Lexique du dopage



A

ACTH

Sigle anglais signifiant Adreno-Cortico-Trophic-Hormone et désignant l'hormone corticotrope qui stimule la sécrétion d'hormones glucocorticoïdes et anabolisantes par la glande surrénale. L'ACTH est plus connue sous le nom de synacthène. Elle est d'autant plus efficace qu'elle est associée à la prise de corticoïdes et de stéroïdes anabolisants.

Comme pour les corticoïdes, le risque majeur est l'arrêt du fonctionnement naturel de cette glande.

L'interdiction totale de l'ACTH a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage. Toutefois, aucun cycliste n'a été contrôlé positif à ce produit ce qui laisse supposer qu'il est indétectable. En juillet 2009, un test de détection fiable est enfin annoncé.

Actedron

L'actedron est une amphétamine.

Dans 50 ans de tours pendables, Willy Voet rapporte cette conversation avec Briek Schotte, l'ancien double champion du monde belge :
"- D'accord Briek, les Français sont des chochotes, mais dis donc, à ton époque, tu ne te gênait pas, hein ?
- Comment ça ?
- La bonne vieille amphèt, tu te rappelles ?
- Ah oui ! l'Actedron...
- C'est ça, oui, l'Actedron. T'en prenais combien de cachets en moyenne ?
- Oh ! quatre ou cinq, pas plus.
- Mais tu sais ce que ça représente, cinq comprimés d'Actedron ? Vingt-cinq milligrammes d'amphétamines !
- Pfff... C'était rien ça. "

Actovegin

En 2000, quand il commence à faire parler de lui, ce médicament à base de sérum de veau déprotéiné ne fait pas partie explicitement de la liste des produits interdits bien qu'il contienne des dérivés de sang de veau. Dans un communiqué publié le 11/12/2000, la commission médicale du CIO précise que la substance est interdite sous la catégorie du dopage sanguin.

Il est indiqué pour les insuffisances artérielles. Il agirait plus particulièrement sur la circulation sanguine dans le cerveau (selon WPS), en raison de ses propriétés anti-coagulantes. Il permettrait également d'abaisser l'hématocrite.

Ce médicament aurait été utilisé par l'équipe US Postal de Lance Armstrong pendant le Tour de France 2000. On en retrouva aussi des traces dans un sac poubelle découvert au départ d'une étape du Giro 2004. Suite à cette affaire, ce produit est véritablement devenu à la mode dans les pelotons, comme le rapporte Philippe Gaumont dans son livre "Prisonnier du dopage". En 2002, on le retrouve dans la "trousse à pharmacie" retrouvée dans la voiture de d'Edita Rumsas. En 2006, on le retrouve encore dans l'incroyable pharmacie du Docteur Fuentes, découverte dans le cadre de l'opération Puerto. En 2009, un contrôle douanier permet d'établir l'usage d'Actovegin par des coureurs ukrainiens lors du Tour de l'Avenir.

ADAMS

Voir Localisation.

ADN

L'ADN est une molécule que l'on retrouve dans tous les organismes vivants. L'ADN de chaque individu est unique ce qui permet son identification avec un risque d'erreur proche de zéro.

L'utilisation de tests ADN a été réclamée pour identifier les coureurs impliqués dans l'affaire Puerto. En 2006, les équipes du Pro Tour avaient annoncé unilatéralement qu'elle rendraient ce test obligatoire pour tous leurs coureurs dès 2007. En janvier 2007, Jan Ullrich accepte de s'y soumettre, ce qui permettra d'identifier son sang parmi les poches retrouvées chez le docteur Fuentes. En avril 2007, l'UCI obtient l'accord des équipes du Pro Tour pour créer un passeport biologique des coureurs à partir de leur ADN. Aucune sanction ne serait toutefois prévue pour les coureurs qui ne s'y soumettraient pas. Alejandro Valverde et Paolo Bettini, notamment, ont fait savoir qu'ils ne donneraient pas leur ADN.

Adrénaline

L'adrénaline est une hormone. Son nom anglo-saxon est l'épinéphrine. Sa libération met l'organisme en état de préparation à l'action. Elle active les grands systèmes fonctionnels (respiration, circulation), joue sur les émotions et la pensée, elle renforce l'organisme pour d'éventuelles actions à venir.

L'adrénaline fait partie de la classe des stimulants et fut à ce titre interdite dès les premières lois antidopage. Depuis 2002, les préparations à usage local sont autorisée. L'adrénaline ne figure pas explicitement dans la liste des produits interdits par l'AMA.

Agonistes bêta-2

Les agonistes bêta-2, appelés aussi bêta-2 stimulants, sont utilisés en thérapeutique pour leur effet bronchodilatateur et myorelaxant utérin. Les principales indications sont le traitement préventif et curatif de l'asthme et le traitement du risque d'accouchement prématuré.

Parmi les agonistes bêta-2 les plus répandus, on trouve le Salbutamol, le Terbutaline, Pirbutérol.

Pour en savoir plus : consulter le site pharmacorama.

AICAR

L'AICAR, aussi connu sous le nom d'acadésine, est un cardioprotecteur favorisant la libération d'adénosine. Il est présent naturellement dans l'organisme. Il n'est pas encore commercialisé, bien qu'il soit connu depuis 1956. En 2008, des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies ont découvert qu'il pouvait avoir un effet sur l'amélioration de l'endurance en agissant sur les tissus musculaires et en brûlant les graisses. Associé au GW 1516, son effet serait renforcé.

L'AICAR a été ajouté en 2009 sur la listes des produits interdits par l'AMA. En 2011, il est toujours indétectable mais les laboratoires antidopage seraient entrain de finaliser une méthode de détection. En mars 2012, il aurait fait partie des produits saisis sur le docteur Beltran.

En juin 2012, le Dr Neal Robinson, responsable de l'APMU, annonce que le test de dépistage de l'Aicar est déjà opérationnel. En janvier 2013, le Pr Mario Thevis, Directeur du laboratoire antidopage de Cologne n'évoque pourtant une mise au point du test que pour l'été 2013.

En savoir plus :
Dossier sur l'Aicar
Enquête sur l’Aicar, un produit dopant jamais testé sur l’homme (vidéo)

Albumine

L'albumine serait utilisée pour faire baisser l'hématocrite par dilution du sang, ainsi qu'en témoigne Simeoni un des coureurs suivis par le Docteur Ferrari.

Lire le témoignage de Filippo Simeoni

Alcool

Pendant un temps, l'alcool a fait partie de la liste des produis interdits. Aujourd'hui, il n'est plus interdit que dans quelques sports avec un seuil de tolérance : aéronautique (0,20 g/l), automobile (0,10 g/l), boules (0,10 g/l), karaté (0,10 g/l), motocyclisme (0,10 g/l), motonautique (0,30 g/l), pentathlon moderne (0,10 g/l) pour les épreuves comprenant du tir, tir à l'arc (0,10 g/l).

L'alcool aurait joué un rôle dans le mort de Tom Simpson. Il fit pendant longtemps partie de la panoplie de substances utilisées par les cyclistes : Franck Kramer (1905), Lucien Mottiat (Paris-Brest-Paris 1921), Jean Noret (Bordeaux-Paris 1934), Louis Caput (1943), Louison Bobet (1948), Jacques Anquetil (Tour de France 1964), Rudy Altig (1966), etc. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 27 et suivantes)

Aminophylline

Bronchodilatateur utilisé dans le traitement de l'asthme.

En savoir plus :
Le site Biam

Amphétamines

Produits de synthèse de structure chimique, les amphétamines agissent sur le système nerveux central. Elles ont de puissantes propriétés psychostimulantes antidépressives. Les sportifs les utilisent afin de diminuer la sensation de fatigue, ce qui les conduit à dépasser leurs limites. En masquant le signal d'alarme qu'est la fatigue, elles peuvent lors d'efforts physiques importants provoquer des troubles cardiaques et parfois la mort. Les amphétamines entraînent une excitation nerveuse, suivie d'une importante fatigue et d'un épuisement nerveux. La prise régulière d'amphétamines conduit à la toxicomanie.

Les amphétamines sont apparues dans les années 30. Elles se sont fait connaître pendant la seconde guerre mondiale. Les pilotes de la Royal Air Force les utilisaient abondamment pour leurs missions de nuit au-dessus de l'Allemagne nazie. Cet usage ce perpétuerait encore aujourd'hui puisque les pilotes américains y aurait aussi eu recours lors de la première guerre du Golfe en 1991 .

Les amphétamines sont très facilement détectables au contrôle anti-dopage. En consommer relève donc de la stupidité ou d'un très fort sentiment d'impunité. Contrairement à ce que beaucoup prétendent, les amphétamines n'ont jamais disparu des pelotons. En 2004, le coureur professionnel Jean-Michel Tessier se faisait encore prendre...

Les amphétamines entrent dans la composition du pot belge. Elles ont fait plusieurs morts dans les pelotons, le plus célèbre étant Tom Simpson. Le tout premier serait un coureur italien, Alfredo Falsini, mort d'un excès d'amphétamines en 1949.

Sylvie Voet, dans De la poudre aux yeux rapporte que les coureurs avaient pris l'habitude de donner des surnoms aux noms commerciaux de l'amphétamine : "le Meratran devint la "Mémé", le Tonedron, le "Pépé" ou "Tonton", la Ritaline, le cousin "Riri" à qui l'on adjoignit la "Petite Lili" pour qualifier le Lidepran. Sans oublier, par la suite, de nouveaux membres tels que "Tintin" pour le Pervitin." Plus classiquement, on parle aussi d'"amphèt".

Aussi surprenant que celà puisse paraître, les amphétamines sont, selon le code mondial antidopage de 2004, interdites uniquement en compétition, et donc autorisées à l'entraînement !

Anabolisant

Se dit de tout produit favorisant l'anabolisme qui est la construction ou la reconstruction de tissus vivants à partir de substances normalement fournies par l'alimentation.

Dans le cadre du dopage, se terme s'applique le plus souvent aux stéroïdes anabolisants qui sont des dérivés de l'hormone mâle. La prise de masse musculaire, l'augmentation de la confiance en soi et la stimulation de la libido motivent principalement la prise des stéroïdes anabolisants.

La liste des dangers est impressionnante : cancer du foie, hépatite, hémorragies digestives, infarctus, diabète, apnées du sommeil, ruptures tendineuses, pertubation du désir sexuel, stérilité. Pour les femmes, on doit ajouter acné, voix grave, calvitie, hypertrophie de la pomme d'adam et du clitoris, hirsutisme, etc. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 82) Ceci n'empêcher pas certains dirigeants du cyclisme de s'interroger sur leur légalisation. Ainsi, Hein Verbruggen, alors Président de la Fédération Internationale du Cyclisme Professionnel, déclarait en 1988 : "Dans un Tour de France difficile on voit des coureurs descendre de 2kg en dessous de leur poids de forme et là encore l'emploi d'anabolisants pourrait être justifié." (Source L'Equipe 29/07/1988)

L'image du sportif dopé aux stéroïdes anabolisants est souvent celle d'un sportif aux muscles hypertrophiés. Or si on limite l'apport en protéines et en graisses, il n'y a pas de prise de masse musculaire spectaculaire. Ceci explique que le cyclisme ne soit pas épargné. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 97)

Les premiers contrôles antidopage aux anabolisants ont été annoncés pour les Jeux du Commonwealth 1974. En cyclisme, ils furent recherchés pour la première fois lors des Championnats du Monde 1978. Jean-Luc Vandenbroucke se fit pincer à cette occasion.

L'interdiction totale de l'usage des stéroïdes anabolisants a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage.

En 2013, les laboratoires de Cologne et Moscou mettent au point une nouvelle méthode de détection qui permet d'accroître le nombre de cas positifs détectés.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier dopage.

Andarine

Médicament aux propriétés anabolisantes indiqué notamment pour combattre l'ostéoporose. L'andarine est aussi connue sous les noms de GTx-007 et de S-4.

Andriol

Stéroïde anabolisant. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998. Le Dr Ferrari en préparait pour l'équipe US Postal. Lance Armstrong se faisait régulièrement des bains de bouche avec l'oil lors du Tour de France 1999.

Androstènedione

L'androstènedione (aussi appelée 4-androstènedione et 17-cétoestostérone) est une hormone stéroïdienne produite par les glandes surrénales et les gonades. Elle est aussi connue sous le nom de Androstendion, son nom allemand.

Elle favoriserait la prise de muscles et ralentirait le vieillissement. Parmi ses effets secondaires, on peut citer une augmentation des risques d'infarctus, des troubles de la fertilité, des chutes de cheveux ou encore de l'acné. Elle figure sur la liste des produits dopants de l'Agence mondiale anti-dopage.

Trois tonnes de ce produit importées frauduleusement d'Allemagne ont été saisies en Suisse en mars 2014.

Androstenin

Stéroïde anabolisant, précurseur de la testostérone. Selon Le Monde du 5/4/2005, la brigade des stupéfiants a retrouvé ce type de produit sous forme de méthandiénone dans les analyses capillaires de Philippe Gaumont et d'Androtardyl au domicile de Robert Sassone, dans le cadre de l'affaire Cofidis.

Antalgique

Se dit d'un médicament ayant pour effet la diminution de la douleur. De tels médicaments sont évidemment prisés des sportifs dopés puisqu'ils permettent de mieux supporter l'effort.

Antiradar

Désigne dans le jargon cycliste un produit masquant.

APMU

L'APMU (Athlete Passport Management Unit) dépend du laboratoire antidopage de Lausanne. Elle agit en prestataire de service pour certaines fédérations internationales, dont l'UCI, et agences nationales antidopage, leur facturant ses services. Le Dr Neal Robinson en est le responsable. Elle a été créée au début de l'année 2012 pour assurer la gestion du passeport biologique, indépendamment de l'UCI.

Aranesp

Voir Nesp.

Argon

L'argon est interdit par l'AMA depuis la fin août 2014. Il est placé sous la rubrique des agents stimulants comme l'érythropoïétine ou les facteurs induits par l'hypoxie qui agissent sur l'oxygénation du sang.

Aspirine

l'acide acétylsalicyclique, de son nom scientifique, a été découverte en 1897.

L'aspirine n'a jamais été interdite. Ainsi, elle n'est pas considérée comme une substance dopante par le code mondial antidopage de 2004. Toutefois, elle est interdite par l'UCI, le CIO et le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour les cheveux depuis 2003.

L'aspirine a souvent été associée à la prise d'EPO dans la mesure où elle permet de fluidifier le sang épaissi par l'EPO. La combinaison de ces deux substances fait courir un risque d'hémorragie en cas de chute.

(Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 138 et suivantes)

Arsenic

Oligoélément présent naturellement dans l'organisme. 70 mg d'arsenic minéral constituent une dose mortelle pour l'Homme.

Il a été consommé par les sportifs à des fins de dopage jusque dans les années 1970. On cite ainsi fréquemment André Leducq, Jean-Claude Petitpret ou Jean-Claude Blocher. Tous lui attribuaient des effets positifs sur la récupération, le souffle, la force physique. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 131)

L'arsenic n'est pas considéré comme une substance dopante par le code mondial antidopage de 2004.

Asthme

L'asthme est une maladie inflammatoire des bronches. Elle entraîne un gonflement des bronches, une contraction des muscles lisses bronchiques (spasme) et une hypersécrétion de mucus. Il en découle une augmentation des résistances des voies aériennes (et donc une augmentation du travail respiratoire. L'asthme d'effort touche 50 à 80 % des asthmatiques, en particulier les enfants. Elle est rarement la seule manifestation de l'asthme. Les sports demandant un effort prolongés ne sont pas recommandés aux personnes qui y sont sujettes. Le cyclisme n'est donc pas recommandé.

L'asthme ou l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe. Alors que la proportion d'asthmatiques dans la population mondiale n'est que de 2,7%, une part beaucoup plus importante de cyclistes bénéficient d'AUT pour cette affection.

L'asthme semble être une "maladie honteuse". Il faut, le plus souvent, un contrôle positif au Salbutamol pour qu'un coureur fasse la révélation de sa maladie. Tout se passe comme si les asthmatiques avaient une propension à se diriger vers ce sport qui ne leur est pas recommandé !

En réalité, l'asthme sert souvent d'alibi à la prise de Salbutamol et de corticoïdes. Le 10 février 2007, Armand Mégret, médecin de la FFC, déclarait au journal Le Monde : "aucune étude contrôlée ne justifie leur prescription".

Quelques asthmatiques célèbres :

En savoir plus :
Hold-up des asthmatiques sur le Tour de France
Les broncho-dilatateurs
medisite.fr

AUT (Autorisation d'usage à des fins thérapeutiques)

Les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) ont été introduites dans le Code mondial antidopage par l'AMA en 2005. Elles concernent aussi bien les professionnels que les amateurs. La déclaration simplifiée d'AUT est délivrée par un médecin et fait la liste des médicaments que le "patient" doit prendre dans le cadre de son traitement. En cas de contrôle positif, il revient désormais aux autorités contrôleuses de faire la preuve d'un détournement d'un traitement médical.

