Les aveux |
Rudi Altig
(1969)
"Je suis assez malin pour employer des produits qui ne laissent pas de trace dans les urines."
Miroir Sprint, 16 juillet 1969 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Jérôme Chiotti (2000)
"Après une cure d'EPO, j'avais l'impression d'avoir des réacteurs
greffés sur les mollets. La fatigue n'était pas éliminée,
mais je roulais 5 kilomètres/heure plus vite qu'avant".
L'Express - 29/6/2000
Raymond Delisle
(1977)
"J'ai pris des amphétamines comme tout le monde. (...) 5 milligrammes qu'est-ce que c'est ? Vous prenez ça quand vous êtes fatigué et c'est rien du tout. Ce n'est pas dangereux."
L'Equipe 07/07/1977
Charly Gaul
(1961)
- "Dans ce Tour (...) je suis hélas obligé d'avaler des pilules pour suivre les autres. Un jour ou l'autre je paierai l'addition..."
- "Des pilules ? Mais tout le monde en prend"
- "C'est vrai, tout le monde en prend des pilules, mais tout le monde... n'en prend pas autant que moi !"
Conversation rapportée par Miroir Sprint du 10 juillet 1961, par Jacques Périllat
Bernard Thévenet (1979)
"J'ai été dopé à la cortisone pendant trois ans. Je ne
suis pas en état de remonter sur un vélo."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Jean-René Bernaudeau
(1991)
"En 1985, à l'arrivée du Tour dans un hôtel, j'ai croisé un type qui m'a proposé un produit. J'avais signé 18 contrats de criteriums d'après Tour pour vingt jours de course. Pour moi, c'était l'occasion d'avoir une trousse de secours pour faire 1000 km d'une ville à l'autre en tenant le choc."
Dans le cadre de l'enquête sur l'affaire de Bercy en 1986 (L'Equipe 27-28/10/1990)
Marc Madiot
(1991)
"Tous les cyclistes qui participent aux critériums "marchent aux amphétamines", et, pendant la saison 1989, c'est Marc Madiot, champion de France et vainqueur de Paris-Roubaix, qui l'avouait sans honte aucune."
Selon le Dr François Bellocq dans son livre "Sport et dopage" (page 25)
Jean-Luc Vandenbroucke
(1978)
"C'est vrai que, pendant le Tour de France, où j'étais à la peine, j'ai pris assez régulièrement des anabolisants, sur l'ordre d'ailleurs du médecin. (...) Pendant plus de trois semaines, dans le Tour de France, on nous demande des efforts surhumains et j'avais besoin qu'on me donne quelque chose pour que je tienne le coup. Beaucoup font pareil, croyez-moi, et je ne vois pas la solution, si ce n'est de raccourcir les étapes."
L'Equipe, 14-15/10/1978
Erik Zabel
(2007)
"Je me suis dopé à l'EPO lors du Tour de France 1996, mais j'ai arrêté après la première semaine de prise à cause des effets secondaires."
Conférence de presse du 24/05/2007
Jacques Anquetil
(1967)
"Je préfère me faire une piqure de caféine que de boire trois tasses de café qui, elles, me font mal au foie..."
Miroir du Cyclisme, octobre 1992, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage, page 196.
Bjarne Riis
(2007)
"J'ai pris des substances prohibées, j'ai pris de l'EPO. (...) Je les ai achetées moi-même et je les ai prises seul. (...) En fin de compte ce sont les cyclistes eux-mêmes qui doivent assumer leurs responsabilités"
Conférence de presse du 25/05/2007.
Nico Mattan
(2007)
Interrogé sur les aveux de Johan Museeuw : "Si moi aussi ? Qui ne s'est encore jamais comporté de façon incongrue dans sa vie ?"
Interview dans la presse belge, rapportée par Le Figaro le 09/03/2007
Johan Museeuw
(2007)
"A la fin de ma carrière, j'ai commis des erreurs lors de ma préparation pour certaines courses. Je voulais terminer ma carrière en beauté, et j'ai fait des choses que je n'aurais pas dû."
Conférence de presse de Johan Museeuw le 23/01/2007
Roger Rivière
(1967)
"Le jour de mon record de 1958, je me connaissais bien, je savais exactement ce qu'il me fallait. Cinq minutes avant le départ, au vestiaire, le soigneur m'a fait une forte injection d'amphétamines et de solucamphre. Juste avant de monter en selle, j'ai avalé encore cinq comprimés d'amphétamines car l'effet de la piqûre ne me durait que 40 minutes. Les comprimés devaient faire le reste."
