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Lexique du dopage

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Autre index utile, celui des spécialités pharmaceutiques françaises contenant des substances dopantes, établi par www.fair-play.org.


A

ACTH

Sigle anglais signifiant Adreno-Cortico-Trophic-Hormone et désignant l'hormone corticotrope qui augmente la sécrétion d'hormones glucocorticoïdes et anabolisantes par la glande surrénale. Comme pour les corticoïdes, le risque majeur est l'arrêt du fonctionnement naturel de cette glande.

L'interdiction totale de l'ACTH a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage. Toutefois, en mars 2008, aucun cycliste n'a été contrôlé positif à ce produit ce qui laisse supposer qu'il est indétectable.

Actedron

L'actedron est une amphétamine.

Dans 50 ans de tours pendables, Willy Voet rapporte cette conversation avec Briek Schotte, l'ancien double champion du monde belge :
"- D'accord Briek, les Français sont des chochotes, mais dis donc, à ton époque, tu ne te gênait pas, hein ?
- Comment ça ?
- La bonne vieille amphèt, tu te rappelles ?
- Ah oui ! l'Actedron...
- C'est ça, oui, l'Actedron. T'en prenais combien de cachets en moyenne ?
- Oh ! quatre ou cinq, pas plus.
- Mais tu sais ce que ça représente, cinq comprimés d'Actedron ? Vingt-cinq milligrammes d'amphétamines !
- Pfff... C'était rien ça. "

Actovegin

En 2000, quand il commence à faire parler de lui, ce médicament à base de sérum de veau déprotéiné ne fait pas partie explicitement de la liste des produits interdits bien qu'il contienne des dérivés de sang de veau. Dans un communiqué publié le 11/12/2000, la commission médicale du CIO précise que la substance est interdite sous la catégorie du dopage sanguin.

Il est indiqué pour les insuffisances artérielles. Il agirait plus particulièrement sur la circulation sanguine dans le cerveau (selon WPS), en raison de ses propriétés anti-coagulantes. Il permettrait également d'abaisser l'hématocrite.

Ce médicament aurait été utilisé par l'équipe US Postal pendant le Tour de France 2000. On en retrouva aussi des traces dans un sac poubelle découvert au départ d'une étape du Giro 2004. Suite à cette affaire, ce produit est véritablement devenu à la mode dans les pelotons, comme le rapporte Philippe Gaumont dans son livre "Prisonnier du dopage". En 2006, on le retrouve encore dans l'incroyable pharmacie du Docteur Fuentes, découverte dans le cadre de l'opération Puerto.

ADN

L'ADN est une molécule que l'on retrouve dans tous les organismes vivants. L'ADN de chaque individu est unique ce qui permet son identification avec un risque d'erreur proche de zéro.

L'utilisation de tests ADN a été réclamée pour identifier les coureurs impliqués dans l'affaire Puerto. En 2006, les équipes du Pro Tour avaient annoncé unilatéralement qu'elle rendraient ce test obligatoire pour tous leurs coureurs dès 2007. En janvier 2007, Jan Ullrich accepte de s'y soumettre, ce qui permettra d'identifier son sang parmi les poches retrouvées chez le docteur Fuentes. En avril 2007, l'UCI obtient l'accord des équipes du Pro Tour pour créer un passeport biologique des coureurs à partir de leur ADN. Aucune sanction ne serait toutefois prévue pour les coureurs qui ne s'y soumettraient pas. Alejandro Valverde et Paolo Bettini, notamment, ont fait savoir qu'ils ne donneraient pas leur ADN.

Adrénaline

L'adrénaline est une hormone. Son nom anglo-saxon est l'épinéphrine. Sa libération met l'organisme en état de préparation à l'action. Elle active les grands systèmes fonctionnels (respiration, circulation), joue sur les émotions et la pensée, elle renforce l'organisme pour d'éventuelles actions à venir.

L'adrénaline fait partie de la classe des stimulants et fut à ce titre interdite dès les premières lois antidopage. Depuis 2002, les préparations à usage local sont autorisée. L'adrénaline ne figure pas explicitement dans la liste des produits interdits par l'AMA.

Agonistes bêta-2

Les agonistes bêta-2, appelés aussi bêta-2 stimulants, sont utilisés en thérapeutique pour leur effet bronchodilatateur et myorelaxant utérin. Les principales indications sont le traitement préventif et curatif de l'asthme et le traitement du risque d'accouchement prématuré.

Parmi les agonistes bêta-2 les plus répandus, on trouve le Salbutamol, le Terbutaline, Pirbutérol.

Pour en savoir plus : consulter le site pharmacorama.

Albumine

L'albumine serait utilisée pour faire baisser l'hématocrite par dilution du sang, ainsi qu'en témoigne Simeoni un des coureurs suivis par le Docteur Ferrari.

Lire le témoignage de Filippo Simeoni

Alcool

Pendant un temps, l'alcool a fait partie de la liste des produis interdits. Aujourd'hui, il n'est plus interdit que dans quelques sports avec un seuil de tolérance : aéronautique (0,20 g/l), automobile (0,10 g/l), boules (0,10 g/l), karaté (0,10 g/l), motocyclisme (0,10 g/l), motonautique (0,30 g/l), pentathlon moderne (0,10 g/l) pour les épreuves comprenant du tir, tir à l'arc (0,10 g/l).

L'alcool aurait joué un rôle dans le mort de Tom Simpson. Il fit pendant longtemps partie de la panoplie de substances utilisées par les cyclistes : Franck Kramer (1905), Lucien Mottiat (Paris-Brest-Paris 1921), Jean Noret (Bordeaux-Paris 1934), Louis Caput (1943), Louison Bobet (1948), Jacques Anquetil (Tour de France 1964), Rudy Altig (1966), etc. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 27 et suivantes)

Aminophylline

Bronchodilatateur utilisé dans le traitement de l'asthme.

En savoir plus :
Le site Biam

Amphétamines

Produits de synthèse de structure chimique, les amphétamines agissent sur le système nerveux central. Elles ont de puissantes propriétés psychostimulantes antidépressives. Les sportifs les utilisent afin de diminuer la sensation de fatigue, ce qui les conduit à dépasser leurs limites. En masquant le signal d'alarme qu'est la fatigue, elles peuvent lors d'efforts physiques importants provoquer des troubles cardiaques et parfois la mort. Les amphétamines entraînent une excitation nerveuse, suivie d'une importante fatigue et d'un épuisement nerveux. La prise régulière d'amphétamines conduit à la toxicomanie.

Les amphétamines sont apparues dans les années 30. Elles se sont fait connaître pendant la seconde guerre mondiale. Les pilotes de la Royal Air Force les utilisaient abondamment pour leurs missions de nuit au-dessus de l'Allemagne nazie. Cet usage ce perpétuerait encore aujourd'hui puisque les pilotes américains y aurait aussi eu recours lors de la première guerre du Golfe en 1991 .

Les amphétamines sont très facilement détectables au contrôle anti-dopage. En consommer relève donc de la stupidité ou d'un très fort sentiment d'impunité. Contrairement à ce que beaucoup prétendent, les amphétamines n'ont jamais disparu des pelotons. En 2004, le coureur professionnel Jean-Michel Tessier se faisait encore prendre...

Les amphétamines entrent dans la composition du pot belge.

Sylvie Voet, dans De la poudre aux yeux rapporte que les coureurs avaient pris l'habitude de donner des surnoms aux noms commerciaux de l'amphétamine : "le Meratran devint la "Mémé", le Tonedron, le "Pépé" ou "Tonton", la Ritaline, le cousin "Riri" à qui l'on adjoignit la "Petite Lili" pour qualifier le Lidepran. Sans oublier, par la suite, de nouveaux membres tels que "Tintin" pour le Pervitin." Plus classiquement, on parle aussi d'"amphèt".

Aussi surprenant que celà puisse paraître, les amphétamines sont, selon le code mondial antidopage de 2004, interdites uniquement en compétition.

Anabolisant

Se dit de tout produit favorisant l'anabolisme qui est la construction ou la reconstruction de tissus vivants à partir de substances normalement fournies par l'alimentation.

Dans le cadre du dopage, se terme s'applique le plus souvent aux stéroïdes anabolisants qui sont des dérivés de l'hormone mâle. La prise de masse musculaire, l'augmentation de la confiance en soi et la stimulation de la libido motivent principalement la prise des stéroïdes anabolisants.

La liste des dangers est impressionnante : cancer du foie, hépatite, hémorragies digestives, infarctus, diabète, apnées du sommeil, ruptures tendineuses, pertubation du désir sexuel, stérilité. Pour les femmes, on doit ajouter acné, voix grave, calvitie, hypertrophie de la pomme d'adam et du clitoris, hirsutisme, etc. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 82) Ceci n'empêcher pas certains dirigeants du cyclisme de s'interroger sur leur légalisation. Ainsi, Hein Verbruggen, alors Président de la Fédération Internationale du Cyclisme Professionnel, déclarait en 1988 : "Dans un Tour de France difficile on voit des coureurs descendre de 2kg en dessous de leur poids de forme et là encore l'emploi d'anabolisants pourrait être justifié." (Source L'Equipe 29/07/1988)

L'image du sportif dopé aux stéroïdes anabolisants est souvent celle d'un sportif aux muscles hypertrophiés. Or si on limite l'apport en protéines et en graisses, il n'y a pas de prise de masse musculaire spectaculaire. Ceci explique que le cyclisme ne soit pas épargné. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 97)

Les premiers contrôles antidopage aux anabolisants ont été annoncés pour les Jeux du Commonwealth 1974. En cyclisme, ils furent recherchés pour la première fois lors des Championnats du Monde 1978. Jean-Luc Vandenbroucke se fit pincer à cette occasion.