Ce dispositif est très controversé. Le CPLD lui-même considère qu'il s'agit d'une "autorisation à prendre des produits interdits". En septembre 2006, son Président, Pierre Bordry, révélait au journal Le Monde que 13 coureurs avaient été contrôlés positifs lors du Tour de France 2006. Douze d'entre eux disposaient d'une AUT et échappèrent donc à toute sanction. Sur l'ensemble des coureurs contrôlés, 60% disposaient de cet AUT.

En savoir plus :
Performances sur ordonnance

Auto-transfusion

Voir Transfusion sanguine.



B

Bécotide

Médicament à base de asthme. Délivré en France seulement sur ordonnance, il diminue l'inflammation de la muqueuse bronchique. C'est ce médicament qui aurait entraîné le contrôle positif de Jimmy Casper lors du Tour de France 2008.

Bêta-bloquants

Substances interdites de classe E

Ce sont des molécules diverses qui bloquent les récepteurs à la noradrénaline et permettent ainsi d'abaisser le rythme cardiaque. Ils sont normalement prescrits pour combattre l'hypertension artérielle, les migraines ou encore les tremblements.

En matière de dopage, c'est leur effet relaxant qui est recherché. On les retrouve évidemment dans les sports d'adresse que sont le tir à l'arc, le billard ou saut à skis. Mal employés, il peuvent entraîner céphalées, crampes, asthénie, hypoglicémie et troubles digestifs.

La réglementation antidopage a longtemps évolué pour ce type de produits. il fut par exemple interdit par la FFC en 1969 et 1970. Depuis 2004, le Code mondial antidopage admet son utilisation dans certains sports (cyclisme, par exemple) mais l'interdit dans d'autres.

Bilharziose

La bilharziose (ou schistosomiase) est une maladie provoquée par un ver parasite présent dans certaines eaux douces, essentiellement dans les zones tropicales et subtropicales. L’infection humaine se produit lors d’un contact de la peau avec des eaux douces infestées, au cours d’activités agricoles, domestiques ou de loisir. La bilharziose, maladie parasitaire la plus répandue après le paludisme, tuerait chaque année près de 300 000 personnes dans le monde. Il existe toutefois un traitement efficace et bien toléré. (Source www.sante.gouv.fr)

Cette maladie a affecté Chris Froome avant que celui-ci ne se déclare guéri en décembre 2013.

Bidon parachute

Sylvie Voet, dans son livre De la poudre aux yeux, rapporte que les amphétamines étaient parfois injectées dans des suppositoires conservés dans des bouteilles isothermes. A une centaine de kilomètres de l'arrivée, le suppositoire était scotché à un bidon tendu au coureur. Celui-ci n'avait plus qu'à se l'injecter et à terminer sa course comme une mobylette. Ce bidon, lesté de suppositoire, était appelé bidon-parachute.

Bloqué

Se dit d'un coureur subissant une contre-performance en raison d'un mauvais dosage de corticoïdes. Dans un article publié le 24 juillet 2006 dans Libération, Antoine Vayer avance que Floyd Landis et Alex Zülle en auraient été victimes, respectivement dans le Tour de France 2006 et dans le Tour d'Italie 1998.

Un soigneur auteur de ce mauvais dosage de produits dopants est appelé "bloqueur". Marcel Tinazzi affubla Willy Voet de ce surnom après qu'il eut administré du Synacthène retard à Sean Kelly lors du Tour de France 1983. Celui-ci fut incapable de suivre le rythme lors de l'étape Pau-Bagnères de Luchon et dut abandonner son maillot jaune.

Boldénone

La boldérone est un stéroïde anabolisant à usage vétérinaire, principalement utilisé pour les chevaux. Aux Etats-Unis, il n'est disponible que dans les cliniques vétérinaires. Chez l'humain, la boldénone peut être fabriquée de façon endogène, à des niveaux très bas qui ne se retrouvent dans les urines qu'à quelques nanogrammes par millilitre.

Bromantan

Le Bromantan, d'origine russe, était utilisé par les athlètes des pays de l'Est. Il a des propriétés masquantes et stimulantes. Selon le code mondial antidopage de 2004, il est interdit uniquement en compétition.

Budésonide

Médicament à base de corticoïdes utilisé pour le traitement de fond de l'asthme. Délivré en France seulement sur ordonnance, il diminue l'inflammation de la muqueuse bronchique. Fabriqué par les laboratoires Astrazeneca, il est commercialisé sous le nom de Pulmicort.



C

Caféine

Substance de classe A (stimulants) interdite jusqu'en 2004.

Stimulant du système nerveux de consommation courante, la caféine permet de retarder l'arrivée de la fatigue et d'accroître la vigilance.

Jusqu'en 2004, son usage est, bien sûr, accepté et un sportif n'est déclaré positif qu'au-delà de 12 microgrammes par millilitre. Sa dose mortelle chez l'homme est de l'ordre de 5 à 10 grammes. Elle est très facilement détectable aux contrôles. Les doses retrouvées chez les sportifs positifs atteignent couramment des valeurs équivalentes à la consommation de 150 tasses de cafés. On est donc très loin, contrairement aux protestations des "victimes", d'un usage normal.

Elle est souvent absorbée sous forme de gélules pendant la course. Elle entre aussi dans la composition du pot belge.

Depuis 2005, l'AMA a retiré la caféine de la liste des produits interdits pour le classer dans la catégorie des produits sous surveillance. Ceci signifie qu'elle est toujours recherchée dans les contrôles et qu'en cas de recrudescence de taux anormalement élevés, elle pourra à nouveau être interdite.

Caisson hypoxie

Caisson dans lequel l'oxygène est artificiellement raréfié pour reproduire les conditions athmosphériques de l'altitude. Au niveau de la mer, l'air contient environ 21% d'oxygène. Dans un tel caisson, le taux d'oxygène peut être abaissé jusque 10% environ.

De nombreux coureurs ont admis avoir utilisé ces caissons. C'est notamment le cas de Lance Armstrong (même si, Mike Anderson, son ancien assistant personnel, affirme dans L.A. Officiel qu'il ne l'a jamais utilisé). L'effet recherché est l'augmentation de l'hématocrite. Le manque d'oxygène conduit en effet l'organisme a fabriquer plus de globules rouges, vecteurs de l'oxygène dans le sang.

Christophe Bassons lui-même a reconnu l'avoir essayé, sans d'ailleurs relever d'effets spectaculaires. Il faudrait en effet des séjours prolongés pour que l'élévation du taux de globules rouges soit vraiment significatif. Tout comme la créatine sert de cache-sexe à la prise d'hormones de croissance, il se pourrait donc que les caissons hypoxie servent à cacher la prise d'EPO et autres substances conduisant à relever l'hématocrite...

En 2004, Johan Bruyneel et Lance Armstrong envisagèrent de mettre au point un autobus hypoxie pour les déplacements de coureurs. Le projet n'aboutit pas.

En 2005, les caissons hypoxie ne sont pas interdits par l'AMA. En revanche, ils sont interdit en Italie ce qui a provoqué une polémique lors du Tour d'Italie 2005.

Lire aussi la FAQ

Califon

Nom courant de la phenmétrazine. Commercialisé en France entre 1958 et 1985, le califon était proche des amphétamines et était utilisé comme coupe faim.

Camphre

Substance issue du bois de camphrier du Japon ou produite synthétiquement à partir d'essence de thérébenthine. Ses effets sont proche de caféine mais de moindre durée et sans provoquer d'insomnie.

Depuis 1969, le camphre ne fait plus partie des substances interdites.

Cannabis

Substance soumise à restrictions de classe B (Cannabinoïdes)

Produit de consommation assez courante, drogue dite douce, le cannabis relève bel et bien des substances dopantes. Son principe actif est le delta-9 tétrahydrocannabinol (THC).

Les effets recherchés sont l'amélioration du sommeil à la veille de compétitions importante et, plus généralement, son effet anti-stress.

L'usage du cannabis en tant que produit dopant est interdit en compétition seulement. Il faut dépasser 15 nanogrammes par millilitre d'urine pour être sanctionné.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique Cannabis du dossier dopage.

Captagon

Le captagon est une amphétamine.

Carphédon

Substance interdite de de la catégorie des stimulants.

Produit assez peu répandu, développé en Union Soviétique, censé traiter l'amnésie. Il aurait des vertus dopantes en améliorant la résistance au froid et l'endurance.

Danilo Hondo a été le premier cycliste contrôlé positif avec ce produit. C'était en 2005 au Tour de Murcie. (Pour en savoir plus, cliquez ici).

Cathine

Substance interdite de classe A (stimulants), également connue sous le nom de norpseudoéphédrine.

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Célestène

Le célestène est un corticoïde.

Cémalyt

Pommade contenant de la triamcinolone acétonide. Lance Armstrong prétendit l'avoir utilisée pour expliquer son contrôle positif lors du Tour de France 1999.

Centrifugeuse

Désigne dans le jargon du peloton l'appareil qui permet de mesurer l'hématocrite du sang. La centrifugeuse fait partie de l'attirail des consommateurs d'EPO. On en trouvera dans les camions de Festina et de la Français des Jeux, notamment.

Céphyl

Médicament interdit, le Céphyl est un antalgique contenant notamment de la caféine. Outre son effet antidouleur, il agit comme un fluidifiant du sang.

Dans son livre, Ma Vérité, Richard Virenque admit l'avoir utilisé, tout en minimisant son champ d'action.

CERA

Acronyme de "Continuous erythropoietin receptor activator", la CERA, développée par les laboratoires Roche, est une molécule d'EPO additionnée d'une grosse molécule de polyéthylène glycol (PEG). Elle est dite EPO de synthèse de troisième génération. Elle stimule les récepteurs de l'EPO. Sa demi-vie est beaucoup plus longue, ce qui permet d'espacer les injections. Ses caractéristiques pharmacologiques et pharmacocinétiques ont une action plus continue sur les récepteurs de l'EPO. Elle a la réputation de ne pas passer dans les urines mais un effort physique prolongé permettrait malgré tout son passage. Commercialisée depuis 2007 sous le nom de Mircera, elle est disponible en Allemagne et en Autriche, mais pas en France.

Elle aurait été utilisée dans les pelotons dès 2004, alors qu'elle n'était encore qu'en phase d'essais cliniques. Selon L'Equipe du 18/07/2008, un contrôle antidopage aurait révélé la présence de CERA dans les urines d'un coureur du Tour d'Italie 2008. Finalement, sur le Tour de France 2008, Riccardo Ricco est contrôlé positif à cette nouvelle molécule.Le laboratoire Roche, en collaboration avec l'AMA, aurait placé une molécule "espion" dans la CERA (lire ici). Quelques jours plus tard, c'est Emanuele Sella qui "tombe" à son tour.

Après analyse rétroactive des échantillons prélevés lors des jeux Olympiques de Pékin, de nouveaux cas sont détectés. Pour le cyclisme, Davide Rebellin et Stefan Schumacher, encore lui, sont pris dans les mailles du filet.

En savoir plus :
Projet CERA du Laboratoire Suisse d'Analyse du Dopage
Revue de presse du Tour de France 2008
Revue de presse des Jeux Olympiques de Pékin

Chaperon

Un chaperon est une personne mandatée pour suivre un coureur désigné pour subir un contrôle anti-dopage depuis l'arrivée d'une course jusqu'au moment du contrôle. Il ne doit pas perdre de vue le coureur, de façon à éviter toute tentative de fraude.

Chargé

Se dit d'un coureur dopé.

CIRC

Commission Indépendante de Réforme du Cyclisme, a été créée par l'UCI en janvier 2014 pour "enquêter sur la culture du dopage dans (son) sport et sur les accusations portées contre l'UCI dans le passé".

Pour en savoir plus sur la CIRC, lire notre revue de presse.

Chaudière

Dans le jargon du peloton, une chaudière désigne un coureur dopé.

Les courses pendant lesquelles on ne risquait aucune contrôle étaient appelées, dans les années 80, Grand Prix des Chaudières. Il s'agissait, entre autres, de Mauléon-Moulin, du Grand Prix de Plouay, du Grand Prix de Cannes ou encore du Grand Prix de Plumelec.

Dans 50 ans de tours pendables, Willy Voet rapporte cette conversation avec Fred de Bruyne, l'ancien coureur belge :
"-Et alors, Fred, t'en prenais combien par course, toi ?
- Oh ! ça, mon gars, je n'en sais rien.
- Comment ça, t'en sais rien ?
- Non, franchement, non.
- Ben, tu sais quand même...
- Tu sais (...), c'est simple : à mon époque, on flanquait tout dans une petite boîte d'allumettes qu'on glissait dans la poche arrière du maillot. Alors, quand c'était le moment de remettre du charbon dans la chaudière, je prenais la petite boîte, je l'ouvrais en poussant avec ma langue que j'enfournias dedans, et tout ce qui collait dessus, je l'avalais ! Alors, comment veux-tu que je sache combien y en a qui tombait dans le gosier ?"

Clenbuterol

Interdit à la vente en France, cette hormone de croissance était largement utilisée par l'équipe Festina. (Christophe Bassons - Positif)

En France, le Clenbuterol est utilisé exclusivement en médecine vétérinaire sous le nom de Ventipulmin (R), notamment pour l'asthme du cheval. Selon le Dr Marie Claude Galland (AMLD Marseille Provence Alpes - Performances & Santé n°2, Nov-Déc 2002), il est responsable à hautes doses de tachycardie (jusqu'à 200/mn), profonde hypokaliémie, arythmie cardiaque, tremblements intenses, hypertension artérielle, céphalées, agitation, vertiges, nausées, hyperglycémie. Un cas d'infarctus du myocarde a mémé été attribué à la prise de Clenbuterol associé à des stéroïdes anabolisants.

L'interdiction totale de l'usage du Clenbutérol a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage.

Plusieurs cyclistes ont été contrôlés positifs à ce produit parmi lesquels Djamolidine Abdoujaparov, Li Fuyu et Alberto Contador. En 2002, la police en retrouve au domicile de Frank Vandenbroucke.

Le Clenbuterol est parfois surnommé par les coureurs "poussière d'ange".

En savoir plus :
Dossier sur le Clenbuterol

Clomiphène

La clomiphène est utilisée pour provoquer une ovulation chez les femmes infertiles.

En 2010, Raul Paulissen a été suspendu 2 ans pour avoir utilisé ce produit.

Cocaïne

La cocaïne est un anesthésique. Bien connue en tant que drogue, elle intéresse les sportifs peu scrupuleux pour ses effets psycho-stimulants et ce depuis les tous premiers six-jours. Elle développe l'agressivité du sportif et permet de repousser les limites de la fatigue. A noter qu'elle entre aussi dans la composition du pot belge.

Effet indésirables :

(Source : www.drogue-danger-debat.org)

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la cocaïne est, selon le code mondial antidopage de 2004, interdite uniquement en compétition. C'est ainsi que Tom Boonen, contrôlé positif hors compétition en 2007 et en 2008 échappa à toute sanction sportive.

Voir aussi le dossier consacré à la cocaïne et aux rapports drogue et dopage.

Codéine

La codéine, dérivée de l'opium, se rapproche de la morphine. Elle a des effets très similaires mais moins intenses et surtout sans provoquer d'accoutumance, à moins d'excès caractérisés. Elle est généralement indiquée pour lutter contre la toux ou les douleurs. Elle est en vente libre.

Elle fut longtemps interdite car on pouvait la confondre avec la morphine lors des contrôles. Aujourd'hui, elle n'est plus interdite.

Voir aussi le dossier consacré aux rapports drogue et dopage.

Compléments alimentaires

Souvent fabriqués dans des pays où la législation relative à l'étiquetage s'avère très laxiste, Etats-Unis par exemple, ces produits promettent perte de poids et prise de muscle rapide. Problème de taille : ils contiennent souvent des produits interdits.

De bonne ou mauvaise foi, de nombreux sportifs contrôlés positifs, les accusent d'être la cause de leurs malheurs.

En savoir plus :
Dossier compléments alimentaires

Constat de carence

Désigne le fait de ne pas se présenter à un contrôle antidopage. Une telle omission est considérée comme un échec à un test antidopage et est assortie d'une suspension de deux ans.

Convoi du Rhin

Nom donné dans la presse allemande au voyage qu'auraient réalisé plusieurs coureurs de l'équipe T-Mobile entre Strasbourg, ville-départ du Tour de France 2006, et Fribourg à la veille du prologue.

Coramine

La coramine est un stimulant du système cardiorespiratoire. Elle permet de repousser le seuil d'apparition de la douleur. Elle est en vente libre.

La coramine est, selon le code mondial antidopage de 2004, interdite uniquement en compétition, au titre de stimulant.

Cortisol

Le cortisol est une hormone fabriquée par les glandes surrénales qui intervient dans l'équilibre du glucose sanguin et la libération de sucre à partir des réserves de l'organisme en réponse à une demande accentuée en énergie. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme des graisses et des protéines, a des effets d'anti-inflammatoire et participe à la régulation du sommeil.

Un taux de cortisol effondré est généralement le signe d'une prise de corticoïdes. Les règles du MPCC prévoient qu'un coureur au taux de cortisol effondré ne peut participer aux compétitions. En revanche, l'UCI n'intervient pas sur ce sujet.

