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Laurent Jalabert

Un dossier de cyclisme-dopage.com



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La grève du Tour de France 1998

En pleine affaire Festina, excédé par le traitement médiatique et judiciaire du dossier, les coureurs décident d'un mouvement de grève. A leur tête : Laurent Jalabert. La scène est décrite par Fabrice Lhomme dans son livre "Le procès du Tour", publié en 2000 :

Des petits groupes avancent à faible allure. Certains coureurs vont s'asseoir dans la voiture de leur directeur sportif. Beaucoup mettent pied à terre. Assis à côté de leur vélo, (...), ils entament un sit-in spontané assez surréaliste. Le meneur des " grévistes " n'est autre que Laurent Jalabert (...). Un vent de panique souffle sur l'épreuve. Les organisateurs, affolés, tentent de reprendre le contrôle de la situation, mais ils sont totalement dépassés par les événements. La confusion est totale. Jean-Marie Leblanc annonce, sur les ondes de Radio-Tour, captée par tous les suiveurs de la caravane, que " Laurent Jalabert s'approche de [son] véhicule, car il veut faire une communication aux suiveurs... ". Sous les yeux effarés de Leblanc, Jalabert, casquette vissée sur la tête, s'empare du micro de la voiture de la Société du Tour. Accoudé à la portière de Leblanc, il déclare : " C'est une journée très spéciale. Nous, les coureurs, on est tous révoltés par ce qui se passe depuis le départ de ce Tour de France. Il y a un ras-le-bol. Donc, puisque le cyclisme est passé au second plan, bien que l'on soit sur une épreuve aussi prestigieuse que le Tour de France, je crois qu'aujourd'hui, ça ne les intéresse pas vraiment que l'on fasse du sport", clame-t-il en direction des journalistes, boucs émissaires habituels des coureurs. Visiblement très énervé, Jalabert ajoute : "Puisqu'on nous traite comme du bétail, on va se comporter comme du bétail. Simplement, aujourd'hui, on ne fera pas de vélo."

Quelques jours plus tard, toujours excédé, le tarnais met à nouveau pied à terre, définitivement cette fois. Ambiance : "Avant de s'engouffre dans la voiture de son directeur sportif, le fantasque Manolo Saiz, Laurent Jalabert tient à se justifier : " Je n'ai plus envie de continuer dans ces conditions... J'en ai marre de la suspicion permanente. Et ce n'est pas en roulant à 20 km/h qu'on va se faire entendre et changer quelque chose. Certains sont concernés par ce problème, d'autres ne comprennent rien. Pour eux, c'est comme une journée de repos. On a eu des opportunités de se faire entendre, on ne les a pas saisies. Je m'en vais. Aux autres de prendre leurs responsabilités. " Le champion s'assied dans l'auto de Manolo Saiz et, boudeur, s'offre... un esquimau au chocolat.".



Le procès de pot belge - Affaire de Cahors

En 2006, lors du procès du pot belge, dans le cadre de l'affaire de Cahors, Fabien Roux affirme avoir été initié au pot belge lors d'une soirée organisée à l'occasion d'une fête organisée en l'honneur de Laurent Jalabert et en présence de ce dernier. Il précise : "C'était offert par le coureur qui invitait". Un ancien équipier de Jalabert confirmera.

Dans un communiqué, Jalabert déclarera : "Fabien Roux a prétendu devant les prétoires et surtout les médias, avoir été 'initié' dans des fêtes de fan-club, notamment à Mazamet. Je suis dans l'obligation aujourd'hui de préciser que je ne connais pas personnellement Fabien Roux même s'il est possible qu'il ait participé aux fêtes de fan-club dont le mien, au milieu de centaines d'autres personnes".

Pour en savoir plus : le communiqué de Laurent Jalabert.



Laurent Jalabert grimpeur : "C'est le monde à l'envers"


Guert Man
Le Canard Enchaîné - 25/07/2001



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