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Astana Qazaqstan Team - Saison 2022


Mise à jour le 27/07/2022

Sommaire

Introduction

L'équipe est née en 2007 sur les ruines de la Liberty Seguros (ex-ONCE), qui a sombré avec Manolo Saiz, emporté dans l'affaire Puerto. Elle porte le nom de la capitale du Kazakhstan et est constituée autour du Kazakh Alexandre Vinokourov. Elle est dirigée par Walter Godefroot, un ancien de l'équipe Telekom.

L’année suivante, Johan Bruyneel débarque, accompagné d’Alberto Contador. L’équipe est retenue en dernière minute pour le Tour d’Italie. Contador, alors en vacances à la plage, est appelé en urgence. Trois semaines plus tard, il est maillot rose. En fin d’année, Lance Armstrong annonce son retour à la compétition. Il retrouve naturellement son manager (et complice) de toujours, Johan Bruyneel. La cohabitation entre l’Américain et l’Espagnol sera compliquée.

Quand Bruyneel et Armstrong montent l’équipe Radioshack en 2010, les Kazakhs reprennent Astana en main. Alexandre Vinokourov revient après deux ans de suspension. Après son titre olympique de Londres en 2012 (il s’impose comiquement devant Rigoberto Uran), il devient manager général.

En 2021, la société canadienne Premier Tech arrive comme second parrain et met en place une nouvelle équipe dirigeante. Alexandre Vinokourov est mis à l’écart à trois jours du départ de Brest. « Juste avant le départ du Tour, il faisait n’importe quoi. On l’a suspendu », justifie Jean Bélanger, président de la direction de Premier Tech, interrogé par La Presse en septembre 2021. Les directeurs sportifs historiques Alexandr Shefer et Dimitri Sedun font partie de la même charette. Soutenu par le gouvernement kazakh réussit à revenir dans le jeu et c’est Premier Tech qui jette l’éponge. En 2022, les canadiens rejoignent Israel Cycling Academy.

Histoire de l'équipe

Des affaires à la pelle

Nous avons recensé 17 affaires en 15 années d’existence pour l’équipe. Cela place Astana en 22ème place sur 565 équipes. Nous ne détaillerons ici que les affaires les plus retentissantes. La liste complète peut être consultée ici.

Nous n’avons pas ajouté au triste palmarès d’Astana les antécédents ONCE-Liberty Seguros où la formation Astana plonge pourtant ses racines. C’eût été ajouter plus d’une quinzaine d’affaires.

Dès sa première année, le nom d’Astana est mêlé à plusieurs affaires de dopage. Avant le Tour de France 2007, on apprend que l'Allemand Matthias Kessler a été contrôlé positif à la testostérone à la veille de la Flèche Wallonne. Il est licencié de même que l'Italien Eddy Mazzoleni pour une affaire datant d’avant son arrivée chez Astana (Opération Oil for drugs).

Pendant le Tour de France, toujours en 2007, Alexandre Vinokourov est contrôlé positif aux transfusions homologues à l'issue du contre-la-montre individuel d’Albi qu’il remporte. Vinokourov a effectué cette transfusion très peu de temps avant l'étape, en utilisant le sang d'un donneur compatible (groupe sanguin et rhésus). Vino prend la poudre d’escampette et Astana se retire de l’épreuve. « C'est tout sauf une fuite, se défend-il. Je veux rencontrer au plus vite un grand hématologue qui va m'aider à me défendre. Je ne veux pas perdre de temps pour apporter la preuve de mon innocence. Je veux qu'on explique vite aux gens qu'il s'agit d'une connerie. Je ne suis pas celui que l'on croit ». Inutile de préciser que les grandes explications ne viendront jamais. Vinokourov est même viré par l’équipe, qui s’auto-suspend quelques temps. Avant le départ du Tour, Vinokourov avait avoué travailler avec le Dr Michele Ferrari. Pour des programmes d’entraînement, disait-il. Explication classique s’il en est.


iTélé - 24/07/2007

Cette affaire marque aussi une défaite de l’UCI dans la lutte contre le dopage. En effet, avant le départ du Tour 2007, les coureurs avaient dû signer "l'engagement des coureurs pour un cyclisme nouveau" par lequel ils promettaient de verser la totalité de leur salaire à l'UCI en cas de dopage. Vinokourov a refusé de payer et saisit le TAS. Estimant que l'UCI n'avait aucune base légale pour imposer cette sanction, le TAS lui a donné raison et les coureurs ont pu continuer à se doper sans risquer de devoir rembourser leur salaire. Les tricheurs doivent un grand merci au populaire « champion » kazakh.


Après Vinokourov, c'est au tour d'un autre coureur kazakh de l’équipe, Andrey Kashechkin, de subir un contrôle sanguin positif pour une transfusion sanguine homologue, le 1er août en Turquie. Il est licencié et sera suspendu deux ans. Après un passage chez Lampre, il revient chez Astana en 2011. En fin d’année suivante, refusant de signer un accord sur les nouvelles règles internes de l’équipe relatives au dopage, il est suspendu deux jours… avant de signer.


