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Team Visma | Lease a Bike - Saison 2026

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Introduction

Une histoire débutée en 1984

Septembre 2020. Tour de France. La Jumbo-Visma domine l'épreuve avec arrogance, Primoz Roglic est en jaune au matin de l'avant-dernière étape. Mais Tadej Pogacar lui dérobe la précieuse tunique en haut de la Planche des Belles Filles, sous le regard effaré des coureurs de la formation néerlandaise. On aurait dit des braqueurs de banque stupéfaits de se voir rafler le magot par un gamin de 12 ans.

Pourtant l'équipe en a vu d'autres, au fil d'une histoire débutée en 1984 sous le nom de « Kwantum Hallen – Decosol ». Elle a depuis plusieurs fois changé de nom. On se souvient notamment de SuperConfex (1987-1989), Buckler (1990-1992) et bien sûr Rabobank (1996-2012). Elle a failli mourir lorsque la banque néerlandaise décide se retirer en raison des scandales de dopage qui la touchent directement. A cette époque, le Dr Geert Leinders est suspendu à vie pour détention, administration et trafic de produits interdits contrevenant aux règlements anti-dopage ainsi que pour incitation au dopage. Il avait exercé chez Rabobank entre 1996 et 2009.

Plusieurs coureurs, dont Michael Rasmussen et Thomas Dekker (dans The Descent) ont témoigné de cette culture du dopage répandue dans l'équipe Rabobank et aujourd'hui largement documentée.

Richard Plugge, l’après Rabobank (ou presque)

Depuis cette triste époque et l'arrivée de Richard Plugge aux commandes de l'équipe en 2013, la structure dirigeante a été renouvelée. Ils sont toutefois encore nombreux à avoir connu l'épopée Rabobank. Au moins quinze, selon notre recensement, et pour certains à des positions stratégiques. C'est par exemple le cas de Peter Verstappen (directeur médical), Ellis Heijboer (responsable de la performance), Jan Boven (coach) ou encore des directeurs sportifs Grischa Niermann, Frans Maassen, Mathieu Heijboer et Arthur Van Dongen. Au moins trois soigneurs ont connu la glorieuse époque du maillot orange Rabobank : Dries Bos, Richard Cremers et Luc Schiemsky. D'autres anciens de la Rabobank exercent des fonctions diverses : Tony Artset est mécanicien, Björn Vanmelkebeke est ostéopathe, Kees Hamelink chauffeur de bus, Gerard Rietjens « scientifique » tandis que Theo Eltink et Eddy Bouwmans s'occupent des invités. Nous aurions aussi pu comptabiliser Sierk-Jan de Haan mais il semble se contenter de coacher les équipes femmes et développement. On notera aussi que certains anciens Rabobank ont été embauchés récemment. C'est le cas de Theo Eltink (2005-2008) qui est revenu dans la structure en 2023. Quand Richard Plugge explique avoir voulu construire une équipe repartir d'une feuille blanche on est conduit à se dire que la page était tout de même teintée d'orange !

Bientôt l’après Visma

Une nouvelle page devrait se tourner à la fin de l'année après le départ du sponsor principal Visma, qui ne renouvellera pas en 2027.


Histoire de l'équipe

Nous avons recensé vingt-et-un coureurs « RaboVisma » dans notre annuaire du dopage. Un flagrant délit de mansuétude tant il a été dit, écrit et révélé sur le dopage organisé dans cette équipe. Michael Rasmussen et Thomas Dekker, par exemple, sont passés à table, en librairie avant de le faire devant une très officielle commission d'enquête. Ils ont décrit par le menu la recette des médecins pour préparer la potion magique. A peu près tous les produits dopants y passaient : EPO, transfusions, hormones de croissance, corticoïdes, etc. Le tout sous la houlette du Dr Geert Leinders (qui exercera plus tard dans le Team Sky).

Adrie van der Poel 1984

L'équipe s'appelle Kwantum Hallen – Decosol quand elle enregistre sa première affaire. C'est sa première année d'existence. Adrie van der Poel est contrôlé positif à l'éphédrine pendant la Semaine Sicilienne 1984. Le père de Mathieu est suspendu quatre mois dont un avec sursis et doit s'acquitter d'une amende de 10125 Francs (environ 1500 Euros). Avant de rouler pour cette équipe, il avait déjà été contrôlé à la strychnine. La faute à une tourte au pigeon servie chez les Poulidor (lire ici).

Gert Jakobs 1989, un précurseur

Cinq ans plus tard, on ne plaisante plus. L'EPO est déjà en usage dans l'équipe. C'est Gert Jakobs qui crache le morceau en 2009 dans le livre Het laatste geel de Mart Smeets. Il avoue avoir effectué son Tour de France 1989 sous EPO. Ce n'est que quelques années plus tard que la substance changera la physionomie du peloton professionnel. Les Rabobank sont assurément des précurseurs.