L'interdiction totale de l'usage des stéroïdes anabolisants a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage.

Androstenin

Stéroïde anabolisant, précurseur de la testostérone. Selon Le Monde du 5/4/2005, la brigade des stupéfiants a retrouvé ce type de produit sous forme de méthandiénone dans les analyses capillaires de Philippe Gaumont et d'Androtardyl au domicile de Robert Sassone, dans le cadre de l'affaire Cofidis.

Antalgique

Se dit d'un médicament ayant pour effet la diminution de la douleur. De tels médicaments sont évidemment prisés des sportifs dopés puisqu'ils permettent de mieux supporter l'effort.

Aranesp

Voir Nesp.

Aspirine

l'acide acétylsalicyclique, de son nom scientifique, a été découverte en 1897.

L'aspirine n'a jamais été interdite. Ainsi, elle n'est pas considérée comme une substance dopante par le code mondial antidopage de 2004. Toutefois, elle est interdite par l'UCI, le CIO et le Ministère de la Jeunesse et des Sports pour les cheveux depuis 2003.

L'aspirine a souvent été associée à la prise d'EPO dans la mesure où elle permet de fluidifier le sang épaissi par l'EPO. La combinaison de ces deux substances fait courir un risque d'hémorragie en cas de chute.

(Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 138 et suivantes)

Arsenic

Oligoélément présent naturellement dans l'organisme. 70 mg d'arsenic minéral constituent une dose mortelle pour l'Homme.

Il a été consommé par les sportifs à des fins de dopage jusque dans les années 1970. On cite ainsi fréquemment André Leducq, Jean-Claude Petitpret ou Jean-Claude Blocher. Tous lui attribuaient des effets positifs sur la récupération, le souffle, la force physique. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 131)

L'arsenic n'est pas considéré comme une substance dopante par le code mondial antidopage de 2004.

Asthme

L'asthme est une maladie inflammatoire des bronches. Elle entraîne un gonflement des bronches, une contraction des muscles lisses bronchiques (spasme) et une hypersécrétion de mucus. Il en découle une augmentation des résistances des voies aériennes (et donc une augmentation du travail respiratoire. L'asthme d'effort touche 50 à 80 % des asthmatiques, en particulier les enfants. Elle est rarement la seule manifestation de l'asthme. Les sports demandant un effort prolongés ne sont pas recommandés aux personnes qui y sont sujettes. Le cyclisme n'est donc pas recommandé.

L'asthme ou l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe. Alors que la proportion d'asthmatiques dans la population mondiale n'est que de 2,7%, une part beaucoup plus importante de cyclistes bénéficient d'AUT pour cette affection.

L'asthme semble être une "maladie honteuse". Il faut, le plus souvent, un contrôle positif au Salbutamol pour qu'un coureur fasse la révélation de sa maladie. Tout se passe comme si les asthmatiques avaient une propension à se diriger vers ce sport qui ne leur est pas recommandé !

En réalité, l'asthme sert souvent d'alibi à la prise de Salbutamol et de corticoïdes. Le 10 février 2007, Armand Mégret, médecin de la FFC, déclarait au journal Le Monde : "aucune étude contrôlée ne justifie leur prescription".

Quelques asthmatiques célèbres :

En savoir plus :
Hold-up des asthmatiques sur le Tour de France
Les broncho-dilatateurs
medisite.fr

AUT (Autorisation d'usage à des fins thérapeutiques)

Les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) ont été introduites dans le Code mondial antidopage par l'AMA en 2005. Elles concernent aussi bien les professionnels que les amateurs. La déclaration simplifiée d'AUT est délivrée par un médecin et fait la liste des médicaments que le "patient" doit prendre dans le cadre de son traitement. En cas de contrôle positif, il revient désormais aux autorités contrôleuses de faire la preuve d'un détournement d'un traitement médical.

Ce dispositif est très controversé. Le CPLD lui-même considère qu'il s'agit d'une "autorisation à prendre des produits interdits". En septembre 2006, son Président, Pierre Bordry, révélait au journal Le Monde que 13 coureurs avaient été contrôlés positifs lors du Tour de France 2006. Douze d'entre eux disposaient d'une AUT et échappèrent donc à toute sanction. Sur l'ensemble des coureurs contrôlés, 60% disposaient de cet AUT.

En savoir plus :
Performances sur ordonnance

Auto-transfusion

Voir Transfusion sanguine.



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B

Bêta-bloquants

Substances interdites de classe E

Ce sont des molécules diverses qui bloquent les récepteurs à la noradrénaline et permettent ainsi d'abaisser le rythme cardiaque. Ils sont normalement prescrits pour combattre l'hypertension artérielle, les migraines ou encore les tremblements.

En matière de dopage, c'est leur effet relaxant qui est recherché. On les retrouve évidemment dans les sports d'adresse que sont le tir à l'arc, le billard ou saut à skis. Mal employés, il peuvent entraîner céphalées, crampes, asthénie, hypoglicémie et troubles digestifs.

La réglementation antidopage a longtemps évolué pour ce type de produits. il fut par exemple interdit par la FFC en 1969 et 1970. Depuis 2004, le Code mondial antidopage admet son utilisation dans certains sports (cyclisme, par exemple) mais l'interdit dans d'autres.

Bidon parachute

Sylvie Voet, dans son livre De la poudre aux yeux, rapporte que les amphétamines étaient parfois injectées dans des suppositoires conservés dans des bouteilles isothermes. A une centaine de kilomètres de l'arrivée, le suppositoire était scotché à un bidon tendu au coureur. Celui-ci n'avait plus qu'à se l'injecter et à terminer sa course comme une mobylette. Ce bidon, lesté de suppositoire, était appelé bidon-parachute.

Bloqué

Se dit d'un coureur subissant une contre-performance en raison d'un mauvais dosage de corticoïdes. Dans un article publié le 24 juillet 2006 dans Libération, Antoine Vayer avance que Floyd Landis et Alex Zülle en aurait été victimes, respectivement dans le Tour de France 2006 et dans le Tour d'Italie 1998.

Un soigneur auteur de ce mauvais dosage de produits dopants est appelé "bloqueur". Marcel Tinazzi affubla Willy Voet de ce surnom après qu'il eut administré du Synacthène retard à Sean Kelly lors du Tour de France 1983. Celui-ci fut incapable de suivre le rythme lors de l'étape Pau-Bagnères de Luchon et dut abandonner son maillot jaune.

Bromantan

Le Bromantan, d'origine russe, était utilisé par les athlètes des pays de l'Est. Il a des propriétés masquantes et stimulantes. Selon le code mondial antidopage de 2004, il est interdit uniquement en compétition.



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C

Caféine

Substance de classe A (stimulants) interdite jusqu'en 2004.

Stimulant du système nerveux de consommation courante, la caféine permet de retarder l'arrivée de la fatigue et d'accroître la vigilance.

Jusqu'en 2004, son usage est, bien sûr, accepté et un sportif n'est déclaré positif qu'au-delà de 12 microgrammes par millilitre. Sa dose mortelle chez l'homme est de l'ordre de 5 à 10 grammes. Elle est très facilement détectable aux contrôles. Les doses retrouvées chez les sportifs positifs atteignent couramment des valeurs équivalentes à la consommation de 150 tasses de cafés. On est donc très loin, contrairement aux protestations des "victimes", d'un usage normal.

Elle est souvent absorbée sous forme de gélules pendant la course. Elle entre aussi dans la composition du pot belge.

Depuis 2005, l'AMA a retiré la caféine de la liste des produits interdits pour le classer dans la catégorie des produits sous surveillance. Ceci signifie qu'elle est toujours recherchée dans les contrôles et qu'en cas de recrudescence de taux anormalement élevés, elle sera à nouveau interdite.

Caisson hypoxie

Caisson dans lequel l'oxygène est artificiellement raréfié pour reproduire les conditions athmosphériques de l'altitude. Au niveau de la mer, l'air contient environ 21% d'oxygène. Dans un tel caisson, le taux d'oxygène peut être abaissé jusque 10% environ.

De nombreux coureurs ont admis utilisé de ces caissons. C'est notamment le cas de Lance Armstrong (même si, Mike Anderson, son ancien assistant personnel, affirme dans L.A. Officiel qu'il ne l'a jamais utilisée. L'effet recherché est l'augmentation de l'hématocrite. Le manque d'oxygène conduit en effet l'organisme a fabriquer plus de globules rouges, vecteurs de l'oxygène dans le sang.

Christophe Bassons lui-même a reconnu l'avoir essayé, sans d'ailleurs relevé des effets spectaculaires. Il faudrait en effet des séjours prolongés pour que l'élévation du taux de globules rouges soit vraiment significatif. Tout comme la créatine sert de cache-sexe à la prise d'hormones de croissance, il se pourrait donc que les caissons hypoxie servent à cacher la prise d'EPO et autres substances conduisant à relever l'hématocrite...

En 2005, les caissons hypoxie ne sont pas interdits par l'AMA. En revanche, ils sont interdit en Italie ce qui a provoqué une polémique lors du Tour d'Italie 2005.

Lire aussi la FAQ

Camphre

Substance issue du bois de camphrier du Japon ou produite synthétiquement à partir d'essence de thérébenthine. Ses effets sont proche de caféine mais de moindre durée et sans provoquer d'insomnie.

