ICCD : Indice de Confiance Cyclisme-Dopage.com

Red Bull - BORA - hansgrohe - Saison 2026


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Introduction

L’équipe allemande Bora-Hansgrohe a été créée en 2010 par l'ancien cycliste Ralph Denk. Elle s’appelle alors NetApp. Depuis 2017, année où elle rejoint le WorldTour, elle est sponsorisée par BORA et Hansgrohe. En 2024, Red Bull, fabricant de boissons « énergisantes » à base de caféine, devient actionnaire majoritaire des sociétés RD Pro Cycling et RD Beteiligungs qui appartiennent à Ralph Denk.


Le premier incident notable de l’équipe date de 2013. Jens Heppner, ancien coureur de la célèbre Deutsche Telekom, devenu directeur sportif chez NettApp en 2010, est écarté. La commission d’enquête du Sénat français venait de mettre en évidence qu’il consommait de l’EPO pendant le Tour de France 1998.


L’épisode Heppner ne dissuade pas les dirigeants de Bora de recruter Rolf Aldag en 2022 en tant que directeur sportif. Tout comme Jens Heppner, il a été coureur. Tout comme Jens Heppner, il courait chez Telekom en 1998. Tout comme Jens Heppner, il consommait de l’EPO. Conclusion, les motifs qui valaient exclusion en 2013 n’empêchent pas de se faire embaucher en 2022.


Côté coureurs, Peter Sagan a été la tête de gondole des Bora entre 2017 et 2021. Puis la formation a recruté les grimpeurs Jai Hindley, Sergio Higuita et Aleksandr Vlasov. En 2024, c’est au tour de Primoz Roglic de rejoindre l’équipe. Pendant l’intersaison 2024-2025, le débauchage de l’espoir Maxim Van Gils, pourtant engagé jusqu’en 2026 avec la Lotto fait grand bruit. L’agent de Van Gils, Alex Carrera est aussi l’agent de Tadej Pogacar.


Cette année, l’arrivée de Remco Evenepoel fait prendre encore une nouvelle dimension à la formation allemande.


Histoire de l'équipe


Depuis sa création, l’équipe n’a connu qu’une affaire de dopage. Il s’agissait de Ralf Matzka, contrôlé positif hors compétition en mars 2016 au tamoxifène, un médicament qui permet de stimuler la production de testostérone naturelle. Pour défendre son coureur, Ralph Denk explique que cette positivité est due à la consommation d’une eau minérale contaminée. Devant le Tribunal Antidopage de l’UCI, Matzka soutient la même thèse. Il ne convainc pas et écope d’une suspension de deux ans. C’est le coup de grâce pour le coureur qui met un terme à une carrière qui n’a jamais décollé, avec ou sans testostérone.

Le recrutement à haut risque d’Oier Lazkano

Lazkano Lopez Oier
Passeport espagnol pour Oier Lazkano
Contre-la-montre - Jeux olympiques de Paris 2024 - 27/07/2024
© www.cyclisme-dopage.com

En octobre 2025, l’UCI suspend Oier Lazkano, que Red Bull-Bora-Hansgrohe a engagé pour la saison 2025, à cause de « fluctuations inexpliquées » dans son rapport biologique entre 2022 et 2024, soit ses années Movistar.

Le champion d'Espagne sur route 2023, poulain de Leonardo Piepoli, est immédiatement licencié par Red-Bull Bora-Hansgrohe. Le coureur clame son innocence : « Je n'ai jamais utilisé de substances dopantes ni de méthodes interdites », écrit Oier Lazkano dans un communiqué. « Je suis un sportif propre et une personne intègre. Je continuerai, avec détermination et transparence, à défendre mon nom et ma dignité professionnelle. J'ai construit ma carrière sur l'effort, l'engagement, l'honnêteté et le travail quotidien ». C’est en tout cas ce qu’il avait réussi à faire croire à l’équipe allemande jusqu’alors.