Corticostéroïdes

Ce sont toutes des hormones de synthèse issues du cholestérol, elles sont normalement produites par les glandes surrénales. On y trouve la Cortisone, le Cortisol. Ces substances permettent de mieux mobiliser les protéines et les graisses et de diminuer les réponses inflammatoires et immunitaires, elles permettent ainsi aux sportifs de reculer les sensations de douleur et de fatigue.

L'administration des corticostéroïdes par voie orale, par voie rectale et par injection systémique est interdite en compétition tandis que l'administration par inhalation et par voies anale, auriculaire, dermatologique, nasale et ophtalmologique n'est pas interdite. Tous les types d'administration sont admis en période d'entraînement.

Parmi les dangers des corticostéroïdes, on trouve les fractures de fatigues, les ulcères, le diabète, l'hypertension et les tendinites.

Interdit depuis 1978, ce produit n'a été détectable, dans sa forme synthétique, chez les sportifs qu'en 1999 (et 2002 dans sa forme naturelle), l'affaire Festina ayant manifestament donné un coup de fouet aux chercheurs et aux législateurs. Lance Armstrong fut un des tout premiers à se faire prendre dans les mailles du filet. Heureusement, un certificat médical présenté à posteriori lui permettra d'échapper aux sanctions.

Comme les contrôles ne permettent pas de déceler l'origine de la prise de corticoïdes, leur présence dans le sang est admise dans une certaine limite. Alors que la limite était placée à 2 nanogrammes par millilitre de sang jusqu'en 2004, l'AMA a remonté ce taux à 30 en 2005, provoquant la colère du CPLD ! La marge de manoeuvre des tricheurs s'est donc considérablement accrue. Les corticoïdes sont proscrits en compétition par le Code mondial antidopage de 2004 quand ils sont administrés par voie orale, rectale, intraveineuse ou intramusculaire. Les autres voies peuvent être autorisées à condition de posséder une AUT.

Un moyen classique pour échapper au contrôle est de se faire prescrire un corticoïde administré par voie nasale (légal) et de prendre en injection un autre médicament contenant la même molécule. L'indication la plus courante est l'asthme.

En 2011, la réglementation de l'AMA, supprime les déclarations d'usage pour les glucocorticoides qui etaient jusqu'à présent administrés pour des motifs medicaux valables, hors injections et inhalation. En 2013, l'UCI interdit de participation à une course tout coureur ayant reçu une injection de corticoïdes dans les 8 jours qui précèdent.

En savoir plus : Broncho-dilatateurs, corticoïdes

Cortisone

La cortisone est un corticoïde.

CPA

Syndicat de coureurs professionnels dont le sigle signifie : Cyclistes Professionnels Associés. Il a été créé à l'issue du Tour d'Italie 1999. Parmi les objectifs du syndicat cités sur son tite Internet cpa.org, on relève : "[contribuer] à la divulgation d'une meilleure image concernant la lutte contre le dopage. Depuis plusieurs années, 2% de tous les prix gagnés sont versés au titre de leur contribution à la lutte contre le dopage. Il est important de signaler que cette mesure n'existe dans aucun autre sport professionnel".

En août 2006, Francesco Moser, Président du CPA depuis sa fondation, déclare : "Le dopage libre dans le sport professionel ? Ce serait peut-être mieux. Il faudrait trouver un moyen de mettre tous les sportifs sur le même plan. Si l'on ne réussit pas à garantir un principe d'équité entre tous les sports, alors la solution pourrait être la suivante : libéralisons le dopage." (cyclismag.com - 30/08/2006)

Le CPA est présidé depuis octobre 2007 par Cédric Vasseur.

Créatine

Combinaison de trois acides aminés apportés en grande quantité au sportif, en espérant qu'il en fasse du muscle. Dans sa formule injectable, la créatine porte le nom de Néoton. Selon Willy Voet, elle serait utilisée dans le cyclisme depuis 1995. Certains coureurs de l'équipe Festina pouvaient en prendre jusqu'à 30 grammes, soit l'équivalent de... 180 entrecôtes !

Il y a débat autour de ce produit. Il ne figure par sur la liste des produits interdits pas l'agence mondiale antidopage. Ses effets dopants seraient quasiment nuls, en particulier pour une pratique basée sur l'endurance telle que le cyclisme. En revanche, consommée à haute dose elle pourrait être nocive pour l'organisme

De nombreux spécialistes s'accordent pour penser que la créatine servirait surtout de "paravent" pour cacher l'absorption d'autres substances interdites telles que les anabolisants et justifier à bon compte une prise de poids importante.

Risque non négligeable, un grand nombre de préparation à base de créatine contiennent aussi des anabolisants.

La créatine est classée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans la catégorie des «substances non traditionnelles». A ce titre, la DGCCRF informe qu'aucune autorisation d'emploi de la créatine en France n'a été accordée et qu'il est de ce fait interdit de mettre en vente ou de vendre des aliments ou des compléments alimentaires contenant cette substance.

De nombreux sportifs ont admis utiliser la créatine : Erwann Menthéour, Emmanuel Petit, Didier Deschamps, Zinedine Zidane, Marcel Dessailly, Mary Pierce, etc.

En savoir plus :
Haro sur la créatine
Question sur la créatine
L'article consacré à la créatine par le site www.dopage.com
Le site de Jeannie Longo pour s'en procurer...

Critérium

Course cycliste, le plus généralement en circuit. Les critériums d'après-Tour de France, aujourd'hui quasiment disparus en France, permettaient aux spectateurs de voir "pour de vrai" les coureurs. La plupart du temps, le résultat importait peu et seul comptait le spectacle. Les vedettes du peloton s'imposaient donc le plus souvent pour le plus grand plaisir du public.

Pendant de longues années, les médecins contrôleurs se tenaient à l'écart de ces pseudo-courses. En 1982, leur venue sur le Critérium de Callac fut perçue par les coureurs comme une provocation. Emmenés par Bernard Hinault, ils refusèrent le contrôle.

Les témoignages confirmant ce traitement particulier pour les critériums sont nombreux :



D

Darbépoïétine

La darbépoïétine (abréviation DAR) est une EPO de deuxième génération à la durée de vie plus longue. On la trouve par exemple sous le nom d'Aranesp. Son test de détection a été mis au point par Don Catlin (également auteur du test de détection de la THG).

Deca Durabolin

Solution huileuse de Nandrolone pour usage intra-musculaire. Dans son livre Mes quatre vérités, Raphaël Géminiani affirme que Joaquim Agostinho s'en fit prescrire une quinzaine de piqûres en un mois en 1975.

Décastoramiser

Expression du peloton pour désigner l'action sevrer de kenakort un ancien coureur de l'équipe Castorama (directeur sportif Cyrille Guimard) qui était connue pour en faire un usage intensif. Cette expression fut notamment utilisée par Jean-Marie Dalibot, ancien soigneur Festina, lors du procès de l'affaire Festina, en octobre 2000.

Deltamine

Nom commercial, pour la France, de la Pémoline.

Dexomethasone

Corticoïde synthétique aux propriétés anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppressives figurant sur la liste des produits interdits.

DHEA

Abbréviation de déhydroépiandostérone, aussi appelée prastérone. Cette hormone, surnommée, "hormone de jouvence", est supposée préserver des méfaits du vieillissement. Son efficacité est très controversée. Elle est interdite par le CIO depuis le début 1997. Depuis 2004, le Code mondial antidopage l'interdit hors et en compétition.

Un des effets possibles de cette hormone est d'augmenter le taux IGF-I, un des principaux médiateurs de l'hormone de croissance. Elle aurait donc un effet anabolisant.

L'instruction de l'affaire Festina montrera qu'elle était utilisée par cette équipe.

Digitaline

Substance ayant pour effet de ralentir le rythme cardiaque.

Le Code mondial antidopage de 2004 n'interdit pas son utilisation.

Diurétiques

Ce sont tous les produits qui augmentent la diurèse c'est-à-dire la fabrication d'urine. Ils favorisent la perte de poids. Pour le dopage, ils sont utilisés comme produits masquants.

L'interdiction des diurétiques a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage, à la fois en et hors compétition.

DMT

Nom commun de la desoxy-méthyle-testostérone.

Ce stéroïde permettant de développer la force et l'endurance a été découvert fin 2004. Selon l'AMA, il est facilement détectable dans les urines et, à la date de sa découverte, n'a pas encore été utilisé par les sportifs.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique DMT du dossier dopage.

Dopage

Voir le dossier de cyclisme-dopage.com consacré aux définitions du dopage.

Dopage génétique

Voir génétique.

Dopage mécanique

Contrairement au dopage chimique, connu de longue date, le dopage mécanique consisterait, par exemple, à munir le vélo d'un moteur. En 2010, de nombreuses rumeurs visent Fabian Cancellara, en particulier à cause de ses changements de vélo lors du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. Le fait est que la possibilité d'intégrer un moteur dans un vélo, sans que celui-ci soit visible existe bel et bien. L'UCI affirme prendre la chose au sérieux.

Il semblerait que la première triche avec un vélo à moteur remonte à 1979 (lire ici).

En 2014, Ryder Hesjedal est à son tour soupçonné d'avoir utilisé un vélo à moteur lors du Tour d'Espagne.

Pour en savoir plus : voir le dossier de cyclisme-dopage.com sur le dopage mécanique, la revue de presse sur l'affaire Cancellara et l'article sur Ryder Hesjedal.

Dopage sanguin

Procédé de dopage interdit

C'est l'administration à un athlète de sang, de globules rouges, de transporteurs artificiels d'oxygène ou de produits sanguins apparentés.

Selon Michel Audran, Professeur à la faculté de pharmacie de Montpellier et expert auprès du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), "la transfusion a le même intérêt que l'érythropoïétine (EPO) - favoriser le transport de l'oxygène - et possède le double avantage de ne pas entraîner d'hypertension ni d'être détectable aux contrôles antidopage".

Dynepo

Les deux EPO utilisées dans les années 1990, appelées alpha et beta, sont progressivement remplacées par des EPO dites biosimilaires. La Dynepo, l'une d'entre elles, est fabriquée sur lignée cellulaire humaine et non animale comme l'EPO. Elle a reçu l'autorisation de vente en Europe en 2002 mais son entrée effective sur le marché a été retardé par un procès entre son inventeur, la société américaine TKT, et l'inventeur de l'EPO, Amgen, une autre société américaine. Dans un article paru dans Le Monde le 8 juin 2002, Willy Voet affirme que l'équipe Festina avait cherché à s'en procurer dès 1997.

Les laboratoires de lutte contre le dopage seraient en mesure de la détecter dans les urines. Toutefois, le règlement antidopage ne permet pas de déclarer positif un échantillon où sa présence a été relevée. C'est ainsi que le laboratoire de Châtenay-Malabry aurait trouvé des traces de Dynepo dans les urines de Michael Rasmussen, lors du Tour de France 2007, sans que le danois ne soit déclaré positif.



E

Ecstasy

Neurotransmetteur de synthèse agissant comme stimulant du système nerveux central et ayant des caractéristiques psychédéliques. L'ecstasy classifiée comme stimulant est interdite par la réglementation antidopage. Son principe actif est aussi dénommé xtc.

Elthyrone

Hormone thyroïdienne de synthèse. On la retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Endorphine

Substance sécrétée par l'organisme lors de la pratique sportive. Ses effets sont comparables à ceux de la morphine. Certaines études soutiennent qu'elles peuvent provoquer une dépendance qui expliquerait que certains anciens sportifs de haut niveau s'adonnent aux drogues dures à l'heure de la retraite. (Lire à ce sujet l'avis de François Siri).

Ephédrine

Extraite d'un arbuste de bord de mer, l'Ephedra, elle potentialise l'action de l'adrénaline. Proche chimiquement des amphétamines et de l'adrénaline, elle est produite industriellement par synthèse. Elle tonifie les muscles squelettiques et stimule également le système nerveux central. Dans la médecine chinoise traditionnelle, l'éphédrine est utilisée pour traiter l'asthme et la bronchite. On la retrouve, ainsi que ses dérivés (norpseudoéphédrine, phénylpropanolamine, pseudoéphédrine) dans de nombreux médicaments contre le rhume. Son utilisation abusive provoque des maux de tête, de la tachycardie, de l'anxiété et de l'insomnie.

Les sportifs l'utilisent comme stimulant ou encore pour atténuer la sensation de fatigue.

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Epitestostérone

Stéroïde naturellement produit par l'organisme.

Le rapport testostérone/épitestostérone est utilisé pour établir la positivité à la testostérone.

Une concentration d'épitestostérone supérieure à 200 nanogrammes par millilitre d'urine doit faire l'objet d'examens identiques à ceux prévus pour la testostérone. En effet, elle peut être le signe d'une prise d'épitestostérone endrogène destinée à fausser le rapport testostérone/épitestostérone .

EPO (Erythropoïétine)

Hormone sécrétée naturellement par les reins (80%) et le foie (20%), l'érythropoïétine stimule la production de globules rouges et permet d'augmenter le volume d'oxygène dans le sang. Obtenue artificiellement par génie génétique, l'EPO est prescrite chez certains insuffisants rénaux traités par hémodialyse, ou pour soigner de graves anémies, notamment chez le nourrisson, et aussi dans certaines chimiothérapies anticancéreuses. Les premiers essais cliniques sur l'homme on eu lieu en 1985. En France, les premières autorisations de mise sur le marché sont délivrées en 1988. L'Eprex (Janssen-Cilag) est commercialisé en mars 1990, tandis que le NeoRecormon (Roche) est distribué l'année suivante. Contrairement à la Suisse, au Portugal, à l'Italie ou à la Belgique, la distribution d'EPO dans l'Hexagone est interdite dans les officines. Seules les pharmacies hospitalières peuvent délivrer les ampoules au compte-gouttes.

Source : Paul Miquel & Baptiste Blanchet - L'Express 29/06/2000

Effets secondaires : hypertension artérielle, thromboses, embolies pulmonaires et cérébrales pouvant entraîner la mort. Pour fluidifier le sang, certains cyclistes devaient (doivent ?) se relever la nuit pour faire des pompes. Marco Pantani aurait été ainsi surpris. Plus grave, vers 1987, lors des premières utilisations de l'EPO en tant que substance dopante, plusieurs coureurs, dont plusieurs coureurs hollandais dont Johannes Draaijer, seraient morts . Par ailleurs, en diminuant le taux de globules blancs, l'EPO diminue les défenses immunitaires.

L'EPO est recherchée dans les contrôles antidopage depuis 2000. Il est à noter que le test de dépistage de l'EPO ne produit pas de faux positifs.

Le fait de mettre une protéase connue sous le nom de poussière de la mère Célestine au bout des doigts ou sur l'extrémité du pénis permettrait de détruire les protéines, dont l'EPO, présentes dans les urines.

Aujourd'hui, de nouvelles formes d'EPO ont fait leur apparition comme, par exemple, la Dynepo qui est indétectable aux contrôles. Plus récemment est apparue la CERA dont fit usage Riccardo Ricco sur le Tour de France 2008. En 2009, l'AFLD soupçonne l'hematide d'avoir fait son apparition dans les pelotons.

Dans les équipes US Postal et Discovery Channel de Lance Armstrong et Johan Bruynel, l'EPO était désignée sous les noms de "E", "Po", "Edgar" ou encore "Edgar Allen Poe". Plus généralement, l'EPO est désignée dans les pelotons par différents noms :

Pour en savoir plus : voir la rubrique EPO du dossier dopage.

Eposine

EPO de contrebande qui circule sur le marche chinois.

Eprex

Nom commercial de l'EPO

Erythropoïétine

Voir EPO

Exogène

Se dit d'une substance qui n'est pas produite par l'organisme et provient donc de l'extérieur.

Esafosfina

Médicament prescrit aux personnes sous transfusion ou souffrant d'un déficit de phosphates à cause d'un éthylisme chronique, d'une malnutrition, ou d'une insuffisance respiratoire chronique. L'Esafosfina, qui ne figure pas sur la liste des produits interdits, fut prescrit aux footballeurs de la Juventus de Turin sur la période 1994-1998. Zinedine Zidane le reconnut le 26 janvier 2004 devant le juge italien Giuseppe Casalbore. On le retrouve également dans la pharmacie de l'équipe TVM ou encore dans les poubelles de l'US Postal.



F

Fenfluramine

La Fenfluramine est un coupe-faim mis sur le marché aux Etats-Unis en 1973. En raison de possibles effets secondaires graves (valvulopathies cardiaques et hypertension artérielle pulmonaire), elle a été retirée du marché américain en 1997, ainsi que de certains marchés européens, comme la France ou la Belgique.

Considérée comme stimulant, elle figure sur la liste des produits interdits.

Finastéride

Le Finastéride est utilisé dans la calvitie d'origine hormonale chez l'homme. Il a un effet masquant sur les stéroïdes anabolisants. Parmi ses effets secondaires, on trouve une diminution de la libido et des troubles de l'érection. En 2009, il est retiré de la liste des produits interdits, la mise en place du passeport biologique permettant de détecter la consommation stéroïdes anabolisants malgré la prise de Finastéride.

Fléchette

La fléchette désigne la seringue dans le jargon cycliste.

Formotérol

Bronchodilatateur utilisé dans le traitement de l'asthme et d'autres bronchopneumopathies obstructives réversibles. A partir de 2012, il sera retiré par l'AMA de la liste des substances et méthodes et interdites pour une utilisation dans la limite maximum de 36 microgrammes par 24 heures.