Depuis 1969, le camphre ne fait plus partie des substances interdites.

Cannabis

Substance soumise à restrictions de classe B (Cannabinoïdes)

Produit de consommation assez courante, drogue dite douce, le cannabis relève bel et bien des substances dopantes. Son principe actif est le delta-9 tétrahydrocannabinol (THC).

Les effets recherchés sont l'amélioration du sommeil à la veille de compétitions importante et, plus généralement, son effet anti-stress.

L'usage du cannabis en tant que produit dopant est interdit en compétition seulement. Il faut dépasser 15 nanogrammes par millilitre d'urine pour être sanctionné.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique Cannabis du dossier dopage.

Captagon

Le captagon est une amphétamine.

Carphédon

Substance interdite de de la catégorie des stimulants.

Produit assez peu répandu, développé en Union Soviétique, censé traiter l'amnésie. Il aurait des vertus dopantes en améliorant la résistance au froid et l'endurance.

Danilo Hondo a été le premier cycliste contrôlé positif avec ce produit. C'était en 2005 au Tour de Murcie. (Pour en savoir plus, cliquez ici).

Cathine

Substance interdite de classe A (stimulants), également connue sous le nom de norpseudoéphédrine.

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Célestène

Le célestène est un corticoïde.

Cémalyt

Pommade contenant de la triamcinolone acétonide. Lance Armstrong prétendit l'avoir utilisée pour expliquer son contrôle positif lors du Tour de France 1999.

Centrifugeuse

Désigne dans le jargon du peloton l'appareil qui permet de mesurer l'hématocrite du sang. La centrifugeuse fait partie de l'attirail des consommateurs d'EPO. On en trouvera dans les camions de Festina et de la Français des Jeux, notamment.

Céphyl

Médicament interdit, le Céphyl est un antalgique contenant notamment de la caféine. Outre son effet antidouleur, il agit comme un fluidifiant du sang.

Dans son livre, Ma Vérité, Richard Virenque admit l'avoir utilisé, tout en minimisant son champ d'action.

Chargé

Se dit d'un coureur dopé.

Chaudière

Dans le jargon du peloton, une chaudière désigne un coureur dopé.

Les courses pendant lesquelles on ne risquait aucune contrôle étaient appelées, dans les années 80, Grand Prix des Chaudières. Il s'agissait, entre autres, de Mauléon-Moulin, du Grand Prix de Plouay, du Grand Prix de Cannes ou encore du Grand Prix de Plumelec.

Dans 50 ans de tours pendables, Willy Voet rapporte cette conversation avec Fred de Bruyne, l'ancien coureur belge :
"-Et alors, Fred, t'en prenais combien par course, toi ?
- Oh ! ça, mon gars, je n'en sais rien.
- Comment ça, t'en sais rien ?
- Non, franchement, non.
- Ben, tu sais quand même...
- Tu sais (...), c'est simple : à mon époque, on flanquait tout dans une petite boîte d'allumettes qu'on glissait dans la poche arrière du maillot. Alors, quand c'était le moment de remettre du charbon dans la chaudière, je prenais la petite boîte, je l'ouvrais en poussant avec ma langue que j'enfournias dedans, et tout ce qui collait dessus, je l'avalais ! Alors, comment veux-tu que je sache combien y en a qui tombait dans le gosier ?"

Clenbuterol

Interdit à la vente en France, cette hormone de croissance était largement utilisée par l'équipe Festina. (Christophe Bassons - Positif)

En France, le Clenbuterol est utilisé exclusivement en médecine vétérinaire sous le nom de Ventipulmin (R), notamment pour l'asthme du cheval. Selon le Dr Marie Claude Galland (AMLD Marseille Provence Alpes - Performances & Santé n°2, Nov-Déc 2002), il est responsable à hautes doses de tachycardie (jusqu'à 200/mn), profonde hypokaliémie, arythmie cardiaque, tremblements intenses, hypertension artérielle, céphalées, agitation, vertiges, nausées, hyperglycémie. Un cas d'infarctus du myocarde a mémé été attribué à la prise de Clenbuterol associé à des stéroïdes anabolisants.

L'interdiction totale de l'usage du Clenbutérol a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage.

Cocaïne

La cocaïne est un anesthésique. Bien connue en tant que drogue, elle intéresse les sportifs peu scrupuleux pour ses effets psycho-stimulants et ce depuis les tous premiers six-jours. Elle développe l'agressivité du sportif et permet de repousser les limites de la fatigue. A noter qu'elle entre aussi dans la composition du pot belge.

Effet indésirables :

(Source : www.drogue-danger-debat.org)

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la cocaïne est, selon le code mondial antidopage de 2004, interdite uniquement en compétition. C'est ainsi que Tom Boonen, contrôlé positif hors compétition en juin 2008 devrait échapper à toute sanction sportive.

Voir aussi le dossier consacré à la cocaïne et aux rapports drogue et dopage.

Codéine

La codéine, dérivée de l'opium, se rapproche de la morphine. Elle a des effets très similaires mais moins intenses et surtout sans provoquer d'accoutumance, à moins d'excès caractérisés. Elle est généralement indiquée pour lutter contre la toux ou les douleurs. Elle est en vente libre.

Elle fut longtemps interdite car on pouvait la confondre avec la morphine lors des contrôles. Aujourd'hui, elle n'est plus interdite.

Voir aussi le dossier consacré aux rapports drogue et dopage.

Compléments alimentaires

Souvent fabriqués dans des pays où la législation relative à l'étiquetage s'avère très laxiste, Etats-Unis par exemple, ces produits promettent perte de poids et prise de muscle rapide. Problème de taille : ils contiennent souvent des produits interdits.

De bonne ou mauvaise foi, de nombreux sportifs contrôlés positifs, les accusent d'être la cause de leurs malheurs.

En savoir plus :
Dossier compléments alimentaires

Constat de carence

Désigne le fait de ne pas se présenter à un contrôle antidopage. Une telle omission est considérée comme un échec à un test antidopage et est assortie d'une suspension de deux ans.

Coramine

La coramine est un stimulant du système cardiorespiratoire. Elle permet de repousser le seuil d'apparition de la douleur. Elle est en vente libre.

La coramine est, selon le code mondial antidopage de 2004, interdite uniquement en compétition, au titre de stimulant.

Corticostéroïdes

Ce sont toutes des hormones de synthèse issues du cholestérol, elles sont normalement produites par les glandes surrénales. On y trouve la Cortisone, le Cortisol. Ces substances permettent de mieux mobiliser les protéines et les graisses et de diminuer les réponses inflammatoires et immunitaires, elles permettent ainsi aux sportifs de reculer les sensations de douleur et de fatigue.

L'administration des corticostéroïdes par voie orale, par voie rectale et par injection systémique est interdite en compétition tandis que l'administration par inhalation et par voies anale, auriculaire, dermatologique, nasale et ophtalmologique n'est pas interdite. Tous les types d'administration sont admis en période d'entraînement.

Parmi les dangers des corticostéroïdes, on trouve les fractures de fatigues, les ulcères, le diabète, l'hypertension et les tendinites.

Interdit depuis le milieu des années 80, ce produit n'a été détectable chez les sportifs qu'en 1999, l'affaire Festina ayant manifestament donné un coup de fouet aux chercheurs et aux législateurs... Lance Armstrong fut un des tout premiers à se faire prendre dans les mailles du filet. Heureusement, un certificat médical présenté à posteriori lui permettra d'échapper aux sanctions.

Comme les contrôles ne permettent pas de déceler l'origine de la prise de corticoïdes, leur présence dans le sang est admise dans une certaine limite. Alors que la limite était placée à 2 nanogrammes par millilitre de sang jusqu'en 2004, l'AMA a remonté ce taux à 30 en 2005, provoquant la colère du CPLD ! La marge de manoeuvre des tricheurs s'est donc considérablement accrue. Les corticoïdes sont proscrits en compétition par le Code mondial antidopage de 2004 quand ils sont administrés par voie orale, rectale, intraveineuse ou intramusculaire. Les autres voies peuvent être autorisées à condition de posséder une AUT.

Un moyen classique pour échapper au contrôle est de se faire prescrire un corticoïde administré par voie nasale (légal) et de prendre en injection un autre médicament contenant la même molécule. L'indication la plus courante est l'asthme.

En savoir plus : Broncho-dilatateurs, corticoïdes

Cortisone

La cortisone est un corticoïde.

CPA

Syndicat de coureurs professionnels dont le sigle signifie : Cyclistes Professionnels Associés. Il a été créé à l'issue du Tour d'Italie 1999. Parmi les objectifs du syndicat cités sur son tite Internet cpa.org, on relève : "[contribuer] à la divulgation d'une meilleure image concernant la lutte contre le dopage. Depuis plusieurs années, 2% de tous les prix gagnés sont versés au titre de leur contribution à la lutte contre le dopage. Il est important de signaler que cette mesure n'existe dans aucun autre sport professionnel".

En août 2006, Francesco Moser, Président du CPA depuis sa fondation, déclare : "Le dopage libre dans le sport professionel ? Ce serait peut-être mieux. Il faudrait trouver un moyen de mettre tous les sportifs sur le même plan. Si l'on ne réussit pas à garantir un principe d'équité entre tous les sports, alors la solution pourrait être la suivante : libéralisons le dopage." (cyclismag.com - 30/08/2006)

Le CPA est présidé depuis octobre 2007 par Cédric Vasseur.