1992 : Ludo De Keulenaer est débarqué après 10 ans de dopage

Ludo De Keulenaern qui porte le maillot Buckler depuis 1990, est pris en flagrant délit de tentative de fraude lors du contrôle antidopage dont il devait faire l'objet à l'issue du Grand Prix E 3 couru à Harelbeke (Belgique), le 28 mars 1992. Le médecin contrôleur avait découvert la supercherie parce que le flacon d'urine remis par le coureur était trop froid au toucher. Il est renvoyé par Jan Raas, autre dopé notoire, qui dirige alors l'équipe. Il écope d'une suspension de six mois.

Quelques jours plus tard, il admet hier avoir utilisé des produits interdits à plusieurs reprises, et non une seule fois. En moyenne quatre à cinq fois par an tout au long de sa carrière de coureur professionnel, débutée en 1982 chez TI-Raleigh-Campagnolo puis TVM et enfin Buckler.

Johan Bruyneel 1996 : ni remord, ni regret

L'histoire de Johan Bruyneel est connue. Qui ne la connaîtrait pas se reportera au portrait que nous lui avons consacré.

Avant de devenir le mentor et complice de Lance Armstrong, Bruyneel a porté le maillot de la Rabobank en 1996 et 1997. En 2023, il se souvient pour lalibre.be : « L'année 1996 a été l'apogée de l'utilisation de l'EPO. J'étais moi-même coureur à l'époque. J'ai également utilisé l'EPO. Est-ce que je le regrette ? Non. Je faisais partie de cette génération, c'était comme ça à l'époque. C'était rejoindre ce mouvement pour savoir suivre ou rentrer chez soi. Certains ont arrêté, je ne vais pas citer de noms. Cela ne garantit pas pour autant que ces personnes n'ont pas eu recours au dopage ».

Michael Rasmussen, Tour de France 2007

En juillet 2007, le Danois Michael Rasmussen porte le maillot jaune du Tour de France. La victoire à Paris lui semble promise, comme à son compatriote Bjarne Riis avant lui. Hélas, mille fois hélas, il a fourni de fausses informations sur sa localisation avant la Grande Boucle. Qui plus est, il a manqué plusieurs contrôles antidopage inopinés.

Après la 16ème étape, l'équipe Rabobank, sans doute poussée par de bonnes âmes, prend la décision radicale de l'exclure du Tour de France. Alberto Contador remporte la course.

Il faudra encore plusieurs années avant que Michael Rasmussen avoue s'être dopé et balance au passage l'intégralité de ses coéquipiers sur ce Tour de France 2007 : Denis Menchov, Michael Boogerd, Bram De Groot, Thomas Dekker, Juan-Antonio Flecha, Oscar Freire, Grischa Niermann et Pieter Weening.

Depuis sa retraite du cyclisme professionnel, il est devenu chroniqueur sportif. Il enseigne également la pratique du VTT et le management sportif. Si c'était à refaire, il le referait certainement.

Pour qui veut en savoir plus sur Michael Rasmussen, on peut consulter portrait que nous lui avons consacré.

Revue de presse du Tour de France 2007
Au moins trois patients du Dr Michele Ferrari en 2010

Au début des années 2010, des enquêteurs italiens et suisses travaillent sur les activités du Dr Michele Ferarri. Ils baptisent leur enquête « Mito », l'un des surnoms du fameux médecin. A la fin de leur travail, ils adressent un dossier de 550 pages au Bureau du Procureur Antidopage du CONI. Les notes prises par la police judiciaire couvrent l'année 2010 et le début de l'année 2011. Il y est question de dopage, d'argent, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale dans le cyclisme professionnel et amateur mais aussi l'athlétisme, le biathlon et le triathlon. Le chiffre d'affaires du réseau dépasserait 30 millions d'euros impliquant vingt équipes professionnelles entre 2008 et 2011. Il s'agit de Liquigas, Lampre, Colnago, Geox, Androni, Katusha, Quick Step, Farnese Vini, Acqua-Sapone, Astana, RadioShack, Vacansoleil, ISD, CSF, LPR, Diquigiovanni, Tinkoff, Gerolsteiner, Milram et bien sûr Rabobank.

Ferrari avait été suspendu à vie par la Fédération italienne de cyclisme (FCI) sur la base d'un témoignage de coureur relatif à ses activités en 2002. La fédération italienne interdisait depuis déjà plusieurs années à ses licenciés tout contact avec le Dr Ferrari. Plusieurs coureurs de la Rabobank collaborent pourtant avec le Dr Ferrari. Parmi eux, Denis Menchov qui lui versait 50000 euros par an. Il fait partie de la liste de 38 coureurs, clients du Dr Michele Ferrari, révélée par La Gazzeta Dello Sport le 10 décembre 2014. Au moment de la parution de cet article, il a déjà été suspendu et privé de ses résultats des Tours de France 2009, 2010 et 2012, en raison d'anomalies dans son passeport biologique. Sur la liste du quotidien italien, on trouve aussi Mauricio Ardila et Dmitry Kozontchuk.