Fowler (Liqueur de)

Nom donné par les anciens à une préparation à base d'arsenic.

Friandise du Dr X

Coktail composé par un ancien coureur se faisant passer pour médecin et contenant de la cortisone, de l'ACTH et de la testostérone. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 340)

Furosémide

Diurétique utilisé dans le traitement de l'hypertension et des oedèmes.



G

Génétique (dopage)

Issu des thérapies génétiques, le dopage génétique consisterait à modifier les gènes d'un athlète en vue d'améliorer ses performances. A ce jour, on ne sait s'il a déjà été employé. Selon la chaîne de télévision ARD, il serait néanmoins déjà proposé par des laboratoires allemands.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique "dopage génétique" du dossier dopage.

Genotonorm

Il s'agit d'une hormone de croissance.

Geref

Egalement connuée sous les noms d'acétate de sermoréline ou Sermoréline, la Geref est un facteur de libération de l'hormone de croissance.

GH

Hormone de croissance d'origine synthétique.

Glucagon

Hormone pancréatique similaire à l'insuline et figurant sur la liste des substances interdites. Le glucagon permet notamment de stimuler la sécrétion d'hormone de croissance. Serhiy Honchar est soupçonné d'en avoir utilisé lors du Tour d'Italie 2001.

GW 1516

Le GW 1516, aussi connu sous le nom de GW 501516, agit sur l'AMPK, gêne responsable de la production d'énergie des cellules du corps (consommation des graisses). Ce médicament encore expérimental serait indiqué pour le traitement des désordres métaboliques comme l'obésité, le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle. Il pourrait avoir été utilisé comme dopant à l'approche des JO de Pékin. Le GW1516 permet d'utiliser les lipides tout en économisant le glycogène. Son usage serait considéré comme du dopage génétique.

Dans un protocole de dopage, le GW 1516 pourrait être associé à l'AICAR.

En 2011, il est toujours indétectable mais le laboratoire serait entrain de finaliser une méthode de détection.

En savoir plus :
Dossier sur le GW 1516



H

Haschisch

Connu pour son usage festif, le haschisch est aussi un dopant efficace. Ses principaux effets sont :

- Euphorie
- Excitation motrice
- Augmentation de la confiance en soi
- Suppression de l'inhibition
- Atténuation de la peur, de l'anxiété

Si ses effets restent peu utiles à un routier, ils le sont beaucoup plus pour un pistard !

hCG

Aussi connue sous le nom de gonadotrophine chorionique humaine, l'hCG est une hormone sécrétée par le chorion et le placenta au début de la grossesse. De ce fait, elle sert pour le diagnostic et la surveillance de l'évolutivité précoce de la grossesse. Normalement absente chez l'homme, elle est utilisée comme marqueur pour la détection des cancers des testicules.

Elle est détournée à des fins de dopage pour stimuler la sécrétion de testostérone et d'épitestostérone par les testicules.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Hémaciste (ou Hemassist)

Hémoglobine de synthèse interdite en 1998 par les pouvoir sportifs et dont la production a été arrêtée par les laboratoires pharmaceutiques. Pourtant, 3 ans plus tard, on en trouvait encore dans les valises de certains coureurs du Tour d'Italie 2001 !

Cette hémoglobine, de taille réduite par rapport à l'hémoglobine naturelle, permet aux transporteurs d'oxygène de continuer à irriguer en oxygène des tissus tels que des muscles tétanisés. Son effet est quasi-immédiat, ce qui la rend très facile d'utilisation. Qui plus est, elle est indétectable par les dépistages anti-dopages traditionnels.

Hématide

L'hématide, développée par le laboratoire Affymax, est une EPO de troisième génération qui n'en est encore en 2009 qu'au stade des essais cliniques. Elle stimule la fabrication des globules rouges et augmente le taux d'hémoglobine. Sa longue durée de vie pourrait éventuellement permettre une seule injection mensuelle. Elle est utilisée pour les patients anémiques insuffisants rénaux et en oncologie. Elle pourrait déjà avoir fait son apparition dans les pelotons.

En savoir plus :
Dossier sur l'hématide

Hématocrite

Taux de globules rouges dans le sang (poids des globules rouges divisé par le volume de sang en litre). L'UCI a mis en place un contrôle sanguin en janvier 1997. Le taux maximum toléré par l'UCI est de 50% pour les hommes et 47% pour les femmes. Un hématocrite supérieur à la limite n'est pas la preuve d'un dopage à l'EPO mais il implique une forte suspicion.

Selon Jean-Pierre de Mondenard, dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage, Andy Hampsten aurait remporté le Tour d'Italie 1988 avec un hématocrite à 38% seulement.

L'hématocrite étant un taux, l'expression "taux d'hématocrite" est impropre.

Hémoglobine

Protéine du sang dont la principale fonction est le transport de l'oxygène à l'intérieur des globules rouges. L'augmentation de la quantité d'hémoglobine est la motivation essentielle du recours aux transfusions sanguines.

Le RSR-13 n'augmente pas l'hématocrite.

Il aurait été utilisé dans les pelotons dès le tout début des années 2000, alors qu'il n'était encore qu'en phase d'expérimentation au Canada et aux Etats-Unis.

Hémopure

Hémoglobine de synthèse dérivée du sang bovin qui permet d'améliorer le transport de l'oxygène tout en diminuant l'hématocrite. Ses effets sont donc identiques à ceux des PFC.

En milieu hospitalier, elle est utilisée en cas d'anémie post-opératoire, d'accidents entraînant de lourdes pertes de sang ou pour aider au traitement de tumeurs solides qui redeviennent sensibles à la radiothérapie lorsqu'elles sont oxygénées.

Commercialisée depuis 2002 par la société Biopure, l'UCI a annoncé la mise en place de sa détection à partir de 2003.

En mai 1998, Mauro Gianetti est victime d'un très grave malaise. Il est fortement suspecté d'avoir utilisé du PFC.

Pour en savoir plus, cliquez ici

Hept-A-Myl

Nom commercial de l'Heptaminol.

Heptaminol

L'heptaminol est utilisé en médecine cardiaque pour augmenter le débit aortique. On en a retrouvé, notamment, dans les urines de Nico Mattan, lors d'un contrôle inopiné en 2000, Maria Luisa Calle Williams aux JO d'Athènes 2004 ou encore de Tristan Valentin (Cofidis) en 2006.

Alors qu'il était interdit jusqu'en 2003, il ne figure plus sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage.

Héroïne

Substance interdite de la famille des analgésiques puissants dérivés des opiacés (au même titre que la morphine et la méthadone).

L'effet recherché est principalement l'apaisement de la douleur. Elle aurait été utilisée dès les toutes premières courses cyclistes et en particulier les 6 jours.

Voir aussi le dossier consacré aux rapports drogue et dopage.

HES

Abréviation pour hydroxyéthylamidon. Le HES contient de l'amidon, de l'eau et des sels minéraux. Il est normalement utilisé pour fluidifier le sang lorsque celui-ci est trop épais.

Dans le cadre d'un dopage à l'EPO, il permet de réduire les risques de trombose et de faire baisser l'hématocrite avant un contrôle. Il permet également de masquer les effets de l'EPO et rend plus difficile sa détection.

L'HES figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage en tant qu'agent masquant, catégorie S5 (diurétiques et autres agents masquants).

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique HES du dossier dopage.

Hétéro-transfusion

Autre nom pour transfusion hétérologue. Voir Transfusion sanguine.

hGH

Abbréviation anglaise pour "human Growth Hormone", signifiant hormone de croissance.

HMG-Lepori

Hormone lutéinisante qui permet la sécrétion de testostérone.

Hormone de croissance

Egalement nommée somatotrophine ou, en anglais, human growth hormon (initiales HGH).

Elle est issue du génie génétique et imite une hormone naturellement produite par l'hypophyse. Elle a un effet anabolisant, permettant l'accroissement de la masse musculaire. Autre effet apprécié des dopés, elle permet de brûler les graisses prioritairement au réserves de glycogène.

Le taux sanguin moyen d'hormone de croissance pour un homme tourne autour de 0,2 nanogramme par millilitre et pour une femme de 1 nanogramme".

L'approvisionnement en hormones de croissance est relativement aisé : jusqu'en septembre 2004, on pouvait s'en procurer librement dans les pharmacies espagnoles.

L'interdiction en compétition et hors compétition de l'hormone de croissance et de ses mimétiques a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage. Sont également interdits les substances stimulant la production d'hormones.

En novembre 2007, le Pr Peter Sönken, professeur britannique d'endicronologie, spécialiste des hGH, affirmait qu'il n'y a toujours pas de test de détection fiable. En mai 2008, l'USADA affirme que le test sera prêt pour les JO de Pékin.Il existe bien un test de dépistage mais la fenêtre de détection est si brève qu'il faut attendre février 2010 pour qu'un athlète soit finalement contrôlé positif. Il s'agit de Terry Newton, un joueur de rugby à XIII britannique. En mars 2011, c'est au tour de Patrik Sinkewitz d'être épinglé. C'est le premier cycliste. Un nouveau test pourrait être prêt pour les JO de Londres. Il permettrait de dépister la présence d'hormones de croissance humaine pour une période de 21 jours.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Human growth hormon

Hydrochlorothiazide (HCT)

Diurétique et antihypertenseur prescrit notamment pour le traitement de l'hypertension artérielle et de l'oedème des cyrrhoses ou pour la prévention de l'ostéoporose. L'hydrochlorothiazide favorise la fuite de sodium dans les urines, ce qui participe à la baisse de la pression artérielle. Le code mondial antidopage l'interdit en raison de ses effets masquants.

Hydroxyethyl starch

Voir HES.



I

Ibuprofène

Nom commun de l'acide alpha-méthyl-[4-(2-méthylpropyl)phényl]propanoique, un anti-inflammatoire non stéroïdien.

Il est indiqué dans le traitement de courte durée de la fièvre, des maux de tête, des états grippaux, des douleurs dentaires, des courbatures et des règles douloureuses.

Il ne figure pas sur la liste des produits interdits.

IGF-1

Insulin Like Growth Factor n°1 ou somatomédine C. Facteur de croissance sécrété par le foie. C'est un des principaux médiateurs de l'hormone de croissance. A ce jour, elle reste indétectable dans les contrôles antidopage.

L'équipe Festina l'aurait expérimentée dès 1996.

Infiltration

Une infiltration est consiste à injecter un produit, par exemple de la cortisone, le plus souvent dans une articulation pour lutter contre son inflammation. En avril 2011, Pat McQuaid, le président de l'UCI, annonce de nouvelles règles visant à les interdire.

Inopiné

Se dit d'un contrôle antidopage pratiqué hors compétition et par surprise. Ils furent aussi un temps appelés contrôles préventifs.

Lors de leur instauration, ces contrôles rencontrèrent une farouche hostilité de certains sportifs. Laurent Fignon, déclarait ainsi en 1988 : "Je suis absolument contre les contrôles préventifs. Nous nous faisons déjà contrôler en course. Pourquoi pas la nuit dans notre lit, pourquoi pas à l'entraînement ? Il ne faut pas exagérer. (...) Si ce contrôle d'avant-Tour est instauré, je n'irai jamais. Jamais, jamais." (L'Equipe 30-31/07/1988)

Inosine

Anabolisant non stéroïdien. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Insuline

L'insuline permet d'augmenter le stock de glycogène hépatique (plus rapidement qu'un plat de pâtes) et facilite le passage du glucose circulant dans les cellules. "Les expériences ont pu démontrer qu'on pouvait quasi multiplier par deux la durée d'un effort musculaire avec des injections d'insuline qui le précède", explique François Poyet, médecin fédéral du cyclisme de la région Auvergne (Libération du 4/5/2002).

Cette substance est autorisée uniquement pour traiter les diabètes insulino-dépendants. Ceux-ci doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente avant la compétition par un endocrinologue ou un médecin d'équipe. Sinon, elle est interdite hors et en compétition.

Interleukine-3

Il s'agit d'une glycoprotéine présente dans l'organisme. Elle appartient à la famille des cytokines. Les cytokines agissent sur les cellules souches de la moelle osseuse, ce qui permet une augmentation du nombre des globules rouges, mais aussi des globules blancs et des plaquettes.

Les premiers résultats de laboratoire se seraient montrés "décevants", et l'interleukine-3 seule serait peu efficace. Pour agir, elle aurait besoin de la présence d'érythropoïetine.

Les risques sont fièvre et douleurs articulaires, thromboses veineuses par augmentation de la viscosité du sang, chute du taux des plaquettes (incompréhensible au vue de l'action de l'interleukine ), entraînant des hémorragies graves.

Intoxication alimentaire

L'intoxication alimentaire, par un curieux hasard, peut s'abréger "Intox". Il s'agit d'un mal assez répandu dans toutes les tranches de la population. Pourtant, le cycliste, pour des raisons mal connues de la communauté scientifique semble avoir développé une sensibilité particulière à ce mal. On se souviendra, par exemple, des cas suivants :

Des esprits mal tournés (ou mal informés) peuvent être tenté de faire l'amalgame avec le "virus". Rien à voir.

Ipoazotal

Acides aminés contre l'hyperammoniémie due à l'effort ayant aussi l'effet de stimuler la production d'hormone de croissance (hGH). On les retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

IRMS

Mesure spectrométrique de masse des relations isotopiques. Cette méthode est utilisée, notamment pour détecter l'apport exogène de testostérone.



J

Jargon

Le jargon cycliste est très riche et le dopage n'est pas le dernier sujet à avoir vu fleurir de nombreuses expressions. Florilège :

Pour désigner l'acte de se doper, on dispose de multiples expressions :

  • Saler la soupe
  • Se charger comme une mule
  • Allumer la chaudière
  • Allumer les phares
  • Mettre le charbon dans la chaudière
  • Mettre le paquet
  • Pousser les feux
  • Jouer aux fléchettes
  • Bourrer le canon

Pour désigner le produit dopant, la liste est tout aussi intéressante :

  • Le baba
  • La bombe
  • La charge
  • La dynamite
  • La dope
  • La bille de quatre

Javel (Eau de)

L'eau de Javel serait capable de faire disparaître les traces d'amphétamines dans les urines. Christian Ossowski, coureur amateur, affirmait ainsi : "J'avais un truc imparable : je mouillais mon index avec un peu de Javel. Dans les urines, la Javel efface les traces d'amphétamines. Il suffisait que je me pisse sur le doigt et mon urine devenait illisible à l'analyse. J'ai fait ça et vu le faire des dizaines de fois. J'avais toujours une petite fiole de Javel sur moi." (Source Paroles de dopés, Yves Bordenave et Serge Simon)

L'eau de Javel serait donc aux amphétamines, ce que la poussière de la mère Célestine serait à l'EPO.



K

Kenakort

Le kenakort est un corticostéroïde injectable et donc interdit. Philippe Gaumont dans son livre "Prisonnier du dopage" rapporte que le Kenakort était souvent appelé "petit lait" en raison de sa couleur blanchâtre.



L

Lanitop

Tonicardiaque à base de feuilles de digitale.

Lasix

Diurétique considéré comme un produit masquant.

Lidocaïne

La lidocaïne (ou lignocaïne) est un anesthésique local souvent utilisé pour les soins dentaires. Elle est commercialisée sous le nom de Xylocaine.

Lors des Championnats du Monde 1997 qu'il remporte, Laurent Brochard est contrôlé positif à ce produit. Il fournira une ordonnance anti-datée pour échapper aux sanctions.

Liste noire

Basée sur l'historique des contrôles antidopage et, en particulier, sur les valeurs d'hématocrite, la liste noire de l'UCI permet de cibler lors des contrôles des coureurs suspectés d'avoir des pratiques dopantes. Cette liste apporte une meilleure efficacité aux contrôles.

Localisation

Pour permettre les contrôles inopinés, les sportifs de haut niveau sont tenus de faire connaitre à leur fédération des informations précises sur le lieu où ils se trouvent. Ce système, mis en place par l'AMA et plutôt bien accepté par les cyclistes, a été fortement contesté quand il s'est agi de l'appliquer à certains sports tels que le tennis ou le football. Les sportifs signalent leur localisation sur un Internet dans un système baptisé ADAMS.

Pour y avoir manqué, Michael Rasmussen a été sanctionné lors du Tour de France 2007.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les règles régissant la localisation des athlètes français.

Loftan

Fluidifiant sanguin. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Luforan

Stimulant de la sécrétion de gonatrophines hypophysaires et de testostétone par le testicule. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.



M

Masquant (produit)

Substance ayant la propriété d'en rendre d'autres invisibles lors des contrôles antidopage. La plupart des produits masquants sont des diurétiques dans la mesure où ils permettent d'accélérer l'élimination par les urines des produits interdits.

