Dossier dopage



La lutte internationale contre le dopage s'organise !

26/10/2005 - futura-sciences.com

Extraits

La Conférence générale de l'UNESCO (...) a adopté à l'unanimité la Convention internationale contre le dopage dans le sport, premier instrument juridique visant l'éradication du dopage et possédant à la fois un caractère contraignant et une portée universelle. A problème mondial, réponse mondiale, tel est le défi relevé par la nouvelle Convention.

Elle fournit aux gouvernements un cadre légal pour une harmonisation internationale des efforts dans la lutte contre ce fléau qui bafoue les valeurs éthiques et sociales du sport et met en péril la santé des sportifs.

Les derniers Jeux olympiques (Athènes, 2004) ont connu un nombre record de cas de dopage. Par ailleurs, en France, selon le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), près de 5% des échantillons prélevés, l'année dernière, sur des sportifs professionnels faisaient apparaître des substances ou des procédés interdits.

Alors que le dopage des sportifs professionnels ne cesse de défrayer la chronique, on parle très peu du recours à des substances dopantes par des amateurs et le grand public, qui prend pourtant de plus en plus d'ampleur. (...) Une enquête de l'Université du Québec révélait la même année que 26% des jeunes athlètes interrogés avaient fait usage de produits interdits par le Comité international olympique au moins une fois au cour des 12 mois précédents.

La Convention internationale contre le dopage dans le sport comble une lacune. La plupart des instruments normatifs existants, qu'ils soient nationaux, régionaux ou internationaux privilégient la répression et les contrôles dans la lutte antidopage, méthodes qui se sont avérées d'une efficacité limitée, selon les spécialistes. D'autres, comme la Charte internationale olympique contre le dopage (1988), n'ont pas de portée juridique universelle.

La nouvelle Convention ne se limite pas aux contrôles et sanctions, mais incite les Etats parties « à soutenir, concevoir ou mettre en oeuvre des programmes d'éducation et de formation à la lutte contre le dopage », pour sensibiliser le public aux effets négatifs du dopage sur la santé et les valeurs éthiques du sport (...).

Sur le plan des contrôles et sanctions, la nouvelle Convention prévoit que tous les athlètes du monde doivent être soumis aux mêmes règles, régulièrement testés et subir les mêmes conséquences en cas d'infraction. Elle engage, en effet, les Etats parties à adopter des mesures qui soient conformes aux principes énoncés dans le Code mondial antidopage de l'Agence mondiale antidopage (AMA), (...) adopté (...) à Copenhague en 2003.

(...)

Les Etats parties à la Convention s'engagent par ailleurs à faciliter « la tâche de l'AMA et des organisations antidopage ... pour qu'elles puissent procéder à des contrôles du dopage en compétition ou hors compétition auprès de leurs sportifs, sur leurs territoires ou en dehors », ainsi que « la circulation transfrontalière en temps utile des équipes de contrôle du dopage dûment agréées ». Ils s'engagent également à favoriser la coopération entre les laboratoires de contrôles et « reconnaissent mutuellement les procédures de contrôle du dopage et les méthodes de gestion des résultats de toute organisation antidopage qui sont conformes au Code, y compris les sanctions sportives qui en découlent ».

La Conférence des parties est l'organe souverain de la Convention, qui en assure le suivi. L'AMA a le statut d'une organisation consultative au sein de la Conférence des parties, alors que l'UNESCO en assure le secrétariat.

(...) La Convention entrera en vigueur dès qu'elle aura été ratifiée par au moins 30 Etats membres, si possible avant les Jeux Olympiques d'hiver qui se tiendront à Turin, en janvier 2006.


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Cette page a été mise en ligne le 10/12/2005.