Revue de presse de l’affaire Mito
Carlos Barredo 2012, dernière affaire pour la Rabobank

En octobre 2012, l'Union Cycliste Internationale (UCI) ouvre une procédure disciplinaire contre l'Espagnol Carlos Barredo, alors membre de l'équipe Rabobank, en raison d'anomalies détectées dans son passeport biologique entre octobre 2007 et septembre 2011. La période couvre quatre saisons où il évoluait sous maillot Quick-Step (2007-2010) et une année sous le maillot Rabobank (2011). Dans la foulée de l'annonce de l'UCI, la formation néerlandaise suspend provisoirement son coureur. Incapable de retrouver une équipe, le coureur qui avait entamé sa carrière en 2004 chez Liberty Seguros annonce sa retraite sportive en décembre 2012.

En juillet 2014, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) confirme la suspension de deux ans de Carlos Barredo, rétroactivement au 18 octobre 2012. De plus, tous ses résultats obtenus entre le 26 octobre 2007 et le 24 septembre 2011 sont annulés, y compris sa victoire à la Clasica San Sebastián 2009.

Il œuvre dans le Team Polti VisitMalta d'Alberto Contador depuis 2021.

Revue de presse des passeports biologiques en 2012, dont celui de Carlos Barredo
2012, fin de partie pour Rabobank s’en va

En 2012, l'équipe s'appelle encore Rabobank mais c'est la dernière année. Ce n'est toutefois pas la seule affaire Barredo qui justifie le retrait de la banque néerlandaise. Le prétexte est fourni par la condamnation de Lance Armstrong par l'USADA. « Nous ne sommes plus convaincus que le cyclisme professionnel international soit en mesure de faire du cyclisme un sport propre et honnête », déclare Bert Bruggink, membre du conseil d'administration de l'établissement bancaire. Manière comme une autre de se dédouaner.

2012 marque donc la dernière année dans les pelotons pour la Rabobank. Son retour en 2025 signifie-t-il que le dopage a disparu du cyclisme ?

Jack Bobridge, le traficant

Jack Bobridge est arrêté en 2017 pour trafic de drogues et vente de MDMA. Au cours de l'enquête, il reconnait avoir consommé des drogues quand il courait, entre 2010 et 2016, et donc quand il portait le maillot de l'équipe Blanco-Belkin (2013-2014).

Revue de presse de l’affaire de trafic de drogue de Jack Bobridge
Aderlass 2019, les mystérieuses photos de Tom Dumoulin et Primoz Roglic

La Jumbo-Visma n'a pas été éclaboussée par l'opération Aderlass, une affaire concentrée autour du médecin autrichien Mark Schmidt. Pourtant, dans la collection de 30 à 40 photos que présentaient les enquêteurs aux témoins et suspects figuraient ses coureurs Tom Dumoulin et Primoz Roglic. Interrogé sur cette curiosité, le parquet d'Innsbruck déclare que les deux hommes n'étaient « ni accusés ni témoins ». De son côté, l'équipe Jumbo affirme que ni Dumoulin ni Roglic n'étaient en relation avec Mark Schmidt.

La présence de ces photos s'explique probablement par les accusations portées par Georg Preidler, condamné à douze mois de prison avec sursis dans ce dossier. Le coureur autrichien évoque tout d'abord un événement survenu selon lui en 2017. Les principaux coureurs de l'équipe Sunweb devaient participer à un camp d'entraînement en haute altitude en vue de préparer le Tour d'Italie. Preidler, aussi engagé sur le Giro, avait demandé à participer à ce camp, éventuellement à ses propres frais, mais il a été fermement prié de rester à la maison. De retour dans la botte italienne, les coureurs Sunweb, Tom Dumoulin en tête, affichent une forme extraordinaire et Dumoulin remporte le classement général du Giro.

Preidler, s'est aussi étonné de la rapidité avec laquelle certains cyclistes slovènes sont devenus si performants en si peu de temps. « Je n'ai jamais compris comment on peut passer du statut de sauteur à ski à celui de vainqueur d'une tournée de trois semaines », a-t-il déclaré. Une allusion transparente à Primoz Roglic. Mais tout cela n'est que bave de crapaud, sans doute.

Revue de presse de l'affaire Aderlass
Michel Hessmann 2023

En août 2023, Michel Hessmann est suspendu provisoirement par son équipe en raison d'une contrôle antidopage effectué le 14 juin en Allemagne et qui s'avère positif au chlorthalidone, un diurétique. L'agence anti-dopage allemande (NADA) rend son verdict en juin 2024, concluant qu'il était « plausible qu'Hessmann ait pris un médicament contaminé comme du paracetamol, de l'ibuprofen ou du naproxen ». Le risque de contamination des médicaments relavant du coureur, elle propose une suspension de quatre mois seulement, avec effet rétroactif de trois mois. L'Agence mondiale antidopage fait appel de la décision et entre en négociation avec le coureur qui accepte une suspension non rétroactive de sept mois. Il a donc été écarté des pelotons jusqu'au 14 mars dernier.