Médecin

Un médecin est une personne chargée de soigner les maladies, pathologies, et blessures de ses patients. Dans le monde sportif, et singulièrement dans le cyclisme, son rôle peut être quelque peu plus étendu. Certains n'hésitent pas à se transformer en dopeurs. . Pierre Chany, déclarait ainsi en 1986 : "Bientôt, par coureurs interposés, c'est le classement des médecins qu'on pourra établir et qu'il faudra analyser." (cité par Jean-Marie Leblanc, Le Tour de ma vie, 2007, page 24)

Dans l'histoire du cyclisme, certains médecins se sont fait une réputation peu glorieuse :

Méthamphétamine

Connue sous les noms de crystal meth, Mmeth, crystal meth, crystal, ice, Tina, ou encore yaa baa la méthamphétamine est une drogue synthétique psycho-stimulante. Présentes dans le Pervitin ou Tonédron, les méthamphétamines sont apparentées aux amphétamines.

Pour en savoir plus :
Le dossier sur la méthamphétamine

Méthadone

Substance interdite de la famille des analgésiques puissants dérivés des opiacés, au même titre que la morphine et l'héroïne, dont elle est un substitut distribué sur ordonnance aux toxicomanes.

L'effet recherché principalement est l'apaisement de la douleur.

Méthyléphédrine

Substance interdite de classe A (stimulants)

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Methylhexanamine

Le Methylhexanamine est un agoniste adrénergique qui fait partie de la famille des stimulants. On le trouve aussi sous les noms de 4-methylhexanamine, 4-Methylhexane-2-amine ou 1,3 Dimethylamylamine.

Méthyltestostérone

Substance interdite de classe A (stimulants)

Hormone utilisée notamment pour traiter les hommes présentant une déficience de la fabrication de testostérone. Elle est également utilisée dans le traitement des cancers du sein. Aïtor Gonzalez a notamment été contrôlé positif à cette substance lors du Tour d'Espagne 2005.

Métier (Faire le métier)

Expression cycliste.

Des esprits naïfs pourraient penser qu'il s'agit de s'entraîner avec assiduité, de suivre un régime alimentaire, une hygiène de vie. En fait, il s'agit de "se soigner", de "tout faire pour le métier", au risque d'y laisser sa santé.

Lors du procès Festina, ce terme est prononcé lorsqu'est évoqué l'invitation que fait Philippe Gaumont à Christophe Bassons pour que celui-ci le rejoigne chez Cofidis en 1997 : "Si tu veux venir chez nous, tu peux. Mais tu dois savoir que chez nous, tout le monde fait le métier".

L'expression se retrouve dans "Bernard Hinault, un champion", un livre consacré au champion breton par Henri Quiqueré en 1986. Un des chapitres se termine sur ces mots énigmatiques : « "Je sentais que je pouvais désormais remporter des courses de renom international, mais je savais surtout qu'il fallait faire les efforts et les sacrifices nécessaires..." Des efforts et des sacrifices sur lesquels il n'a rien à raconter. Comme d'ailleurs tous ses pairs. Dans le vélo, on dit seulement : "on fait le métier". Tout comme le mineur qui ne parle jamais de ce qu'est la dureté de son métier. C'est normal. On l'a choisi et, surtout, on l'aime. »

Laurent Fignon, dans son livre Nous étions jeunes et insouciants, en parle ainsi : « Souvent, on surprenait des bouts de discussions. Dans la bouche de gars de l'encadrement, des masseurs, des kinésithérapeutes, des adjoints de Guimard, on entendait le mot miracle de l'époque : "préparation". Ou alors : "Celui-là il fait le métier." "Faire le métier" : combien de fois dans ma vie ai-je entendu cette expression fourre-tout qui signifie tout et son contraire ? »

Micorène

Analeptique respiratoire utilisé par les sportifs pour stimuler le système respiratoire. Il a été retiré du marché en 1995. C'est ce produit qui valut à Pascal Simon d'être déclassé du Dauphiné Libéré 1983 qu'il avait terminé en vainqueur.

Il figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage mais uniquement en compétition.

Microdosages

Technique consistant à prendre régulièrement des substances dopantes, en petites quantités, de façon à échapper aux contrôles.

En savoir plus : L'UCI s'attaque aux microdoses

Mircera

Médicament à base d'EPO mis au point par le laboratoire Roche. Destiné à traiter les anémies de personnes souffrant de cancer ou d'insuffisance rénale, il ne nécessite qu'une injection par mois au lieu de quatre pour l'EPO, ce qui rendrait sa détection plus difficile lors des contrôles antidopages. Il s'agit du nom commercial de la molécule CERA.

En savoir plus :
La CERA

Modafinil

Cette molécule permet d'accroître la vigilance. Dévelopée à l'origine pour lutter contre la narcolepsie. Elle serait largement utilisée pour les courses en mer. Deux coureurs cyclistes ont été contrôlés positifs à ce produit en 2009 : Vincenzo Centrone et David Clinger.

En savoir plus : Le cerveau des sportifs dopé par le stress

Monsieur 60%

Expression journalistique.

Désigne Bjarne Riis, en référence à son hématocrite sur le Tour de France 1996.

Morphine

Analgésique permettant aux sportifs de repousser le seuil de la douleur. Une concentration supérieure à 1 microgramme par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. La morphine figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage mais uniquement en compétition.

Mort subite

L'usage de produits dopants est suspecté d'être une des causes de mort subite. Des études sont menées pour tenter d'établir cette corrélation. Les corticoïdes et les hormones de croissance sont notamment suspectés.

Selon le Dr Jean-Paul Escande, "ces morts sont les conséquences médicales du dopage de l'entraînement qui transforme l'organisme de façon considérable" (Le Monde, 02/03/2004).

Pour en savoir plus :

L'usage des corticoïdes représente un grave danger pour la santé des sportif
Lancement d'une étude sur la mort subite du sportif

Motoman

Nom donné au livreur d'EPO dans les équipes de Lance Armstrong. Le dénommé "Philippe" était chargé de livrer l'EPO, en moto et en toute discrétion, lorsque les coureurs en avaient besoin. Ceci permettait d'éviter que l'EPO soit transportée dans les véhicules de l'équipe.

Pour en savoir plus :

Les explications de Tyler Hamilton

Mouvement Pour un Cyclisme Crédible (MPCC)

Le Mouvement Pour un Cyclisme Crédible est né lors du Tour de France 2007. Regroupant une douzaine d'équipes du ProTour (AG2R Prévoyance, Agritubel, Bouygues Telecom, Cofidis, Crédit Agricole, Française des Jeux, Gerolsteiner, Rabobank, T-Mobile, Slipstream, Skil-Shimano, et Volksbank), il souhaite un renforcement de la lutte antidopage passant, par exemple, par le refus de toute injection de corticoïdes 15 jours avant un grand Tour.

En 2011, le MPCC, présidé par Roger Legeay se réduit à 7 équipes : AG2R La Mondiale, Bretagne-Schuller, Cofidis, Europcar, FDJ, Garmin et Skil.

En 2011, le MPCC, présidé par Roger Legeay se réduit à 7 équipes : AG2R La Mondiale, Bretagne-Schuller, Cofidis, Europcar, FDJ, Garmin et Skil.

En 2013, le MPCC, compte 11 équipes adhérentes sur les 19 que compte le World Tour. A ces équipes s'ajoutent 16 équipes Continental Pro et 13 équipes Continental.

Pour en savoir plus :

Le dossier de cyclisme-dopage.com sur le MPCC

Code de conduite des UCI proteams (2005)

Les corticoïdes



N

NADA

Agence antidopage allemande.

Nandrolone

Substance interdite de classe C (agents anabolisants)

La nandrolone (19-nortestostérone) est une hormone proche de la testostérone, qui agit comme anabolisant, comme cicatrisant, et améliore la densité osseuse.

Elle est employée lors de forte déficience (amaigrissement, escarres, ostéoporose) et est prescrite, en usage normal, pour favoriser l'assimilation des protéines et de reconstituer la masse musculaire.

Sa présence dans les pharmacies des coureurs cyclistes est ancienne. En 1979, Joop Zoetemelk, contrôlé positif, explique l'utiliser couramment : "J'ai effectivement utilisé un reconstituant - la nortestostérone [autre nom pour la nandrolone] - dans les Alpes, sur prescription de mon médecin habituel, le Dr Henri Fucs, car il me trouvait fatigué et par trop amaigri. C'est d'ailleurs un produit dont je m'étais servi l'année dernière sans avoir été inquiété. Aussi ai-je été fort surpris quand l'inspecteur chargé du contrôle m'a prévenu que le résultat était positif." (L'Equipe, 17/08/1979, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage)

Injectée en intra-musculaire, la nandrolone reste de longs mois dans les urines ce qui en limite son utilisation. Philippe Gaumont explique avoir été contrôlé positif fin avril 1996 pour une prise remontant a novembre 1995.

Neige noire

Expression désignant l'état d'aliénation engendré par le dopage.

Negative split

Le "negative split", notion plutôt utilisée dans la course à pieds, consiste à courir la seconde partie d'une compétition plus rapidement que la première.

NeoRecormon 4000

Marque d'EPO. On en a retrouvé dans la pharmacie de Franck Vandenbroucke en 2002 et au siège de l'équipe LA-MSS en 2008.

Néoton

Forme injectable de la créatine. Le Néoton 500 contient aussi de la lidocaïne. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Nesp

Substance interdite

Nom abrégé du médicament "Aranesp", qui contient l'agent actif darbepoetin alfa. Il possède des effets comparables, mais sensiblement plus durables, à ceux de l'EPO : au lieu de s'injecter deux à trois doses d'EPO par semaines, le coureur n'a plus qu'à prendre deux à quatre doses par mois.

Beaucoup plus facile à détecter que l'EPO, sa petite soeur, la Nesp a ensuite été détectée par les contrôles aux Jeux de Salt Lake City 2002, soit à peine 6 mois après les premières rumeurs concernant son apparition.

Nicotine

Sous ses formes non fumées (chique, Snus, patch, gommes à mâcher, en inhalation, etc), la nicotine aurait pour effet de réduire l'anxiété, d'augmenter la concentration et d'accroître les réflexes. Qui plus est, elle stimule la sécrétion d'hormones androgènes et antidiurétiques et permet d'accroître à la fois le rythme cardiaque et la pression artérielle, favorisant une mise en action plus rapide de l'organisme.

La nicotine a été ajoutée par l'AMA a son programme de surveillance 2012. Celle-ci souhaite surveiller les effets de la nicotine sur la performance.

Pour en savoir plus :

Le dossier de cyclisme-dopage.com sur la nicotine.

Nortestostérone

La nortestostérone, ou Nortestostérone-19, ou 19-Norandrosterone en anglais, est un autre nom pour désigner la nandrolone.

Norfenfluramine

La norfenfluramine est une amphétamine anorexigène. Elle est interdite en compétition.

Norpseudoéphédrine

Autre nom de la Cathine.

Nortestostérone

Autre nom de la Nandrolone.



O

Oil

L'Oil est une mixture à base d'huile d'olive et d'Andriol préparée par le Dr Ferrari pour l'équipe US Postal. Lance Armstrong se faisait régulièrement des bains de bouche avec l'oil lors du Tour de France 1999.

Omertà

L'omertà est la loi du silence imposée par une mafia.

Elle est largement pratiquée par le peloton au sujet du dopage. Elle est aussi souvent encouragée par les dirigeants eux-même comme en témoigne cette brève, parue dans L'Equipe du 12/11/1985, titrée "Dopage : chut..." : "Durant la semaine du congrès de l'Union Cycliste Internationale, le problème du dopage a fait l'objet d'une réunion particulière. Il est apparu aux dirigeants internationaux que naturellement la lutte contre ce fléau devait se poursuivre (...). Cependant (...) les dirigeants cyclistes, pour tenter d'éviter les scandales, ont décidé de ne plus publier le nom des contrevenants."

Oral-Turinabol

Stéroïde anabolisant, commercialisé par le laboratoire Jenapharm, basé dans l'ex-Allemagne de l'Est, à partir de 1965. Il a été très largement administré aux athlètes d'Allemagne de l'Est entre 1968 et 1989.

En 2013, le laboratoire de Moscou met au point une nouvelle méthode de détection qui permet d'accroître le nombre de cas positifs détectés.

Ornicetil

Augmente la production d'insuline et d'hormone de croissance. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Osaka (règle)

La règle 45 du CIO, dite "règle Osaka", stipule que "tout athlète suspendu pour une période de plus de six mois en raison d'une violation des règles antidopage est interdit de participer aux JO suivant l'expiration de la suspension". Elle a été décidée par la Commission exécutive du CIO du 27 juin 2008 et est entrée en vigueur lors des Jeux Olympiques d'hiver 2010 à Vancouver. En octobre 2011, le TAS a jugé cette règle "non valable et inapplicable". Elle ne pourra donc s'appliquer aux JO de Londres 2012.

Pour en savoir plus :

Les JO de Londres 2012

Ozone

L’ozone est un composé chimique comportant 3 atomes d’oxygène. Son utilisation médicale est appelée ozonothérapie. En France, elle est interdite par l'Ordre des Médecins. Elle aurait été utilisée par des cyclistes dès les années cinquante.

En 2013, Pieter Van Herck, coureur belge, est suspendu deux ans pour avoir recouru à l'ozonothérapie en 2011.

Pour en savoir plus : voir la rubrique Ozone du dossier dopage.



P

Palfium

Nom commercial du dextromoramide, antalgique permettant de réduire la douleur. Il entraîne une dépendance. Il a été retiré du marché français en 1999. Il entre dans la composition du pot belge.

Parmi les effets secondaires, on trouve l'atténuation des réflexes qui serait à l'origine de la chute de Roger Rivière dans le Tour de France 1960 et le laissa paralysé.

Depuis 2004, le Code mondial antidopage interdit le Palfium mais uniquement en compétition.

Passeport biologique

Evoqué dès 2002 par l'AMA, décidé fin 2007 par l'UCI et l'AMA, il s'agit du suivi continu des paramètres biologiques des sportifs, dont les variations indiqueraient la prise de produits dopants ou des manipulations sanguines. Selon Alain Garnier, directeur médical de l'AMA, "il s'agit de passer du contrôle radar - dont l'emplacement est souvent connu - à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence". Ce passeport permettrait d'individualiser les seuils de variation des différents paramètres. Pour l'hématocrite, par exemple, le seuil ne serait plus universellement de 50% mais pourrait être inférieur ou supérieur en fonction des individus. Ce passeport a été mis en place en janvier 2008.

En 2008, 23 coureurs auraient présenté des paramètres suspects et fait l'objet d'analyses plus poussées. Cependant, aucun nom n'a filtré et aucune sanction n'a été prise. Les premières sanctions pourraient intervenir au printemps 2009.

Pour en savoir plus :

Le dossier de cyclisme-dopage.com sur le passeport biologique

Passeport stéroïdien

Le passeport stéroïdien est une des composantes du passeport biologique, avec le passeport sanguin et le passeport endocrinien. Le passeport stéroïdien permet de détecter l'utilisation de stéroïdes anabolisants androgènes endogènes excrétés dans les urines. Il pourrait être mis en place à partir de 2014.

Pour en savoir plus :

Le dossier de cyclisme-dopage.com sur le passeport biologique

Pémoline

La Pémoline est un neurostimulant. Elle est commercialisée en France sous le nom de Deltamine et en Belgique sous le nom de Stimul. Plusieurs coureurs, dont Eddy Merckx, furent contrôlés positif à ce produit en 1977 quand il est devenu détectable aux contrôles. Elle y a d'ailleurs gagné son surnom de "vitamine d'Eddy Merckx".

Selon le code mondial antidopage de 2004, elle est interdite uniquement en compétition.

Pentohexal 300

Définition donnée par le Docteur de Mondenard dans Sport & Vie n°79 (juillet 2003) : "Cette molécule (baptisée pentoxifylline) fut effectivement découverte dans le venin de serpent. Il s'agit d'un poison redoutable, capable de déformer les globules rouges, grâce auquel le reptile tue sa proie. A doses thérapeutiques, on l'utilise en cas d'insuffisances circulatoires périphériques telles que les artérites cérébrales et ophtalmiques. Pour les cyclistes, le médicament vise plutôt à se protéger des thromboses d'un sang rendu trop visqueux par la prise d'EPO. En outre, il améliore l'irrigation des cellules musculaires. En se déformant plus facilement, les globules rouges sont capables de passer dans des capillaires dont le diamètre est de trois à cinq microns alors que leur propre diamètre se situe plutôt autour de sept à huit microns. Le muscle contient donc plus de sang. Cela permet-il de produire plus de travail ? Peut-être. Mais ce n'est pas totalement prouvé. Car il ne suffit pas d'améliorer le transport et la diffusion de l'oxygène au niveau des capillaires du muscle, il faut surtout augmenter l'utilisation de cet oxygène par ses destinataires, c'est-à-dire les mitochondries dans la cellule. Or, ici, d'autres mécanismes entrent en jeu."

Ce médicament faisait partie de la "trousse à pharmacie" retrouvée dans la voiture de d'Edita Rumsas en juillet 2002.

Perfluocarbone

Voir PFC.

Pervitin

Le Pervitin est une méthamphétamine retirée du marchée en 1987.

PFC (perfluocarbone)

L'usage de PFC permet un dopage sanguin, procédé interdit.

Le PFC est un transporteur d'oxygène qui ne modifie pas l'hématocrite. Son stockage est très aisé (contrairement à l'EPO) mais son usage est très risqué.

