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Lidl - Trek - Saison 2026

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Introduction

L'équipe américaine Lidl-Trek (précédemment Trek-Segafredo) est née en 2011 au Luxembourg à l'initiative de Frank et Andy Schleck, accompagnés de Brian Nygaard et de Kim Andersen, tous quittant la Saxo Bank de Bjarne Riis. La licence World Tour est alors détenue par Flavio Becca, un entrepreneur luxembourgeois qui, à la même époque, est dans le collimateur du fisc.

Dès l'année suivante, la jeune formation fusionne avec la Radioshack de Johan Bruyneel. Brian Nygaard s'en va chez GreenEdge. Bruyneel sera écarté en fin de saison 2011 après les aveux de Lance Armstrong. Il purge depuis une suspension à vie.

Flavio Becca, quant à lui, se débarrasse de la licence World Tour en 2014 et l'Italien Luca Guercilena devient manager.

Quand Andy Schleck porte son équipe sur les fonts baptismaux, il ne sait pas encore qu'on lui attribuera le Tour de France 2010 sur tapis vert, Alberto Contador étant déclassé. En 2013, Chris Horner remporte le Tour d'Espagne dans une résurrection préfigurant celle de Cavendish quelques années plus tard. Par la suite, Trek attire deux anciens vainqueurs de Grands Tours : Alberto Contador, justement, et Vincenzo Nibali.

En juin 2023, la chaîne de hard-discount Lidl devient sponsor principal et l'équipe se rebaptise Lidl-Trek. Mads Pedersen, Mattias Skjelmose et Giulio Ciccone sont ses principales têtes d'affiche.

Les frères Schleck font leur grand retour dans l'équipe en 2026. Andy prend un rôle de manager adjoint et Franck celui de directeur sportif de l'équipe féminine.


Histoire de l'équipe

Frank Schlek, fondateur rattrapé par la patrouille

Dès 2012, la formation est touchée une affaire de dopage qui touche directement un des co-fondateurs de l'équipe : Frank Schleck. Il est contrôlé positif au Xipamide, un diurétique, sur le Tour de France 2012. L'équipe ne peut que le suspendre provisoirement. Il sera suspendu 2 ans par l'agence antidopage luxembourgeoise. Il a toujours nié les faits.

Revue de presse du Tour de France 2012

Avant cette affaire, il avait déjà été mouillé dans l'opération Puerto pour avoir versé, en mars 2006, près de 7000 euros sur un compte suisse appartenant au Dr Eufemiano Fuentes. « Ce paiement devait financer un programme d'entraînement sportif spécifique (élaboré) par des experts », avait expliqué Schleck. Excuse classique et fort peu convaincante.

Revue de presse de l’Opération Puerto
Le retraité Danilo Hondo rattrapé par l’affaire Aderlass

Dans le cadre de l'affaire Aderlass, Danilo Hondo reconnait en 2019 avoir eu recours au dopage sanguin sur une période allant de fin 2011 au début 2013. Ceci recouvre donc partiellement la première de ses deux saisons sous les couleurs RadioShack-Leopard. Alors qu'il est déjà en retraite sportive, il est suspendu 8 ans, une peine ramenée à 5 ans et demi pour tenir compte de sa coopération avec les autorités.

Revue de presse de l’Opération Aderlass

C'est la troisième affaire dans laquelle Hondo est impliqué. Dès le Giro 2001, il est pris en possession de produits dopants mais n'est pas sanctionné. Plus sérieux, il est contrôlé deux fois positif au Carphédon pendant le Tour de Murcie 2005. Il écope d'une suspension de 2 ans et d'une amende de 5000 CHF.

Revue de presse de son contrôle positif au Carphédon
André Cardoso confond alcool et EPO

André Cardoso est contrôlé positif à l'EPO hors compétition en juin 2017. Le coureur tente d'expliquer sa positivité par une consommation excessive d'alcool. Bien que l'analyse de l'échantillon B s'avère « non-concluante », la CADF (Cycling Anti-Doping Fondation) le suspend pour quatre ans, estimant avoir suffisamment d'éléments pour justifier la disqualification. Après sa suspension, il finira sa carrière dans de modestes équipes portugaises.

Revue de presse de son contrôle positif à l’EPO
Jarlinson Pantano

Jarlinson Pantano est contrôlé positif à l'EPO au Tour du Haut-Var 2019. Le Colombien, ancien vainqueur d'étape sur le Tour de France 2016, est immédiatement suspendu par l'équipe Trek. Il est finalement suspendu quatre ans par l'Union cycliste internationale et met un terme à sa carrière.