L’affaire Alberto Contador au Tour de France 2010 reste la plus retentissante pour l’équipe Astana. Cette année-là, débarrassé de son ancien coéquipier Lance Armstrong, Contador remporte le Tour de l'Algarve et Paris-Nice. Il s’entraîne dans le plus grand secret pour le Tour de France et le remporte. La fête est de courte durée car, en septembre, il est accusé de dopage au Clenbuterol. S’ensuivent 565 jours de bataille judiciaire pour aboutir à une suspension rétroactive de deux ans et au retrait de tous ses gains entre juillet 2010 et février 2012. Alberto Contador prétendra avoir été contaminé par une viande de veau achetée au Pays basque espagnol par un ami. Une explication qui ne convainc pas le TAS : le pourcentage de chances qu’une vache d’élevage soit suffisamment contaminée au Clenbuterol pour provoquer un contrôle positif n’est que de 0,0042 et on ne relève aucun autre cas de contrôle positif au Clenbuterol imputable à de la viande d’origine espagnole. Le TAS ne retient pas non plus l’hypothèse d’une transfusion sanguine malgré la concentration « extrêmement élevée de phtalates » dans le sang du Madrilène. Ces phtalates pourraient provenir d’une poche de sang utilisée dans les transfusions. Plus classiquement le TAS retient l’hypothèse d’une contamination par des compléments alimentaires.

Pour en lire plus sur cette affaire, cliquez ici.


Dernière affaire sur laquelle nous nous appesantissons, en juin 2014, l’UCI lance une procédure disciplinaire à l'encontre de Roman Kreuziger. Le coureur tchèque doit expliquer des anomalies sur son passeport biologique en 2011 et 2012, pendant ses années chez Astana. Kreuziger a reçu une lettre d'avertissement de l’UCI, le 28 juin 2013, l’invitant à s’expliquer. Après une longue bataille juridique, il est acquitté par la Commission d'arbitrage du Comité Olympique tchèque (COC). L'UCI qui avait la possibilité de faire appel devant le TAS renonce. Entre temps, Kreuziger est accusé par son ancien coéquipier chez Liquigas, Leonardo Bertagnolli, d’avoir été un patient du Dr Michele Ferrari.

Liste des affaires de l'équipe
Coureur Produit Course Date Sanction Contrôle
Davidenok Ilya Stéroïdes anabolisants 2014 Oui Contrôle positif
Fedosseyev Artur Stéroïdes anabolisants Tour de l'Ain 2014 Oui Contrôle positif
Iglinskiy Maxim EPO 2014 Oui Contrôle positif
Iglinskiy Valentin EPO Eneco Tour 2014 Oui Contrôle positif
Okishev Viktor Stéroïdes anabolisants Championnats d'Asie 2014 Oui Contrôle positif
Sedoun Dmitri 2014 Oui Enquête interne
Westra Lieuwe Corticoïdes 2014 Non Aveux en 2018
Božic Borut Dopage sanguin 2012 Oui Enquête judiciaire
Kashechkin Andrey Refus des règles antidopage de son équipe 2012 Oui Enquête interne
Kreuziger Roman Passeport biologique non conforme 2011 Non Passeport biologique
Contador Alberto Clenbuterol Tour de France 2010 Oui Contrôle positif
Zeits Andrey 2010 Oui Non communication de localisation
Bazayev Assan 2009 Oui Non-communication de localisation
Gusev Vladimir Valeurs sanguines anormales 2008 Oui Contrôle interne
Kashechkin Andrey Transfusion sanguine homologue Contrôle inopiné 2007 Oui Contrôle positif
Kessler Matthias Testostérone Contrôle inopiné 2007 Oui Contrôle positif
Vinokourov Alexandre Transfusion sanguine homologue Tour de France 2007 Oui Contrôle positif

Pour voir plus d'informations sur l'équipe dans l'annuaire du dopage, cliquez ici

Les coureurs épinglés

Deux coureurs Astana ont été épinglés dans notre annuaire du dopage. C’est presque peu pour l’équipe qui est la moins regardante quand il s’agit d’embaucher pour son encadrement.

Artyom Zakharov

Le Kazakh Zakharov Artyom, qui est passé professionnel chez Astana en 2016, a été contrôle positif au méthylhexanéamine, un stimulant, pendant le Tour de Guyane 2013. La mésaventure lui vaut une suspension de six mois. Cet accroc ne l’empêche nullement de signer chez Astana. Depuis, il court sous le maillot bleu.

Andrey Zeits

Andrey Zeits a été suspendu par l'UCI en 2010 pour non-respect du système de localisation ADAMS. Le coureur avait omis à plusieurs reprises de déclarer sa position. Pour sa défense, il explique avoir appris l’allemand à l’école et ne pas comprendre l’anglais. Il a rejoint l’équipe australienne Mitchelton en 2020. Il est revenu cette année chez Astana, peut-être lassé par un environnement trop anglophone….


