Déclarations pour ou contre le dopage


Contre Thierry Bourguignon (Coureur cycliste, catégorie Percheron)
"Des coureurs jusqu'alors anonymes ont soudain réalisé d'énormes progrès et des bourricots se sont métamorphosés en pur-sang."
L'Express - 29/6/2000


Pour Michele Ferrari (Médecin, fournisseur de fruits et légumes)
"Tout ce qui n'est pas interdit par le règlement est donc autorisé. Il y a un cadre clair duquel on ne doit pas déborder. Certains coureurs utilisent sans doute des substances qui améliorent les performances. Mais si j'étais coureur et que je savais qu'il existait un produit non détectable et capable d'augmenter la performance, je l'utiliserai. (...) L'EPO n'est pas dangereuse, c'est son abus qui l'est. Il est aussi dangereux de boire dix litres de jus d'orange."
L'Equipe - 22/04/1994
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Contre Jérôme Chiotti (Coureur cycliste triste, dopé repenti)
"Après une cure d'EPO, j'avais l'impression d'avoir des réacteurs greffés sur les mollets. La fatigue n'était pas éliminée, mais je roulais 5 kilomètres/heure plus vite qu'avant. (...) Quand je m'injectais mes doses, je n'avais aucun sentiment de culpabilité car je savais que je n'avais pas le choix. J'étais simplement triste."
L'Express - 29/6/2000
Revenant sur ses aveux quelques années plus tard : « Cet aveu m'a fermé plusieurs portes, mais j'estime avoir pris la bonne décision. Je trouve ça regrettable de nos jours de faire partie des seuls qui osent encore l'avouer, car selon moi, 25 % des coureurs professionnels mentent. Ça me gêne. Le pire, c'est qu'on le sait tous, mais que rien n'est vraiment mis en place pour arrêter ça. »
(lejdc.fr, 03/09/2013)


PourPr Richard Wassersug (Professeur à l'université d'Halifax, devise : liberté - égalité - dope)
"Il est devenu impossible de faire respecter les règles. On n'a plus le choix. Il faut créer des Jeux Olympiques où l'usage des drogues serait permis. Ce serait plus équitable."
Courrier international - 1/7/1999


Contre Erwann Menthéour (Coureur cycliste à mobylette)
"Avant l'EPO, je faisais du vélo. Avec l'EPO, j'ai eu l'impression de rouler à Mobylette."
L'Express - 29/6/2000


Pour Dr François Bellocq (Médecin ré-équilibriste)
"Pour augmenter sa puissance, le Soviétique ou l'Américain prendra 10 kg en un an, là où le Français mettra cinq fois plus de temps,-à raison de 2 kg - par an (...). Est-ce qu'on continue d'accepter que les Français prennent le départ du 100 m avec 20 m de handicap ? (...) Il n'y a qu'en France où l'on veuille encore des médailles propres! Ça ne veut rien dire."
L'Express - 16/9/1988 (cité par P. Laure in Le Dopage - Editions PUF - 1995)
"Le débat serait (...) riche d'enseignements si l'on évoquait l'entrave au droit du travail que constitue, pour un sportif professionnel, un contrôle anti-dopage."
(Sport et Dopage - Editions du Félin - 1991, page 156)

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Contre Claire Condemine-Piron (Médecin Festina, période post-Rijckaert)
"Le dopé n'est plus un tricheur, mais un malade"
L'Express - 29/6/2000


Pour Peter Winnen (Ex-coureur genre "ch'suis pas malade mais j'veux des médicaments")
"Je n'ai pas hésité à prendre des stéroïdes anabolisants, une hormone de récupération, avec le risque d'être pris (...). Je trouve qu'en tant que cycliste professionnel je devais avoir le droit d'utiliser cela. Il ne s'agit pas de dopage, mais de médicaments."
Libération - 08/01/2000


Contre Gilles Delion (Coureur cycliste, shooté à l'homéopathie)
"En 1988, les cyclistes italiens étaient moribonds. Deux ans plus tard, ils dominaient sans partage."
L'Express - 29/6/2000