Revue de presse de son contrôle positif à l’EPO
Antwan Tolhoek

En février 2024, le Néerlandais Antwan Tolhoek est suspendu provisoirement après un contrôle positif aux stéroïdes anabolisants effectué le 27 novembre 2023, soit quelques jours avant de quitter l'équipe Trek. L'UCI annonce en juillet 2025 suspendre le coureur néerlandais pour une durée de 4 ans.

Le coureur était arrivé pour la saison 2022 après cinq années passées chez Jumbo-Visma. C'est sous le maillot des abeilles néerlandaises qu'il a obtenu son meilleur résultat, une étape du Tour de Suisse 2019.

Passé professionnel en 2015 chez Rabobank Development, Tolhoek s'était déjà illustré en décembre 2017 alors qu'il était en stage avec les LottoNL-Jumbo. Il avait été mis à pied pendant deux mois pour possession de somnifères non-fournis par l'équipe. Pas sûr que son sommeil se soit amélioré par la suite.

Revue de presse de l'affaire du contrôle positif d’Antwan Tolhoek
Liste des affaires de l'équipe
Coureur Produit Course Date Sanction Contrôle
Tolhoek Antwan Stéroïdes anabolisants Contrôle inopiné 2023 Oui Contrôle positif
Pantano Gomez Jarlinson EPO Contrôle inopiné 2019 Oui Contrôle positif
S. Martins Cardoso Andre Fernando EPO Contrôle inopiné 2017 Oui Contrôle positif
Hondo Danilo Transfusions sanguines 2013 Oui Enquête judiciaire et aveux en 2019
Schleck Frank Xipamide Tour de France 2012 Oui Contrôle positif

Pour voir plus d'informations sur l'équipe dans l'annuaire du dopage, cliquez ici

Revue de presse de l'équipe
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Les coureurs épinglés

Mattias Skjelmose

Le danois Mattias Skjelmose est un coureur précoce. La preuve : à 17 ans seulement il subit un contrôle antidopage positif à la méthylhexanamine. C'était le 26 mai 2018 à l'issue du Tour du Pays de Vaud dont il venait de remporter le classement général devant William Blume Levy, un autre Danois. Pendant l'enquête de la CADF (Fondation antidopage du cyclisme), il plaide la contamination par un complément alimentaire. L'UCI entend ses arguments et retient le côté involontaire de ce cas de dopage. Il est suspendu 10 mois entre juillet 2018 et mai 2019. Entre temps, il s'était illustré en se faisant suspendre pendant 14 jours par la fédération danoise de cyclisme, cette fois pour avoir frappé un autre coureur lors de la Demin Cup à Grindsted.

Malgré cette entrée en carrière chaotique, il passe professionnel en 2020 au sein de l'équipe Leopard Pro Cycling, réserve de l'équipe Trek. Quelque mois plus tard, il passe dans l'équipe première. Il est aujourd'hui une de ses figures de proue. Il a fait sensation en 2025 en s'imposant sur l'Amstel Gold Race devant Remco Evenepoel et Tadej Pogacar.


Les dirigeants épinglés

Pas moins de cinq membres de l'encadrement ont été épinglés dans notre annuaire du dopage.

On peut aussi s'étonner du parcours de trois médecins Lidl-Trek : le Dr Manuel Rodriguez Alonso, passé par ONCE, Mapei et Quick-Step, le Dr Dr Benjamin Fernandez Garcia, passé par Clas, Mapei et ONCE, et Dr Nino Daniele, passé par Motorola et Discovery Channel. Impressionnant !

Pour l'anecdote, on évoquera aussi le parcours du masseur Paco Lluna.

Kim Andersen (Directeur sportif adjoint)

Recordman du monde des contrôles positifs

Symbole des dérives du cyclisme dans l'ère pré-Festina, Kim Andersen est le véritable recordman du monde des contrôles positifs. Nous en avons dénombré six. Ou sept. C'est confus. On s'y perd. Mais c'est beaucoup. Seul le sprinter ouzbek Djamolidine Abdoujaparov pourrait lui contester ce titre mais il a triché : il a été contrôlé positif six fois, à quelques jours d'intervalles, donc pour les mêmes produits et peut-être la même prise. Kim Andersen, lui, a établi son record sur huit ans, entre 1985 et 1992. C'est plus fort.

