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Indice de confiance de TEAM BIKEEXCHANGE : 9,8


17/07/2021 - cyclisme-dopage.com - S. Huby - #TeamWatttheFuck

Le Team BikeExchange fête son dixième anniversaire cette année. Elle a été créée par Gerry Ryan, un homme d’affaires australien. Depuis juillet 2020, elle est dirigée par Brent Copeland, en provenance de Bahrain-Merida, et par Darach McQuaid, fils de Pat, ancien président de l’UCI.

L’équipe a changé de nom à plusieurs reprises (GreenEDGE, Orica-BikeExchange, Orica-Scott, Mitchelton-Scott).

Histoire

En dix ans, la formation australienne a dû faire face à deux affaires.

La principale concerne Simon Yates, contrôlé positif à la Terbutaline lors d'un contrôle effectué à l’arrivée de la sixième étape de Paris-Nice 2016. L’équipe Orica-GreenEdge charge le médecin qui aurait commis une erreur administrative en ne présentant pas l’AUT dont bénéficiait le frère jumeau d’Adam Yates pour soigner son asthme. Suspendu quatre mois, Yates ne peut participer au Tour de France.

La deuxième affaire se termine mieux. Daryl Impey est contrôlé positif au Probenicide après son succès dans le contre-la-montre des Championnats d'Afrique du Sud 2014. Il sera blanchi ayant convaincu les autorités que la prise de la substance était la conséquence d’une contamination et était donc non-intentionelle. Nous n’avons pas pris ce cas en considération dans le calcul de notre ICCD.

Deux coureurs épinglés

L’équipe compte deux coureurs épinglés dans notre annuaire du dopage au sein de son effectif. Le premier est Simon Yates pour l’affaire citée ci-dessus.

Andrei Zeits est le deuxième coureur épinglé. Il a été suspendu par l'UCI en 2010 pour non-respect du système de localisation ADAMS. Le coureur avait omis à plusieurs reprises de déclarer sa position. Pour sa défense, il explique avoir appris l’allemand à l’école et ne pas comprendre l’anglais. Il a rejoint l’équipe australienne en 2020. Gageons qu’il aura eu le temps de potasser la langue de Shakespeare et de Cadel Evans.

Trois dirigeants épinglés

Laurenzo Lapage : il est disqualifié des 6 jours de Gand 2002 à la suite d’un contrôle positif à l’éphédrine. Lapage qui est devenu entretemps directeur sportif à l’US Postal de Lance Armstrong, se voit également infliger une amende.

Carlo Guardascione : il est cité en 2008 dans l’affaire « Via col doping », aussi dite « affaire de Mantoue », en compagnie de Fabio Telladorre, kiné à la Lampre. Il en sortira indemne. En tant que médecin chez Lampre, il a eu à gérer quelques histoires délicates comme les irrégularités du passeport biologique de Pietro Caucchioli en 2009 ou la perquisition au domicile de xxxx Bernucci en 2010. En novembre 2012, il suspend Michele Scarponi en raison de ses liens avec le Dr Ferrari. Deux ans plus tard, il autorise Diego Ulissi à reprendre la compétition malgré un contrôle positif au Salbutamol, ceci « après avoir soigneusement examiné les documents mis à disposition par l'avocat d'Ulissi, [Rocco] Taminelli, et pris en considération les règles et règlements articulés du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), dont Lampre-Merida est membre ». Toujours en 2014, il justifie le taux de cortisol effondré de Chris Horner par une prise de cortisone orale pour soigner une bronchite. Chris Horner est écarté de la sélection de l’équipe pour le Tour d’Espagne. Il a quitté Bahrain-Victorius à l’intersaison.

Matthew White : il est contrôlé positif à la Ventoline et suspendu deux mois, alors qu’il évolue dans la formation Amore & Vita – Forzacore. En 2010, il est mis en cause par Floyd Landis qui explique avoir « passé pas mal de temps avec lui » et partagé ensemble de la testostérone, de l’hormone de croissance et de l’EPO. Enfin, en octobre 2012, poussé par l’enquête de l’USADA sur Lance Armstrong, il avoue s’être dopé lorsqu’il était à l’US Postal, entre 2001 et 2003. L'Australien quitte brièvement son poste de directeur sportif chez Orica-GreenEdge et est licencié de son poste de sélectionneur pour les Mondiaux et les Jeux olympiques. « Je suis triste de reconnaître que j'ai fait partie d'une équipe où le dopage faisait partie de la stratégie et que j'ai été impliqué dans cette stratégie, annonce Matthew White dans un communiqué. Je n'en suis pas fier et je m'excuse sincèrement auprès des supporters, des médias, de ma famille, de mes amis et auprès des sportifs qui ont choisi de ne pas se doper. » Il écope rétroactivement de six mois de suspension, du 13 octobre 2012 au 13 avril 2013. Son retrait de chez Orica-GreenEdge n’aura duré qu’un instant. Il est y est toujours directeur sportif. Le tableau ne serait pas complet si on ne rappelait pas qu’il fut licencié par la Garmin-Cervélo en 2011 pour avoir envoyé le coureur Trent Lowe consulter le médecin espagnol Luis Garcia del Moral, celui-là même qui sera suspendu à vie dans l’affaire US Postal.

BikeExchange et le MPCC, c’est vraiment non

L’équipe n’adhère pas au MPCC et aucun encadrant n’y adhère à titre individuel. Un seul coureur adhère, il s’agit de Michael Matthews, le deuxième au classement du maillot vert.

Verdict

L’ensemble vaut à l’équipe Bike-Exchange un ICCD (indice de confiance) médiocre de 9,8.

Indice de confiance de TEAM BIKEEXCHANGE : 9,8
Source : cyclisme-dopage.com - 17/07/2021

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Cette page a été mise en ligne le 17/07/2021