Tous dopés ? La preuve par 21

Disponible en français, anglais et allemand

Avec le portrait et l'analyse des performances de Jan Ullrich

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Jan Ullrich

Un dossier de cyclisme-dopage.com

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Repères






Ses casseroles

Tour de France 1996

En 2007 (comme il l'avait déjà fait lors de l'instruction judiciaire de l'affaire Festina), l'ancien soigneur de Jan Ullrich, Jef d'Hont, l'accuse d'avoir reçu des injections d'EPO lors du Tour de France 1996. Andreas Schmid et Lothar Heinrich, les deux médecins de l'équipe Telekom qui auraient été responsables des injections sont suspendu par T-Mobile.

Alors que plusieurs de ses anciens coéquipiers comme Bjarne Riis, Erik Zabel, Bert Dietz et Christian Henn reconnaissent les faits, Ullrich nie toujours. Ullrich n'a été inquiété ni par la justice ni par les autorités sportives.

Blitz du Giro 2001

La brigade des stupéfiants italienne lance une vaste opération lors du Tour d'Italie 2001. Plusieurs dizaines de coureurs sont mis en examen. Des corticoïdes sont saisis dans la chambre d'Ullrich. Il présente des certificats médicaux lui permettant d'utiliser ces produits pour soigner son asthme. La fédération allemande de cyclisme le blanchit.

Au final 22 personnes, mais pas Ullrich, sont renvoyées devant le tribunal et plusieurs condamnations sont prononcées.

Amphétamines en 2002

Alors qu'il est arrêté suite à une opération au genou, un contrôle antidopage inopiné, effectué le 12 juin 2002suite à un accident de la route qu'il provoque en état d'alcoolémie, révèle la présence d'amphétamines dans ses urines. Il explique être déprimé et avoir pris deux pilules d'ecstasy en boîte de nuit. Il est suspendu 6 mois et écope d'une amende "à cinq chiffres".

Affaire Puerto en 2006

En mai 2006, Manolo Saiz, le Dr Fuentes, l'ancien VTTiste Alberto León, un directeur sportif assistant de l'équipe Comunidad Valenciana et le responsable d'un laboratoire d'analyse madrilène sont arrêtés par la garde civile espagnole, au cours d'une vaste opération contre le dopage dans le cyclisme.

Ullrich apparaîtrait dans le dossier à plusieurs reprises sous les pseudonymes de "Hijo Rudicio" ("Fils de Rudicio" ; Rudicio désignant son entraîneur Rudy Pevenage), "N.1" ou encore "JAN". Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, son nom apparaîtrait même en toute lettres dans un fax envoyé par le Dr Fuentes. Un test ADN, auquel il se soumet en janvier 2007, établit que le sang de Jan Ullrich fait bien parti des poches saisies (neuf poches sont identifiées). Toutefois, en août 2006, l'UCI, par la voix de Pat McQuaid affirme qu'elle ne transmettra pas les échantillon sanguins d'Ullrich à la justice espagnole.

L'équipe T-Mobile a également déposé plainte pénale. Tous les contrats qu'elle avait signés avec le coureur excluaient la moindre infraction à la réglementation antidopage.

En février 2012, le TAS met un point final au dossier et le suspend pour deux ans à partir du 22/08/2011 et annule tous ses résultats depuis 2005. Ullrich perd ainsi sa troisième place dans le Tour 2005.

Britta Bannenberg en 2006

Suite à l'affaire Puerto, Britta Bannenberg, une ancienne athlète, professeure d'université, porte plainte contre Jan Ullrich pour escroquerie. Elle estime que « Jan Ullrich a caché à T-Mobile l'utilisation de substances illicites et se les est procurées grâce à son salaire et à ses primes». La plainte est instruite par le parquet de Bonn dont un porte-parole indique en septembre 2006 que le dossier de la justice espagnole montrait que le cycliste allemand utilisait des produits dopants depuis 2003. Début 2007, la justice suisse accepte d'envoyer échantillon de salive du coureur au parquet de Bonn. Ullrich dépose un recours mais il est rejeté par le tribunal fédéral suisse. La comparaison ADN a finalement lieu. Son ADN est retrouvé dans neuf poches de sang.

En septembre 2007, la justice allemande affirme détenir la preuve que Jan Ullrich a versé 25.000 euros sur un compte détenu par le docteur Fuentes dans une succursale genevoise de la banque HSBC".

Finalement, pour éviter un procès, il accepte, en avril 2008, une forte amende, dont le parquet de Bonn indique qu'elle est «à six chiffres».

Cette affaire est close concernant Ullrich mais serait toujours ouverte contre Oscar Sévilla et Rudy Pevenage.

Fédération suisse de cyclisme en 2006

Suite à l'affaire Puerto, la fédération suisse de cyclisme lance une procédure disciplinaire contre lui. Son domicile suisse est perquisitionné. Finalement, les poursuites sont abandonnées en février 2010. L'UCI a toutefois fait appel de cette décision en mars 2010. Le TAS devrait rendre sa décision au début 2012.

Werner Franke en 2007

En 2007, l'expert allemand antidopage Werner Franke dépose une plainte pour parjure contre Ullrich.

A son tour, Jan Ullrich a déposé plainte contre Werner Franke. Ce dernier affirme que l'ancien coureur a versé 35000 euros au Dr Fuentes, au centre de l'affaire Puerto, en 2004. En novembre 2006, Franke évoque la somme de 120 000 euros versés en 2005 et 2006.

En février 2007, le tribunal, qui ne se prononce pas sur le fond du dossier Puerto mais sur la forme des accusations de Franke, donne raison en appel à Ullrich, estimant que "les droits du cycliste avaient été violés et que l'enquête espagnole n'était pas assez avancée pour justifier les déclarations du professeur". Le procès sur le fond a lieu en mai 2009.

En août 2010, le tribunal, qui se prononce cette fois sur le le fond du dossier relaxe Werner Franke. Dire que Jan Ullrich se dopait chez Fuentes est donc légal.

Clinique universitaire de Fribourg

La clinique est soupçonnée d'être au coeur d'opérations de dopage en 1996 et 2007 au profit des coureurs de l'équipe Telekom devenue ensuite T-Mobile. Jan Ullrich apparait dans le dossier. Par exemple, il apparaitrait en 2007 sous le faux nom de Maier Ulrich né le 02.12.1937 (Ullrich est né le 02/12/1973).





Il a dit





Ils ont dit de lui





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