Pour Rick Van Steenbergen (Nécessaire et (in)-suffisant)
"Le dopage en sport cycliste est nécessaire."
Cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances


Contre Pierre Chany (Historien du cyclisme, pessimiste)
"J'ai bien réfléchi : le dopage va tuer le cyclisme..."
Cité par Christophe Penot in Jean-Marie Leblanc, gardien du Tour de France


Pour Jean Stablinski (Dynamité aux arguments chocs)
"J'estime que l'organisme a besoin, de temps à autre, d'être stimulé, c'est la source de toute performance. (...) J'ai eu pour soigneur mon vieil ami Julien Schramm (...). On disait de lui que c'était un "dynamiteur" (...). A 33 ans, en 1965, avec ses soins, j'ai réalisé l'une de mes meilleurs saisons (...). Et voyez Jacques Anquetil qui a bénéficié longtemps aussi des soins de Julien Schramm. Ce sont des arguments dont on devrait tenir compte."
(Cité par Roger Bastide dans Doping, les surhommes du vélo)


Contre Patrick Schamasch (Médecin rusé, par ailleurs directeur de la commission médicale du CIO)
"En tant que médecin, je n'ai aucun problème à soigner des athlètes malades. "
L'Humanité - 26/09/2000


Pour Professeur Bruno de Lignière (Plus réaliste que moi, tu meurs)
"Ceux qui prônent encore l'interdiction totale sont irréalistes et, toutes proportions gardées, aussi nuisibles que ceux qui refusaient la médicalisation de l'avortement !"
(Sport et Vie n°51 - Novembre-Décembre 1998)


Contre Christophe Bassons (Vilain coureur qui ne se dope pas)
"Les coureurs montent aujourd'hui plus vite qu'ils ne descendent !"
Positif - Christophe Bassons - Stock 2000
"Vous croyez sérieusement que la moitié des coureurs sont asthmatiques ? Il faut arrêter de nous prendre pour des cons. Je suis désolé, mais quand un coureur a une bronchite, il doit aller au lit. Le problème, c'est qu'on veut à tout prix le remettre sur le vélo : le fric à tout prix. Du coup, un coureur " malade " est un coureur heureux. On devrait interdire l'acte de récupération. L'acte de piqûre devrait être interdit. Mince, on ne fait pas du sport pour se faire des piqûres, on fait du sport pour s'épanouir."
L'Humanité - 26/06/2001
En savoir plus sur Christophe Bassons


PourRaphaël Géminiani (Grand fusil amphétaminé)
"Des milliards de chiffre d'affaires sont réalisés avec les amphétamines. Il est inadmissible que l'on dise que ce sont 80 coureurs qui les consomment. Quant un coureur passe 25 jours sur un vélo et sous la pluie, il est tout de même normal qu'il se soigne."
Le Méridional 12/06/1962, rapporté dans Sport & Vie n° 52, janvier/février 1999


Contre Pascal Lance (Même pas biologiste)
"Désormais, dans les équipes, on offre quasiment un meilleur salaire aux biologistes qu'aux coureurs (...). J'ai participé à cinq tours de France. Je n'en ai fini que trois mais je les ai tous faits à l'eau. Pour le mec qui finit dans les dix premiers, ce n'est pas possible."
Sport et Vie - Mai-juin 1998


Pour Gérard Moneyron (Ni dieu ni maître)
"Pourquoi nous, coureurs cyclistes, avons-nous des comptes à rendre ? (...) Je pense que le gars qui prend une petite dose ne met pas sa santé en danger. Car on élimine vite sur un vélo."
Cité dans Les Dossiers de France Inter de Christian Bindner (Editions Presses de la Cité 1977)


Contre Alex Stieda (Pas très tendance)
Il «serait absurde de penser qu'il n'y a pas de dopage au sein des équipes américaines». «Dans ma carrière, on est venu me proposer certaines drogues, mais j'ai toujours refusé». «Les équipes US étaient obligées de suivre la tendance».
Sport24.com-Yahoo - 03/01/2001


