Né le 19 juin 1951 à Palu di Giovo (Italie). Il est l'oncle par alliance de Gilberto Simoni.
Débute sa carrière professionnelle en 1973.
Se révèle en 1974 avec de nombreuses victoires dont les Tours de Calabre, d'Emilie, d'Ombrie, du Piémont et de Toscane. Il remporte aussi le trophée Barrachi (avec Roy Schuiten). Le contre-la-montre est une de ses spécialités.
En 1978, il remporte pour la première fois Paris-Roubaix. Il recommencera en 1979 et 1980.
En 1984, il remporte le Tour d'Italie. Mais cette année reste surtout marquée par son record de l'heure battu le 19 puis le 23 janvier à Mexico. On sait depuis, que l'autotransfusion, initiée sous le contrôle du professeur Conconi, contribua largement à cet exploit. Dans les semaines qui précèdent, son hématocrite dépasse les 50%.
En 1990, il reconnait avoir usé, au cours de sa carrière, de produits qui n'étaient pas encore dopants au moment où il les a pris. En clair, ils étaient autorisés. Pourtant, il prend la peine de préciser : "Je l'ai fait à titre expérimental et jamais pour une compétition". Comprenne qui pourra.
En 1999, il reconnait avoir eu recours au dopage sanguin et, au passage, accuse Jacques Anquetil de l'avoir fait avant lui. Il précise : "Le cyclisme propre est une illusion" (L'Equipe avril 1999, rapporté par cyclingnews.com).
Paré de ces fortes convictions éthiques, il est élu en 1999 Président de l'Association internationale des coureurs cyclistes, poste qu'il occupe jusque fin 2007. C'est à ce titre, qu'en janvier 2006, il se permet de "mettre en demeure" Dick Pound, Président de l'Agence mondiale antidopage, de retirer ses propos au sujet du dopage dans le cyclisme. Il faut dire que Dick Pound s'est permis de déclarer : "De nombreux coureurs se dopent dans le peloton et très peu se font attraper". S'il s'était permis de dire: "Le cyclisme propre est une illusion", nul doute que Francesco Moser aurait réclamé sa tête au bout d'une pique !
"Médecins" de Francesco Moser
Francesco Conconi, précurseur des auto-transfusions, prépare Francesco Moser pour le record de l'heure de 1984. Plus tard, il participera largement à l'introduction de l'EPO dans le milieu cycliste.
Bernard Sainz, alias Docteur Mabuse, se vantera d'avoir aussi conseillé l'Italien. Simple vantardise ou réalité ?
Il a dit
"J'ai un docteur qui me suit sérieusement. On parle toujours de nouveaux produits dans le peloton. Je fais attention. Je n'ai jamais été positif au contrôle. J'aimerais ne l'être jamais mais on ne sait jamais." (L'Equipe 26/04/1978)
Suite à son record du monde de l'heure : "Jetez donc vos médicaments à la poubelle et faites comme Moser : réfléchissez et entraînez-vous mieux. Tout le reste est scuza, baliverne." (L'Equipe 24/01/1984)
"Le cyclisme propre est une illusion." (L'Equipe avril 1999, reporté par cyclingnews.com)
"Le dopage libre dans le sport professionel ? Ce serait peut-être mieux. Il faudrait trouver un moyen de mettre tous les sportifs sur le même plan. Si l'on ne réussit pas à garantir un principe d'équité entre tous les sports, alors la solution pourrait être la suivante : libéralisons le dopage." (cyclismag.com - 30/08/2006)
"Exclusion immédiate et définitive dès le premier contrôle positif. Que celui qui est pris aille faire un autre métier. Des périodes exceptionnelles exigent des mesures drastiques. Et la première de toute est d'avoir des coureurs propres. Les remèdes sont parfois amères mais il faut savoir les prendre pour guérir." (Gazzetta dello Sport - 01/08/2007, rapporté par Sud Presse, le même jour.)
"J'ai estimé à certains moments de ma carrière que je
pouvais avoir recours à des produits qui, aujourd'hui seulement,
sont reconnus comme des dopants. Je l'ai fait à titre expérimental
et jamais pour une compétition." http://membres.lycos.fr/cyclingworld/dopage/confes.htm
"Même en ce qui concerne ces "produits de récupération", soit les aminoacides, la créatine, les vitamines, etc. Si on en fait un usage important, il s'agit de dopage." (France-Soir 13/08/1998, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage, page 362)
Ils ont dit de lui
Andrea Tafi : "Un vrai Dieu !" (Cyclisme International, mai 1998)