On aime beaucoup Kim Andersen. Il est drôle. Après son contrôle positif au Tour du Limousin en 1987, il déclare : « Depuis que j'ai été contrôlé deux fois positif [six fois en réalité], je prends toutes mes précautions. Je ne suis quand même pas con ! ». Moyennant quoi il se fait contrôler positif à l'Amstel Gold Race en 1992. C'est con, non ?

Il y a un mystère Kim Andersen. Il donne envie de rigoler. Pat McQuaid, alors président de l'UCI, n'affirmait-il pas en 2011 : « Je n'ai jamais entendu de rumeurs [sur lui] (...) c'est un bon directeur sportif ». Pat aussi est drôle, non ?

Le permis de se doper

Mais reprenons un instant notre sérieux car Kim Andersen est à l'origine d'un véritable permis de se doper accordé au peloton à la fin des années quatre-vingt. En effet, sa suspension à vie en 1987 conduit Hein Verbruggen, le président de l'UCI, à assouplir les sanctions en 1988 : un coureur contrôlé positif n'écope plus que de 3 mois de suspension avec sursis. Un deuxième contrôle conduit à une suspension supplémentaire de 3 mois ainsi qu'à l'exécution de la première suspension, soit un total de 6 mois. Seulement. La suspension à vie, qui prévalait alors pour un troisième contrôle positif, se transforme en un an de suspension. Mieux encore, les compteurs sont remis à zéro tous les douze mois. Un véritable désastre que le sport cycliste paiera très cher en 1998 avec l'affaire Festina.

Enfin suspendu à vie en 1992, Kim Andersen refait surface en tant que directeur sportif dès 1998 dans la modeste équipe danoise Chicky World. Après avoir longtemps travaillé aux côtés de Bjarne Riis, il s'émancipe en créant Leopard Trek en 2011 avec Andy et Frank Schleck. Depuis, Kim Andersen semble indéboulonnable.

Les lecteurs qui ont envie de rire (jaune) pourront se payer une tranche supplémentaire en consultant le portrait que nous avons lui consacré ici

Ils pourront aussi regarder la séquence du Tour du Pays basque 2026 où il a bien failli renverser Markel Beloki. Lui, ça ne l'a pas fait rire.

Jeroen Blijlevens (Directeur sportif adjoint)

Jeroen Blijlevens courait les Tours de France 1998 et 1999 sous les couleurs de la tristement célèbre TVM. En 1998, le sprinter batave s'impose à Cholet au moment même où Bruno Roussel, manager de la Festina, se faisait ramasser par les pandores. Autant dire que la victoire de Blijlevens n'intéressa personne. Quelques jours plus tard, c'est au tour des coureurs de la TVM d'être embarqués au poste. Blijlevens est furieux et tente d'entraîner le peloton dans un mouvement de grève. En vain. Alors que le Tour passe en Suisse, du côté du col de la Faucille, il met pied à terre. Il explique son geste un peu plus tard : « Pour moi, c'était un symbole. Maintenant, je vais oublier la France, je vais d'abord trouver la paix en Suisse puis rentrer chez moi en passant par les autoroutes allemandes ». Dans la soirée, ses coéquipiers abandonnent aussi. Le rapport sénatorial français de 2013 démontre qu'il était alors sous EPO. Ce sera encore le cas l'année suivante.

Revue de presse de l’affaire TVM

Blijlevens n'en a pas fini avec le dopage. Pendant le Blitz du Giro 2001, le 6 juin, il est surpris par les forces de l'ordre en possession de douze gélules d'un médicament à base de caféine. Le coureur de Lotto – Adecco n'écope d'aucune sanction. Il court quelques années encore et met un terme à sa carrière à la fin de la saison 2004.

Revue de presse du Blitz de San Remo

Lorsque Richard Plugge tente de faire le ménage à la Rabobank en 2013, il convoque tous les employés et leur demande de déballer ce qu'ils savent et ce qu'ils ont fait en matière de dopage. Jeroen Blijlevens, directeur sportif depuis quelques mois, ment. Dès la publication du rapport sénatorial français, l'équipe néerlandaise, devenue Belkin, annonce son départ « immédiat ».

Après être revenu dans le milieu par le biais du cyclisme féminin, il a remis le pied à l'étrier en 2024 chez Lidl-Trek où il retrouve son ancien compère de TVM, Steven De Jongh. Inutile de dire que nous accueillons froidement ce retour.

