Dossier dopage



Le CPLD fait un "état des lieux en demi-teinte"

18/03/2004 - Yahoo / AP

Extraits

Le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD) a dressé un "état des lieux en demi-teinte" (...) lors de la présentation de son rapport d'activité pour la période 1999-2003.

Au cours de ces quatre ans, le CPLD, autorité administrative indépendante créée par la loi Buffet du 23 mars 1999, a traité 1.800 dossiers "positifs", qui ont donné lieu à 446 décisions des fédérations concernées et 280 du CPLD.

Son nouveau président, Marc Sanson, s'est réjoui (...) de l'augmentation des contrôles prévus en 2004 (ils devraient passer de 8.000 à 9.000) et des nouvelles orientations prises par les chercheurs français pour démasquer les tricheurs, mais a évité soigneusement tout triomphalisme. (...)

Dans son rapport, le CPLD (...) révèle que la légère augmentation des contrôles s'est accompagnée d'un accroissement de la proportion des tests "positifs", de 3,6% en 1999 à 6,3% en 2003. Mais cette augmentation s'explique, selon le CPLD, en partie par l'amélioration des méthodes de détection.

Le cyclisme (38,6% des contrôles) reste le sport le plus surveillé, et les corticoïdes la substance la plus fréquemment détectée, devant le cannabis.

Pour améliorer ses résultats, le CPLD (...) a élaboré une liste de 23 propositions. "J'en retiens six majeures", a déclaré M. Sanson. Parmi celles-ci, la modification de la liste des substances établie par l'Agence mondiale antidopage (AMA), la mise au point de méthodes de détection rapide avant une compétition, et l'agrément de nouveaux laboratoires en addition de celui de Châtenay-Malabry, qui tourne déjà quasiment à plein régime.

"10% des contrôles antidopage dans le monde sont fait en France", a déclaré M. Sanson. "Nous n'avons qu'un seul laboratoire alors que d'autres pays en ont deux. (...)"

M. Sanson a ajouté qu'il réfléchissait également à la possibilité de faire accréditer des laboratoires régionaux qui seraient chargés d'effectuer des analyses d'échantillons prélevés lors de compétitions sans importance nationale ou internationale, afin notamment de renforcer la lutte contre le dopage dans les milieux non-professionnels.

Le CPLD place enfin beaucoup d'espoir dans la nouvelle voie explorée par les chercheurs français. "L'idée est de détecter les effets de la substance et non la substance elle-même pour effectuer en quelque sorte une détection indirecte", a expliqué M. Sanson.

(...)


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Cette page a été mise en ligne le 12/8/2005.