Les anomalies du passeport de Lazkano datant d’avant son arrivée dans l'équipe allemande, nous n’avons pas pris en compte cette affaire dans le calcul de son indice de confiance. Le boulet n'est tout de même pas passé loin et Red Bull-Bora-Hansgrohe a été bien imprudente de l'embaucher.

Revue de presse de l’affaire Lazkano

Liste des affaires de l'équipe
Coureur Produit Course Date Sanction Contrôle
Matzka Ralf Tamoxifène 2016 Oui Contrôle positif

Pour voir plus d'informations sur l'équipe dans l'annuaire du dopage, cliquez ici

Revue de presse de l'équipe
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Les coureurs épinglés

Aucun coureur actuellement dans l'équipe Red Bull - BORA - hansgrohe n’a été épinglé dans notre annuaire du dopage.


Les dirigeants épinglés

carton jaune

L’équipe ne publie pas son organigramme sur son site Internet. Nous l’avons donc sollicitée directement à plusieurs reprises sans obtenir la moindre réponse. Ce manque de transparence nous conduit à lui appliquer une pénalité dans notre comptabilité du score ICCD.

Depuis l’été 2024, Ralf Scherzer, n’est plus responsable de la communication. Cela aurait pu faire un dirigeant à casserole en moins dans l’équipe mais c’était sans compter sur l’arrivée la même année de Patxi Vila en provenance de la Movistar. Rebelotte en 2025 avec l’arrivée du directeur sportif Enrico Poitschke, transfuge de Bahrain Victorious.

Allan Peiper (Conseiller stratégique)

Allan Peiper, coureur professionnel de 1983 à 1992, a été recruté en tant que conseiller en mai 2023. Rappelons que Peiper avait pris 10 minutes de pénalités pour ne s'être pas présenté à un contrôle antidopage lors du Tour de Belgique 1986. Dans son autobiographie A Peiper's Tale publiée en 2005, il écrit : « J'ai essayé de rouler propre, la plupart du temps ». C'est un humoriste visiblement.

Il reconnait avoir utilisé des amphétamines dans les kermesses et de l'hormone de croissance quand il était chez Peugeot dans la première des années quatre-vingt.

Il a rejoint RedBull Bora cette année en tant que conseiller stratégique. Auparavant, il a œuvré chez Lotto, T-Mobile, HTC-Columbia (où il s'occupe de Mark Cavendish), BMC et UAE. « Il est le meilleur directeur sportif que je n'ai jamais eu », le félicité Tadej Pogacar en 2022.

Enrico Poitschke (Directeur sportif adjoint)

Enrico Poitschke est contrôlé positif à la bétaméthasone, un corticoïde synthétique, à l'issue de la course Hessen Rundfahrt en 2004. Il bénéficiait d'une AUT mais avait omis de la présenter au moment du contrôle. Il s'en sort avec un simple avertissement et une pénalité de 1% de son temps. Son équipe Wiesenhof le conserve dans son effectif.

Il intègre le Team Netapp à sa création en 2010 en tant que directeur sportif. Il y reste jusqu'en 2021. Entre temps, l'équipe s'est rebaptisée Bora – Hansgrohe. Il part à la Bahrain en 2022 mais revient au bercail en 2025.

Patxi Vila (Directeur sportif adjoint)

Francisco Javier Vila Errandonea, dit Patxi Vila, a été contrôlé positif à la testostérone. Il a subi à son domicile un contrôle inopiné diligenté par l'Union cycliste internationale (UCI) le 3 mars 2008. L'annonce de sa positivité intervient peu de temps avant le départ du Tour d'Italie, où il devait être le leader de l'équipe Lampre.

Pour sa défense, il avance que le contrôle positif est dû au fait qu'il a pris des acides aminés possiblement contaminés avec de la testostérone. Suspendu deux ans par la Fédération Espagnole de Cyclisme, il fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui lui accorde une réduction de peine de 6 mois. Dès la fin de sa suspension, il retrouve place dans l'effectif de la Lampre. Il y reste jusqu'à la fin de sa carrière en 2017, la formation étant entre temps devenue UAE Team Emirates.