Créatine

Combinaison de trois acides aminés apportés en grande quantité au sportif, en espérant qu'il en fasse du muscle. Dans sa formule injectable, la créatine porte le nom de Néoton. Selon Willy Voet, elle serait utilisée dans le cyclisme depuis 1995. Certains coureurs de l'équipe Festina pouvaient en prendre jusqu'à 30 grammes, soit l'équivalent de... 180 entrecôtes !

Il y a débat autour de ce produit. Il ne figure par sur la liste des produits interdits pas l'agence mondiale antidopage. Ses effets dopants seraient quasiment nuls, en particulier pour une pratique basée sur l'endurance telle que le cyclisme. En revanche, consommée à haute dose elle pourrait être nocive pour l'organisme

De nombreux spécialistes s'accordent pour penser que la créatine servirait surtout de "paravent" pour cacher l'absorption d'autres substances interdites telles que les anabolisants et justifier à bon compte une prise de poids importante.

Risque non négligeable, un grand nombre de préparation à base de créatine contiennent aussi des anabolisants.

La créatine est classée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans la catégorie des «substances non traditionnelles». A ce titre, la DGCCRF informe qu'aucune autorisation d'emploi de la créatine en France n'a été accordée et qu'il est de ce fait interdit de mettre en vente ou de vendre des aliments ou des compléments alimentaires contenant cette substance.

De nombreux sportifs ont admis utiliser la créatine : Erwann Menthéour, Emmanuel Petit, Didier Deschamps, Zinedine Zidane, Marcel Dessailly, Mary Pierce, etc.

En savoir plus :
Haro sur la créatine
Question sur la créatine
L'article consacré à la créatine par le site www.dopage.com
Le site de Jeannie Longo pour s'en procurer...

Critérium

Course cycliste, le plus généralement en circuit. Les critériums d'après-Tour de France, aujourd'hui quasiment disparus en France, permettaient aux spectateurs de voir "pour de vrai" les coureurs. La plupart du temps, le résultat importait peu et seul comptait le spectacle. Les vedettes du peloton s'imposaient donc le plus souvent pour le plus grand plaisir du public.

Pendant de longues années, les médecins contrôleurs se tenaient à l'écart de ces pseudo-courses. En 1982, leur venue sur le Critérium de Callac fut perçue par les coureurs comme une provocation. Emmenés par Bernard Hinault, ils refusèrent le contrôle.

Les témoignages confirmant ce traitement particulier pour les critériums sont nombreux :



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D

Décastoramiser

Expression du peloton pour désigner l'action sevrer de kenakort un ancien coureur de l'équipe Castorama (directeur sportif Cyrille Guimard) qui était connue pour en faire un usage intensif. Cette expression fut notamment utilisée par Jean-Marie Dalibot, ancien soigneur Festina, lors du procès de l'affaire Festina, en octobre 2000.

Dexomethasone

Corticoïde synthétique aux propriétés anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppressives figurant sur la liste des produits interdits.

DHEA

Abbréviation de déhydroépiandostérone, aussi appelée prastérone. Cette hormone, surnommée, "hormone de jouvence", est supposée préserver des méfaits du vieillissement. Son efficacité est très controversée. Elle est interdite par le CIO depuis le début 1997. Depuis 2004, le Code mondial antidopage l'interdit hors et en compétition.

Un des effets possibles de cette hormone est d'augmenter le taux IGF-I, un des principaux médiateurs de l'hormone de croissance. Elle aurait donc un effet anabolisant.

L'instruction de l'affaire Festina montrera qu'elle était utilisée par cette équipe.

Digitaline

Substance ayant pour effet de ralentir le rythme cardiaque.

Le Code mondial antidopage de 2004 n'interdit pas son utilisation.

Diurétiques

Ce sont tous les produits qui augmentent la diurèse c'est-à-dire la fabrication d'urine. Ils favorisent la perte de poids. Pour le dopage, ils sont utilisés comme produits masquants.

L'interdiction des diurétiques a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage, à la fois en et hors compétition.

DMT

Nom commun de la desoxy-méthyle-testostérone.

Ce stéroïde permettant de développer la force et l'endurance a été découvert fin 2004. Selon l'AMA, il est facilement détectable dans les urines et, à la date de sa découverte, n'a pas encore été utilisé par les sportifs.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique DMT du dossier dopage.

Dopage

Voir le dossier de cyclisme-dopage.com consacré aux définitions du dopage.

Dopage génétique

Voir génétique.

Dopage Sanguin

Procédé de dopage interdit

C'est l'administration à un athlète de sang, de globules rouges, de transporteurs artificiels d'oxygène ou de produits sanguins apparentés.

Selon Michel Audran, Professeur à la faculté de pharmacie de Montpellier et expert auprès du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), "la transfusion a le même intérêt que l'érythropoïétine (EPO) - favoriser le transport de l'oxygène - et possède le double avantage de ne pas entraîner d'hypertension ni d'être détectable aux contrôles antidopage".

Dynepo

Les deux EPO utilisées dans les années 1990, appelées alpha et beta, sont progressivement remplacées par des EPO dites biosimilaires. La Dynepo, l'une d'entre elles, est fabriquée sur lignée cellulaire humaine et non animale comme l'EPO. Elle a reçu l'autorisation de vente en Europe en 2002 mais son entrée effective sur le marché a été retardé par un procès entre son inventeur, la société américaine TKT, et l'inventeur de l'EPO, Amgen, une autre société américaine. Dans un article paru dans Le Monde le 8 juin 2002, Willy Voet affirme que l'équipe Festina avait cherché à s'en procurer dès 1997.

Les laboratoires de lutte contre le dopage seraient en mesure de la détecter dans les urines. Toutefois, le règlement antidopage ne permet pas de déclarer positif un échantillon où sa présence a été relevée. C'est ainsi que le laboratoire de Châtenay-Malabry aurait trouvé des traces de Dynepo dans les urines de Michael Rasmussen, lors du Tour de France 2007, sans que le danois ne soit déclaré positif.



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E

Endorphine

Substance sécrétée par l'organisme lors de la pratique sportive. Ses effets sont comparables à ceux de la morphine. Certaines études soutiennent qu'elles peuvent provoquer une dépendance qui expliquerait que certains anciens sportifs de haut niveau s'adonnent aux drogues dures à l'heure de la retraite. (Lire à ce sujet l'avis de François Siri).

Ephédrine

Extraite d'un arbuste de bord de mer, l'Ephedra, elle potentialise l'action de l'adrénaline. Proche chimiquement des amphétamines et de l'adrénaline, elle est produite industriellement par synthèse. Elle tonifie les muscles squelettiques et stimule également le système nerveux central. Dans la médecine chinoise traditionnelle, l'éphédrine est utilisée pour traiter l'asthme et la bronchite. On la retrouve, ainsi que ses dérivés (norpseudoéphédrine, phénylpropanolamine, pseudoéphédrine) dans de nombreux médicaments contre le rhume. Son utilisation abusive provoque des maux de tête, de la tachycardie, de l'anxiété et de l'insomnie.

Les sportifs l'utilisent comme stimulant ou encore pour atténuer la sensation de fatigue.

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Epitestostérone

Stéroïde naturellement produit par l'organisme.

Le rapport testostérone/épitestostérone est utilisé pour établir la positivité à la testostérone.

Une concentration d'épitestostérone supérieure à 200 nanogrammes par millilitre d'urine doit faire l'objet d'examens identiques à ceux prévus pour la testostérone. En effet, elle peut être le signe d'une prise d'épitestostérone endrogène destinée à fausser le rapport testostérone/épitestostérone .

EPO (Erythropoïétine)

Hormone sécrétée naturellement par les reins (80%) et le foie (20%), l'érythropoïétine stimule la production de globules rouges et permet d'augmenter le volume d'oxygène dans le sang. Obtenue artificiellement par génie génétique, l'EPO est prescrite chez certains insuffisants rénaux traités par hémodialyse, ou pour soigner de graves anémies, notamment chez le nourrisson, et aussi dans certaines chimiothérapies anticancéreuses. Les premiers essais cliniques sur l'homme on eu lieu en 1985. En France, les premières autorisations de mise sur le marché sont délivrées en 1988. L'Eprex (Janssen-Cilag) est commercialisé en mars 1990, tandis que le NeoRecormon (Roche) est distribué l'année suivante. Contrairement à la Suisse, au Portugal, à l'Italie ou à la Belgique, la distribution d'EPO dans l'Hexagone est interdite dans les officines. Seules les pharmacies hospitalières peuvent délivrer les ampoules au compte-gouttes.

Source : Paul Miquel & Baptiste Blanchet - L'Express 29/06/2000

Effets secondaires : hypertension artérielle, thromboses, embolies pulmonaires et cérébrales pouvant entraîner la mort. Pour fluidifier le sang, certains cyclistes devaient (doivent ?) se relever la nuit pour faire des pompes. Marco Pantani aurait été ainsi surpris. Plus grave, vers 1987, lors des premières utilisations de l'EPO en tant que substance dopante, plusieurs coureurs, dont plusieurs coureurs hollandais dont Johannes Draaijer, seraient morts . Par ailleurs, en diminuant le taux de globules blancs, l'EPO diminue les défenses immunitaires.

L'EPO est recherchée dans les contrôles antidopage depuis 2000.

Le fait de mettre une protéase connue sous le nom de poussière de la mère Célestine au bout des doigts ou sur l'extrémité du pénis permettrait de détruire les protéines, dont l'EPO, présentes dans les urines.