Hessmann étant arrivé au terme de son contrat de trois ans, n'a pas été renouvelé chez Visma - Lease a Bike. Il a trouvé refuge chez les Espagnols de la Movistar.

Revue de presse de l'affaire Michael Hessmann
Liste des affaires de l'équipe
Coureur Produit Course Date Sanction Contrôle
Hessmann Michel Diurétique 2023 Oui Contrôle positif
Bobridge Jack Trafic de MDMA 2014 Oui Enquête judiciaire et aveux en 2019
Bobridge Jack Trafic de MDMA 2013 Oui Enquête judiciaire et aveux en 2019
Barredo Llamazales Carlos Passeport biologique non conforme 2011 Oui Passeport biologique
Ardila Cano Mauricio Alberto Collaboration avec le Dr Ferrari 2010 Non Enquête policière
Kozontchuk Dmitry Collaboration avec le Dr Ferrari 2010 Non Enquête policière
Menchov Denis Collaboration avec le Dr Ferrari 2010 Non Enquête policière
Dekker Thomas EPO, transfusions sanguines 2007 Oui Contrôle positif et aveux en 2010
Dekker Thomas EPO, passeport biologique non-conforme 2007 Oui Contrôle positif et aveux en 2010
Horrillo Munoz Pedro Formeterol Flèche Brabançonne 2007 Non Contrôle positif
Rasmussen Michael 2007 Oui Fuite, falsification, manquement dans la soumission des localisations, aveux en 2013
Van Heeswijk Max EPO, testostérone 2007 Non Aveux en 2011
Boogerd Michael EPO, transfusions sanguines, cortisone 2005 Oui Aveux en 2013
Dekker Thomas Cortisone Championnats du Monde 2005 Non Aveux en 2017
Sutherland Rory Clomifène, Hydroxy-Clomifène Tour d'Allemagne 2005 Oui Contrôle positif
Leipheimer Levi EPO, testostérone, transfusions 2004 Oui Aveux en 2012
Leipheimer Levi EPO, testostérone, transfusions 2003 Oui Aveux en 2012
Niermann Grischa EPO 2003 Oui Aveux en 2013
Leipheimer Levi EPO, testostérone, transfusions 2002 Oui Aveux en 2012
Niermann Grischa EPO 2002 Oui Aveux en 2013
Hoogerland Johnny Testostérone Trophée de la province d'Anvers 2001 Non Contrôle positif
Niermann Grischa EPO 2001 Oui Aveux en 2013
Niermann Grischa EPO 2000 Oui Aveux en 2013
Dekker Erik Hématocrite > 50% Championnats du Monde 1999 Oui Contrôle positif
Bruyneel Johan EPO 1996 Non Aveux en 2023
Nelissen Danny EPO 1996 Non Aveux en 2013
De Keulenaer Ludo Grand Prix E 3 1992 Oui Fraude au contrôle et aveux
De Keulenaer Ludo 1991 Non Aveux en 1992
De Keulenaer Ludo 1990 Non Aveux en 1992
Jakobs Gert EPO 1989 Non Aveux en 2009
Van Der Poel Adrie Ephédrine Semaine sicilienne 1984 Oui Contrôle positif

Pour voir plus d'informations sur l'équipe dans l'annuaire du dopage, cliquez ici

Revue de presse de l'équipe
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Les coureurs épinglés

Simon Yates est le seul coureur de l'équipe Visma - Lease a Bike à être épinglé dans notre annuaire du dopage. Quand bien même il a interrompu sa saison prématurément, nous le comptabilisons évidemment dans l'effectif de l'équipe pour cette année.

Simon Yates

Simon Yates a été contrôlé positif à la Terbutaline à l'arrivée de la sixième étape de Paris-Nice 2016. Son équipe d'alors, Orica-GreenEdge fait porter la responsabilité sur le médecin qui aurait commis une erreur administrative en ne présentant pas l'AUT dont bénéficiait le frère jumeau d'Adam Yates pour soigner son asthme. Suspendu quatre mois, Simon Yates ne peut participer au Tour de France. Pas rancunier, il est resté sous les couleurs australiennes jusqu'en 2024 avant de rejoindre la Visma – Lease a bike en 2025.

Revue de presse de l'affaire Simon Yates en 2016

Il épate son en s'adjugeant le Tour d'Italie 2025. Il renverse la table lors de l'étape reine, avec une arrivée à Sestrières, l'avant-dernier jour. Il repousse Isaac del Toro, à qui ce Giro semblait destiné, à plus de 5mn. L'ascension du col du Finestre en moins d'une heure restera comme une des performances majeures de ces dernières années.

