Déclarations pour ou contre le dopage |
Thierry
Bourguignon (Coureur cycliste, catégorie
Percheron)
"Des
coureurs jusqu'alors anonymes ont soudain réalisé d'énormes
progrès et des bourricots se sont métamorphosés en pur-sang."
L'Express - 29/6/2000
Michele Ferrari (Médecin
Gewiss, fournisseur de fruits et légumes)
"Cette substance [l'EPO] n'est pas plus
dangereuse que 10 litres de jus d'orange."
(En 1994) - L'Express - 29/6/2000
Jérôme Chiotti (Coureur
cycliste triste, dopé repenti)
"Après
une cure d'EPO, j'avais l'impression d'avoir des réacteurs greffés
sur les mollets. La fatigue n'était pas éliminée, mais je
roulais 5 kilomètres/heure plus vite qu'avant".
"Quand je m'injectais mes doses, je n'avais aucun sentiment
de culpabilité car je savais que je n'avais pas le choix. J'étais
simplement triste."
L'Express - 29/6/2000
Pr Richard
Wassersug (Professeur à l'université
d'Halifax, devise : liberté - égalité - dope)
"Il est devenu impossible de faire
respecter les règles. On n'a plus le choix. Il faut créer des
Jeux Olympiques où l'usage des drogues serait permis. Ce serait
plus équitable."
Courrier
international - 1/7/1999
Erwann Menthéour (Coureur
cycliste à mobylette)
"Avant
l'EPO, je faisais du vélo. Avec l'EPO, j'ai eu l'impression de
rouler à Mobylette."
L'Express - 29/6/2000
Dr François Bellocq
(Médecin ré-équilibriste)
"Pour augmenter sa puissance, le Soviétique ou l'Américain prendra 10 kg en un an, là où le Français mettra cinq fois plus de temps,-à raison de 2 kg - par an (...). Est-ce qu'on continue d'accepter que les Français prennent le départ du 100 m avec 20 m de handicap ? (...) Il n'y a qu'en France où l'on veuille encore des médailles propres! Ça ne veut rien dire."
L'Express - 16/9/1988 (cité par P. Laure in Le Dopage - Editions PUF - 1995)
"Le débat serait (...) riche d'enseignements si l'on évoquait l'entrave au droit du travail que constitue, pour un sportif professionnel, un contrôle anti-dopage."
(Sport et Dopage - Editions du Félin - 1991, page 156)
En savoir plus sur François Bellocq
Claire Condemine-Piron
(Médecin Festina, période post-Rijckaert)
"Le dopé
n'est plus un tricheur, mais un malade"
L'Express - 29/6/2000
Peter Winnen (Ex-coureur genre "ch'suis pas malade mais j'veux des médicaments")
"Je n'ai pas hésité à prendre des stéroïdes anabolisants, une hormone de récupération, avec le risque d'être pris (...). Je trouve qu'en tant que cycliste professionnel je devais avoir le droit d'utiliser cela. Il ne s'agit pas de dopage, mais de médicaments."
Libération - 08/01/2000
Gilles Delion (Coureur
cycliste, shooté à l'homéopathie)
"En 1988,
les cyclistes italiens étaient moribonds. Deux ans plus tard,
ils dominaient sans partage."
L'Express - 29/6/2000
Rick Van Steenbergen
(Nécessaire et (in)-suffisant)
"Le dopage en sport cycliste est nécessaire."
(Cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Pierre Chany (Historien du
cyclisme, pessimiste)
"J'ai
bien réfléchi : le dopage va tuer le cyclisme..."
Cité par
Christophe Penot in Jean-Marie Leblanc,
gardien du Tour de France
Jean Stablinski
(Dynamité aux arguments chocs)
"J'estime que l'organisme a besoin, de temps à autre, d'être stimulé, c'est la source de toute performance. (...) J'ai eu pour soigneur mon vieil ami Julien Schramm (...). On disait de lui que c'était un "dynamiteur" (...). A 33 ans, en 1965, avec ses soins, j'ai réalisé l'une de mes meilleurs saisons (...). Et voyez Jacques Anquetil qui a bénéficié longtemps aussi des soins de Julien Schramm. Ce sont des arguments dont on devrait tenir compte."
(Cité par Roger Bastide dans Doping, les surhommes du vélo)
Patrick Schamasch
(Médecin rusé, par ailleurs directeur de la commission médicale du CIO)
"En tant que médecin, je n'ai aucun problème à soigner des athlètes malades.
"
L'Humanité - 26/09/2000
Professeur Bruno de Lignière
(Plus réaliste que moi, tu meurs)
"Ceux qui prônent encore l'interdiction totale sont irréalistes et, toutes proportions gardées, aussi nuisibles que ceux qui refusaient la médicalisation de l'avortement !"
(Sport et Vie n°51 - Novembre-Décembre 1998)
Christophe Bassons
(Vilain coureur qui ne se dope pas)
"Les coureurs montent aujourd'hui plus vite qu'ils ne descendent !"
Positif - Christophe Bassons - Stock 2000
"Vous croyez sérieusement que la moitié des coureurs sont asthmatiques ? Il faut arrêter de nous prendre pour des cons. Je suis désolé, mais quand un coureur a une bronchite, il doit aller au lit. Le problème, c'est qu'on veut à tout prix le remettre sur le vélo : le fric à tout prix. Du coup, un coureur " malade " est un coureur heureux. On devrait interdire l'acte de récupération. L'acte de piqûre devrait être interdit. Mince, on ne fait pas du sport pour se faire des piqûres, on fait du sport pour s'épanouir."
