé sur les conséquences que pourrait avoir le procès en Italie, Lance Armstrong a également indiqué que, "s'il y a un verdict de culpabilité, on réévaluera la relation", réaffirmant, comme il l'avait fait par le biais de son communiqué, que les propos tenus en 1994 par Michele Ferrari sur l'EPO constituaient à ses yeux "une erreur".

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L'Américain Kevin Livingston, ex-équipier de Lance Armstrong, recruté par Telekom à l'entame de la saison 2001, figure par ailleurs, selon le Sunday Times, dans les dossiers saisis par les policiers italiens chez Michele Ferrari : les données montreraient que son hématocrite est passé de 41,2 % en décembre 1997 à 49,9 % quelques jours avant le Tour de France 1998. Lance Armstrong a indiqué au Sunday Times qu'il savait que son ex-équipier est visé par une enquête. L'intéressé, lui, se refusait encore, lundi soir, à tout commentaire.

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Voir aussi : Portrait de Michele Ferrari Portrait de Lance Armstrong