Actualité du dopage



Frank Vandenbroucke condamné en appel à 250.000 euros d'amende

23/06/2005 - Yahoo / AFP

Extraits

Le coureur cycliste belge Frank Vandenbroucke, poursuivi pour détention de produits dopants et stupéfiants, a été condamné jeudi par la cour d'appel de Gand (nord) à une amende de 250.000 euros, une première pour un sportif de haut niveau en Belgique.

"VDB", 30 ans, avait fait appel d'une condamnation prononcée en décembre dernier lui infligeant une peine de 200 heures de "travail d'intérêt général". Il écope d'une sanction plus lourde.

"250.000 euros, c'est une grosse somme et une tout autre peine que les 200 heures de travaux d'intérêt général", a regretté l'avocat du coureur, Luc Deleu.

Selon l'agence de presse Belga, la cour d'appel "a estimé qu'une amende était plus adaptée au type de délit et à la personnalité de Frank Vandenbroucke".

Si l'ancien vainqueur de Liège-Bastogne-Liège ne paie pas son amende, il devra purger une peine de trois mois de prison, a précisé le tribunal.

Les avocats du cycliste (...) n'auraient pas l'intention de se pourvoir en cassation.

Le coureur (...) a été condamné "en tant qu'utilisateur de stupéfiants et non en tant que sportif dopé", a argumenté le tribunal.

L'affaire Vandenbroucke était née le 27 février 2002, à la veille de l'ouverture de la saison cycliste belge.

Le soigneur français Bernard Sainz (alias "Docteur Mabuse") avait été ce jour-là interpellé pour excès de vitesse par la police belge. En possession de produits jugés suspects, il avait indiqué avoir été rendre visite à Frank Vandenbroucke, chez qui les enquêteurs devaient rapidement perquisitionner.

Au niveau sportif, le Belge de l'équipe Mr Bookmaker avait été suspendu par la Communauté flamande du 1er septembre 2002 au 28 février 2003.

Sur le plan pénal, (...) selon Belga, la cour d'appel a décidé que "le coureur détenait trop de produits chez lui pour parler de simple dopage". "Certains produits ne pouvant pas être considérés comme produits dopants", Vandenbroucke a été jugé comme toxicomane et non comme sportif faisant usage de produits dopants.

La valeur du lot retrouvé au domicile du coureur en 2002 est estimée à 7.500 euros.

Lors des audiences en première instance en décembre 2004, Vandenbroucke avait avoué avoir utilisé des produits interdits (hormones de croissance, EPO, amphétamines, morphine, stéroïdes), mais refusé de livrer le nom de ses fournisseurs.

L'enquête avait établi que les produits étaient pour la plupart issus d'Allemagne, d'Espagne, de France et du Portugal.

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Cette page a été mise en ligne pour la première fois le 24/6/2005.