L'Humanité - 26/06/2001
En savoir plus sur Christophe Bassons
Raphaël Géminiani
(Grand fusil amphétaminé)
"Des milliards de chiffre d'affaires sont réalisés avec les amphétamines. Il est inadmissible que l'on dise que ce sont 80 coureurs qui les consomment. Quant un coureur passe 25 jours sur un vélo et sous la pluie, il est tout de même normal qu'il se soigne."
Le Méridional 12/06/1962, rapporté dans Sport & Vie n° 52, janvier/février 1999
Pascal Lance
(Même pas biologiste)
"Désormais, dans les équipes, on offre quasiment un meilleur salaire aux biologistes qu'aux coureurs (...). J'ai participé à cinq tours de France. Je n'en ai fini que trois mais je les ai tous faits à l'eau. Pour le mec qui finit dans les dix premiers, ce n'est pas possible."
"Sport et Vie" - Mai-juin 1998
Gérard Moneyron
(Ni dieu ni maître)
"Pourquoi nous, coureurs cyclistes, avons-nous des comptes à rendre ? (...) Je pense que le gars qui prend une petite dose ne met pas sa santé en danger. Car on élimine vite sur un vélo."
Cité dans Les Dossiers de France Inter de Christian Bindner (Editions Presses de la Cité 1977)
Alex Stieda
(Pas très tendance)
Il «serait absurde de penser qu'il n'y a pas de dopage au sein des équipes américaines». «Dans ma carrière, on est venu me proposer certaines drogues, mais j'ai toujours refusé». «Les équipes US étaient obligées de suivre la tendance».
"Sport24.com / Yahoo" - 03/01/2001
Francesco Moser
(Recordman de leurres)
"Le dopage libre dans le sport professionel ? Ce serait peut-être mieux. Il faudrait trouver un moyen de mettre tous les sportifs sur le même plan. Si l'on ne réussit pas à garantir un principe d'équité entre tous les sports, alors la solution pourrait être la suivante : libéralisons le dopage."
"cyclismag.com" - 31/08/2006
Baron Pierre de Coubertin
(Qu'ont-ils fait de mes JO ?)
"
Une performance est truquée quand elle est le fruit d'un entraînement devenu l'alpha et l'omega d'une existence, et quand on dope l'athlète comme un cheval.
"
(Cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Dr Daniel Blanc
(Richard Protector)
"A mon avis (...), on protégerait plus un sportif en lui donnant un petit peu d'EPO qui lui permettrait d'avoir un taux d'hémoglobine normal, ce qui lui éviterait de s'épuiser, d'être malade, de faire des infections à répétition."
France 2 - 23/07/1998
Bruno Roussel
(Sait de quoi il parle)
"
Il est plus que temps d'enlever la responsabilité de la lutte antidopage aux fédérations qui doivent avoir un rôle de prévention. Les pouvoirs publics doivent prendre en charge la chasse aux tricheurs. La réponse au dopage sera politique ou ne sera pas.
"
Yahoo - 26/01/2001 - En savoir plus : Portrait de Bruno Roussel
Jean-René Bernaudeau
(Libéral)
"Je considère les contrôles dans les critériums comme une atteinte à la liberté du travail."
L'Equipe - 17/08/1982
Jacques Chirac
(Les pommes ne dopent pas)
"
Le dopage n'est pas une dérive du sport, c'est l'anti-sport
"
Yahoo - 08/12/2002
Erik Rijckaert
(Médecin responsable)
"Dans certains cas, je plaide pour l'EPO qui, lorsqu'elle est utilisée de manière responsable, n'est pas nocive."
Lors de l'instruction de l'affaire Festina (Le procès du Tour - Fabrice Lhomme - Editions Denoël - 2000)
Louison Bobet
(Elégant)
"
Je suis à la base de la loi anti-doping (...). Non ! Nous n'étions pas des oies blanches. Mais les limites sont largement dépassées. (...) Bien sûr la loi anti-doping fait grincer des dents. (...) Mais le rouge est mis c'est un premier résultat.
"
Miroir du Cyclisme - Octobre 1967
Guy Sibille
(Pas une machine)
"Qu'est-ce que c'est que ce contrôle ? Nous n'en voulons plus. Il n'y a jamais eu autant de dopés depuis que c'est interdit. (...) Je fais 40000km dans l'année et je ne suis pas une machine, il faut que je me soigne quand je suis fatigué."
L'Equipe - 16/10/1976)
Pierre Dumas
(Précurseur)
"
Si l'on traite systématiquement un sportif en pleine compétition, c'est qu'il faut admettre que cette compétition le rend malade. Dans ce cas, il n'est pas capable de faire cet effort. Il doit s'en abstenir. Je me refuse à soigner à l'avance un sujet que la compétition rendra malade dans les heures suivantes.
"
Roger Bastide - Doping - Les Surhommes du vélo, p. 119
Pierre Le Mellec
(Ancien coureur et... père prudent)
"Etant donné la situation, je n'encouragerais pas mon fils à passer professionnel. Les zones d'ombre sont trop importantes. Je m'interroge sur l'avenir du cyclisme.
"
Paroles de peloton
Michel Scob
(Lucide et visionnaire)
"Je crois sincèrement, que malheureusement, le cyclisme est le sport le plus empoisonné [par le dopage].
"
Propos tenus en 1967 par le secrétaire général de l'UNCP (Union Nationale des Cyclistes Professionnels) et rapportés sur le site Internet
Mémoire du Cyclisme