Après avoir été le « préparateur » de Peter Sagan chez Bora entre 2017 et 2019, il rejoint la Movistar en 2020 en tant que responsable de la performance. Il fait son retour chez Bora en 2024.

Revue de presse de l’affaire Patxi Vila en 2008


Les coureurs flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Pas moins de quatre coureurs ont allumé les radars positionnés sur les routes du Tour de France par Frédéric Portoleau et Antoine Vayer. C’est beaucoup. Cela montre la montée en gamme de la formation allemande qui se veut rivale des meilleurs sur les grands Tours.

Remco Evenepoel [436 WE - seuil miraculeux]

On savait depuis quelques années que le prodige Remco Evenepoel intégrerait le groupe des coureurs suspects en termes de watts étalon établis sur un Tour de France. Ses 427 WE de moyenne sur son Tour d'Espagne victorieux en 2022 ne laissaient pas de doute.

C'est donc dès sa première participation à la Grande Boucle, en 2024, qu'il est entré dans le club, non pas des suspects, mais directement des miraculeux, montant sur la troisième marche du podium à Paris et réalisant 436 WE de moyenne. Au plateau de Beille où Tadej Pogacar atomise ses adversaires, Evenepoel a également battu le record mythique de Marco Pantani. Sur ce Tour, le futur double champion olympique n'est devancé que par Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Non content de les suivre en montagne, il les a devancés sur les 25,3 kilomètres du contre-la-montre entre Nuits-Saint-Georges et Gevrey-Chambertin à une moyenne canon de 52,581 km/h.

Pourtant tout aurait pu s'arrêter à l'automne 2020. le Brabançon fait une chute dramatique dans le final du Tour de Lombardie. Il se fracture le bassin et souffre d'une contusion au poumon. Outre le côté spectaculaire de la chute, une autre scène interpelle. Dans une vidéo révélée par Antoine Vayer, on voit Evenepoel allongé au sol, dans un ravin, huit mètres en contrebas de la route. A ses côtés, Davide Bramati, son directeur sportif accouru à son secours, lui fait les poches. L'Italien ne sait pas qu'il est filmé. Il cache prestement un objet tiré des poches du coureur. L'Union Cycliste Internationale demande à la CADF d'ouvrir une enquête. Interrogé par le Corriere della Sera, Bramati ne répond pas puis dit : « Je ne me souviens pas. Peut-être que j'ai enlevé les barres, peut-être les gels, peut-être la radio ». Son manager Patrick Lefevere vient à la rescousse. Il parle de ce qui serait une « topette », un mini bidon pour les fins de course contenant du Coca, du Red Bull ou un peu de caféine. A moins que ce ne soit un modem 4G, dispositif interdit qui permettrait au directeur sportif de suivre les performances du coureur en temps réel. On n'en saura pas plus.

L'année 2025 n'a pas été aussi faste pour Remco Evenepoel, qui, épuisé, a rapidement abandonné le Tour de France sans, bien évidemment, allumer les radars. Il se relance cette année après avoir quitté la Quick-Step. C'est le gros transfert de l'hiver dernier. Avec un nouvel entourage partiellement renouvelé, des équipiers taillés pour les courses à étapes, dans une formation aux gros moyens financiers, il pense être en mesure de pouvoir améliorer sa VO2 max pour rivaliser avec Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar sur les grands Tours.

Comme tout grand champion, Evenepoel est régulièrement contrôlé, ce qui ne lui fait pas toujours plaisir. A l'issue de la 2ème étape du Tour d'Espagne 2023, disputée dans des conditions pluvieuses, Remco Evenepoel s'agace de devoir passer au contrôle antidopage juste après l'arrivée. « Mais non les gars. Vous me testez trois fois par semaine », proteste-t-il devant les caméras de Nieuwsblad.

Jai Hindley [420 WE - seuil suspect]

L'Australien Jay Hindley a débuté sa carrière en 2017 dans l'équipe Mitchelton-Scott. Il n'y reste qu'un an et arbore les couleurs du Team Sunweb / DSM de 2018 à 2021. Il a rejoint Bora-Hansgrohe en 2022.