Simon Yates épate à nouveau son monde en annonçant à la surprise générale sa retraite en janvier 2026. Il fait part de ce qui ressemble à un burn-out. Pourtant, en janvier 2025, il expliquait : « Je prends beaucoup plus de plaisir à ce sport maintenant ». Il comparait les régimes hyper-glucidiques désormais pratiqués par Visma qu'il comparait aux régimes « low carb » qu'il pratiquait au début de sa carrière. Un an plus tard, il déclare « Il vaut mieux arrêter que prolonger la souffrance ». Ses deux millions de salaire annuel semblent ne pas avoir suffi à entretenir le plaisir.

The Dark and Disturbing Retirement of Simon Yates
Source : Youtube - Cycling Toons - 03/02/2026


Les dirigeants épinglés

Mais passons aux choses sérieuses : le directeur sportif Grischa Niermann et le coordinateur accueil VIP Eddy Bouwmans, eux, ont bel et bien été épinglés dans notre annuaire du dopage.

Eddy Bouwmans (Coordinateur accueil VIP freelance)

Eddy Bouwmans a couru le Tour de France à trois reprises : 1992 avec le maillot Panasonic, 1993 avec le maillot Novemail-Histor et 1995 avec le maillot Novell Software qui n'est autre que l'ancêtre de la Rabobank. Il a remporté le classement des jeunes en 1992. Désillusionné, il arrête sa carrière à mi-saison 1998 et devient fabricant de meubles. « J'en avais fini avec ce sport, en raison des circonstances connues (dopage généralisé). Pendant des années, je n'ai plus fait de vélo, jusqu'à ce que mes fils commencent à aimer la course. C'est ainsi que je suis devenu le responsable d'équipe pour les juniors de Willebrord Wil Vooruit et, lors d'une épreuve de cross-country, Nico Verhoeven m'a demandé si j'aimerais recevoir des invités pour l'équipe Lotto-Jumbo. Je pensais que ce serait amusant, alors j'ai commencé à combiner cela avec mon travail pour mon entreprise ».

En 2017, Bouwmans vend son entreprise après dix-sept ans d'activité. Depuis, il s'occupe de recevoir les invités de l'équipe sur les courses.

Ce n'est qu'en 1994 qu'il aurait eu recours à l'EPO. A trois reprises. Il n'aimait pas ça, pas plus que la cortisone qu'il recevait occasionnellement. Il prenait régulièrement de la testostérone, surtout après des courses difficiles, pour aider à la récupération. Il l'a reçue du médecin de l'équipe. Le docteur Peter Janssen de Deurne, son superviseur médical personnel à l'époque, lui administre de l'EPO à trois reprises. « Janssen pensait qu'il était important que mon hématocrite ne dépasse pas 50. Vous avez entendu dans le peloton à l'époque que Mario Cipollini pensait que courir avec un hématocrite inférieur à 55 n'avait aucun sens. Mais Janssen n'était pas d'accord avec cela. Il pensait aux risques pour la santé. J'ai eu trois injections d'EPO pendant un mois et demi, mais je n'ai pas non plus remarqué beaucoup d'effet sur le vélo », déclare Bouwmans dans une longue interview.

Grischa Niermann (Directeur sportif adjoint)

Grischa Niermann a couru pendant quinze ans avec le maillot Rabobank sur les épaules. Il a reconnu avoir utilisé de l'EPO entre 2000 et 2003. Au moment de ses aveux en 2013, il venait de mettre un terme à sa carrière et travaillait pour la fédération néerlandaise de cyclisme (KNWU). Il sera suspendu six mois. Pas grave, il trouve immédiatement une place dans la formation « Rabobank Development Team » pour s'occuper des jeunes espoirs.

Depuis, il n'a pas quitté la formation néerlandaise passant chez les « grands » en 2017. Aujourd'hui, il est « l'homme qui parle à l'oreille » de Jonas Vingegaard selon L'Equipe (07/2023).


Les coureurs flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

La formation néerlandaise aligne une impressionnante armada pour tenter de ramener au plat pays les maillots rose, jaune et rouge des grands Tours. Dès lors, il n'est pas étonnant de voir dans ses rangs quatre coureurs ayant dépassé la limite des 410 watts-étalon (WE) de moyenne sur un Grand Tour : Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Simon Yates et bien entendu Jonas Vingegaard. en 2024 puis ayant filé sous d'autres cieux, ayant pris sa retraite, on peut se dire que ç'aurait pu être pire. Avant eux, Tom Dumoulin, Primoz Roglic et Robert Gesink ont figuré dans le club des suspects « RaboVisma » à plus de 410 WE de moyenne.