L'instruction de l'affaire Festina permettra de découvrir la présence de PFOB (Perfluorooctyl, de la famille des PFC) dans le sang d'Emmanuel Magnien. Mauro Gianetti, coureur de La Française des Jeux, aurait failli en mourir en 1998.

Selon le code mondial antidopage de 2004, il sont interdits en compétition et hors compétition.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique PFC du dossier dopage.

PFOB

Le PFOB appartient à la classe des PFC. Il est utilisé comme perfuseur d'organe lors des prélèvements pour les greffes et, à titre expérimental, comme susbtitut d'hémoglobine. Ce produit n'est pas encore inscrit explicitement sur la liste des produits interdits.

Il a été retrouvé dans le sang d'Emmanuel Magnien lors d'une analyse sanguine réalisée pour l'instruction du procès Festina.

Phtalates

Groupe de produits chimiques dérivés de l’acide phtalique. On les retrouve notamment dans la composition des poches de conservation utilisées pour les transfusions. En 2011, une méthode de détection serait en cours de mise au point. Cependant, leur utilisation dans la composition de ces poches serait amenée à disparaître.

Phénmtrazine

Amphétamine apparentée

Phénylpropanolamine

Substance interdite de classe A (stimulants)

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Poire

Poche en coutchouc dissimulée dans un cuissard et destinée à substituer l'urine du coureur par celle d'un "donneur anonyme" lors du contrôle antidopage. Gerben Karstens, lors de Tours-Versailles 1974, et Michel Pollentier, lors du Tour de France 1978, furent notamment pris en flagrant délit.

Pot belge

Mélange de produits dopants. Il contient généralement des amphétamines, des antalgiques, de la caféine, de la cocaïne et de l'héroïne. On peut aussi y retrouver de la morphine et de l'éphédrine. Sa composition est en fait assez variable et dépend des sources d'approvisionnement. En conséquence, le consommateur ne peut être sûr de ce qu'il absorbe vraiment...

Du fait de sa composition, il induit rapidement une pratique addictive.

L'interaction inévitable de tous les produits entre eux est encore plus préoccupante. Il existe peu ou pas d'étude sérieuse à ce sujet. Seules les interactions entre la cocaïne et l'héroïne sont assez bien connues. Mais qu'en est-il des autres produits ? Les scientifiques sérieux estiment qu'au-delà de trois molécules médicamenteuses, les effets de leurs interactions sont quasiment imprévisibles. Les consommateurs de pot belge prennent donc, consciemment ou non, des risques terribles.

Les affaires récentes (procès de Rennes, procès de Reims, affaire de Cahors...) où le pot belge a été évoqué, montrent que sa consommation répond autant à des préoccupations de dopage qu'à une utilisation festive. Le cyclisme semble être à peu près le seul sport où cette utilisation festive s'est répandue, les autres sports se "contentant" du cannabis.

(Source principale : article non publié de Bernard Chalchat, membre du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens, intitulé "Le pot belge : dopage et toxicomanie")

Pot du fou

Autre nom du pot belge.

Pot hollandais

Mélange de produits dopants. Se distingue du pot belge par l'absence de cocaïne.

Poussière de la mère Célestine

Lors d'une interview télévisée diffusée sur France 3, le 22 septembre 2006, Jesus Manzano évoque cette substance qui serait capable de faire disparaître les traces d'EPO dans les urines : "Après l'arrivée, si tu dois aller te présenter au contrôle, en fait, tu as un peu de temps, tu as un moment, 30 minutes de liberté. Alors, tu te laves un peu les jambes ou tu te fais masser. Et puis, quand arrive le contrôle, le masseur a déjà tout préparé pour toi. En fait, tout est dans un flacon de parfum où il cache des petits grains. Il te les donne, tu les prends, tu te les mets sur le pénis, dans l'urètre. Deux petits grains, trois petits grains... Tu ouvres le flacon, tu les mets, et c'est fait !"

Le Laboratoire suisse d'analyse du dopage a pu mettre en évidence qu'il s'agit d'une protéase qui a pour effet de détruire les protéines présentes dans les urines.

La poussière de la mère Célestine serait donc à l'EPO, ce que l'eau de Javel serait aux amphétamines.

Pratiques dopantes

Voir le dossier de cyclisme-dopage.com consacré aux définitions du dopage.

Praxilène

Vasodilatateur utiliser pour limiter les effets secondaires de l'EPO. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Prednisolone

Substance interdite

Corticostéroïde de synthèse commercialisé en France sous le nom de Solupred. Il est indiqué pour les chocs allergiques, les oedèmes d'origine allergique, les maladies du tissu conjonctif, l'oedème du cerveau, la laryngite suffocante, l'asthme, les maladies inflammatoires de l'oeil ou du rein. Son usage prolongé provoquerait une atrophie de la glande corticosurrénale. Parmi les effets indésirables, on trouve une pilosité excessive.

Prednisone

Substance interdite

Corticostéroïde oral commercialisé sous le nom de Pred Forte en Belgique, de Cortancyl en France, de Prednisone Galepharm et Prednisone Streuli en Suisse. Ses indications thérapeutiques sont multiples et couvrent notammes plusieurs formes de cancer.

Prefolic

Antianémique, détoxicant hépatique. Utilisé pour traiter les anémies en fer. Souvent associé à une cure d'EPO. On le retrouve, par exemple, dans l'armoire à pharmacie des Telekom en 1998.

Préparation

Expression, qui dans la bouche d'un cycliste fait souvent allusion à une préparation médicale, illégale de préférence. Laurent Fignon, dans son livre Nous étions jeunes et insouciants, en parle ainsi : « Souvent, on surprenait des bouts de discussions. Dans la bouche de gars de l'encadrement, des masseurs, des kinésithérapeutes, des adjoints de Guimard, on entendait le mot miracle de l'époque : "préparation". Ou alors : (...) "Faire le métier" (...) Préparation : on en parlait fréquemment avec Pascal Jules et je me souviens comme si c'était hier que, au début, on ne savait pas trop ce que signifiait ce mot énigmatique. Qu'on me croit ou non aujourd'hui, j'assure que c'est la vérité : on ne pensait pas du tout "dopage" quand on entendait "préparation". »

Probénécide

Substance interdite

Diurétique interdit pour ses effets masquants. Ajouté à faible dose dans un traitement aux anabolisants, il ralentit le passage de l'hormone mâle dans les urines et permet d'éviter un contrôle positif.

Il fit une entrée fracassante sur la scène du dopage lorsqu'il fut découvert en 1988 dans les urines de Pedro Delgado. Celui-ci remporta malgré tout le Tour de France grâce à une ambiguïté des règlements du CIO (qui ne l'interdisaient pas) et de l'UCI (qui l'interdisaient).

En 2014, Daryl Impey est contrôlé positif à ce produit mais est ensuite blanchi.

Protéase

Les protéases sont des enzymes qui brisent les liaisons peptidiques des protéines. L'EPO étant une protéine, l'ajout de protéases dans les urines, lors d'un contrôle antidopage, permet d'en détruire les traces. Les protéases sont interdites aux sportifs car considérées comme un produit masquant.

L'une de ces protéases est connue dans les pelotons sous le nom de poussière de la mère Célestine.

Prozac

Les éventuels effets dopants du Prozac ne sont pas clairement établis. Pourtant, des témoignages nombreux tendent à établir que la consommation de Prozac s'est répandue dans le peloton à partir des années 2000-2001. Selon Philippe Gaumont, l'équipe Telekom a été la première à le consommer à grande échelle. Par mimétisme, les autres coureurs s'y sont mis. En 2006, on le retrouve encore dans l'incroyable pharmacie du Docteur Fuentes, découverte dans le cadre de l'opération Puerto.

Pseudoéphédrine

La pseudoéphédrine est une amine utilisée comme décongestionnant. Sa structure chimique est proche de l'éphédrine. Plusieurs études validées par l'AMA montrent son effet sur l'amélioration de la performance

Elle fut retirée de la liste des produits interdits en 2003. Elle y retrouvera sa place en 2010 après qu'un programme de surveillance ait établi que son usage était très répandu dans la population sportive.

Pur-sang

Le dopage peut-il transformer un canasson en pur-sang. La question revient souvent dans les débats sur le dopage. "Non", répondent ceux qui estiment que le dopage n'influe pas durablement et significativement sur les résultats. "Oui", répondent les autres. Ils sont suivis par quelques spécialistes :

Jacques Anquetil, quintuple vainqueur du Tour de France : "[Le dopage aux amphétamines] change un cheval de labour en pur-sang d'un jour." (Radio Télévision Française, Cinq colonnes à la une, 7 avril 1961, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage)

Thierry Bourguignon, ancien coureur cycliste : "Des coureurs jusqu'alors anonymes ont soudain réalisé d'énormes progrès et des bourricots se sont métamorphosés en pur-sang." (L'Express - 29/6/2000)

François Poyet, médecin fédéral : "D'un cheval de trait, le dopage fait un pur-sang" (Libération, 02/11/2000)



Q

Quinine

La quinine est un alcaloïde naturel aux effets antipyrétique, analgésique et antipaludique.

Elle est indiquée dans le traitement du palu, des crampes musculaires. Elle a aussi effet de régulateur cardiaque. La FDA (US Food and Drug Administration) ne la considère pas comme sûre et efficace pour le traitement ou la prévention des crampes dans les jambes. Au contraire, elle la considère comme dangereuse.

Elle ne figure pas sur la liste des produits interdits.

Quinapril

Le quinapril est un médicament indiqué pour traiter l'hypertension artérielle et les insuffisances cardiaques. Il ferait partie des produits retrouvés par l'OCLAESP lors d'une enquête déclenchée pendant le Tour de France 2009.



R

Rééquilibrage hormonal

Partant du constat que la pratique sportive diminue le taux d'hormones, le rééquilibrage hormonal est la pratique consistant à prodiguer des hormones à un sportif pour lui faire retrouver son taux "normal". Ce concept est très controversé et peut être considéré comme un façon d'encadrer et de légaliser le dopage.

En savoir plus : Le rééquilibrage hormonal (Un dossier cyclisme-dopage.com)

Repoxygen

Gène médicament développé par Oxford Biomedica destiné à stimuler la fabrication d'EPO par l'organisme. Son développement a été abandonné en 2007.

En savoir plus :
Dossier dopage

Réticulocytes

Les réticulocytes sont des globules rouges jeunes qui sont les premiers qui apparaissent quand la moelle osseuse produit des globules rouges. Chaque être humain est génétiquement prédisposé à un nombre de globules rouges défini.

En cas de recours à un moyen exogène (transfusion ou EPO) pour faire augmenter le nombre de globules rouges, l'organisme constatant qu'il en a trop s'autorégule et diminue la production de ses réticulocytes. Chaque jour 1% des réticulocytes meurt naturellement mais l'organisme en renouvelle 1%.

Pour la première fois sur le Tour de France 2005, le contrôle du taux de réticulocytes est rajouté au contrôle sanguin. Le taux minimal retenu est de 0,2%, soit tout de même 5 fois moins que le taux normal...

En février 2006, Antonio Tauler est interdit de départ du Tour de Valence pour un taux de réticulocytes inférieur à 0,2%. Il semble que ce soit le premier coureur à subir cette sanction.

RSR-13

Substance évoquée pour la première fois dans le cyclisme lors du Tour d'Italie 2001.

Mise au point aux Etats-Unis par la société pharmaceutique Allos Therapeutics (Collorado) et utilisée en chimiothérapie dans les traitements des tumeurs du cerveau, c'est un modificateur synthétique de l'hémoglobine. Indétectable aux contrôles antidopage actuels, elle a pour effet d'augmenter l'oxygénation sanguine sans modification de la valeur hématocrite. Ce médicament est apparu dans l'arsenal des dopés avant même sa mise officielle sur le marché, puisqu'il n'est encore qu'en expérimenation (phase 3) ! Il est actuellement testé dans une cinquantaine d'hopitaux aux Etats-Unis et au Canada (liste complète sur le site www.virtualtrials.com/rsr13.cfm).

Il est à noter que l'Actovegin est lui aussi utilisé dans le traitement des affections du cerveau...

"Le RSR-13 est un produit que nous suivons depuis pas mal de temps", a déclaré Hein Verbruggen, Président de l'UCI, en juin 2001. (Dépêche AFP).

Plus d'informations :
http://cancer.med.upenn.edu/conference/2000/oct/astro/wed/4.html
Dossier dopage



S

S 107

Molécule permettant de stabiliser les protéines chargées de réguler l'entrée du calcium dans les cellules musculaires et permettant, de ce fait, de diminuer la fatigue musculaire. Pas encore commercialisée, elle pourrait avoir déjà fait son apparition sur le marché noir. Cette molécule, facilement détectable, pourrait être prochainement ajoutée sur la liste des produits interdits.

En 2011, ce produit n'a toujours pas reçu d'autorisation de mise sur le marché mais il serait déjà commercialisé sur l'Internet. Il n'est toujours pas détectable aux contrôles.

Pour en savoir plus :
Dossier sur le S 107

Saizen

Médicament contenant de la Somatropine indiqué pour lutter contre les retards de croissance chez les enfants. Il n'est que rarement indiquer pour pallier un déficit en hormones de croissance chez les adultes. Son utilisation par un sportif doit faire l'objet d'une AUT.

On en retrouva 82 flacons dans le véhicule Festina conduit par Willy Voet avant le Tour de France 1998.

Salbutamol

Substance interdite appartenant à la fois à la classe A (stimulants) et à la classe C (agents anabolisants)

Le salbutamol, plus connu sous le nom de Ventoline, est un agoniste bêta-2 destiné à traiter l'asthme.

En 1998, tous sports confondus, le salbutamol avait représenté 33% des 238 cas positifs recensés en France sur l'année. (Source : Le Soir 3/11/1999). En 2006, Oscar Pereiro est contrôlé positif au salbutamol à deux reprises pendant le Tour de France. Souffrant d'asthme, il bénéficie d'une AUT qui sera validée par l'AFLD. En conséquence, il ne sera pas sanctionné. Quelques années plus tôt, Miguel Indurain avait aussi réussi à se dépétrer d'un contrôle positif au salbutamol.

En 2000, le Salbutamol est strictement interdit sur la liste française alors que le CIO, l'UCI et le Conseil de l'Europe admettent une concentration de salbutamol jusqu'à 100 nanogrammes. Entre 100 et 1000 nanogrammes, il est considéré comme stimulants. Au-delà, il est devient anabolisant.

Depuis 2004, le Code mondial antidopage admet l'utilisation de Salbutamol sur prescription médicale, en inhalation et jusqu'à un seuil de 1000 nanogrammes, "à moins que le sportif ne prouve que ce résultat anormal est consécutif à l'usage thérapeutique de salbutamol par voie inhalée".

Depuis le 1er janvier 2009, le Code mondial antidopage prévoit qu'"ne concentration urinaire de Salbutamol supérieure à 1 000 ng/ml sera considérée comme un résultat d'analyse anormal à moins que le sportif ne prouve par une étude pharmacocinétique contrôlée que ce résultat est bien la conséquence de l'usage d'une dose thérapeutique de Salbutamol par voie inhalée".

Salmétérol

Substance interdite appartenant à la fois à la classe A (stimulants) et à la classe C (agents anabolisants)

Le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir ou traiter l'asthme ou l'asthme d'effort. L'asthme ou l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe.

Sérétide Diskus

Le Sérétide Diskus est un corticoïde commercialisé par le laboratoire Glaxosmithkline. Il est disponible en spray et est notamment est indiqué en traitement continu de l'asthme.

SESTide

Le SESTide (supravalent erythropoiesis stimulating peptide) est un peptide mimétique de l'EPO fabriqué par Aplagen et qui se présente sous forme de comprimé. La molécule de SESTide est liée à l'HES mais, en 2011, on ne connaît pas encore le principe du test de détection. Elle est commercialisée sous le nom d'Hemomer®.

En savoir plus :
Peptides vedettes : le bel avenir des peptides mimétiques de l'EPO(EMP)

Sibutramine

La sibutramine est un coupe-faim utilisé en association à un programme d'amaigrissement dans le traitement de l'obésité et du surpoids. Elle figure dans la listedes produits interdits en tant que stimulant.

SMLC (Suivi Médical Longitudinal Contrôlé)

Mis en place par l'UCI en 1999 afin de prévenir le dopage. (Le premier sport à avoir adopté le SMLC est le triathlon en 1996).

En 2000 : Il s'agit de :
- Visite médicale annuelle avec examen cardiologique
- Analyse sanguine complète trimestrielle
- Carnet de santé personnel sur lequel sont portées les prises de susbstances soumises à restrictions
- Bilan biologique élargi (ferritine, protéine C réactive, cortisol, testostérone, hormone lutéinisante).

Le SMLC a été remplacé en 2009 par la SMR.

SMR (Surveillance Médicale Règlementaire)

La SMR concerne les coureurs Elite Professionnel, les coureurs titulaires d’une licence 1ère catégorie intégrés dans le collectif international pour ce qui est du cyclisme sur route, (les 300 premiers du classement National par points FFC, les coureurs professionnels réintégrant le niveau amateur, les coureurs de nationalité étrangère intégrant un club FFC ne figurant pas au classement national de l’année ayant obtenu au minimum 8 points UCI) ainsi que, pour les autres disciplines tous les coureurs titulaires d’une licence 1ère catégorie, les sportifs de Haut Niveau ainsi que les coureurs inscrits dans une filière d’accès au haut niveau.

