Actualité du dopage



Un ex-entraîneur de l'équipe Sky légitime le détournement des AUT


18/11/2017 - lexpress.fr - avec AFP


Ancien entraîneur chez Sky, le Britannique Shane Sutton admet l'utilisation d'autorisations à usage thérapeutique pour améliorer les performances sportives.

Quelques jours après l'abandon par l'agence antidopage britannique d'une enquête sur Bradley Wiggins, les doutes sur les méthodes de l'équipe Sky resurgissent. Aujourd'hui en poste en Chine, Shane Sutton, un ancien entraîneur de la formation britannique, n'a pas cité son ancien employeur mais il a reconnu que des autorisations à usage thérapeutiques (AUT) peuvent être demandées pour améliorer les performances. Ces AUT permettent aux sportifs d'avoir ponctuellement recours à des produits normalement interdits dans le cadre d'un traitement médical.

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"Si vous avez un athlète qui est à 95% de son meilleur niveau et que pour aller chercher les 5% qui lui manquent en raison d'une blessure ou d'un petit souci handicapant, il faut demander une autorisation d'usage thérapeutique (AUT), alors oui bien sûr, dans ce cas, vous le faites", déclare notamment Shane Sutton dans le cadre d'un documentaire qui sera diffusé dimanche par la BBC.

L'équipe Sky s'est toujours vantée de s'appuyer sur le concept des "gains marginaux", (...). Reste à savoir si les autorisations à usage thérapeutique, qui autorisent les athlètes à se soigner avec des produits normalement interdits, font partie des leviers utilisés par la formation britannique. "Est-ce que ces améliorations peuvent passer par l'obtention d'une AUT? Oui, parce que le règlement nous permet de le faire", admet-il.

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"Vous êtes dans un business où il faut être capable de donner le meilleur de soi-même face à ses adversaires. Le but à la fin de la journée, c'est de les écraser. Mais il ne faut pas franchir la ligne rouge, et nous ne l'avons jamais fait", a toutefois souligné Shane Sutton. (...)

Mercredi, l'agence antidopage britannique avait abandonné les charges contre Bradley Wiggins après un an d'enquête sur le vainqueur du Tour de France 2012 sous les couleurs de l'équipe Sky. En juin 2011, le médecin du coureur avait reçu un colis dont on ignore le contenu. Alors que Wiggins, retraité en 2016, était soupçonné d'avoir eu accès à un corticoïde réglementé nécessitant une autorisation à usage thérapeutique, le responsable de son équipe, Dave Brailsford, avait affirmé qu'il s'agissait d'un fluidifiant bronchique. Un produit pourtant disponible en pharmacie sans ordonnance en France. Une fuite avait ensuite révélé que le coureur britannique avait bénéficié d'une AUT pour un corticoïde, en raison de son asthme, avant trois courses majeures.


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Cette page a été mise en ligne le 19/11/2017