A la surprise générale, il décroche la deuxième place du Tour d'Italie post-Covid en 2020. Il réalise sa meilleure ascension dans la montée vers Piancavallo, terme de la quinzième étape. Avec son coéquipier Wilco Kelderman, il dynamite le peloton et soutient 448 WE sur un peu moins de 38 minutes d'ascension. Sur l'ensemble de l'épreuve, il réalise 414 WE de moyenne. C'est sa première incursion dans la zone « suspecte ».

Il remporte à nouveau le Giro en 2022 avec un niveau de performance encore plus élevé, atteignant 420 WE de moyenne. Il prend le maillot rose au terme de l'avant-dernière étape de montagne où il distance tous les favoris dont Richard Carapaz. Il escalade le Passo Fedaia à 423 WE.

Avec le même niveau de performance, 420 WE de moyenne, il ne peut faire mieux que septième du Tour de France 2023 après avoir porté le maillot jaune pendant une petite journée. Il termine la Grande Boucle 2024 à une anonyme 18ème place sans avoir affolé les radars.

En 2025, il abandonne au Tour d'Italie et échoue au pied du podium du Tour d'Espagne. Il ne participe pas au Tour de France.

Florian Lipowitz [417 WE - seuil suspect]

Pour sa première participation au Tour de France en 2025, Florian Lipowitz fait des étincelles. Il termine sur la troisième marche du podium à Paris, derrière les intouchables Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, remporte le maillot blanc de meilleur jeune et, au passage, allume les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer avec une moyenne de 417 WE, seuil suspect.

Il s'était déjà signalé au Tour d'Espagne en 2024 où, terminant septième, il avait réussi 426 WE de moyenne. Rappelons tout de même que les ascensions du Tour d'Espagne sont généralement plus courtes que celles du Tour de France.

Primoz Roglic [420 WE - seuil suspect]

Descendu des tremplins de saut à ski, Primoz Roglic s'éclate à bicyclette dès que la route s'élève. Le tout sous le crépitement des radars. Dès le Tour de France 2018, il dégaine un impressionnant 414 WE. Un an plus tard, à la Vuelta, c'est 443 WE, certes sur des montées courtes. En 2020, il montre une impressionnante constance à haut niveau : 419 WE au Tour de France puis 420 WE au Tour d'Espagne. Clairement dans la zone « suspecte » mais insuffisant pour ramener la tunique jaune à Paris. On se souvient du hold-up du gamin Tadej Pogacar à la Planche des Belles Filles.

En 2021, il quitte prématurément le Tour de France avant de se rattraper à 420 WE à la Vuelta.

En 2022, il sort un impressionnant 422 WE pendant 40 minutes dans l'ascension du Turini. Il remporte l'étape. Après avoir abandonné le Tour de France, il se requinque au Tour d'Espagne : 423 WE de moyenne. Las, il abandonne encore sur chute.

En début d'année 2023, il sort un incroyable 476 WE dans l'ascension de Lo Port (23 minutes et 50 secondes) sur le Tour de Catalogne. Il confirme au Tour d'Italie qu'il remporte avec un solide 420 WE de moyenne. A cette occasion, son dauphin Geraint Thomas a toutefois fait encore mieux avec 423 WE. Au Tour d'Espagne, il surpasse ses résultats du Giro en sortant 428 WE de moyenne. Il faut dire que la bagarre a un temps été rude avec ses coéquipiers et adversaires Jonas Vingegaard et Sep Kuss.

Mais on n'avait encore rien vu : il s'adjuge le Tour d'Espagne en étant l'auteur d'un époustouflant 438 WE de moyenne.

Il évolue un cran en dessous en 2025, où il se contente d'un 402 WE de moyenne sur le Tour de France et d'une 8ème place à Paris.

