Actualité du dopage



L'Union cycliste internationale s'est jouée de la loi française

11/05/2011 - larepubliquedespyrenees.fr - Évelyne Lahana

C'est uniquement et seulement un problème d'ordre juridique qui a empêché les autorités judiciaires helvétiques de collaborer avec la justice française pour confondre les trois coureurs cyclistes soupçonnés de dopage lors du Tour de France 2007. La Suisse réprime le trafic de produits dopants. En revanche, la consommation de produits dopants n'est pas sanctionnée pénalement », explique Nicolas Cruchet, le juge d'instruction de l'époque (...).

Or les trois commissions rogatoires lancées à l'encontre des coureurs Alexandre Vinokourov, Iban Mayo et Cristian Moreni (...) ne comportaient aucun élément permettant d'identifier un fournisseur. C'est la raison pour laquelle le magistrat helvétique n'a pas pu donner suite à cette demande d'entraide judiciaire (...).

Reste que l'Union cycliste internationale (UCI), basée à Genève, a profité de cette difficulté juridique. « L'UCI aurait pu envoyer spontanément les échantillons au juge d'instruction palois en charge de ce dossier ou répondre à la première réquisition des gendarmes. Elle s'en est bien gardée. Si son siège social avait été en Espagne ou en Italie, elle aurait été obligée de s'exécuter », dénonce-t-on de sources judiciaires. En somme, l'UCI s'est « dopée » en toute légalité grâce à la législation suisse afin que les trois coureurs soupçonnés de dopage échappent à toute sanction pénale. (...)

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Cette page a été mise en ligne le 11/05/2011