Aujourd'hui, une nouvelle forme d'EPO a fait son apparition. Il s'agit de la Dynepo. Elle est indétectable aux contrôles. Le société Fibrogen travaille déjà sur une EPO synthétique qui pourrait être mise sur le marché en 2010.

Pour en savoir plus : voir la rubrique EPO du dossier dopage.

Eposine

EPO de contrebande qui circule sur le marche chinois.

Eprex

Nom commercial de l'EPO

Erythropoïétine

Voir EPO

Exogène

Se dit d'une substance qui n'est pas produite par l'organisme et provient donc de l'extérieur.

Esafosfina

Médicament prescrit aux personnes sous transfusion ou souffrant d'un déficit de phosphates à cause d'un éthylisme chronique, d'une malnutrition, ou d'une insuffisance respiratoire chronique. L'Esafosfina, qui ne figure pas sur la liste des produits interdits, fut prescrit aux footballeurs de la Juventus de Turin sur la période 1994-1998. Zinedine Zidane le reconnut le 26 janvier 2004 devant le juge italien Giuseppe Casalbore. On le retrouve également dans la pharmacie de l'équipe TVM ou encore dans les poubelles de l'US Postal.



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F

Finastéride

Le Finastéride est utilisé dans la calvitie d'origine hormonale chez l'homme. Il a un effet masquant sur les stéroïdes anabolisants. C'est un produit interdit. Parmi ses effets secondaires, on trouve une diminution de la libido et des troubles de l'érection.

Fléchette

La fléchette désigne la seringue dans le jargon cycliste.

Fowler (Liqueur de)

Nom donné par les anciens à une préparation à base d'arsenic.

Friandise du Dr X

Coktail composé par un ancien coureur se faisant passer pour médecin et contenant de la cortisone, de l'ACTH et de la testostérone. (Source Dictionnaire du dopage, Jean-Pierre de Mondenard, page 340)



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G

Génétique (dopage)

Issu des thérapies génétiques, le dopage génétique consisterait à modifier les gènes d'un athlète en vue d'améliorer ses performances. A ce jour, on ne sait s'il a déjà été employé.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique "dopage génétique" du dossier dopage.

Genotonorm

Il s'agit d'une hormone de croissance.

GH

Hormone de croissance d'origine synthétique.

Glucagon

Hormone pancréatique similaire à l'insuline et figurant sur la liste des substances interdites. Le glucagon permet notamment de stimuler la sécrétion d'hormone de croissance. Serhiy Honchar est soupçonné d'en avoir utilisé lors du Tour d'Italie 2001.



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H

Haschisch

Connu pour son usage festif, le haschisch est aussi un dopant efficace. Ses principaux effets sont :

- Euphorie
- Excitation motrice
- Augmentation de la confiance en soi
- Suppression de l'inhibition
- Atténuation de la peur, de l'anxiété

Si ses effets restent peu utiles à un routier, ils le sont beaucoup plus pour un pistard !

hCG

Aussi connue sous le nom de gonadotrophine chorionique humaine, l'hCG est une hormone sécrétée par le chorion et le placenta au début de la grossesse. De ce fait, elle sert pour le diagnostic et la surveillance de l'évolutivité précoce de la grossesse. Normalement absente chez l'homme, elle est utilisée comme marqueur pour la détection des cancers des testicules.

Elle est détournée à des fins de dopage pour stimuler la sécrétion de testostérone et d'épitestostérone par les testicules.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Hémaciste (ou Hemassist)

Hémoglobine de synthèse interdite en 1998 par les pouvoir sportifs et dont la production a été arrêtée par les laboratoires pharmaceutiques. Pourtant, 3 ans plus tard, on en trouvait encore dans les valises de certains coureurs du Tour d'Italie 2001 !

Cette hémoglobine, de taille réduite par rapport à l'hémoglobine naturelle, permet aux transporteurs d'oxygène de continuer à irriguer en oxygène des tissus tels que des muscles tétanisés. Son effet est quasi-immédiate, ce qui la rend très facile d'utilisation. Qui plus est, elle est indétectable par les dépistages anti-dopages traditionnels.

Hématocrite

Taux de globules rouges dans le sang (poids des globules rouges divisé par le volume de sang en litre). Le taux maximum toléré par l'UCI est de 50% pour les hommes et 47% pour les femmes. Un hématocrite supérieur à la limite n'est pas la preuve d'un dopage à l'EPO mais il implique une forte suspicion.

L'hématocrite étant un taux, l'expression "taux d'hématocrite" est impropre.

Hémoglobine

Protéine du sang dont la principale fonction est le transport de l'oxygène à l'intérieur des globules rouges. L'augmentation de la quantité d'hémoglobine est la motivation essentielle du recours aux transfusions sanguines.

Des formes synthétiques, telles que le RSR-13, l'Hémassist ou l'Hémopure, sont également utilisées à des fins de dopage.

Hémopure

Hémoglobine de synthèse dérivée du sang bovin qui permet d'améliorer le transport de l'oxygène tout en diminuant l'hématocrite. Ses effets sont donc identiques à ceux des PFC.

En milieu hospitalier, elle est utilisée en cas d'anémie post-opératoire, d'accidents entraînant de lourdes pertes de sang ou pour aider au traitement de tumeurs solides qui redeviennent sensibles à la radiothérapie lorsqu'elles sont oxygénées.

Commercialisée depuis 2002 seulement par la société Biopure, L'UCI a annoncé la mise en place de sa détection à partir de 2003.

Pour en savoir plus, cliquez ici

Hept-A-Myl

Nom commercial de l'Heptaminol.

Heptaminol

L'heptaminol est utilisé en médecine cardiaque pour augmenter le débit aortique. On en a retrouvé, notamment, dans les urines de Nico Mattan, lors d'un contrôle inopiné en 2000, Maria Luisa Calle Williams aux JO d'Athènes 2004 ou encore de Tristan Valentin (Cofidis) en 2006.

Alors qu'il était interdit jusqu'en 2003, il ne figure plus sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage.

Héroïne

Substance interdite de la famille des analgésiques puissants dérivés des opiacés (au même titre que la morphine et la méthadone).

L'effet recherché est principalement l'apaisement de la douleur. Elle aurait été utilisée dès les toutes premières courses cyclistes et en particulier les 6 jours.

Voir aussi le dossier consacré aux rapports drogue et dopage.

HES

Abréviation pour hydroxyéthylamidon. Le HES contient de l'amidon, de l'eau et des sels minéraux. Il utilisé normalement pour fluidifier le sang lorsqu'il est trop épais.

Dans le cadre d'un dopage à l'EPO, il permet de réduire les risques de trombose et de faire baisser l'hématocrite avant un contrôle.

Il figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage en tant qu'agent masquant.

Hétéro-transfusion

Autre nom pour transfusion hétérologue. Voir Transfusion sanguine.

hGH

HMG-Lepori

Hormone lutéinisante qui permet la sécrétion de testostérone.

Hormone de croissance

Egalement nommée somatotrophine ou, en anglais, human growth hormon (initiales HGH).

Elle est issue du génie génétique et imite une hormone naturellement produite par l'hypophyse. Elle a un effet anabolisant, permettant l'accroissement de la masse musculaire. Autre effet apprécié des dopés, elle permet de brûler les graisses prioritairement au réserves de glycogène.

Le taux sanguin moyen d'hormone de croissance pour un homme tourne autour de 0,2 nanogramme par millilitre et pour une femme de 1 nanogramme".

L'approvisionnement en hormones de croissance est relativement aisé : jusqu'en septembre 2004, on pouvait s'en procurer librement dans les pharmacies espagnoles.

L'interdiction en compétition et hors compétition de l'hormone de croissance et de ses mimétiques a été confirmée en 2004 par le Code mondial antidopage. Sont également interdits les substances stimulant la production d'hormones.

En novembre 2007, le Pr Peter Sönken, professeur britannique d'endicronologie, spécialiste des hGH, affirmait qu'il n'y a toujours pas de test de détection fiable. En mai 2008, l'USADA affirme que le test sera prêt pour les JO de Pékin. Cet optimisme doit être tempéré : en 2004, un test avait déjà été annoncé pour les JO d'Athènes (lire ici).

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Human growth hormon



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I

IGF-1

Insulin Like Growth Factor n°1 ou somatomédine C. Facteur de croissance sécrété par le foie. C'est un des principaux médiateurs de l'hormone de croissance. A ce jour, elle reste indétectable dans les contrôles antidopage.

L'équipe Festina l'aurait expérimentée dès 1996.

Inopiné

Se dit d'un contrôle antidopage pratiqué hors compétition et par surprise. Ils furent aussi un temps appelés contrôles préventifs.

Lors de leur instauration, ces contrôles rencontrèrent une farouche hostilité de certains sportifs. Laurent Fignon, déclarait ainsi en 1988 : "Je suis absolument contre les contrôles préventifs. Nous nous faisons déjà contrôler en course. Pourquoi pas la nuit dans notre lit, pourquoi pas à l'entraînement ? Il ne faut pas exagérer. (...) Si ce contrôle d'avant-Tour est instauré, je n'irai jamais. Jamais, jamais." (L'Equipe 30-31/07/1988)

Insuline

L'insuline permet d'augmenter le stock de glycogène hépatique (plus rapidement qu'un plat de pâtes) et facilite le passage du glucose circulant dans les cellules. "Les expériences ont pu démontrer qu'on pouvait quasi multiplier par deux la durée d'un effort musculaire avec des injections d'insuline qui le précède", explique François Poyet, médecin fédéral du cyclisme de la région Auvergne (Libération du 4/5/2002).