L'Equipe 25/10/1967, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage, page 63.
Dietrich Thurau
(2007)
"On ne peut pas disputer un grand Tour sans se doper. Sans cela, on ne peut pas rouler à fond pendant sept jours. On est donc confronté à la problématique du dopage."
Lübecker Nachrichten, mai 2007, rapporté par rtl.be le 23/05/2007.
Eddy Merckx
(1982)
"Tous les coureurs prennent des fortifiants au cours de leur carrière. J'en ai pris moi-même, mais il ne faut pas confondre fortifiants et produits dopants."
L'Equipe 23/08/1982
Louis Caput
(1982)
Vous êtes vous déjà dopé ? : "Ca m'est arrivé, surtout en fin de carrière, enfin, les dix dernières années."
Les coulisses de l'exploit - ORTF - 21/02/1962
Fausto
Coppi (195x)
TV italienne : "Tous les coureurs prennent la Bomba
[Amphétamines] ?
Coppi : Oui et tous ceux qui prétendent le contraire ne
méritent pas que l'on parle de vélo avec eux !
TV : Vous, vous preniez de la Bomba ?
Coppi : Oui ! Chaque fois que c'était nécessaire.
TV : Et quand était-ce nécessaire
Coppi : Pratiquement tout le temps !"
Nouvel Obs
19/11/1998
Didier
Garcia (1989)
"Je me suis dopé, comme les autres. A la cortisone, aux
amphétamines ou encore avec des pilules dérivées de la
nitroglycérine, les billes de sprint qu'on avale à proximité
de l'arrivée. On n'échappe pas au dopage, chez les pros."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Johan
Van Der Velde (1989)
"Chaque jour, un nouveau critérium. C'est détestable mais
il faut gagner de l'argent. Alors pour tenir le coup, on prend
des amphétamines tous les deux ou trois jours. Durant le Tour,
c'est tous les jours la même chose : une injection le matin et
des pilules le soir."
http://cyclisme.forez.com/dopage/confes.htm
Erwann
Menthéour (1998)
"Avant l'EPO, je faisais du vélo. Avec l'EPO, j'ai eu
l'impression de rouler à Mobylette."
L'Express - 29/6/2000
Eddy
Planckaert (1998)
"C'est un produit fantastique mais mortel. Celui qui utilise
de l'EPO peut considérer que ses performances seront de 12 à 15%
supérieures. J'en ai utilisé pendant une période."
L'équipe -
24/01/1998
Désiré
Letort (1998)
"Je m'y suis mis comme tout le monde"
L'Express -
23/07/1998
André Cordelette
(2001)
"Je suis resté branché pendant 8 mois à une machine de 200 kg sans pouvoir mettre le nez dehors en attente d'une greffe du coeur."
Le Parisien - 23/02/2001
Thierry Laurent
(2003)
"En 1996, au sein de mon équipe, on m'a proposé des amphétamines. Après un contrôle positif, j'ai fait un coup de déprime et suis tombé dans le "pot belge". Ensuite, j'ai commencé à prendre du "pot" pour aller m'entraîner et c'est devenu une dépendance. En 1997, je suis allé chez Festina et j'ai commencé un traitement à base d'EPO et de corticoïdes. En 1999, j'ai arrêté de me doper car je n'avais plus les moyens de financer les produits. Du coup, je n'ai plus eu de résultats et j'ai décidé d'arrêter ma carrière"
Le Monde - 05/2003
Paul Kimmage
(1990)
Au critérium de Château-Chinon en 1987 :
"Les sourires... un sac est sorti. A l'intérieur, de petites ampoules blanches d'amphétamines et une poignée de seringues. Un regard est jeté dans ma direction. Ma "chasteté" est bien connue dans l'équipe mais c'est proposé par simple politesse. Je (...) respire profondément. Si je passe la porte avec seulement le déjeuner de l'hôtel dans le corps, je craquerai mentalement. Résultat, je serai probablement lâché et ridiculisé après deux tours. Je ne peux plus supporter l'humiliation. La pression. J'ai besoin de l'argent [du contrat]. Je hôche la tête en signe d'acceptation.
