Dossier dopage



Le nouveau Code mondial antidopage est arrivé

14/01/2015 - 24heures.ch


L'AMA a ripoliné le Code mondial antidopage. Le texte précédent datait de 2009. Quelque 3987 changements ont été proposés, 2269 ont été retenus. Plus qu'un simple toilettage. La nouvelle version est appliquée depuis le 1er janvier. Ancienne ministre des Sports, présidente du comité médical de l'AMA (Agence mondiale antidopage) depuis septembre, Valérie Fourneyron s'est félicitée de ces modifications. Tour d'horizon non exhaustif.

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Une première VRAD (violation du règlement antidopage) intentionnelle peut entraîner une suspension de quatre ans (au lieu de deux) pour les «vrais» tricheurs, ceux qui violent délibérément les règles antidopage. Soit lorsqu'on constate qu'il y a eu présence, utilisation, tentative d'utilisation ou possession d'une substance prohibée dans le cas d'un dopage dit lourd (EPO, hormone de croissance, stéroïdes, dopage sanguin). La sanction est identique pour ceux qui refusent sciemment de fournir un échantillon, qui fuient ou falsifient un contrôle.

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Valérie Fourneyron accorde beaucoup d'importance à la prise en compte des preuves indirectes et au pouvoir d'enquête. «Jusqu'à présent, l'AMA ne pouvait s'appuyer que sur les seuls contrôles. L'efficacité de la lutte s'en trouvait limitée puisqu'elle était 100% dépendante des progrès de la recherche et de la détection. Or, on sait qu'en la matière, les tricheurs ont souvent un coup d'avance», explique l'intéressée sur son site. «Désormais, on pourra tabler sur des témoignages, des preuves documentaires, des aveux, des données tirées du suivi longitudinal de l'athlète ou de son passeport biologique. L'AMA disposera d'un pouvoir d'enquête qui lui permettra de recueillir ces preuves dites non analytiques, ainsi que des renseignements susceptibles de détecter des violations du code.» (...)

Par volonté délibérée et parce qu'elle a été souvent stigmatisée pour son attitude, l'Union cycliste internationale renforce les prescriptions du code mondial. Les équipes seront disciplinairement responsables de leurs coureurs. (...) Elles devront s'acquitter d'une amende de 5% de leur budget pour deux cas positifs en douze mois. Parallèlement, l'augmentation du délai de prescription autorise l'instance faîtière mondiale à stocker des échantillons pendant dix ans au lieu de huit. Enfin, les coureurs seront dorénavant jugés, en première instance, par le nouveau tribunal antidopage de l'UCI et non plus par celui de leur fédération nationale.

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Cette page a été mise en ligne le 18/01/2015