Celui qui est depuis quelques années maintenant un des plus gros moteurs du peloton confirme utiliser des cétones depuis 2019. Son nouveau manager en 2024, Rolf Aldag, préfère toutefois parler de l'hygiène de vie ascétique du Slovène : « Il estimait qu'on avait trop de salades différentes au buffet. La nutrition est hyper importante aujourd'hui dans le cyclisme, donc l'idée est : de quoi on a besoin, comment on le prépare, et on y va totalement, sans laisser le choix. Sinon, le coureur va se demander : "Aujourd'hui, je prends quoi ? Une salade aux calamars ? Mais est-ce que j'en ai besoin ?" Nos chefs, en collaboration avec nos nutritionnistes, font un très bon menu, mais un seul. Voilà un exemple concret de ce qu'apporte Primoz ».

Alors qu'il courait encore chez Jumbo Visma, Primoz Roglic avait déjà fait parler de lui avec un autre ingrédient « diététique » : un gel à base de bicarbonate de soude. « Et pendant ce temps, on ne parle pas d'autre chose », s'agaçait alors Jean-Pierre Verdy. L'ancien responsable des contrôles à l'AFLD ajoutait : « A un moment, il faut rester sérieux. (…) On a un dopage de riches qui monte avec les procédés génétiques. Ce n'est pas ça qui peut expliquer telle ou telle performance à l'heure actuelle ». Et vous ? Etes-vous plutôt Cétones, bicarbonate de soude ou salade ?


Les dirigeants flashés

Les radars placés sur les étapes clés des grands Tours consistent à mesurer les performances des meilleurs coureurs sur les ascensions qui seront parcourues à quasi-100% de leur capacité. La moyenne de ces performances peut ensuite être calculée. Seules sont prises en compte les dernières ascensions d'étape dont la durée est supérieure à 20 minutes. Les performances des forçats de la route sont classées en quatre catégories. Il y a les « mutants », capables de développer plus de 450 watts étalons en moyenne, les « miraculeux » qui oscillent entre 430 et 449 watts et les « suspects » qui naviguent entre 410 et 429 watts.

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Aucun membre de l'encadrement actuellement dans l'équipe Red Bull - BORA - hansgrohe n’a allumé les radars de Frédéric Portoleau et Antoine Vayer.


Attitude vis-à-vis du MPCC

Le MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible) est une association créée en 2007 par des équipes cyclistes professionnelles dont le but est de défendre l'idée d'un cyclisme propre, en imposant le strict respect du code éthique de l’UCI et pouvant aller jusqu’à imposer des règles plus strictes que ne l’impose le Code Mondial Antidopage édicté par l’AMA. En plus des équipes, le MPCC offre la possibilité aux coureurs et membres de l’encadrement des équipes d’adhérer à titre individuel.

L’équipe adhérait au Mouvement Pour un Cyclisme Crédible depuis 2012 mais a décidé d’en sortir en début d’année 2025. Ce retrait est la conséquence de l'arrivée en 2024 comme parrain principal de Red Bull, connu pour sa boisson énergisante fortement dosée en taurine et caféine. Cette dernière n'est plus considérée comme produit dopant par l'AMA depuis 2004, bien que ses effets sur la performance soient bien documentés. Les usages déviants de la caféine font partie des sujets de préoccupation du MPCC, comme le rappelait encore un communiqué du mouvement en 2021.

Dans la foulée de leur équipe, Nico Denz, Jai Hindley et Matteo Sobrero ont démissionné du MPCC le 04/02/2025. Il reste quatre coureurs et un directeur sportif adhérents du MPCC.


Liste des coureurs adhérents du MPCC
  • Cattaneo Mattia
  • Meeus Jordi
  • Pithie Laurence
  • Vlasov Aleksander
Liste des membres de l'encadrement adhérents du MPCC
  • Werner Hendrik


ICCD : notre indice de confiance

Pour la saison 2026, l'équipe obtient la note de 9,7/20. Ceci la place en 22ème position sur 28.

Note ICCD 2026 Red Bull - BORA - hansgrohe

Evolution de la note ICCD, équipe Red Bull - BORA - hansgrohe

Depuis 2024 et la montée en puissance de l’équipe favorisée par l’arrivée de Red Bull, la tendance est inquiétante. Le retrait du MPCC en début d’année 2025 est le signe de la mise en arrière-plan du souci de la probité dans les résultats sportifs.