Dossier dopage



La réponse de Verbruggen

23/01/2004 - L'Equipe

Extraits

Les transfusions sanguines utilisées comme forme de dopage seront détectables de façon indirecte dès cette saison, a révélé vendredi le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Hein Verbruggen.

«Il y a une méthode australienne qui dit avec une grande certitude s'il y a manipulation»

Le président de l'UCI a parlé de «méthode indirecte» s'appliquant aux transfusions sanguines, aussi bien les autotransfusions que les hétérotransfusions avec donneur compatible.

«Avec 999 chances sur 1000, on peut examiner s'il y a eu manipulation», a précisé Hein Verbruggen. «Mais on ne peut pas utiliser cette méthode pour sanctionner. Nous ferons donc comme pour l'hématocrite

Cela revient à dire qu'un coureur suspecté à partir de cet examen sanguin se verra prescrire une mise au repos obligatoire. (...)

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«Je me refuse à parler d'affaire Cofidis, a déclaré Hein Verbruggen à ce sujet. Il y a des cas que je considère isolés, individuels.»

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Par ailleurs, Verbruggen a espéré que le plan antidopage présenté vendredi par le ministre des Sports Jean-François Lamour soit valable pour les autres sports.

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A propos de la coopération internationale contre les trafics, Hein Verbruggen a évoqué la responsabilité des gouvernements en matière de législation : «Ce sont les politiques qui sont responsables pour la législation. Ce sont eux qui ont donné cette "dysharmonie" complète en matière de législation. Tous les présidents de fédérations internationales se réjouiront si les politiques se mettent d'accord.»

Sur la question d'un plus grand nombre de contrôles inopinés, le président de l'UCI a pris un malin plaisir à rappeler la diminution du nombre des contrôles par le ministère français : «C'était avant l'arrivée de Jean-François Lamour. Si le ministre annonce maintenant plus de contrôles... pour tous les autres sports aussi, je m'en félicite.»

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