Pour Francesco Moser (Recordman de leurres)
"Le dopage libre dans le sport professionel ? Ce serait peut-être mieux. Il faudrait trouver un moyen de mettre tous les sportifs sur le même plan. Si l'on ne réussit pas à garantir un principe d'équité entre tous les sports, alors la solution pourrait être la suivante : libéralisons le dopage."
www.cyclismag.com - 31/08/2006


Contre Baron Pierre de Coubertin (Qu'ont-ils fait de mes JO ?)
" Une performance est truquée quand elle est le fruit d'un entraînement devenu l'alpha et l'omega d'une existence, et quand on dope l'athlète comme un cheval. "
Cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances


PourDr Daniel Blanc (Richard Protector)
"A mon avis (...), on protégerait plus un sportif en lui donnant un petit peu d'EPO qui lui permettrait d'avoir un taux d'hémoglobine normal, ce qui lui éviterait de s'épuiser, d'être malade, de faire des infections à répétition."
France 2 - 23/07/1998


Contre Bruno Roussel (Sait de quoi il parle)
" Il est plus que temps d'enlever la responsabilité de la lutte antidopage aux fédérations qui doivent avoir un rôle de prévention. Les pouvoirs publics doivent prendre en charge la chasse aux tricheurs. La réponse au dopage sera politique ou ne sera pas. "
Yahoo - 26/01/2001 - En savoir plus : Portrait de Bruno Roussel


PourJean-René Bernaudeau (Libéral)
"Je considère les contrôles dans les critériums comme une atteinte à la liberté du travail."
L'Equipe - 17/08/1982


Contre Jacques Chirac (Les pommes ne dopent pas)
" Le dopage n'est pas une dérive du sport, c'est l'anti-sport "
Yahoo - 08/12/2002


PourErik Rijckaert (Médecin responsable)
"Dans certains cas, je plaide pour l'EPO qui, lorsqu'elle est utilisée de manière responsable, n'est pas nocive."
Lors de l'instruction de l'affaire Festina (Le procès du Tour - Fabrice Lhomme - Editions Denoël - 2000)


Contre Louison Bobet (Elégant)
" Je suis à la base de la loi anti-doping (...). Non ! Nous n'étions pas des oies blanches. Mais les limites sont largement dépassées. (...) Bien sûr la loi anti-doping fait grincer des dents. (...) Mais le rouge est mis c'est un premier résultat. "
Miroir du Cyclisme - Octobre 1967


Pour Guy Sibille (Pas une machine)
"Qu'est-ce que c'est que ce contrôle ? Nous n'en voulons plus. Il n'y a jamais eu autant de dopés depuis que c'est interdit. (...) Je fais 40000km dans l'année et je ne suis pas une machine, il faut que je me soigne quand je suis fatigué."
L'Equipe - 16/10/1976


Contre Pierre Dumas (Précurseur)
" Si l'on traite systématiquement un sportif en pleine compétition, c'est qu'il faut admettre que cette compétition le rend malade. Dans ce cas, il n'est pas capable de faire cet effort. Il doit s'en abstenir. Je me refuse à soigner à l'avance un sujet que la compétition rendra malade dans les heures suivantes. "
Roger Bastide - Doping - Les Surhommes du vélo, p. 119


Pour Robert Chapatte (Père sévère)
"Pour vous dire le fond de ma pensée, le dopage me parait indispensable, mais il doit être accompagné d'un sévère contrôle médical."
VSD, 02/07/1987, cité dans le Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 968


ContrePierre Le Mellec (Ancien coureur et... père prudent)
"Etant donné la situation, je n'encouragerais pas mon fils à passer professionnel. Les zones d'ombre sont trop importantes. Je m'interroge sur l'avenir du cyclisme. "
Paroles de peloton


Pour Dr Daniel Blanc (Blanc comme neige oxygénée)
"Très honnêtement, j'ai eu à administrer de l'érythropoïétine. Mais il n'y a pas de scandale ! Ce n'est pas parce qu'il y a injection d'un produit qu'il y a forcément dopage. C'est toute la différence entre, d'une part, le rééquilibrage hormonal qui permet, sous la responsabilité d'un médecin, à un athlète de pallier les carences dues à la fatigue et au stress et, d'autre part, le dopage sauvage de soigneurs ignorants consistant à pousser les niveaux d'un coureur au-delà du raisonnable."
Le Point, 18/07/1998, cité dans le Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 968
Le Dr Daniel Blanc est un médecin du sport qui traitait, notamment, Richard Virenque et Laurent Dufaux.


