Actualité du dopage



Tout sera mis en oeuvre pour que le TDF 2004 soit propre

29/06/2004 - RTL.fr - J. Saget

Extraits

Tout sera mis en oeuvre pour que le Tour de France 2004 ne soit pas galvaudé par les tricheurs. Des contrôles antidopage à partir du sang seront pratiqués pour la première fois (...). Ces contrôles antidopage, différents des tests sanguins, pourront déboucher sur des sanctions disciplinaires.

Il s'agit d'une "première" tous sports confondus. (...) "La loi française prévoit déjà que tout prélèvement biologique peut être utilisée à des fins de détection", a précisé le Dr Mario Zorzoli, l'un des médecins de l'Union cycliste internationale (UCI). "On est très confiant pour pouvoir l'introduire dès le Tour de France" a-t-il ajouté.

Cette mesure exceptionnelle intervient alors que de nouveaux produits dopants font leur apparition. L'UCI a envoyé un courrier voici une dizaine de jours aux coureurs pour les informer des progrès de la lutte antidopage, notamment pour l'hémoglobine de synthèse, les transfusions homologues et les hormones de croissance qui étaient jusqu'à présent indétectables.

Une réunion a eu lieu récemment, principalement entre les autorités françaises et l'UCI, pour coordonner l'action. "On est très avancé pour les transfusions", a estimé le Dr Zorzoli qui a qualifié l'ensemble du dispositif de "grand pas en avant". Pour les hémoglobines de synthèse, le médecin de l'UCI a souligné toutefois que tous les tests effectués tant en 2003 qu'au début de l'année 2004 n'avaient jamais donné lieu à suspicion.

Ces contrôles sanguins, ciblés ou non, pourront être pratiqués en divers lieux, à l'hôtel des coureurs ou dans la caravane installée habituellement à l'arrivée des étapes pour les traditionnels prélèvements urinaires. Les tests sanguins inopinés pratiqués jusqu'à présent permettaient en cas de dépassement des normes -principalement, le taux de 50 % de l'hématocrite- de priver de sa licence un coureur pour une durée minimale de quinze jours. Le coureur concerné n'était sanctionné que s'il était déclaré ensuite positif au prélèvement urinaire consécutif au test sanguin.


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