Steven De Jongh (Directeur sportif)

Comme Jeroen Blijlevens, Steven de Jongh faisait partie de l'équipe TVM exclue du Tour de France 1998. Cela aurait dû attirer l'attention de Dave Brailsford, patron de la Sky, qui clamait vouloir constituer son équipe avec des dirigeants vierges de toute affaire de dopage. Il lui aurait suffit de consulter le verdict du procès TVM qui s'est tenu à Reims en 2001 :

Steven de Jongh, consommateur de produits dopants
Source : Verdict du procès TVM - 17/07/2001
Revue de presse de l’affaire TVM

Acculé par une enquête interne de la Sky, l'ancien coureur passé par la Rabobank et la Quick Step, reconnait finalement avoir eu recours au dopage durant sa carrière. « J'ai pris de l'EPO entre 1998 et 2000 à plusieurs occasions », écrit-il sur son site Internet en 2012. « Il était temps d'être honnête. C'est le moment de parler. J'aurais pu continuer à la fermer, mais il était temps d'admettre mes erreurs et de parler ouvertement. J'étais un jeune coureur, l'opportunité s'est présentée et c'était un sacré défi de rester à l'écart. J'ai pris un produit facile à prendre et je savais qu'on ne pouvait pas le détecter. Il n'y a pas eu de pressions de la part des directeurs d'équipes ou des médecins. C'était ma propre décision. Je pense que chacun doit prendre ses responsabilités quand il fait des choix et je n'ai pas fait le bon à cette époque. J'ai été choqué par les rumeurs et les histoires de programmes organisés dans le cyclisme (…). Je n'ai rien vu de tel. Personne ne m'a forcé. »

En raison de ces aveux, De Jongh est prié de prendre la porte de l'équipe Sky où il officiait comme directeur sportif depuis trois ans. Il trouve refuge chez Tinkoff-Saxo dès l'année suivante, en 2013. Oleg Tinkoff et Bjarne Riis n'étaient pas très regardants sur l'éthique. Il a rejoint Trek – Segafredo en 2018.

Thomas Dekker le désigne comme un des principaux co-équipiers chez Rabobank, avec Michael Boogerd, à l'avoir initié au dopage… et à la branlette !

Frank Schleck (Directeur sportif)

Frank Schleck est contrôlé positif au Xipamide, un diurétique, sur le Tour de France 2012. L'équipe Trek, dont il est co-fondateur, ne peut que le suspendre provisoirement. Il sera suspendu 2 ans par l'agence antidopage luxembourgeoise. Il a toujours nié les faits.

Revue de presse du Tour de France 2012

Avant cette affaire, il avait déjà été mouillé dans l'opération Puerto pour avoir versé, en mars 2006, près de 7000 euros sur un compte suisse appartenant au Dr Eufemiano Fuentes. « Ce paiement devait financer un programme d'entraînement sportif spécifique (élaboré) par des experts », avait expliqué Schleck. Excuse classique et fort peu convaincante.

Revue de presse de l’Opération Puerto

Neuf ans après la fin de sa carrière, il reprend du service dans l'équipe Lidl-Trek pour cette saison 2026. Il s'occupera principalement de l'équipe féminine dans un rôle de directeur sportif, mais on l'imagine mal ne pas s'intéresser aussi à l'équipe masculine. « C'est un vrai plaisir de revenir dans cette équipe qui a tant compté pour moi », expliquait Schleck lors de l'annonce de ce retour.

Christian Wegmann (Médecin)

Le coureur allemand Christian Wegmann a eu une courte carrière professionnelle. Débutée en 1997 dans la modeste équipe Die Continentale – Olympia, elle se termine en 2002 chez Saeco où il évoluait depuis 2000.

Il est contrôlé positif à la caféine lors de l'étape du 6 septembre 2002 de l'International Hessen-Rundfahrt. « J'étais déshydraté, j'ai bu du cola et de l'espresso, j'ai pris une pilule contre les maux de tête contenant de la caféine », explique-t-il. « J'étais donc légèrement au-dessus de la limite, sans aucune mauvaise intention ». Il est néanmoins sanctionné par la fédération allemande de cyclisme d'un avertissement, d'une pénalité de 1% du temps réalisé et d'une amende de 2000 francs suisses.

Wegmann entreprend ensuite des études de médecine à l'université de Münster. En 2006, en parallèle, il devient directeur sportif dans l'équipe Gerolsteiner, dans laquelle évolue son frère Fabian. Il y reste jusqu'en 2008, année où l'équipe est dissoute en raison des scandales de dopage.

