Actualité du dopage



Le parlement britannique accable la Sky !


06/03/2018 - letelegramme.fr

Les parlementaires britanniques accusent, dans un rapport publié lundi, l'équipe Sky d'avoir utilisé des corticoïdes pour améliorer les performances de ses coureurs et non pour les soigner, notamment sur le Tour de France 2012 remporté par Bradley Wiggins.

C'est une nouvelle épine dans le pied de l'équipe Sky (...). Un rapport de la commission d'enquête du parlement britannique, publié lundi, pointe du doigt des manquements « inexcusables et non professionnels » de la Sky en matière de lutte antidopage. Dans les 54 pages du document, les parlementaires s'arrêtent sur deux affaires concernant (...) Bradley Wiggins : celle d'un médicament administré pour le Critérium du Dauphiné en 2011 et celle des autorisations à usage thérapeutique (AUT) pour de la triamcinolone, avant le Tour de France 2012, que le Britannique a remporté.

L'entraîneur principal avoue

« Nous pensons que ce puissant corticoïde a été utilisé pour préparer Bradley Wiggins, et peut-être aussi d'autres coureurs (de l'équipe) le soutenant, pour le Tour de France, écrivent les parlementaires. L'objectif n'était pas celui d'un traitement médical, mais bien d'améliorer son rapport poids-puissance avant la course ». Prescrit pour les asthmatiques, le triamcinolone visait en effet à faire perdre du poids à Wiggins et aux autres coureurs, sans pour autant les affaiblir. Les députés accusent clairement David Brailsford, le manager de Sky, et Shane Sutton, l'entraîneur de l'équipe britannique, d'avoir contourné les règles de l'Agence mondiale antidopage (AMA), sans pour autant les avoir violées. « Ce que Brad faisait était contraire à l'éthique, mais pas contraire aux règles antidopage », a d'ailleurs reconnu Shane Sutton, entendu par la commission au cours de son enquête.

Sky et Wiggins se défendent

Bradley Wiggins, qui a pris sa retraite fin 2016, a rejeté, lundi, toutes ces accusations. « Je réfute fermement l'accusation selon laquelle des médicaments ont été utilisés sans raison médicale », a-t-il posté sur Twitter. Avant de se livrer à la BBC : « A aucun moment de ma carrière je n'ai franchi la ligne éthique. J'aurais plus de droits si j'avais commis un meurtre. » Dans une déclaration à la commission parlementaire, l'ancien vainqueur du Tour nie aussi avoir « reçu un traitement après la course, hormis les habituels produits de récupération. »

Aucune poursuite

Dans un communiqué, la Sky « réfute fortement » l'accusation selon laquelle « les médicaments ont été utilisés par l'équipe pour améliorer la performance » et dément aussi « l'utilisation répandue de triamcinolone par des coureurs de l'équipe Sky avant le Tour de France 2012 », assurant tout de même assumer « l'entière responsabilité des erreurs commises par le passé ». Si, selon L'Equipe, ce rapport ne donnera lieu à aucune poursuite judiciaire ni disciplinaire, la commission encourage fortement « Brailsford (à) assumer la responsabilité de ces manquements, du régime sous lequel les coureurs de Team Sky se sont entraînés et ont concouru, et du scepticisme sur la légitimité des performances de son équipe. » Un appel, à peine voilé, à la démission du Gallois, qui s'accroche à son poste malgré un casier de plus en plus chargé.


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Cette page a été mise en ligne le 17/11/2018