Dossier dopage



Dopage : une partie des équipes cyclistes réclament une « agressivité accrue » dans les contrôles


04/12/2019 - lemonde.fr

A la lumière de l’« affaire Aderlass », le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), qui regroupe sept des dix-huit premières équipes mondiales, demande des contrôles plus nombreux et plus proches du départ et de la fin des courses.

Plus de contrôles sanguins. Plus proches, temporellement, des départs et des fins des épreuves. Plus nombreux, aussi, hors période de compétition En somme, une « agressivité accrue » dans la mise en œuvre des contrôles antidopage, voilà ce que demande le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) à la Fédération internationale de cyclisme (UCI).

Cette association, qui rassemble sept des dix-huit équipes du World Tour (...) l’a explicitement fait savoir en divulguant, dans un communiqué publié mercredi 3 décembre, ses échanges avec l’UCI.

C’est l’« opération Aderlass » (« saignée », en allemand) qui a servi de détonateur. Cette enquête de la police (...) a conduit à la mise en cause de quinze sportifs. Dont plusieurs cyclistes.

L’un d’entre eux, l’Autricihien Georg Preidler, faisait partie de l’équipe française Groupama-FDJ. (...)

« Protocoles de dopage mafieux »

A la lumière de ce que témoignage a révélé, le MPCC exprime sa « crainte qu’il existe des protocoles de dopage mafieux mis en place en dehors des équipes cyclistes ». Elle rappelle aussi « qu’aucun coureur dont l’implication dans l’opération Aderlass a été avérée n’a fait l’objet de contrôle positif » et que « c’est le travail de la police qui a permis ces regrettables découvertes ».

Ce qui conduit l’association des équipes cyclistes à formuler les demandes suivantes, dans une lettre adressée le 17 octobre à l’UCI :

- augmenter le nombre de tests sanguins, notamment hors compétition lors des vacances et des longues pauses au milieu de la saison des coureurs.

- réaliser ces tests sanguins plus près du départ et le plus tôt possible de l’arrivée des courses.

(...)

Appel à une enquête sur l’utilisation de l’Aicar

Le MPCC réclame par ailleurs « l’ouverture d’une enquête au sujet de l’utilisation présumée d’une « poudre » (Aicar ?) qui serait potentiellement utilisée par certains coureurs ou équipes dans les bidons dans le final des courses ».

La « rumeur Aicar » court depuis le début de l’année dans les pelotons belge et néerlandais. L’Aicar est une pilule qui favorise la combustion des graisses et renforce les muscles. L’an dernier, ce produit, qui avait fait beaucoup parler il y a une dizaine d’années, serait réapparu sous forme de poudre.

L’UCI a répondu au MPCC que la CADF « investigue non seulement sur l’utilisation de l’Aicar mais également sur l’utilisation de toute autre substance qui pourraient s’avérer être répandue au sein du peloton ».

Fin mai, l’AMA a, elle, demandé à une poignée de laboratoires de mettre en œuvre une méthode avancée de détection de l’Aicar, que seul celui de Cologne (Allemagne) maîtrise aujourd’hui.

(...)


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Cette page a été mise en ligne le 14/12/2019