Cette substance est autorisée uniquement pour traiter les diabètes insulino-dépendants. Ceux-ci doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente avant la compétition par un endocrinologue ou un médecin d'équipe. Sinon, elle est interdite hors et en compétition.

Interleukine-3

Il s'agit d'une glycoprotéine présente dans l'organisme. Elle appartient à la famille des cytokines. Les cytokines agissent sur les cellules souches de la moelle osseuse, ce qui permet une augmentation du nombre des globules rouges, mais aussi des globules blancs et des plaquettes.

Les premiers résultats de laboratoire se seraient montrés "décevants", et l'interleukine-3 seule serait peu efficace. Pour agir, elle aurait besoin de la présence d'érythropoïetine.

Les risques sont fièvre et douleurs articulaires, thromboses veineuses par augmentation de la viscosité du sang, chute du taux des plaquettes (incompréhensible au vue de l'action de l'interleukine ), entraînant des hémorragies graves.

Intoxication alimentaire

L'intoxication alimentaire, par un curieux hasard, peut s'abréger "Intox". Il s'agit d'un mal assez répandu dans toutes les tranches de la population. Pourtant, le cycliste, pour des raisons mal connues de la communauté scientifique semble avoir développé une sensibilité particulière à ce mal. On se souviendra, par exemple, des cas suivants :

Des esprits mal tournés (ou mal informés) peuvent être tenté de faire l'amalgame avec le "virus". Rien à voir.

IRMS

Mesure spectrométrique de masse des relations isotopiques. Cette méthode est utilisée, notamment pour détecter l'apport exogène de testostérone.



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J

Jargon

Le jargon cycliste est très riche et le dopage n'est pas le dernier sujet à avoir vu fleurir de nombreuses expressions. Florilège :

Pour désigner l'acte de se doper, on dispose de multiples expressions :

  • Saler la soupe
  • Se charger comme une mule
  • Allumer la chaudière
  • Mettre le charbon dans la chaudière
  • Mettre le paquet
  • Pousser les feux
  • Jouer aux fléchettes

Pour désigner le produit dopant, la liste est tout aussi intéressant :

  • La bombe
  • La charge
  • La dynamite
  • La dope
  • La bille de quatre

Javel (Eau de)

L'eau de Javel serait capable de faire disparaître les traces d'amphétamines dans les urines. Christian Ossowski, coureur amateur, affirmait ainsi : "J'avais un truc imparable : je mouillais mon index avec un peu de Javel. Dans les urines, la Javel efface les traces d'amphétamines. Il suffisait que je me pisse sur le doigt et mon urine devenait illisible à l'analyse. J'ai fait ça et vu le faire des dizaines de fois. J'avais toujours une petite fiole de Javel sur moi." (Source Paroles de dopés, Yves Bordenave et Serge Simon)

L'eau de Javel serait donc aux amphétamines, ce que la poussière de la mère Célestine serait à l'EPO.



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K

Kenakort

Le kenakort est un corticostéroïde injectable et donc interdit. Philippe Gaumont dans son livre "Prisonnier du dopage" rapporte que le Kenakort était souvent appelé "petit lait" en raison de sa couleur blanchâtre.



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L

Lanitop

Tonicardiaque à base de feuilles de digitale.

Lasix

Diurétique considéré comme un produit masquant.

Lidocaïne

La lidocaïne (ou lignocaïne) est un anesthésique local souvent utilisé pour les soins dentaires. Elle est commercialisée sous le nom de Xylocaine.

Lors des Championnats du Monde 1997 qu'il remporte, Laurent Brochard est contrôlé positif à ce produit. Il fournira une ordonnance anti-datée pour échapper aux sanctions.

Liste noire

Basée sur l'historique des contrôles antidopage et, en particulier, sur les valeurs d'hématocrite, la liste noire de l'UCI permet de cibler lors des contrôles des coureurs suspectés d'avoir des pratiques dopantes. Cette liste apporte une meilleure efficacité aux contrôles.

Localisation

Pour permettre les contrôles inopinés, les sportifs de haut niveau sont tenus de faire connaitre à leur fédération des informations précises sur le lieu où ils se trouvent. Pour y avoir manqué, Michael Rasmussen a été sanctionné lors du Tour de France 2007.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les règles régissant la localisation des athlèetes français.



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M

Métamphétamine

Connues sous les noms de Méthédrine, Pervitin ou Tonédron, les métamphétamine sont apparentées aux amphétamines.

Méthadone

Substance interdite de la famille des analgésiques puissants dérivés des opiacés, au même titre que la morphine et l'héroïne, dont elle est un substitut distribué sur ordonnance aux toxicomanes.

L'effet recherché principalement est l'apaisement de la douleur.

Méthyléphédrine

Substance interdite de classe A (stimulants)

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Méthyltestostérone

Substance interdite de classe A (stimulants)

Hormone utilisée notamment pour traiter les hommes présentant une déficience de la fabrication de testostérone. Elle est également utilisée dans le traitement des cancers du sein. Aïtor Gonzalez a notamment été contrôlé positif à cette substance lors du Tour d'Espagne 2005.

Métier (Faire le métier)

Expression cycliste.

Des esprits naïfs pourraient penser qu'il s'agit de s'entraîner avec assiduité, de suivre un régime alimentaire, une hygiène de vie. En fait, il s'agit de "se soigner", de "tout faire pour le métier", au risque d'y laisser sa santé.

Lors du procès Festina, ce terme est prononcé lorsqu'est évoqué l'invitation que fait Philippe Gaumont à Christophe Bassons pour que celui-ci le rejoigne chez Cofidis en 1997 : "Si tu veux venir chez nous, tu peux. Mais tu dois savoir que chez nous, tout le monde fait le métier".

L'expression se retrouve dans "Bernard Hinault, un champion", un livre consacré au champion breton par Henri Quiqueré en 1986. Un des chapitres se termine sur ces mots énigmatiques : « "Je sentais que je pouvais désormais remporter des courses de renom international, mais je savais surtout qu'il fallait faire les efforts et les sacrifices nécessaires..." Des efforts et des sacrifices sur lesquels il n'a rien à raconter. Comme d'ailleurs tous ses pairs. Dans le vélo, on dit seulement : "on fait le métier". Tout comme le mineur qui ne parle jamais de ce qu'est la dureté de son métier. C'est normal. On l'a choisi et, surtout, on l'aime. »

Micorène

Analeptique respiratoire utilisé par les sportifs pour stimuler le système respiratoire. Il a été retiré du marché en 1995. C'est ce produit qui valut à Pascal Simon d'être déclassé du Dauphiné Libéré 1983 qu'il avait terminé en vainqueur.

Il figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage mais uniquement en compétition.

Mircera

Médicament à base d'EPO mis au point par le laboratoire Roche. Destiné à traiter les anémies de personnes souffrant de cancer ou d'insuffisance rénale, il ne nécessite qu'une injection par mois au lieu de quatre pour l'EPO, ce qui rendrait sa détection plus difficile lors des contrôles antidopages.

Monsieur 60%

Expression journalistique.

Désigne Bjarne Riis, en référence à son hématocrite sur le Tour de France 1996.

Morphine

Analgésique permettant aux sportifs de repousser le seuil de la douleur. Une concentration supérieure à 1 microgramme par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. La morphine figure sur la liste des produits interdits de l'agence mondiale antidopage mais uniquement en compétition.

Mort subite

L'usage de produits dopants est suspecté d'être une des causes de mort subite. Des études sont menées pour tenter d'établir cette corrélation. Les corticoïdes sont notamment suspectés.

Pour en savoir plus :

L'usage des corticoïdes représente un grave danger pour la santé des sportif
Lancement d'une étude sur la mort subite du sportif



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N

Nandrolone

Substance interdite de classe C (agents anabolisants)

La nandrolone (19-nortestostérone) est une hormone proche de la testostérone, qui agit comme anabolisant, comme cicatrisant, et améliore la densité osseuse.

Elle est employée lors de forte déficience (amaigrissement, escarres, ostéoporose) et est prescrite, en usage normal, pour favoriser l'assimilation des protéines et de reconstituer la masse musculaire.

Injectée en intra-musculaire, la nandrolone reste de longs mois dans les urines ce qui en limite son utilisation. Philippe Gaumont explique avoir été contrôlé positif fin avril 96 pour une prise remontant a novembre 95...

Neige noire

Expression désignant l'état d'aliénation engendré par le dopage.

NeoRecormon 4000

Marque d'EPO. Il en fut retrouvé dans la pharmacie de Franck Vandenbroucke.

Néoton

Forme injectable de la créatine. Le Néoton 500 contient aussi de la lidocaïne.

Nesp

Substance interdite

Nom abrégé du médicament "Aranesp", qui contient l'agent actif darbepoetin alfa. Il possède des effets comparables, mais sensiblement plus durables, à ceux de l'EPO : au lieu de s'injecter deux à trois doses d'EPO par semaines, le coureur n'a plus qu'à prendre deux à quatre doses par mois.

Beaucoup plus facile à détecter que l'EPO, sa petite soeur, la Nesp a ensuite été détectée par les contrôles aux Jeux de Salt Lake City 2002, soit à peine 6 mois après les premières rumeurs concernant son apparition.

Norpseudoéphédrine

Autre nom de la Cathine.

Nortestostérone

Autre nom de la Nandrolone.



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O

Omertà

L'omertà est la loi du silence imposée par une mafia.

