L'actualité du dopage



Brochard sacré en 1997 avec des restes de dopants

25/10/2000 - Reuters/Yahoo - Lille - Olivier Hamoir

Extraits

Laurent Brochard a avoué avoir remporté son titre de champion du monde en 1997 à Saint- Sébastien (Espagne) avec dans son organisme des "restes de produits dopants" absorbés quelques jours auparavant.

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Embarrassé, le coureur manceau a souligné qu'il n'avait pas pris de produits dopants le matin même de la course, le 12 octobre 1997.

Willy Voet, l'ancien soigneur de Festina, a "enfoncé" Laurent Brochard qui, selon lui, a "eu le droit à la même préparation" que les autres coureurs pour le mondial.

- "Soyez clair, précisez de quoi il s'agit", a demandé le président Delegove.

- "EPO, piqûres d'hormones de croissance", lui a répondu Voet.

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"Un docteur espagnol, Fernando Diaz Jimenez, a fait un faux. Vous avez été blanchi avec un certificat médical antidaté", a commenté le président Delegove.

Puis Bruno Roussel, l'ancien directeur sportif de Festina, a raconté avoir reçu un coup de téléphone de Charly Mottet, directeur de l'équipe de France à l'époque.

"Quand Brochard fut positif, Charly Mottet m'a appelé pour me dire : 't'inquiète pas. Il faut demander un certificat médical antidaté à Fernando Diaz Jimenez. Et c'est l'UCI (...) qui a donné les éléments de la marche à suivre'. Le souci était de sauver les meubles", a révélé Bruno Roussel.

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Et Bruno Roussel d'ajouter : "Ce certificat aurait du être produit le jour de la course. Si le coureur ne le produit pas, la sanction aurait dû être appliquée. L'UCI n'a donc pas appliqué son règlement".

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