Dossier dopage



L'UCI assouplit le règlement sur les corticoïdes

07/05/2002 - Sports.com

Extraits

L'Union cycliste internationale a modifié son règlement antidopage et a décidé d'accepter, sous réserve d'accord préalable de sa commission compétente, l'utilisation des corticostéroïdes. Ces médicaments sont désormais utilisables sous toutes leurs formes alors que, jusqu'à présent, ils ne l'étaient, toujours sous réserve de justification thérapeutique, qu'en application locale, inhalation ou injection intra-articulaire.

Cet assouplissement répond notamment à l'impossibilité qui était faite à un coureur de se soigner sans contrevenir au règlement, par exemple à la suite d'une piqûre de guêpe comme l'avait expérimenté à ses dépens l'Américain Jonathan Vaughters dans le Tour de France 2001.

L'UCI a précisé toutefois que les coureurs, qui ont été informés au même titre que les groupes sportifs de cette modification, seront "tenus de respecter les lois nationales interdisant l'application systématique", principalement en France.

"Le cas échéant, un coureur pourra en effet être sanctionné par l'autorité du pays où le contrôle s'est déroulé", a ajouté l'UCI. Cette précision est à même de poser des problèmes dans les courses se déroulant sur territoire français dès lors que tout coureur, même licencié à l'étranger, peut être sanctionné par le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage pour un usage de corticostéroïdes par voie orale ou par piqûre intramusculaire.

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"Il y a un certain réalisme de la part de l'UCI qui prend en considération les cas où il y a un réel besoin de soins tout en s'entourant des précautions indispensables", a déclaré Daniel Baal, directeur du cyclisme chez ASO. "Mais cela pose aussi un problème pour l'harmonisation des listes de produits interdits ou sous restrictions et leur mode d'application".

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Au sujet des corticoïdes, l'UCI a toujours rappelé que leur administration nécessite une justification thérapeutique. Ce préalable n'a pas convaincu totalement le CPLD qui a publié des statistiques à la fin des derniers Tours de France en considérant que la présence de corticostéroïdes dans les analyses équivalait à des cas de dopage. Ce point s'est trouvé au coeur du conflit qui a opposé à plusieurs reprises le CPLD d'une part, l'UCI et son président corticoïdes d'autre part.

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Les dispositions du nouveau règlement antidopage sont entrées en vigueur depuis le 1er mai 2002.

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