Elle est largement pratiquée par le peloton au sujet du dopage. Elle est aussi souvent encouragée par les dirigeants eux-même comme en témoigne cette brève, parue dans L'Equipe du 12/11/1985, titrée "Dopage : chut..." : "Durant la semaine du congrès de l'Union Cycliste Internationale, le problème du dopage a fait l'objet d'une réunion particulière. Il est apparu aux dirigeants internationaux que naturellement la lutte contre ce fléau devait se poursuivre (...). Cependant (...) les dirigeants cyclistes, pour tenter d'éviter les scandales, ont décidé de ne plus publier le nom des contrevenants.".



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P

Passeport biologique

Evoqué dès 2002 par l'AMA, décidé fin 2007 par l'UCI et l'AMA, il s'agit du suivi continu des paramètres biologiques des sportifs, dont les variations indiqueraient la prise de produits dopants ou des manipulations sanguines. Selon Alain Garnier, directeur médical de l'AMA, "il s'agit de passer du contrôle radar - dont l'emplacement est souvent connu - à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence". Ce passeport permettrait d'individualiser les seuils de variation des différents paramètres. Pour l'hématocrite, par exemple, le seuil ne serait plus universellement de 50% mais pourrait être inférieur ou supérieur en fonction des individus. Ce passeport pourrait être mis en place dès 2008.

Pour en savoir plus :

Le dossier de cyclisme-dopage.com sur le passeport biologique.

Pentohexal 300

Définition donnée par le Docteur de Mondenard dans Sport & Vie n°79 (juillet 2003) : "Cette molécule (baptisée pentoxifylline) fut effectivement découverte dans le venin de serpent. Il s'agit d'un poison redoutable, capable de déformer les globules rouges, grâce auquel le reptile tue sa proie. A doses thérapeutiques, on l'utilise en cas d'insuffisances circulatoires périphériques telles que les artérites cérébrales et ophtalmiques. Pour les cyclistes, le médicament vise plutôt à se protéger des thromboses d'un sang rendu trop visqueux par la prise d'EPO. En outre, il améliore l'irrigation des cellules musculaires. En se déformant plus facilement, les globules rouges sont capables de passer dans des capillaires dont le diamètre est de trois à cinq microns alors que leur propre diamètre se situe plutôt autour de sept à huit microns. Le muscle contient donc plus de sang. Cela permet-il de produire plus de travail ? Peut-être. Mais ce n'est pas totalement prouvé. Car il ne suffit pas d'améliorer le transport et la diffusion de l'oxygène au niveau des capillaires du muscle, il faut surtout augmenter l'utilisation de cet oxygène par ses destinataires, c'est-à-dire les mitochondries dans la cellule. Or, ici, d'autres mécanismes entrent en jeu."

Ce médicament faisait partie de la "trousse à pharmacie" retrouvée dans la voiture de d'Edita Rumsas en juillet 2002

Perfluocarbone

Voir PFC.

Pervitin

Le Pervitin est une métamphétamine retirée du marchée en 1987.

PFC (perfluocarbone)

L'usage de PFC permet un dopage sanguin, procédé interdit.

Le PFC est un transporteur d'oxygène qui ne modifie pas l'd'hématocrite. Son stockage est très aisé (contrairement à l'EPO) mais son usage est très risqué. Il a d'ailleurs été retiré du marché.

L'instruction de l'affaire Festina permettra de découvrir la présence de PFOB (Perfluorooctyl, de la famille des PFC) dans le sang d'Emmanuel Magnien.

Pour en savoir plus :

Voir la rubrique PFC du dossier dopage.

PFOB

Le PFOB appartient à la classe des PFC. Il est utilisé comme perfuseur d'organe lors des prélèvements pour les greffes et, à titre expérimental, comme susbtitut d'hémoglobine. Ce produit n'est pas encore inscrit explicitement sur la liste des produits interdits.

Il a été retrouvé dans le sang d'Emmanuel Magnien lors d'une analyse sanguine réalisée pour l'instruction du procès Festina.

Phénmtrazine

Amphétamine apparentée

Phénylpropanolamine

Substance interdite de classe A (stimulants)

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.

Poire

Poche en coutchouc dissimulée dans un cuissard et destinée à substituer l'urine du coureur par celle d'un "donneur anonyme" lors du contrôle antidopage. Gerben Karstens, lors de Tours-Versailles 1974, et Michel Pollentier, lors du Tour de France 1978, furent notamment pris en flagrant délit.

Pot belge

Mélange de produits dopants. Il contient généralement des amphétamines, des antalgiques, de la caféine, de la cocaïne et de l'héroïne. On peut aussi y retrouver de la morphine et de l'éphédrine. Sa composition est en fait assez variable et dépend des sources d'approvisionnement. En conséquence, le consommateur ne peut être sûr de ce qu'il absorbe vraiment...

Du fait de sa composition, il induit rapidement une pratique addictive.

L'interaction inévitable de tous les produits entre eux est encore plus préoccupante. Il existe peu ou pas d'étude sérieuse à ce sujet. Seules les interactions entre la cocaïne et l'héroïne sont assez bien connues. Mais qu'en est-il des autres produits ? Les scientifiques sérieux estiment qu'au-delà de trois molécules médicamenteuses, les effets de leurs interactions sont quasiment imprévisibles. Les consommateurs de pot belge prennent donc, consciemment ou non, des risques terribles.

Les affaires récentes (procès de Rennes, procès de Reims, affaire de Cahors...) où le pot belge a été évoqué, montrent que sa consommation répond autant à des préoccupations de dopage qu'à une utilisation festive. Le cyclisme semble être à peu près le seul sport où cette utilisation festive s'est répandue, les autres sports se "contentant" du cannabis.

(Source principale : article non publié de Bernard Chalchat, membre du Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens, intitulé "Le pot belge : dopage et toxicomanie")

Pot du fou

Autre nom du pot belge.

Pot hollandais

Mélange de produits dopants. Se distingue du pot belge par l'absence de cocaïne.

Poussière de la mère Célestine

Lors d'une interview télévisée diffusée sur France 3, le 22 septembre 2006, Jesus Manzano évoque cette substance qui serait capable de faire disparaître les traces d'EPO dans les urines : "Après l'arrivée, si tu dois aller te présenter au contrôle, en fait, tu as un peu de temps, tu as un moment, 30 minutes de liberté. Alors, tu te laves un peu les jambes ou tu te fais masser. Et puis, quand arrive le contrôle, le masseur a déjà tout préparé pour toi. En fait, tout est dans un flacon de parfum où il cache des petits grains. Il te les donne, tu les prends, tu te les mets sur le pénis, dans l'urètre. Deux petits grains, trois petits grains... Tu ouvres le flacon, tu les mets, et c'est fait !"

Le Laboratoire suisse d'analyse du dopage a pu mettre en évidence qu'il s'agit d'une protéase qui a pour effet de détruire les protéines présentes dans les urines.

La poussière de la mère Célestine serait donc à l'EPO, ce que l'eau de Javel serait aux amphétamines.

Pratiques dopantes

Voir le dossier de cyclisme-dopage.com consacré aux définitions du dopage.

Prednisolone

Substance interdite

Corticostéroïde de synthèse commercialisé en France sous le nom de Solupred. Il est indiqué pour les chocs allergiques, les oedèmes d'origine allergique, les maladies du tissu conjonctif, l'oedème du cerveau, la laryngite suffocante, l'asthme, les maladies inflammatoires de l'oeil ou du rein. Son usage prolongé provoquerait une atrophie de la glande corticosurrénale. Parmi les effets indésirables, on trouve une pilosité excessive.

Prednisone

Substance interdite

Corticostéroïde oral commercialisé sous le nom de Pred Forte en Belgique, de Cortancyl en France, de Prednisone Galepharm et Prednisone Streuli en Suisse. Ses indications thérapeutiques sont multiples et couvrent notammes plusieurs formes de cancer.

Probenecide

Substance interdite

Diurétique interdit pour ses effets masquants. Il fit une entrée fracassante sur la scène du dopage lorsqu'il fut découvert en 1988 dans les urines de Pedro Delgado. Celui-ci remportant malgré tout le Tour de France grâce à une ambiguïté des règlements du CIO (qui ne l'interdisaient pas) et de l'UCI (qui l'interdisaient).

Il s'éliminerait de l'organisme en une dizaine d'heures.

Prozac

Les éventuels effets dopants du Prozac ne sont pas clairement établis. Pourtant, des témoignages nombreux tendent à établir que la consommation de Prozac s'est répandue dans le peloton à partir des années 2000-2001. Selon Philippe Gaumont, l'équipe Telekom a été la première à le consommer à grande échelle. Par mimétisme, les autres coureurs s'y sont mis. En 2006, on le retrouve encore dans l'incroyable pharmacie du Docteur Fuentes, découverte dans le cadre de l'opération Puerto.

Pseudoéphédrine

Substance interdite de classe A (stimulants)

Pour l'éphédrine, la cathine et la méthyléphédrine, une concentration supérieure à 5 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Pour la phénylpropanolamine et la pseudoéphédrine, une concentration supérieure à 10 microgrammes par millilitre d'urine est considérée comme un résultat positif. Les concentrations de chaque substance présente doivent être additionnées. Si la somme dépasse 10 microgrammes par millilitre, l'échantillon est considéré comme positif.



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R

Rééquilibrage hormonal

Partant du constat que la pratique sportive diminue le taux d'hormones, pratique consistant à prodiguer des hormones à un sportif pour lui faire retrouver son taux "normal".