Matteo Jorgenson [414 WE - seuil suspect]

Le double vainqueur de Paris-Nice 2024 et 2025, Matteo Jorgenson a bien progressé en montagne depuis qu'il a incorporé l'équipe Visma en 2024. Dès 2024, il a réalisé de grandes performances dans les ascensions de plus de 30 minutes au Dauphiné (Collet d'Allevard 31min53s, 440 watts étalon) et sur le Tour de France (La Couillole 40min47s, 437 watts étalon) qu'il achève sur un 414 WE de moyenne qui le place dans la zone suspecte dont le seuil bas est fixé à 410 WE. Il a toutefois développé environ 30 watts étalon de moins que Pogacar à son meilleur niveau.

Il performe moins pendant le Tour de France 2025.

Sepp Kuss [410 WE - seuil suspect]

L'Américain Sepp Kuss a commencé sa carrière professionnelle en 2016 avec l'équipe continentale Rally Cycling. Il intègre l'équipe néerlandaise dès 2018. Il se révèle cette année-là au Tour d'Utah avec trois victoires d'étape à plus de 2000m d'altitude. Grimpeur talentueux et équipier précieux, il remporte sa première victoire d'étape sur un Grand Tour lors de la Vuelta 2019. En 2020, il empoche une étape du Critérium du Dauphiné.

En 2023, il change de dimension en remportant le Tour d'Espagne et deux étapes au passage. Il doit défendre sa position de leader face à ses coéquipiers Jonas Vingegaard et Primoz Roglic qui lorgnent eux aussi sur le maillot rouge. Au préalable, il s'est imposé sur l'étape du Tour de France qui reliait Bagnères-de-Luchon à Saint-Lary-Soulan. Sur cette même Grande Boucle, il atteint pour la première fois les 410 WE de moyenne. A la Vuelta, il atteint 423 WE mais les ascensions sont plus courtes.

La saison 2024 est décevante. Atteint de la Covid-19, il n'est pas retenu pour le Tour de France tandis qu'il termine le Tour d'Espagne à une modeste quatorzième place. La saison 2025 n'est guère plus brillante : 17ème du Tour de France et 7ème du Tour d'Espagne. Il n'allume plus les radars.

Jonas Vingegaard [445 WE - seuil miraculeux]

2021 : l'avènement d'un vainqueur de Grand Tour

Jonas Vingegaard se révèle au grand public pendant le Tour de France 2021, prenant la place laissée vacante par un Tom Dumoulin en burn-out et un Primoz Roglic parti au tapis, comme souvent.

Cette année-là, à 24 ans, Vingegaard franchit une marche. Avant cela, pour le maigre Danois, on ne relève qu'une seule performance de bon niveau. C'était sur le col de l'Angliru lors de la Vuelta 2020 : 386 watts étalon (WE) sur 45min43sec. En deux ans, entre 24 et 26 ans, le Danois s'est transformé pour passer du niveau de coureur pro moyen, celui d'un équipier, à celui d'un super grimpeur et d'un énorme rouleur contre-la-montre également (sa victoire par KO à Combloux en 2023 est encore dans toutes les mémoires). Sur le Tour de France 2021, il signe un prometteur 406 WE de moyenne sur les radars.

2022 : victoire et suspicion

Inévitablement, après sa victoire au Tour de France 2022 où il établit un nouveau record de vitesse moyenne sur l'épreuve, il a dû faire face à la suspicion et répondre aux questions sur dopage. « En ce qui concerne mon équipe, je mets ma main au feu pour chacun de mes coéquipiers. Nous sommes propres à 100 % », répond-il, ajoutant que ce « sport a changé. Ce n'est plus le même cyclisme ». Il faut avoir l'esprit mal tourné comme cela nous arrive parfois pour s'interroger sur la signification de l'expression « propres à 100% ». En-dessous de quel seuil est-on encore propre ? Peut-on être propre à 99% ? Mystère. Alors on se contentera de cette autre déclaration : « Quand j'ai commencé à envisager de devenir professionnel, c'était à la condition de ne rien faire d'illégal. Je ne veux pas utiliser le dopage, je ne veux pas être comme ça, c'est une conviction profonde. Si pour être un coureur pro et avoir ce niveau, la condition était de devoir prendre des produits, je choisirais de ne pas l'être et de ne rien prendre ». Richard Plugge déclare de son côté en 2023 : « Les cétones, Jonas les refuse, il n'en veut pas. Même du paracétamol, il n'aime pas en prendre ». Rassurés ?

Le profil de puissance de Vingegaard que Frédéric Portoleau scrute depuis longtemps montre que cet athlète est désormais définitivement NOTNORMAL, comme Antoine Vayer qualifie les coureurs qui franchissent la barre des 410 WE de moyenne sur un grand Tour. On peut utilement lire sur ce sujet l'article Uberisation et Lalannisation au Tour de France publié en 2022.

