Ceux qu'il épargne
Dans son livre Prisonnier du dopage, Philippe Gaumont estime que la plupart des coureurs se dopent. Il cite néanmoins quelques coureurs qui sont propres, à ses yeux.
- Laurent Brochard : "Deux garçons au moins ont été plus courageux que les autres et ont accepté de poursuivre le métier en respectant la nouvelle donne. Laurent Brochard et Didier Rous appartiennent à ma génération et ont été impliqués dans l'affaire Festina. Ils ont reconnu s'être dopés à l'EPO et, aujourd'hui encore, ils sont parfois montrés du doigt pour cela. Pourtant, chacun à leur manière, je crois qu'ils ont changé. Brochard, en silence, a visiblement tout arrêté et Rous a eu la chance de tomber dans une équipe ou il a été soutenu psychologiquement pour effectuer la même démarche."
- Yvon Ledannois : "Je pense que parmi nous, Yvon Ledannois - qui ne supportait pas le produit - et Eddy Seigneur - par choix - étaient les seuls à ne pas tourner à l'EPO."
- David Moncoutié : ""J'ai passé sept années chez Cofidis et, durant tout ce temps, je n'ai côtoyé que deux coureurs qui ne prenaient pas de produits : l'Estonien Janek Tombak et, surtout, le Français David Moncoutié. A part ces deux-là, les autres discutaient ouvertement du dopage, y compris les jeunes néo-professionnels. L'un d'eux avait même déjà pris de l'EPO en amateur, de la cortisone, de la testostérone et de la créatine."
- Didier Rous : "Deux garçons au moins ont été plus courageux que les autres et ont accepté de poursuivre le métier en respectant la nouvelle donne. Laurent Brochard et Didier Rous appartiennent à ma génération et ont été impliqués dans l'affaire Festina. Ils ont reconnu s'être dopés à l'EPO et, aujourd'hui encore, ils sont parfois montrés du doigt pour cela. Pourtant, chacun à leur manière, je crois qu'ils ont changé. Brochard, en silence, a visiblement tout arrêté et Rous a eu la chance de tomber dans une équipe ou il a été soutenu psychologiquement pour effectuer la même démarche."
- Eddy Seigneur : "Je pense que parmi nous, Yvon Ledannois - qui ne supportait pas le produit - et Eddy Seigneur - par choix - étaient les seuls à ne pas tourner à l'EPO."
- Janek Tombak : ""J'ai passé sept années chez Cofidis et, durant tout ce temps, je n'ai côtoyé que deux coureurs qui ne prenaient pas de produits : l'Estonien Janek Tombak et, surtout, le Français David Moncoutié. A part ces deux-là, les autres discutaient ouvertement du dopage, y compris les jeunes néo-professionnels. L'un d'eux avait même déjà pris de l'EPO en amateur, de la cortisone, de la testostérone et de la créatine."
Sentiment de culpabilité
Dans son livre Prisonnier du dopage, Philippe Gaumont décrit très bien le sentiment de culpabilité qui accable le coureur dopé : "La culpabilité existe. On a beau se cacher (...), on est rattrapé par le poids de la tricherie à chaque fois qu'on se pique, seul, chez soi, sur son canapé. (...) Ce n'est pas vraiment la tricherie envers les autres qui nous tracasse, car à mes débuts, cela faisait partie du métier et tout le monde le faisait. Non c'est plutôt la tricherie envers soi-même. On essaie de se dire que ce ne sont pas les produits qui font avancer, on se répète qu'on a quand même des capacités hors du commun, mais le doute est la. C'est un des effets pervers du dopage. On ne sait jamais qui on est vraiment car on repousse des limites qui ne sont pas les nôtres." Plus loin, il poursuit : "Les dégâts du dopage ne se limitent pas à la santé et à l'éthique. (...) Maintenant que j'ouvre les yeux, je réalise que je ne sais pas quel sportif j'étais vraiment. (...) Le dopage est un mensonge permanent. Pendant dix années, en cédant a cette tentation, j'ai fui un des buts essentiels de la vie : se connaître. Et c'est sûrement cela le plus grave.".