L'actualité du dopage



Le chef de l'Ama part en guerre contre l'UCI et la Fifa

02/08/2002 - Europe 1 / Yahoo

Extraits

Dans un entretien accordé à Reuters à Manchester où se tiennent les Jeux du Commonwealth, Dick Pound qualifie de "connerie" avérée le refus de la Fifa de laisser les observateurs de l'Ama surveiller les contrôles antidopage lors du Mondial au prétexte que du personnel non-médical ne pouvait pas superviser le travail de médecins qualifiés.

(...)

Concernant le cyclisme, l'AMA disposait d'un stand dans le village itinérant du Tour de France pour parler avec les coureurs. Mais Dick Pound estime que l'affaire Igor Gonzalez de Galdeano a parfaitement illustré le besoin d'observateurs indépendants sur une épreuve comme la Grande Boucle.

Le coureur espagnol, maillot jaune pendant la première partie de l'épreuve, avait été contrôlé positif au Salbutamol mais il avait pu poursuivre la course grâce à une prescription médicale l'autorisant à prendre ce produit pour traiter son asthme.

"Le coureur avait un taux de 1.369 nanogrammes", constate Dick Pound, rappelant qu'au-delà de 1.000, l'usage du produit est considéré comme du dopage aux anabolisants selon l'Ama.

"Nous avons discuté de la possibilité de fournir au Tour de France les mêmes services que ceux proposés à la Fifa, c'est-à-dire des observateurs indépendants, mais nous avons obtenu la même réponse qui est : 'Nous avons totalement confiance en nos procédures. Pourquoi aurions-nous besoin d'observateurs indépendants ?'", poursuit-il.

"Ce cas (...) démontre parfaitement pourquoi ils auraient besoin d'observateurs indépendants", affirme Dick Pound."

"Cela aurait été une aide pour eux si un observateur extérieur - et nous avons des médecins dans notre équipe - avait suivi les procédures et les décisions."

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