Il a rejoint Lidl-Trek cette année après avoir passé dans ans chez Q36.5.


Les coureurs flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Giulio Ciccone a été rejoint cette année par Derek Gee en provenance d'Israël Premier Tech. Le duo a déjà affolé les radars.

Giulio Ciccone [415 WE - seuil suspect]

L'Italien Ciccone Giulio est de la catégorie des purs grimpeurs purs. Passé pro dans la modeste Bardiani CSF, il arrive chez Trek-Segafredo en 2019. Pour sa première participation au Tour de France la même année, il s'illustre en portant le maillot jaune pendant deux étapes. En 2023, il ramène le maillot à pois de meilleur grimpeur à Paris.

Il a fait flasher les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer pendant le Tour de France 2024 qu'il termine en 11ème position.

Deuxième de Liège-Bastogne-Liège 2025, il ne confirme ni au Tour d'Italie (abandon) ni au Tour d'Espagne (16ème).

Derek Gee [410 WE - seuil suspect]

Le coureur Canadien Derek Gee a fait flasher les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer pour la première fois à l'occasion du Tour de France 2024. Pourtant, il n'a terminé qu'à la 9ème place du classement général d'une édition où pas moins de douze coureurs ont allumé les radars.

Le champion du Canada 2025 échoue au pied du podium du Tour d'Italie la même année, sans avoir affolé les radars.

Il a rejoint Lidl-Trek en janvier 2026 après avoir brutalement rompu avec Israël-Premier Tech en août 2025.


Les dirigeants flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Avec le retour de Fränk Schleck au sein de l'équipe, c'est aussi le retour d'un coureur qui a su allumer les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer.

Frank Schleck (Directeur sportif) [430 WE - seuil miraculeux]

Les histoires de dopage de Fränk Schleck sont connues, nous les avons détaillées plus haut. Sur le plan des puissances développées en montagne, même s'il était moins performant en montagne que son frère Andy, il a à plusieurs reprises affolé les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer.

Il se signale la première fois en 2008 avec 410 watts, une performance au même niveau que Bernard Kohl, légèrement inférieure à celle de Carlos Sastre le maillot jaune. L'Autrichien Kohl, troisième et meilleur grimpeur, sera disqualifié pour dopage.

L'aîné des Schleck réalise sa meilleure performance sur le Tour de France 2009, où il développe 430 WE de moyenne. Son frère maintient 434 WE et se hisse sur la deuxième marche du podium.

On ne reverra plus Frank Schleck à ce niveau.


Attitude vis-à-vis du MPCC

Le MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible) est une association créée en 2007 par des équipes cyclistes professionnelles dont le but est de défendre l'idée d'un cyclisme propre, en imposant le strict respect du code éthique de l’UCI et pouvant aller jusqu’à imposer des règles plus strictes que ne l’impose le Code Mondial Antidopage édicté par l’AMA. En plus des équipes, le MPCC offre la possibilité aux coureurs et membres de l’encadrement des équipes d’adhérer à titre individuel.

Trek n'adhère pas au MPCC et seulement deux encadrants le font à titre individuel. Du côté des coureurs, on note une adhésion… deux fois plus importante avec quatre membres du MPCC. C'est deux de moins qu'en 2025. Matteo Sobrero a démissionné en février 2025. Bref, le MPCC n'est pas la tasse de thé de cette formation.

Liste des coureurs adhérents du MPCC
  • Ghebreigzabhier Amanuel
  • Kragh Andersen Soren
  • Oomen Sam
  • Theuns Edward
Liste des membres de l'encadrement adhérents du MPCC
  • Andersen Sebastian
  • Rinaldi Kevin


ICCD : notre indice de confiance

Pour la saison 2026, l'équipe obtient la note de 8,4/20. Ceci la place en 23ème position sur 28.

Note ICCD 2026 Lidl - Trek
Evolution de la note ICCD, équipe Lidl - Trek

L'ensemble des paramètres vaut à l'équipe Trek un ICCD (indice de confiance) médiocre qui se dégrade régulièrement depuis 2022. Il est difficile de faire confiance à une équipe dont un des dirigeants est le recordman du monde des contrôles positifs et qui semble s'évertuer à recruter ses directeurs sportifs dans le vivier des anciens de la TVM 1998. Le retour de Frank Schleck n'est pas non plus pour arranger les choses.