Ma seringue est préparée. Comme c'est ma première fois, ils décident que 7cm3 suffiront. La dose normale est de 10 à 15, mais les vrais durs en prennent souvent le double ou le triple. Les amphétamines sont vraiment efficaces pendant deux à trois heures, après quoi leur effet diminue. Le critérium ne durera que deux heures, ce qui veut dire qu'on peut les prendre dans l'intimité de la chambre d'hôtel juste avant de se rendre au départ. Je retrousse la manche de mon maillot. Plus de marche arrière possible. L'aiguille pénètre sous la peau, dans mon épaule gauche. Je suis chargé. Une de mes ambitions avait toujours été de quitter le sport sans avoir jamais rien pris. J'éprouvais une certaine satisfaction à me rêver en pure chevalier blanc, combattant pour conserver ma virginité dans un monde diabolique. Mais c'était fini désormais. Au diable avec le passé.
(...)
En vingt mois de professionalisme j'étais resté propre mais, incroyablement, en l'espace de deux semaines, je me suis chargé à trois reprises. (...) Je décidai de ne plus jamais me remettre en position de prendre le départ d'un critérium sans m'être entraîné. Au début ce fut difficile mais je tins bon. (...) Pendant mes deux dernières années de professionalisme, je restai propre.
Rough ride - 1990
André Chappuis
(1990)
"Pendant mes deux premières années avec (...) Sem, je n'ai jamais touché au truc (...). Ensuite j'ai signé un contrat avec Système U. (...) J'y ai rencontré beaucoup de chaudières et j'ai pris certaines de leurs habitudes. Une fois, deux fois, trois fois, plus je me chargeais, plus ça devenait dur d'arrêter. A chaque fois que j'en prenais, je le notais dans mon agenda et, chaque année, je trouvais que j'en prenais de plus en plus."
Rough ride - Yellow Jersey Press 1990 - Page 243
Roger Lapébie
(1991)
"Je me rappelle, en 1932 ou 33, on nous a présenté le Pancrinol comme un médicament fortifiant. On nous avait dit qu'il fallait en prendre une ou deux ampoules par jour. Mais, comme tout sportif qui est là pour la "gagne", on en avalait quatre. Et des coureurs ont payé l'addition : certains ont eu des furoncles ; d'autres, des anthrax. Ce n'est qu'après quelques mois d'expérimentation qu'on a découvert qu'il ne fallait pas abuser de cette potion. Moi, je n'ai jamais pris d'autres médicaments. Seulement ce Pancrinol, et encore parce que le soigneur me le donnait."
Sport et dopage du Dr François Bellocq (page 46)
Jean Dotto
(1998)
"Jadis, nous prenions des amphétamines mais pas à longueur d'année. Ca ne permettait pas de gagner et ce n'était pas très dangereux."
Vélo Star, Décembre 1998 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Raphaël Géminiani
(1962)
"Je n'aime pas le mot doping. Parlons de stimulants. (...) Il est normal de prendre des stimulants. Moi j'ai disputé douze Tours de france et un nombre élevé de courses en ligne. Je prenais des stimulants. sous surveillance médicale, bien entendu."
Le Miroir des sports, Juillet 1962 (cité par Jean-Pierre De Mondenard dans Dopage - L'imposture des performances)
Francesco
Moser (1990)
"J'ai estimé à certains moments de ma carrière que je
pouvais avoir recours à des produits qui, aujourd'hui seulement,
sont reconnus comme des dopants. Je l'ai fait à titre expérimental
et jamais pour une compétition."
http://membres.lycos.fr/cyclingworld/dopage/confes.htm
Raymond Poulidor(1990)
"Bien sûr, nous aussi, on prenait bien quelques vitamines, quelques excitants, mais rien d'aussi risqué pour la santé."
L'Equipe 17/01/1997
Peter Winnen
(2000)
"Je n'ai pas hésité à prendre des stéroïdes anabolisants, une hormone de récupération, avec le risque d'être pris au cours des trois mois suivants. Cela avait été décidé en concertation avec le soigneur et le directeur de l'équipe Peter Post. Mais je trouve qu'en tant que cycliste professionnel je devais avoir le droit d'utiliser cela. Il ne s'agit pas de dopage, mais de médicaments. Il faut autoriser plus de produits. Car, pour l'instant, la liste des produits interdits est inapplicable.
"
Libération - 08/01/2000
Richard Virenque
(2000)
"J'ai pris des produits dopants, je n'avais pas le choix."
www.rtl.fr