La SMR comporte :

  • L’examen médical annuel passé sur un plateau technique de médecine du sport (PTMS), agréé par la FFC, qui doit délivrer le certificat de non contre-indication à la pratique du sport nécessaire à l’obtention de la licence. Un deuxième examen médical annuel, dont le contenu est laissé à l’appréciation du médecin de suivi, est obligatoire ainsi qu’un suivi psychologique et nutritionnel.
  • Le suivi biologique à raison de 4 examens par an pour les Elite Professionnel, et 3 pour les coureurs titulaires d’une licence 1ère catégorie intégrés dans le collectif international pour ce qui est du cyclisme sur route, (les 300 premiers du classement National par points FFC, les coureurs professionnels réintégrant le niveau amateur, les coureurs de nationalité étrangère intégrant un club FFC ne figurant pas au classement de l’année ayant obtenu au minimum 8 points UCI) ainsi que, pour les autres disciplines tous les coureurs titulaires d’une licence 1ère catégorie, sportifs de haut niveau, coureurs en filières d’accès et inscrits sur les listes Espoirs, est réalisé sur des sites de prélèvement du Réseau Biologie Moléculaire Libéral – Laboratoire BIOMNIS. Le résultat de ces examens est adressé aux médecins fédéraux concernés. Le médecin fédéral national est responsable et gère la surveillance médicale des Elite Professionnel et le médecin régional les coureurs relevant de la SMR de son comité.
En cas d’anomalies, des certificats de contre-indication temporaire, voire définitive, peuvent être délivrés. Les décisions qui en découlent sont des décisions sanitaires jamais disciplinaires et sont soumises au secret médical.

En 2010, la SMR concernait 1214 coureurs dont 204 professionnales (français et étrangers appartenant à des équipes françaises).

Source : FFC zt Rapport d'activité 2010 de la commission médicale FFC

La SMR a remplacé le SMLC en 2009.

Soigner (se)

L'expression "se soigner" est fréquemment utilisée, en particulier dans les années soixante et soixante-dix, pour parler d'une façon détournée du dopage. C'est souvent pour regretter que nombre de produits interdits, parfois autorisés en vente libre, empêcheraient les coureurs de "se soigner" normalement. Jacques Anquetil, partisan d'une forme de dopage, utilisait ce terme plus que de raison. Il disait, par exemple : "Je ne veux pas entendre parler du mot "dopé". Il faut plutôt dire "se soigner". Parler de soins qui ne conviennent pas au commun des mortels. Le coureur a besoin de vitamines, de fortifiants et aussi de stimulants." (L'Equipe, 19 juillet 1978, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage°

Dans son livre Un vélo dans la tête, Cyrille Guimard écrit : "Le doping est un problème grave et complexe. (...) Tous les coureurs se soignent et (...) je ne suis pas une exception."

Pour "se soigner", les coureurs ont souvent recours aux soigneurs.

Soigneur

Profession officieuse dont la dénomination semble trouver ses origines dans le milieu équestre où le soigneur est un palefrenier. Le soigneur cumulait des fonctions aussi diverses que masseur, confident, homme à tout faire et, parfois, dopeur. Dans les années 70, on s'interrogeait déjà sur les statuts de cette curieuse profession. Après l'affaire Festina, en 1998, on se reposa la question. Les soigneurs ont-ils disparu ? Pas sûr...

Quelques soigneurs célèbres :

  • Joseph D'Hont, soigneur de Freddy Maertens dans les années soixante-dix, il est accusé d'être son fournisseur en produits dopants et comparait à ce titre devant le tribunal correctionnel de Fumes en 1979. On le retrouve comme soigneur de l'équipe Telekom de 1992 à 1996, il reconnait en 2007 avoir pris part au système de dopage mis en place dans l'équipe. Il rejoint Marc Madiot en 1997 à La Française des Jeux. Il sera condamné pour incitation au dopage dans le cadre de l'Affaire Festina.
  • Jean-Marie Dalibot, soigneur de l'équipe Festina
  • Michel Decock, soigneur de l'équipe Peugeot à partir de 1977.
  • Fabio della Torre, soigneur de l'équipe Lampre, impliqué dans l'affaire de Mantoue.
  • Guillaume Driessens, soigneur puis directeur sportif de Fausto Coppi
  • Bertus Fok, soigneur de l'équipe PDM en 1988 dont les carnets accablants ont été publiés en 2013
  • Alain Gallopin, soigneur de Laurent Fignon, notamment lorsque celui-ci est contrôlé positif aux amphétamines en 1989. Plus tard, il devient directeur sportif, notamment chez RadioSchack.
  • Ron Jongen, soigneur de l'équipe US Postal.
  • Rudy Jongen, soigneur de l'équipe Novemail. Il fournissait du pot belge à Thierry Laurent (Voir affaire de Perpignan)
  • Rick Keyaerts, soigneur de l'équipe Festina contrôlé le 17 juin 1999 à la frontière franco-belge en possession de Néoton et d'un corticoïde .
  • Raymont Le Bert, soigneur de Louison Bobet et masseur médical diplômé ayant exercé au Stade Rennais (football). Il était surnommé "Le Sorcier". Il reconnut que le "petit bidon" qu'il réservait à ses coureurs contenait de la coca, du quinquina et de la kola (caféine).
  • Jean Libeaux, soigneur de Jean Robic, Maurice Archambaud, Louison Bobet et René Vietto.
  • Boguslaw Madejak, soigneur des équipes Castorama puis Cofidis, condamné à un an de prison dont neuf mois avec sursis dans le cadre de l'affaire Cofidis.
  • Justin Meuter.
  • Johan Molly, soigneur de la Quick Step et notamment de Richard Virenque, il fait l'objet d'une perquisition en juin 2007 avant d'être mis hors de cause.
  • Flavio Mongiardo, soigneur personnel de Riccardo Ricco, licencié par l'équipe Vacansoleil en février 2011.
  • Johannes Moors, soigneur de l'équipe TVM. Il a été condamné condamné à 6 mois de prison avec sursis dans l'affaire de dopage dite TVM.
  • Tiziano Morassut, soigneur de Gianni Bugno. En 2002, il a été condamné mardi par le tribunal correctionel de Courtrai (Belgique) à six mois de prison avec sursis et à une amende de 4.957,87 euros (également avec sursis) pour achat et détention d'amphétamines
  • Dirk Nachtergaele, soigneur oigneur attitré et confident de Johan Museeuw
  • Gust Naessens, soigneur d'Eddy Merckx, condamné en 1968 à une amende et à l'interdiction de soigner des athlètes pendant 2 ans. Freddy Maertens l'accusera aussi d'avoir piégé son bidon pour l'empêcher de battre Eddy Merckx aux Championnats du Monde 1974.
  • Roger Richardot, soigneur de Raphaël Géminiani que celui-ci, dans son livre Mes quatre vérités, accuse d'avoir voulu le doper en 1948.
  • Bernard Sainz, alias Docteur Mabuse.
  • Sven Schoutteten : soigneur occasionnel à la BMC en 2010 et 2011, il est pris , en 2009, en possession de près de 200 doses d'EPO.
  • Julien Schramms, soigneur de Anquetil et de Jean Stablinski
  • Freddy Sergant, soigneur de l'équipe AG2R. Il a été condamné en 2007 à 4 ans de prison dont 1 avec sursis dans une affaire de trafic de pot belge.
  • Laurent Van Brussel, soigneur de l'équipe Lotto en 1997 lorsque Djamolidine Abdoujaparov fut contrôlé positif à plusieurs reprises au clenbutérol et au Bromantan. Il servi de bouc-émissaire et fut exclu par Jean-Luc Vandenbroucke.
  • Charly Van Cauteur, soigneur de Dieter Kemper et Yvonne Reynders aux Championnats du Monde 1967 sur piste, où ils furent déclarés positifs. Van Cauteur fut exclu des pistes par le Directeur des Vélodromes d'hiver allemand
  • Vandromme : soigneur condamné à deux mois de prison avec sursis au début des années 1960 pour possession de produits illégaux.
  • Vanheylen : soigneur condamné à deux mois de prison avec sursis au début des années 1960 pour possession de produits illégaux.
  • Herman Versele, soigneur de Johan Museeuw. Il sera condamné à un an de prison avec sursis, une amende de 15.000 euros, dont 500 fermes dans le cadre de l'affaire Landuyt.
  • José Vidal, soigneur trouvé en 1966 en possession de 15.000 FB de médicaments. Il sera condamné pour exercice illégal de la médecine.
  • Willy Voet, soigneur de Richard Virenque

En savoir plus :
Le danger : la surenchère des soigneurs clandestins

Solupred

Nom commercial de la prednisolone. Cliquez ici pour en savoir plus.

Somatotrophine

Autre nom de l'hormone de croissance.

Somatropine

Autre nom de l'hormone de croissance.

Spasma

Antalgique dérivé de la morphine.

Stanozolol

Stéroïde anabolisant, commercialisé sous les noms de Winstrol, Strombaject ou Stanabol, il a été mis sous les feux de l'actualité par Ben Johnson lors de son contrôle positif aux Jeux olympiques de Séoul 1988. Il n'est plus commercialisé en France depuis 1985 mais reste disponible dans plusieurs pays européens, dont l'Espagne.

En 2013, le laboratoire de Cologne met au point une nouvelle méthode de détection qui permet d'accroître le nombre de cas positifs détectés.

Stéroïde

Stilnox

Ce somnifère était notamment utilisé par Philippe Gaumont et plusieurs autres coureurs de la Cofidis. On le retrouve aussi dans l'armoire à pharmacie de Raimondas Rumsas. Mélangé à l'alcool il devient hallucinatoire et addictif.

Stimul

Nom commercial, pour la Belgique, de la Pémoline. Eddy Merckx fut contrôlé positif au Stimul en 1977. Selon Walter Godefroot, à cette époque, "il y [avait] 90% des coureurs qui [prenaient] du Stimul." (Télévision belge, 09/05/1977, cité par L'Equipe, 11/05/1977)

Stimulants

Mot "pudique" utilisé dans le jargon cycliste pour désigner des produits dopants. Exemple : Raphaël Géminiani dans Miroir des Sports en juillet 1962

D'un point de vue plus sérieux, les stimulants constituent la classe A des produits interdits.

Strychnine

Alcaloïde extrait de la noix vomique. A des doses supérieures à 10 mg, elle peut être mortelle. La strychnine a rapidement été utilisée par des sportifs car, en agissant sur la moelle épinière, elle stimule les sens et augmente les réflexes, tout en donnant du tonus musculaire. Elle n'a aujourd'hui plus aucune indication thérapeutique.

Dans son livre Mes quatre vérités, Raphaël Géminiani raconte comment Francis Pélissier a dopé le coureur René Berton lors du Championnat de France 1949 : "Francis avait l'habitude de "saler la soupe" avec du gros sel : il avait fourni une sacrée préparation au pauvre Berton pour qu'il brille sur le championnat de France. Mais cela ne lui réussit pas. Ses muscles s'étaient raidis sous l'effet explosif de la strychnine (...) il était comme paralysé. Il fallut l'évacuer d'urgence à l'hôpital, mais comme toutes les voitures étaient bloquées sur le parking, on le plaça dans le side-car d'une moto de presse qui le transporta. En route, il s'était blotti dans son fauteuil pour ne pas prendre froid. Mais, malheureusement, il s'était encore plus raidi, ses muscles endurcis le maintenaient coincé dans le side-car, il n'a pas pu en descendre et, lorsqu'il est arrivé à Paris, on dut carrément démonter l'engin pour le hisser jusqu'à sa chambre d'hôpital, sinon il aurait fallu attendre plusieurs heures avant que l'effet du produit s'estompe!"

Strombaject

Le Strombaject est un anabolisant contenant du Stanozolol.

Stupide

Pris la main dans le sac, une des premières réaction d'un coureur est souvent d'affirmer qu'il aurait été stupide qu'il se dope. Il semble donc que les pelotons abritent un fort pourcentage de coureurs stupides. Quelques exemples :

  • Danilo Di Luca, positif à la CERA en 2009 : "Je serais assez stupide de prendre de la Cera une année après qu'elle soit détectée chez Riccò, Sella, Rebellin, au Giro en plus ?" (gazzetta.it, juillet 2009, cité par cyclismag.com - 22/07/2009). On saura quelques années plus tard qu'il prononce cette phrase avec de l'EPO dans les veines.
  • Lance Armstrong, face aux soupçons de dopage en 1999 : "J'ai vu la mort en face et je ne suis pas stupide." (Il n'y a pas que le vélo dans la vie, Albin Michel 2000). On saura quelques années plus tard qu'il prononce cette phrase avec de l'EPO dans les veines.
  • Joop Zoetemelk, positif sur le Tour de France 1977 : "Il faudrait être complètement stupide pour se doper le jour d'une étape contre-la-montre où vous jouez la victoire dans le Tour." (L'Equipe - 25/07/1977)

Surveillance (Programme de)

Le programme de surveillance de l'Agence Mondial Antidopage porte sur des substances qui ne figurent pas dans sa liste des interdictions mais qu’elle souhaite néanmoins surveiller pour pouvoir en déterminer la prévalence d’usage dans le sport.

Suspicion (Indice de)

Indice établi sur une échelle de 0 à 10 par l'UCI afin de mieux cibler ses contrôles antidopage. Il est défini par l'analyse des passeports biologiques. Le 13 mai 2011, le journal L'Equipe publiait une liste des participants au Tour de France 2010 avec leur indice de suspicion.

En savoir plus :
Les "suspects" de l'UCI

Symbicort

Médicament contenant un anti-inflammatoire stéroïdien utilisé pour le traitement de fond de l'asthme. Délivré en France seulement sur ordonnance, il diminue l'inflammation de la muqueuse bronchique. Fabriqué par les laboratoires Astrazeneca, il est commercialisé sous le nom de Symbicort Turbuhaler.

Synacthène

Médicament contenant de l'ACTH et parfois surnommé par les coureurs "friandise du Docteur X". Il est commercialisé en France depuis 1968 et est indiqué pour stimuler la fabrication de corticoïdes et de stéroïdes anabolisants par l'organisme. Il est interdit par l'UCI et le CIO depuis 1989 mais reste indécelable par les contrôles en 2011.



T

TAD

Nom commercial du glutathion, un acide aminé peptidique, le TAD est un puissant antioxydant indiqué dans le traitement contre les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Il s'administre par voie intraveineuse ou intramusculaire. En juillet 2008, le TAD n'a pas encore d'autorisation de mise sur le marché français.

Il en aurait été retrouvé dans les affaires de Moises Dueñas Nevado, contrôlé positif à l'EPO sur le Tour de France 2008.

TB 500

Le TB 500 est un peptide synthétique destiné aux chevaux. En juin 2011, un colis contenant du TB 500 en provenance d'Australie et destiné à l'ancien coureur professionnel Wim Vansevenant est intercepté par la douane belge. En mars 2012, il aurait fait partie des produits saisis sur le docteur Beltran.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique TB 500 du dossier dopage.

Telmisartan

Médicament du groupe des "sartans" qui sont des antihypertenseurs. Il est indiqué pour traiter l'hypertension artérielle, certains infarctus du myocarde et certaines insuffisance cardiaques ou rénales. Le Telmisartan ferait partie des produits retrouvés par l'OCLAESP lors d'une enquête déclenchée pendant le Tour de France 2009.

Tente hypobare

Tefamin

Médicament d'origine italienne, contenant de l'aminophylline. Ce médicament a été retrouvé dans les valises de Marek Rutkiewicz dans le cadre de l'affaire Cofidis.

Terbutaline

Substance interdite appartenant à la fois à la classe A (stimulants) et à la classe C (agents anabolisants)

La terbutaline est un bronchodilatateur prescrite pour le traitement des crises d'asthme aiguës et la prévention des accouchements prématurés. On le trouve sous le nom commercial de Bricanyl ou sous le nom générique de Terbutaline Arrow.

En 1994, Miguel Indurain est contrôlé positif au Salbutamol. La commission médicale chargée d'examiner son cas n'est pas convaincue par l'explication de l'Espagnol qui prétend souffrir d'asthme. Il sera finalement blanchi en raison du manque d'uniformité des listes de produits interdits de l'UCI et du CIO, comme Pedro Delgado un peu plus tôt.

Le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir ou traiter l'asthme ou l'asthme d'effort. Ils doivent faire l'objet d'une justification médicale (pouvant prendre la forme d'un formulaire d'AUT abrégée).

En 2011, l'AMA assouplit ses règles : le Salbutamol est autorisé en spray jusque 1600 microgrammes par 24 heures, sans AUT. La présence de Salbutamol inférieure à 1000 mg/ml ne sera pas considérée comme anormale.

Testogel

Nom commercial d'un médicament à base de testostérone.

Testostérone

Substance interdite de classe C (agents anabolisants)

La testostérone est une hormone sexuelle synthétisée par les testicules pour les hommes et, dans une moindre mesure, par les ovaires pour les femmes. Hors la sphère génitale, son principal site d'action est les muscles, sur lesquels elle exerce un effet anabolisant, ce qui expliquerait la différence de musculature entre les sexes.

