Actualité du dopage



Après les accusations de dopage, Lance Armstrong contre-attaque

15/06/2004 - nouvelobs.com - Frédéric Bourigault

Extraits

Lance Armstrong contre-attaque. Avant même la publication d'un livre l'accusant de dopage, le champion cycliste américain a décidé de mener une offensive juridique tous azimuts afin de défendre son image.

Dans un communiqué diffusé par ses avocats (...), Armstrong explique avoir réagi avec «consternation et fermeté aux fausses allégations de David Walsh, rédacteur (...) au Sunday Times».

Le journaliste britannique David Walsh et le journaliste français Pierre Ballester sont les auteurs de «L.A. Confidentiel, les secrets de Lance Armstrong», un livre choc dans lequel l'ancienne masseuse d'Armstrong, Emma O'Reilly, fait des confidences sur les méthodes de dopage utilisées par le quintuple vainqueur du Tour de France. Le livre devait sortir ce mardi en France aux Editions La Martinière.

«Notre client dément vivement avoir pris un quelconque produit en vue d'améliorer ses performances», explique le communiqué.

En conséquence, Lance Armstrong a demandé à ses avocats d'entamer des poursuites en diffamation (...) «devant la Haute Cour de Londres à l'encontre du Sunday Times et de David Walsh visant à obtenir une injonction et des dommages et intérêts substantiels», et «à Paris, à l'encontre de David Walsh, Pierre Ballester, les éditeurs de 'L.A. Confidentiel' et les éditeurs de L'Express».

Le Sunday Times et l'Express avaient publié lundi des extraits du livre.

Au cours des cinq années passées au sein de l'équipe américaine US Postal, Emma O'Reilly a consigné certains services rendus au Texan. (...)

«Emma, tu en sais assez pour me faire tomber», aurait lancé Lance Armstrong à sa masseuse personnelle (1998-2000) à l'issue d'une étape du Tour de France 1999 (...).

Le 4 juillet, il venait d'être contrôlé positif avec des traces de corticoïdes de synthèse dans ses urines. «Je savais déjà pour le corticoïde, car Lance me l'avait dit. Il m'avait dit qu'il avait pris un corticoïde avant ou pendant la route du Sud, le mois précédent, et il pensait qu'il serait OK pour le Tour», raconte ainsi Emma O'Reilly.

L'équipe américaine invoquera une douleur à la selle ayant nécessité une crème aux corticoïdes. Cette dernière aurait entraîné une dermatite allergique, ordonnance «antidatée» à l'appui.

Un des premiers «services» demandés par le coureur cycliste à sa masseuse remonterait à l'été 1998, à la fin du Tour des Pays-Bas.

«A l'aéroport, Armstrong tend à Emma un sac noir soigneusement empaqueté. 'Regarde, Emma, je ne m'en suis pas débarrassé: peux-tu mettre ça à la poubelle?'. Ce sont des seringues vides qu'Armstrong a utilisées pendant le Tour des Pays-Bas et qu'il ne veut pas laisser derrière lui à l'hôtel», ajoutent David Walsh et Pierre Ballester (...).

En mai 1999, Lance Armstrong aurait envoyé Emma O'Reilly chercher des produits médicaux au siège espagnol de l'équipe (...). Le directeur sportif Johan Bruyneel a glissé «discrètement un flacon de comprimés dans les mains (...). Ce flacon était rond, ne mesurait pas plus de 10 à 12cm. On voyait des cachets blancs à travers le plastique brun».

(...)


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