Le profil de puissance de Jonas Vingegaard
Source : Antoine Vayer (avec Frédéric Portoleau) - 14/07/2022

Sur le Tour de France 2022, il sort un 423 WE de moyenne sur les radars positionnés par Frédéric Portoleau et Antoine Vayer. On n'avait plus vu ça depuis Lance Armstrong, Bradley Wiggins et Andreas Klöden en 2009 ! Il est dans la partie haute des seuils dits « Suspects » par Antoine Vayer.

Pour mieux comprendre le niveau de performance de Jonas Vingegaard sur le tour de France 2022, il faut aussi (re)lire l'article La mutation de Vingegaard chez Jumbo écrit par Antoine Vayer avec Frédéric Portoleau le 26 juillet 2022.

Profils de puissance pour les cols de haute montagne
Source : Frédéric Portoleau - 25/07/2022
Profils de puissance pour les cols de haute montagne
Source : Frédéric Portoleau - 25/07/2022

2023 : miracle !

« Encore un effort et il passera en catégorie Miraculeux », écrivions-nous en publiant notre Indice de Confiance 2023. Eh bien, Vingegaard fait cet effort au Tour de France 2023 où il affole les radars : 447 Watts-Etalon. On n'avait pas vu un coureur à plus de 445 WE de moyenne sur le Tour de France depuis… Marco Pantani en 1998 ! Et encore, le Danois avait 450 WE dans les jambes sans ses options tactiques de surplace et sans avoir été arrêté par des motos ou voitures dans deux ascensions.

Dans le contre-la-montre de Combloux, il écrabouille la concurrence. « Je ne me souviens pas d'un contre-la-montre dans lequel le vainqueur met 4,5 secondes par kilomètre au deuxième. Pas Indurain, ni Armstrong. Personne. », s'étonne Michael Rasmussen.

D'ailleurs, Vingegaard est le premier surpris par sa performance extra-terrestre : « C'est le meilleur chrono de ma vie, je suis très fier de ce que j'ai fait, déclare-t-il au micro de France Télévision. Je ne pensais pas pouvoir prendre autant d'avance, je suis surpris moi-même, je n'espérais pas faire aussi bien. (…) Je ne sais pas comment l'expliquer, j'ai tout de suite senti que j'étais dans une journée incroyable. J'envoyais des watts très élevés même quand j'en gardais sous la pédale, j'ai même cru que mon capteur était cassé ».

Malgré tout, le big boss Richard Plugge soutient : « Moi, je n'ai pas le moindre doute sur Jonas ». Frans Maassen le directeur sportif martèle : « Je suis certain à 100 % que Jonas n'aura jamais de problème de [dopage]. Ou alors ce serait la fin pour moi, j'arrête ». Vingegaard, lui-même, rassure : « je ne prendrai rien que je ne donnerais pas à ma fille ». Circulez, donc.

Les records d'ascension de Jonas Vingegaard
Source : Frédéric Portoleau - 23/07/2023

2024 : blessé mais toujours performant

Gravement blessé au Tour du Pays-Basque en début de saison 2024, sa préparation pour la Grande Boucle n'est pas idéale. Il se montre malgré tout à un niveau extraordinaire, quoique légèrement inférieur à 2023. Même s'il s'incline à Paris devant Tadej Pogacar, les 443 WE qu'il réussit à maintenir en moyenne sont stupéfiants.

2025 : un cran en dessous

Il doit à nouveau s'incliner sur le Tour de France 2025 face à un Tadej Pogacar époustouflant pendant deux semaines avant de lever le pied. Jonas Vingegaard ne réussit « que » 433 WE de moyenne. C'est une performance qui le place en « miraculeux », mais il nous avait habitués à mieux.

Dans le contre-la-montre de Caen, il est là-aussi dominé par le Slovène. Il ne réussit pas à rééditer sa performance de Combloux en 2023.

Il se console en s'adjugeant le Tour d'Espagne en septembre, sans forcer son talent.

Les « calculs sur les watts que je développe. C'est souvent assez précis. »

Que pense Jonas Vingegaard des calculs de watts ? « Je sais qu'en ligne beaucoup de sites font des calculs sur les watts que je développe. C'est souvent assez précis, mais là ce n'était pas le cas », explique-t-il au micro de France Télévision le 23 juillet 2023.

Jonas Vingegaard : Les « calculs sur les watts que je développe. C'est souvent assez précis. »
Source : France TV - 23/07/2023
Simon Yates [422 WE - seuil suspect]

Depuis 2015 que Frédéric Portoleau scrute les performances de Simon Yates, jamais il n'avait franchi la barre suspecte des 410 WE de moyenne sur le Tour de France. Tout change en 2023 où le coureur du Team Jayco AlUla rentre en fanfare dans la zone suspecte avec 422 WE. Comme quoi il vieillit bien malgré son asthme. C'est malgré tout insuffisant pour monter sur le podium à Paris : il termine quatrième.

Il ne confirme pas en 2024 sur un Tour de France dominé par Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Il termine seulement douzième à Paris.