En savoir plus : Le rééquilibrage hormonal (Un dossier cyclisme-dopage.com)

Réticulocytes

Les réticulocytes sont des globules rouges jeunes qui sont les premiers qui apparaissent quand la moelle épinière produit des globules rouges. Chaque être humain est génétiquement prédisposé à un nombre de globules rouges défini.

En cas de recours à un moyen exogène (transfusion ou EPO) pour faire augmenter le nombre de globules rouges, l'organisme constatant qu'il en a trop s'autorégule et diminue la production de ses réticulocytes. Chaque jour 1% des réticulocytes meurt naturellement mais l'organisme en renouvelle 1%.

Pour la première fois sur le Tour de France 2005, le contrôle du taux de réticulocytes est rajouté au contrôle sanguin. Le taux minimal retenu est de 0,2%, soit tout de même 5 fois moins que le taux normal...

En février 2006, Antonio Tauler est interdit de départ du Tour de Valence pour un taux de réticulocytes inférieur à 0,2%. Il semble que ce soit le premier coureur à subir cette sanction.

RSR-13

Substance évoquée pour la première fois dans le cyclisme lors du Tour d'Italie 2001.

Mise au point aux Etats-Unis par la société pharmaceutique Allos Therapeutics (Collorado) et utilisée en chimiothérapie dans les traitements des tumeurs du cerveau, c'est un modificateur synthétique de l'hémoglobine. Indétectable aux contrôles antidopage actuels, elle a pour effet d'augmenter l'oxygénation sanguine sans modification de la valeur hématocrite. Ce médicament est apparu dans l'arsenal des dopés avant même sa mise officielle sur le marché, puisqu'il n'est encore qu'en expérimenation (phase 3) ! Il est actuellement testé dans une cinquantaine d'hopitaux aux Etats-Unis et au Canada (liste complète sur le site www.virtualtrials.com/rsr13.cfm).

Il est à noter que l'Actovegin est lui aussi utilisé dans le traitement des affections du cerveau...

"Le RSR-13 est un produit que nous suivons depuis pas mal de temps", a déclaré Hein Verbruggen, Président de l'UCI, en juin 2001. (Dépêche AFP).

Plus d'informations :
http://cancer.med.upenn.edu/conference/2000/oct/astro/wed/4.html
Dossier dopage



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S

S 107

Molécule permettrant de stabiliser les protéines chargées de réguler l'entrée du calcium dans les cellules musculaires et permettant, de ce fait, de diminuer la fatigue musculaire. Encore jamais testée cliniquement sur l'homme, elle a été testée sur des souris par des chercherurs de l'Inserm de Montpellier.

Plus d'informations :
Dossier dopage

Salbutamol

Substance interdite appartenant à la fois à la classe A (stimulants) et à la classe C (agents anabolisants)

Le salbutamol, plus connu sous le nom de Ventoline, est un agoniste bêta-2.

Le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir ou traiter l'asthme ou l'asthme d'effort. L'asthme ou l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe.

En 1998, tous sports confondus, le salbutamol avait représenté 33% des 238 cas positifs recensés en France sur l'année. (Source : Le Soir 3/11/1999). En 2006, Oscar Pereiro est contrôlé positif au salbutamol à deux reprises pendant le Tour de France. Souffrant d'asthme, il bénéficie d'une AUT qui sera validée par l'AFLD. En conséquence, il ne sera pas sanctionné.

En 2000, le Salbutamol est strictement interdit sur la liste française alors que le CIO, l'UCI et le Conseil de l'Europe admettent une concentration de salbutamol jusqu'à 100 nanogrammes. Entre 100 et 1000 nanogrammes, il est considéré comme stimulant. Au-delà, il est devient anabolisant.

Depuis 2004, le Code mondial antidopage admet l'utilisation de Salbutamol sur prescription médicale, en inhalation et jusqu'à un seuil de 1000 nanogrammes.

Salmétérol

Substance interdite appartenant à la fois à la classe A (stimulants) et à la classe C (agents anabolisants)

Le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont autorisés par inhalation uniquement pour prévenir ou traiter l'asthme ou l'asthme d'effort. L'asthme ou l'asthme d'effort doivent être notifiés par écrit à l'autorité médicale compétente par un pneumologue ou un médecin d'équipe.

Sibutramine

La sibutramine est un coupe-faim utilisé en association à un programme d'amaigrissement dans le traitement de l'obésité et du surpoids. Elle figure dans la listedes produits interdits en tant que stimulant.

SMLC

Suivi Médical Longitudinal Contrôlé

Mis en place par l'UCI en 1999 afin de prévenir le dopage. (Le premier sport à avoir adopté le SMLC est le triathlon en 1996).

En 2000 : Il s'agit de :
- Visite médicale annuelle avec examen cardiologique
- Analyse sanguine complète trimestrielle
- Carnet de santé personnel sur lequel sont portées les prises de susbstances soumises à restrictions
- Bilan biologique élargi (ferritine, protéine C réactive, cortisol, testostérone, hormone lutéinisante).

Soigner (se)

L'expression "se soigner" est fréquemment utilisée, en particulier dans les années soixante et soixante-dix, pour parler d'une façon contournée du dopage. C'est souvent pour regretter que nombre de produits interdits, parfois autorisés en vente libre, empêcheraient les coureurs de "se soigner" normalement. Jacques Anquetil, partisan d'une forme de dopage, utilisait ce terme plus que de raison.

Pour se soigner, les coureurs ont souvent recours aux soigneurs.

Soigneur

Profession officieuse dont la dénomination semble trouver ses origines dans le milieu équestre où le soigneur est un palefrenier. Le soigneur cumulait des fonctions aussi diverses que masseur, confident, homme à tout faire et, parfois, dopeur. Dans les années 70, on s'interrogeait déjà sur les statuts de cette curieuse profession. Après l'affaire Festina, en 1998, on se reposa la question. Les soigneurs ont-ils disparu ? Pas sûr...

Quelques soigneurs célèbres :

  • Joseph D'Hont, soigneur de Freddy Maertens dans les années soixante-dix, il est accusé d'être son fournisseur en produits dopants et comparait à ce titre devant le tribunal correctionnel de Fumes en 1979. On le retrouve comme soigneur de l'équipe Telekom de 1992 à 1996, il reconnait en 2007 avoir pris part au système de dopage mis en place dans l'équipe. Il rejoint Marc Madiot en 1997 à La Française des Jeux. Il sera condamné pour incitation au dopage dans le cadre de l'Affaire Festina.
  • Jean-Marie Dalibot, soigneur de l'équipe Festina
  • Guillaume Driessens, soigneur puis directeur sportif de Fausto Coppi
  • Ron Jongen, soigneur de l'équipe US Postal.
  • Rudy Jongen, soigneur de l'équipe Novemail. Il fournissait du pot belge à Thierry Laurent (Voir affaire de Perpignan)
  • Rick Keyaerts, soigneur de l'équipe Festina contrôlé le 17 juin 1999 à la frontière franco-belge en possession de produits dopants, dont du Néoton.
  • Raymont Le Bert, soigneur de Louison Bobet. Il reconnut que le "petit bidon" qu'il réservait à ses coureurs contenait de la coca, du quinquina et de la kola (caféine).
  • Boguslaw Madejak, soigneur de l'équipe Cofidis.
  • Johan Molly, soigneur de la Quick Step et notamment de Richard Virenque, il fait l'objet d'une perquisition en juin 2007. La police belge retrouve chez lui des pots belges.
  • Johannes Moors, soigneur de l'équipe TVM. Il a été condamné condamné à 6 mois de prison avec sursis dans l'affaire de dopage dite TVM.
  • Tiziano Morassut, soigneur de Gianni Bugno. En 2002, il a été condamné mardi par le tribunal correctionel de Courtrai (Belgique) à six mois de prison avec sursis et à une amende de 4.957,87 euros (également avec sursis) pour achat et détention d'amphétamines
  • Gust Naessens, soigneur d'Eddy Merckx, condamné en 1968 à une amende et à l'interdiction de soigner des athlètes pendant 2 ans. Freddy Maertens l'accusera aussi d'avoir piégé son bidon pour l'empêcher de battre Eddy Merckx aux Championnats du Monde 1974.
  • Bernard Sainz, alias Docteur Mabuse.
  • Julien Schramms, soigneur de Anquetil et de Jean Stablinski
  • Freddy Sergant, soigneur de l'équipe AG2R. Il a été condamné en 2007 à 4 ans de prison dont 1 avec sursis dans une affaire de trafic de pot belge.
  • Laurent Van Brussel, soigneur de l'équipe Lotto en 1997 lorsque Djamolidine Abdoujaparov fut contrôlé positif à plusieurs reprises au clenbutérol et au Bromantan. Il servi de bouc-émissaire et fut exclu par Jean-Luc Vandenbroucke.
  • Charly Van Cauteur, soigneur de Dieter Kemper et Yvonne Reynders aux Championnats du Monde 1967 sur piste, où ils furent déclarés positifs. Van Cauteur fut exclu des pistes par le Directeur des Vélodromes d'hiver allemand
  • Herman Versele, soigneur de Johan Museeuw
  • José Vidal, soigneur trouvé en 1966 en possession de 15.000 FB de médicaments. Il sera condamné pour exercice illégal de la médecine.
  • Willy Voet, soigneur de Richard Virenque

En savoir plus :
Le danger : la surenchère des soigneurs clandestins

Solupred

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Somatotrophine