Actualité du dopage



Les analyses, c'est lundi

26/09/2008 - L'Equipe avec AFP

Extraits

Les tricheurs n'ont qu'à bien se tenir. L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), désormais nantie d'un test sanguin de détection de l'EPO de type CERA, va entamer lundi l'analyse de prélèvements sanguins du dernier Tour de France appartenant à des cyclistes suspects. C'est ce qu'a annoncé vendredi le président de l'AFLD visiblement satisfait de cette nouvelle «arme» de dépistage.

«Depuis que L'Equipe a révélé (le 12 septembre, Ndlr) que ces analyses rétrospectives allaient avoir lieu, nous avons travaillé à entourer ce processus d'une grande sécurité scientifique et juridique, a assuré Pierre Bordry pour justifier le délai entre la mise au point du test par le laboratoire de Châtenay-Malabry, début septembre, et sa première utilisation. Il s'agit en effet d'un test qui n'a jamais été utilisé.»

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Avec malice, Pierre Bordry a par ailleurs estimé que cette annonce dans la presse de l'imminence des analyses rétroactives était probablement à l'origine du forfait de quelques coureurs pour les Mondiaux qui se déroulent actuellement à Varèse en Italie, jugeant que «certains doivent mal dormir». De la CERA, une EPO retard longtemps jugée indétectable par les sportifs, avait été trouvée dans les urines de l'Italien Riccardo Ricco (...). Cette analyse, rendue positive par le laboratoire de Châtenay-Malabry, s'appuyait alors sur le test urinaire de l'EPO. Or la visibilité de la CERA dans l'urine n'est pas aussi claire que celle des EPO classiques.

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Le laboratoire français a, depuis, mis au point un test de détection de la CERA dans le sang, beaucoup plus efficace, qui entrera donc en service dès lundi prochain sur des échantillons sanguins ciblés que l'AFLD a fait rapatrier récemment du laboratoire de Lausanne où ils étaient stockés (...).

Les échantillons concernés appartiennent à des coureurs suspects, soit en raison de valeurs sanguines anormales, soit pour d'autres causes. Une trentaine de coureurs serait dans la ligne de mire. Parmi eux se trouve l'Italien Leonardo Piepoli qui avait avoué durant le tour avoir «pris la même chose que Ricco», avant de se rétracter puis d'être licencié par son équipe en dépit de contrôles antidopage toujours négatifs. (...)

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Cette page a été mise en ligne le 26/09/2008.