Il rejoint les abeilles néerlandaises et réussit un coup fantastique dans le col de la Finestre où il renverse le Tour d'Italie. Il distance Del Toro et Carapaz en maintenant 425 WE de moyenne pendant 59 minutes et 27 secondes, à une seconde du record de l'ascension (Mikel Landa en 2015). Une performance éblouissante réalisée en altitude. Pendant le Tour de France, il se mue en équipier de Jonas Vingegaard et termine tout de même 16ème à Paris.

On espérait le revoir sur le Tour d'Italie 2026, mais hélas, il a préféré tout plaquer dès le début de la saison. On ne le reverra donc plus allumer les radars.


Les dirigeants flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Aucun membre de l'encadrement actuellement dans l'équipe Team Visma | Lease a Bike n’a allumé les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer.


Attitude vis-à-vis du MPCC

Le MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible) est une association créée en 2007 par des équipes cyclistes professionnelles dont le but est de défendre l'idée d'un cyclisme propre, en imposant le strict respect du code éthique de l’UCI et pouvant aller jusqu’à imposer des règles plus strictes que ne l’impose le Code Mondial Antidopage édicté par l’AMA. En plus des équipes, le MPCC offre la possibilité aux coureurs et membres de l’encadrement des équipes d’adhérer à titre individuel.

L'équipe a quitté le MPCC en 2015 en raison d'un désaccord sur les contrôles de cortisolémie imposés par le mouvement. Elle avait dû retirer George Bennett du Giro à cause d'un taux de cortisol trop bas. « Un niveau bas de cortisol n'est pas toujours le résultat d'un abus de substances » plaide alors la formation, expliquant que les contrôles ne sont pas fiables à 100%.

Cinq ans plus tard, en mai 2020, Tom Dumoulin s'extirpe à son tour du MPCC. « Ce serait hypocrite d'y rester », justifie-t-il. L'équipe utilise des cétones et le rouleur néerlandais ne compte pas s'en passer. Le MPCC demande à ses membres de s'engager formellement à ne pas les utiliser : « considérant que les cétones peuvent améliorer les performances, mais aussi qu'elles présentent potentiellement un danger pour la santé des coureurs qui les utilisent, en raison des effets secondaires, cette substance pose un problème et continuera de poser un problème de façon encore plus marquée à l'avenir si aucune décision ferme n'est prise », peut-on lire sur le site Internet du mouvement. Tom Dumoulin, tente une diversion en reprochant au MPCC de ne pas vraiment protéger les coureurs : « Le mouvement prétend être là pour la santé des coureurs, mais rouler Paris-Nice était le risque sanitaire numéro 1 (on est à quelques jours du premier confinement - NDLR) et ça leur convenait ». Par la suite, il a fait un burn-out mais réussit tout de même à grimper sur le podium des Jeux de Tokyo dans l'épreuve du contre-la-montre (deuxième derrière Primoz Roglic).

Les cétones sont largement utilisées au sein de l'équipe. Martijn Redegeld, patron de la nutrition, se veut rassurant : « Les cétones, ce n'est pas du dopage, c'est sûr » déclare-t-il à Ouest-France en mars 2023. Néanmoins, Jonas Vingegaard n'en veut pas. Sans doute préfère-t-il le bicarbonate de soude !

Cinq coureurs seulement adhèrent au MPCC à titre individuel : les quatre Français Christophe Laporte, Axel Zingle, Bruno Armirail et Louis Barré, accompagnés de Victor Campenaerts. On ne sait s'ils consomment des cétones ou s'ils s'accommodent de l'« hypocrisie » pointée du doigt par Tom Dumoulin.

On notera aussi qu'Edoardo Affini a démissionné en juillet 2020, de même que Wilco Kelderman en juin 2023.

Côté encadrement, ils ne sont que six à adhérer au MPCC. Dans un effectif pléthorique, c'est anecdotique.

Liste des coureurs adhérents du MPCC
  • Armirail Bruno
  • Barré Louis
  • Campenaerts Victor
  • Laporte Christophe
  • Zingle Axel
Liste des membres de l'encadrement adhérents du MPCC
  • Don Martijn
  • Houweling Yvone
  • Mørkøv Jesper
  • Reef Marc
  • Sprengers Tessel
  • Van Straten Victor


ICCD : notre indice de confiance

Pour la saison 2026, l'équipe obtient la note de 8/20. Ceci la place en 24ème position sur 28.

Note ICCD 2026 Team Visma | Lease a Bike
Evolution de la note ICCD, équipe Team Visma | Lease a Bike

« RaboVisma », cette année encore, reste parmi les pires équipes de notre classement. Les hommes en jaune qui avaient tout raflé en 2023 restent bien inquiétants même s'ils ont perdu de leur éclat depuis, régulièrement fessés par Tadej Pogacar et les UAE.