Dossier dopage



Le cyclisme donne l'exemple dans la lutte contre le dopage

29/01/1997 - Gazette de Lausanne - SI


En autorisant les prélèvements sanguins, l'Union cycliste internationale inaugure une nouvelle ère.

La famille cycliste a donné l'exemple. Elle s'est mise d'accord pour procéder à des prélèvements sanguins dans le cadre d'une politique de prévention qui inaugure un nouveau chapitre dans la lutte antidopage. En quelques semaines, le verrou imposé par les contraintes juridiques et les limites scientifiques à la lutte antidopage a partiellement sauté. La lettre cosignée le 18 octobre par les 3 principaux responsables du cyclisme français a été relayée par les coureurs italiens, appelant la mise en place des prises de sang. Surtout dans le but de "contrôler l'utilisation de I'EPO (Erythropoïétine), (...) qui, sous sa forme synthétique, se serait généralisée dans le peloton d'après des témoignages d'anciens coureurs.

Les représentants des coureurs, des directeurs sportifs et des médecins d'équipes, réunis vendredi dernier à Genève par l'Union cycliste internationale (UCD, ont tous accepté le principe de prises de sang réalisées à titre préventif et à résultat immédiat. En cas de dépassement du taux d'hématocrites fixé par l'UCI (50%), le coureur ne serait pas autorisé à participer à la course, suivant les principes en vigueur dans la médecine du travail.




Cette page a été mise en ligne le 18/02/2015