ContreMichel Scob (Lucide et visionnaire)
"Je crois sincèrement, que malheureusement, le cyclisme est le sport le plus empoisonné [par le dopage]. "
Propos tenus en 1967 par le secrétaire général de l'UNCP (Union Nationale des Cyclistes Professionnels) et rapportés sur le site Internet Mémoire du Cyclisme


PourFélix Lévitan (Organisateur sans scrupules)
"Celui qui ne se dope pas est un pauvre type voué par avance à la défaite."
Miroir des Sports, 20/04/1965, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans La grande imposture, page 164


ContreRoland Barthes (Ecrivain mystique)
"Doper le coureur est aussi criminel, aussi sacrilège que de vouloir imiter Dieu ; c'est voler à Dieu le privilège de l'étincelle."
Le Tour de France comme épopée, Mythologies, Le Seuil, 1957 (cité par Patrick Keil dans Du barreau aux barreaux)


PourFloyd Landis (Innocent finalement coupable)
"Il faut légaliser le dopage. Les testeurs sont tellement loin (des tricheurs, en matière de recherche, ndlr) qu'ils n'ont plus aucune chance de changer quoi ce que ce soit. Il faut l'accepter, le dopage ne disparait pas, et cela ne va pas s'améliorer."
Cyclingnews, 19/01/2011, cité par sport.fr


ContreRomain Sicard (Coureur de l'aube)
"A chaque tricheur qui tombe c'est un nouveau jour. Un nouveau pas vers un cyclisme plus propre."
www.cyclismag.com - 05/01/2010


ContreStephen Roche (Ancien coureur radicalisé)
"Les coureurs soupçonnés de dopage doivent être suspendus. Les coureurs convaincus doivent être radiés. Le temps est venu d’être méchant."
www.sdvmag.com - 14/12/2009


ContreDamiano Cunego (Coureur intolérant)
"Donner une seconde chance pouvait être juste il y a quelques années. Aujourd'hui nous aurions besoin de tracer une ligne claire et être moins tolérant. Qui faute est exclu. C'est seulement ainsi que l'on pourra faire le ménage dans ce sport, sinon il y en aura toujours qui tomberont."
www.cyclismag.com - 06/10/2010


ContreJonathan Boyer (Coureur américain dépité)
"Je vois des types foncer comme des bolides durant trois semaines pour s'effondrer ensuite. Ils ont le visage bouffi et les yeux en amandes. Si je ne "prends" rien, je serai toujours le "dindon" de la farce, et si je plonge, je risque ma santé ; je préfère renoncer définitivement à mon rêve de gosse et regagner la Californie."
Paris Match, n°1539, 26/11/1978, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage


ContreFrédéric Moncassin (Coureur comptable)
"Légaliser le dopage, moi je suis contre à 150%. C’est inadmissible de nos jours. On sait bien que dans certains sports comme le foot, il n’y a pas eu de contrôles sanguins en Coupe du monde. Le vélo s’est battu, a souffert de ce fléau. Il fait tout pour lutter contre. Il faudrait légaliser le dopage pour être tranquille? Je trouve ça inadmissible."
20minutes.fr, 20/11/2011


ContreHenri Duterne (Député moral)
"Le sport a été créé pour lutter contre la déchéance physique des individus. C'est une école de droiture, de courage et de persévérance. Si, pour une victoire, on s'abaisse à truquer, si, au lieu de s'entraîner sérieusement, l'athlète spécule sur les effets immoraux du doping, le sport ne présente plus aucun intérêt."
Discussion du projet de loi tendant à la répression de l'usage des stimulants à l'occasion des compétitions sportives, 15/12/1964


ContreSandy Casar (Sans espoir)
"Le dopage a ceci de terrible qu’on ne sait pas qui était vraiment bon, qui ne l’était pas."
ouest-france.fr, 29/11/2012