La présence d'un rapport testostérone/épitestostérone supérieur à 4 dans l'urine constitue une infraction à moins qu'il ne soit établi que ce rapport est dû à une condition physiologique ou pathologique, par exemple, une faible excrétion d'épitestostérone, la production d'androgènes par une tumeur ou des déficiences enzymatiques. Jusqu'en 2005, ce rapport était fixé à 6. Le ratio normal chez l'être humain moyen oscille entre 1 pour 1 et 2 pour 1.

Dans le cas d'un rapport testostérone/épitestostérone supérieur à 4, il est obligatoire d'effectuer un examen sous la direction de l'autorité médicale compétente avant que l'échantillon ne soit déclaré positif. Un rapport complet sera rédigé, il comprendra une étude des contrôles précédents et ultérieurs ainsi que les résultats des tests endocriniens. Si les contrôles précédents ne sont pas disponibles, l'athlète devra subir un contrôle sans annonce préalable au moins une fois par mois durant trois mois. Les résultats de ces examens devront être inclus dans le rapport. A défaut de collaboration de la part de l'athlète, il en résultera une déclaration d'échantillon positif.

Les preuves obtenues à partir des profils métaboliques ou de l'étude des rapports isotopiques pourront être utilisées afin de tirer des conclusions définitives.

Depuis peu (2006), une technique, dite IRMS, permet de détecter un apport exogène de testostérone. Toutefois, en avril 2004, des chercheurs suédois révélaient que la positivité des contrôles dépendent largement des caractéristiques génétiques des individus.

Parmi les cyclistes contrôlés positifs à la testostérone, on peut citer Floyd Landis, Kim Andersen, Santiago Botero, Francesco Casagrande, Robert Millar ou Gert-Jan Theunisse.

Au début des années 1990, certains contestaient encore l'utilité de la testostérone pour les cyclistes. Les déclarations de Gert-Jan Theunisse ou Eddy Beugels en témoignent.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique testostérone du dossier dopage.
Voir la rubrique testostérone sur Wikipedia.

TGN 1412

Aussi appelé SuperMab, cet anticorps monoclonal est destiné à combattre la leucémie, la sclérose en plaque et la polyarthrite rhumatoïde. Le 13/03/2006, le premier essai clinique sur l'homme, réalisé sur six personnes à Londres tournait au drame. Ces patients furent victimes de réactions extrêmement violentes et durent être hospitalisées en unité de soins intensifs. (Source : doctissimo.fr - 24/03/2006)

Le 30 juillet 2007, l'expert allemand de la lutte antidopage, Werner Franke, affirmait qu'Alberto Contador y aurait eu recours. (Source Sud Presse - 30/07/2007)

THC

Abbréviation de delta-9 tétrahydrocannabinol, principe actif du cannabis.

Théophylline

Nom commun de la 1,3-diméthyl xanthine, la théophylline est un alcaloïde du type méthylxanthine. C'est une des substances actives des feuilles de thé.

Elle est indiquée dans le traitement de la bronchite chronique et de l'asthme sévère. Elle est aussi utilisée dans le traitement de fond de l'asthme.

Elle ne figure pas sur la liste des produits interdits.

THG

Nom scientifique : tétrahydrogestrinone. Ce stéroïde anabolisant a été mis au point par le chimiste Patrick Arnold fin 2003. Il est surnommé "the clear" (le propre). Indétectable lors de sa création, Il est à l'origine de l'affaire Balco dans laquelle est impliquée, entre autres, l'athlète américaine Marion Jones et la star de base-ball Barry Bonds. Patrick Arnold a été condamné en août 2006 à trois mois de prison et trois mois d'assignation à résidence pour commerce de stéroïdes.

Son test de détection a été mis au point par Don Catlin.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique THG du dossier dopage.

Tonédron

Le Tonédron est une méthamphétamine retirée du marchée en 1992.

Topette

La topette, expression très en vogue dans les pelotons de l'après-guerre désignait, sous forme d'un cachet ou d'une fléchette, le produit que prend le coureur. Son contenu ? "La charge", "la bombe", la "dynamite"...

Tramadol

Le Tramadol, développée par la société Grünenthal, est un analgésique (antidouleur), au même titre que la codéine et le dextropropoxyphène. Dérivé de l'opium, il agit sur le même type de récepteur que la morphine et peut entraîner une dépendance. Il peut aussi entraîner vertiges et somnolence. A l'arrêt du traitement, peuvent survenir anxiété, agitation et parfois hallucinations. On a constaté des surdoses mortelles chez des toxicomanes. Le tramadol a été placé sur la liste des médicaments à surveiller par l'Afssaps en janvier 2011.

Le Tramadol est vendu en Belgique sous le nom de Dolzam.

En août 2013, l’AMA affirme que "le nombre d’échantillons contenant du Tramadol est significatif" et qu'"une grande majorité d’entre eux proviennent de cyclistes." Le MPCC demande son inscription sur la liste des produits prohibés et les médecins des équipes du MPCC s'engagent à ne pas utiliser ce produit.

En savoir plus :
Le dossier de cyclisme-dopage.com

Transfusion sanguine

Procédé de dopage interdit

On distingue deux types de transfusions : l'hétéro-transfusion qui consiste à se faire injecter le sang d'un donneur compatible et l'auto-transfusion qui consiste à s'injecter son propre sang, prélevé auparavant. Selon Dario d'Ottavio , membre de la commission antidopage du ministère italien de la santé, "après avoir fait une cure d'érythropoïétine ou d'hormones de croissance, le coureur se fait prélever son sang (deux fois 250 ml) pendant l'hiver, quand il n'y a pas de contrôle, puis le garde au froid, par - 120 °C, prêt à l'emploi pour les compétitions, explique Dario d'Ottavio. Pour compenser le prélèvement, il reprend de l'EPO pour produire des globules rouges." "De cinq à dix heures avant la transfusion, on peut conserver le sang dans un réfrigérateur normal, poursuit le spécialiste, puis, quelques heures avant le départ de la course, n'importe qui peut amener une poche de sang dans un hôtel et l'administrer au coureur dans sa chambre."

Selon ce médecin, deux transfusions de 250 ml pendant le Tour [de France] suffiraient en vue des étapes importantes : "Un individu a en règle générale 5 litres de sang. S'il se transfuse deux fois 250 ml, il augmente ses capacités de transport d'oxygène de 20 %", calcule-t-il.

Cette méthode de dopage aurait été utilisée pour la première fois par le médecin suédois Björn Ekblom au début des années 1970, rappelle le docteur Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage. Toutefois, on trouve mention de transfusions dès 1960 à propos de Gastone Nencini, ainsi que le relate Xavier Louy dans son livre Sauvons le Tour. Dans l'Equipe du 30/06/1977, Joop Zoetemelk admet y avoir eu recours lors du Tour de France 1976 : "Le docteur Fucs, eut donc recours à une transfusion de concentrés de globules pratiquée au goutte-à-goutte. En procédant ainsi, il n'a jamais cherché, je le répète, qu'à me rééquilibrer, toujours examens biologiques à l'appui. Loin de porter préjudice à ma santé actuelle ou future, son traitement n'avait pour but que de me maintenir au mieux de ma condition physique et psychologique." (Joop Zoetemelk, La Prochaine étape, Ed Solar, 1980, page 24-27, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans Tour de France - 33 vainqueurs face au dopage). Les cyclistes américains y eurent également recours pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984, ce qui incitera le CIO a prononcer son interdiction en juin 1985, bien qu'elle soit alors indétectable. Tombée en désuétude au début des années 1990 (supplantée par l'EPO), elle réapparaît une dizaine d'années plus tard quand l'EPO devient détectable.

A la fin 2005, dans une interview au journal L'Equipe, Prentice Steffen, ancien médecin de l'équipe américaine US Postal, accuse certaines équipes de pratiquer des auto-transfusions juste après le passage des vampires de l'UCI.

Tyler Hamilton, lors du Tour d'Espagne 2004, est le premier athlète reconnu coupable de transfusion sanguine. Il s'agissait d'une hétéro-transfusion. L'auto-transfusion reste encore indétectable en 2009.

Selon Olivier Rabin, directeur scientifique de l'AMA les dangers en matière de santé sont multiples : "Les principaux risques sanitaires (...) sont d'ordre infectieux (hépatite, sida) (...). Les autotransfusions, elles, peuvent être dangereuses si le sang est conservé dans de mauvaises conditions. Il peut également y avoir des risques de thrombose car l'administration de globules rouges épaissit le sang, et des problèmes au niveau cardiaque, un liquide plus visqueux pouvant forcer le coeur à pomper davantage."

Voir aussi Dopage sanguin et le dossier consacré aux transfusions sanguines.

Triamcinolone acétonide

Corticoïde de synthèse à "action retard". C'est avec ce produit, connu sous le nom commercial de "Kenakort retard 40", que Lance Armstrong fut contrôlé positif sur le Tour de France 1999.



V

Vampires

Surnom donné par les coureurs aux médecins contrôleurs de l'UCI qui effectuent les prises de sang avant les courses. Commentant la façon dont les coureurs du Tour de France 1998 avaient été traités, Laurent Jalabert qualifia les commissaires de l'UCI de "vampires" et de "néo-nazis". L'UCI exigea des excuses.

Ventipulmin

Nom commercial du clenbutérol.

Ventoline

Un des noms commerciaux du salbutamol. La Ventoline permet de masquer les amphétamines (source : Science Actualites).

Viagra

Commercialisé en France depuis novembre 1998, le Viagra, développé par la firme pharmaceutique Pfizer est indiqué dans le traitement de l'impuissance sexuelle. L'AMA pourrait l'inclure sur la liste des produits interdits à partir de 2010 en raison de son action vasodilatatrice.

En savoir plus :
Le dossier de cyclisme-dopage.com

Virus

Il s'agit d'un mal assez répandu dans toutes les tranches de la population. Pourtant, le cycliste, pour des raisons mal connues de la communauté scientifique semble avoir développé une sensibilité particulière à ce mal. On se souviendra, par exemple, des cas suivants :

Des esprits mal tournés (ou mal informés) peuvent être tenté de faire l'amalgame avec l'"intoxication alimentaire ". Rien à voir.

Vitamines

Mot "pudique" souvent utilisé dans le jargon cycliste pour désigner des produits dopants.

VO2 max

Volume d'oxygène maximum qu'un individu peut absorber au moment du passage du seuil anaérobie.

Pour en savoir plus : les VO2 Max de Lance Armstrong et Christophe Bassons.

Les VO2 max de quelques coureurs :

  • Armstrong Lance : 79,5 en 1986 (John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, page 43)
  • Armstrong Lance : 70,5 en 11/1992 (Professeur Edward F. Coyle)
  • Armstrong Lance : 76,1 en 01/1993 (Professeur Edward F. Coyle)
  • Armstrong Lance : 81,2 en 09/1993 (Professeur Edward F. Coyle)
  • Armstrong Lance : 66,6 en 08/1997 (Professeur Edward F. Coyle)
  • Armstrong Lance : 71,5 en 09/1999 (Professeur Edward F. Coyle)
  • Bassons Christophe : 85,1
  • Dessel Cyril : 77-78 (Vélo Magazine, novembre 2011)
  • Evans Cadel : 80 (Cadel Evans - Close to flying)
  • Froome Chris : entre 80 et 85 en 2007 (Chris Froome, independent.ie, 30/06/2014)
  • Hinault Bernard : 92 (L'Equipe, 11/07/1994)
  • Hinault Bernard : 96 (Cyclisme International, octobre 1995)
  • Indurain Miguel : 90 (L'Equipe, 11/07/1994)
  • Lemond Greg : 95 (David Walsh, From Lance to Landis, page 188)
  • Lemond Greg : 92,5 (John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, page 43)
  • Marie Thierry : 92
  • Nibali Vincenzo : 85 (repubblica.it, 27/07/2014)
  • Pantani Marco : 85 (L'Equipe, 11/07/1994)
  • Péraud Jean-Christophe : 85 (Antoine Vayer, 29/07/2014)

VO Maxine 113

Produit vendu par correspondance, sensé augmenter les performances "sans médicament, ni dopage".

Pour en savoir plus : VO Maxine de la honte : Petite histoire d'une belle tromperie !



W

Watts

Unité de puissance. Un watt est la puissance d'un système énergétique dans lequel est transférée uniformément une énergie de 1 joule pendant 1 seconde.

Frédéric Portoleau et Antoine Vayer ont développé une méthode permettant d'évaluer la puissance développée par les coureurs sur une ascension. Leur méthode tient compte des paramètres suivants :

  • Vitesse relative par rapport au vent
  • Masse corporelle du coureur
  • Masse du vélo et des équipements (bidons, vêtements, etc.)
  • Pourcentage de la route
  • Densité de l'air
  • Surface frontale du coureur et de son vélo
  • Coefficient de pénétration dans l'air
  • Coefficient de roulement des boyaux sur la route
  • Frottements mécaniques des pièces en rotation (moyeux, pédales, chaîne)
  • Rendement de la chaîne

Pour permettre la comparaison entre coureurs, la puissance est ensuite extrapolée à un coureur type de 70 kg équipé d'un vélo de 8 kg.

Source : Pouvez-vous gagner le Tour ? par Antoine Vayer et Frédéric Portoleau, Livrairie Polar

Sur le Tour de France 2009, Frédéric Portoleau a confronté ces calculs avec des mesures réelles. Cliquez ici pour en savoir plus.

Pour aller plus loin : Pour tout comprendre sur le calcul des watts

Whizzinator

Faux pénis destiné à fausser les tests de dopage et de drogue. Commercialisé par la société américaine Puck Technology, il a été interdit et les deux dirigeants de la société ont été poursuivis. Ce faux pénis rappelle la poire, remplie d'urine "saine", utilisée dans les années 1970.



X

Xenon

Le xénon est un gaz noble, inodore et incolore utilisé notamment pour les lampes de certains phares de voiture. Dans le domaine médical, il est utilisé comme anesthésiant.

Il aurait été utilisé par les sportifs russes à l'occasion des JO de Sotchi en 2014. Le docteur Prentice David Steffen, médecin de l'équipe Garmin-sharp, affirme en février 2014 s'être "penché sur le sujet" mais avoir décidé de ne pas l'utiliser. Pour le docteur Armand Mégret, médecin de la FFC, il s'agit d'une "démarche déviante" (letelegramme.fr, 27/02/2014).

Le Xenon est interdit par l'AMA depuis fin août 2014. Il est placé sous la rubrique des agents stimulants comme l'érythropoïétine ou les facteurs induits par l'hypoxie qui agissent sur l'oxygénation du sang.

En savoir plus :
Le dossier de cyclisme-dopage.com

Xipamide

Diurétique antihypertenseur, indiqué dans l'hypertension artérielle et les oedèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique. Il est actif une heure après sa prise, pendant 24 heures. Il est notamment commercialisé par le laboratoire Eli Lilly.

Le Xipamide est disponible sur ordonnance en Allemagne (commercialisé par Eli Lilly sous le nom commercial Aquaphor). Il est aussi autorisé en Grande-Bretagne (sous le nom Diurexan), en Autriche (commercialisé par Eli Lilly sous le nom Aquaphoril) et aux Etats-Unis. On peut le trouver dans d'autres pays sous différents noms : Aquaphor, Aquaphoril, Aquex, Diurex, Diurexan, Neotri, Xipa Tad, Xipagamma, Xipa-Isis, Xipamid Aaa-Pharma, Xipamid Abz, Xipamid Al, Xipamid Beta, Xipamid Billix, Xipamid Heumann, Xipamid Hexal, Xipamid Sandoz, Xipamid Stada, Xipamid, Xipamid-1a Pharma, Xipamid-Ct, Xipamid-Ratiopharm (liste publiée par medindia.net).

En France, il est interdit depuis le 12 juin2006. Il était jusqu'alors disponible sous le nom de Lumitens. Il n'est pas disponible non plus au Luxembourg.

Comme tout diurétique, il peut être utilisé par les sportifs en raison de ses effets masquants sur la prise d'autres produits. Il est classé S5 (diurétique et autres agents masquants) sur la liste des produits interdits 2012. Outre ses effets diurétiques, le Xipamide a d'autres propriétés intéressantes pour les sportifs : c'est un agoniste du récepteur A3 de l'adénosine. Il agit dans les tissus où la demande en oxygène est augmentée et permet aussi une augmentation de l'HIF-I (hypoxia induced factor-I) dont les inhibiteurs augmentent le nombre de globules rouges. Le Xipamide pourrait aussi être un agoniste de l'AMPK, comme l'AICAR ou le GW 1516.

Frank Schleck a été contrôlé positif au Xipamide lors de l'étape du 14 juillet sur le Tour de France 2012 (au 18/07/2012, l'échantillon B reste toutefois à analyser pour confirmer cette positivité). Son équipe RadioShack a précisé que ce diurétique n'est pas utilisé par ses médecins.

Le premier sportif positif au GW1516 est Valery Kaykov, un coureur russe, contrôlé positif le 17 mars 2013. L'analyse de l'échantillon B est en cours.