Les dirigeants épinglés

Avec neuf dirigeants épinglés dans notre annuaire du dopage, l’équipe Astana explose tous les compteurs. A croire qu’une affaire de dopage sur son curriculum vitae est un atout précieux pour qui envisage de s’enrôler sous la bannière kazakhe !

Félicitations à Emilio Magni, Mario Manzoni et Dag Van Elslande qui sont venus enrichir l’effectif en 2022 auréolés de leurs casseroles.

Bruno Cenghialta

En 2004, l’enquête visant le Docteur Conconi met au jour des examens médicaux de plusieurs cyclistes de premier plan révélant des fluctuations importantes d’hématocrite. C’est ainsi que l’hématocrite de Cenghialta fait un bond de 37,2%, le 15 décembre 1994, à 54,5%, le 24 mai 1995. Dans ce dossier, Conconi sera acquitté car il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour établir un lien direct entre ces variations et l'usage d'EPO. Quant à Bruno Cenghialta, il ne sera pas plus inquiété, que les autres coureurs à l’hématocrite élastique.

Le désormais directeur sportif, qui s’enorgueillit d’avoir découvert Vincenzo Nibali, a rejoint Astana en 2017 après être passé par les équipes Alessio, Fassa Bortolo (où il dût « gérer » l’affaire Dario Frigo), Acqua & Sapone et Tinkoff.

Dimitri Fofonov

Dimitri Fofonov, qui évolue alors sous le maillot Crédit Agricole, est contrôlé positif à l'Heptaminol, un vasodilatateur interdit, à l'issue de la 18ème étape du Tour de France 2008. Le Kazakh explique avoir pris un produit contre les crampes acheté sur Internet. « C'est un non-respect des règles élémentaires », réagit Roger Legeay, patron de l'équipe française, qui suspend immédiatement son coureur. Dans un deuxième temps, Fofonov change de version et reporte la faute sur son médecin : « on peut considérer qu'il n'y a pas de faute de mon côté, puisque le médecin a reconnu que c'était sa responsabilité », justifie-t-il. Le coureur affirme qu’il avait consulté ce médecin personnel avant le Tour de France pour une crise hémorroïdaire. En conclusion du dossier, Fofonov est licencié par l’équipe Crédit Agricole et suspendu trois mois pour « négligence » par l'instance disciplinaire de la Ligue Nationale de Cyclisme. Il fera un procès à son médecin personnel, procédure qui ira jusqu’en cassation. Elément aggravant pour le coureur, la perquisition de sa chambre d'hôtel a permis la découverte de deux autres produits dopants, dont du Rhinocort pour lequel il bénéficiait d’une AUT.

Fofonov rejoint l'équipe Astana pour les saisons 2010 à 2012, après quoi, comme son leader Vinokourov, il prend sa retraite de coureur cycliste. Il devient alors directeur sportif dans la formation kazakhe. En 2016, il est nommé manager sportif à la place de Giuseppe Martinelli.


Magni Emilio

Emilio Magni a débuté en 1997 comme médecin dans l’équipe Brescialat. Depuis, il n’a cessé de fréquenter les pelotons.

En 2000, il est embauché chez Mercatone Uno, où il s’occupe spécifiquement du leader Marco Pantani, qu’on ne présente plus. Cette année-là, Marco Vélo est contrôlé positif.

En 2001, Magni passe chez Fassa Bortolo et fait l'objet d'une enquête. Il est soupçonné d'être responsable du dopage de Michele Bartoli, Casagrande et Raimondas Rumsas.

Ceci ne refroidit pas Vincenzo Nibali qui fait appel à lui en 2006 pour des « conseils nutritionnels ». Ils ne se quittent plus depuis. Le médecin-nutrionniste suit Nibali chez Liquigas (2005-2012), Astana (2015-2017), Bahrain-Merida (2018-2019), Trek (2020-2021) et à nouveau Astana depuis cette année.

Mario Manzoni

En 1998, quatre coureurs italiens de l'équipe Mobilvetta ne peuvent prendre le départ du Tour du Portugal, en raison de contrôles sanguins qui révèlent un hématocrite supérieur à 50%. Il s'agit de Mario Manzoni, Graziano Recinella, Paolo Alberati et Renzo Ragnetti. Les coureurs sont licenciés immédiatement.

Pendant le fameux Blitz du Tour d’Italie 2001, le 6 juin, tous les membres de la formation italienne Alexia Aluminio, à l’exception de Pascal Hervé exclu la veille de la descente de police en raison d’un contrôle positif. Tous les autres, dont Mari Manzoni, sont poursuivis. Le coureur italien ne sera toutefois pas condamné.

Ces deux affaires sont les deux seuls éclats d’un coureur qui traverse le peloton à peu près anonymement. À la fin de sa carrière cycliste il devient directeur sportif de la formation Androni Giocattoli-3C Casalinghi.

Il a rejoint cette année la formation Astana, visiblement séduite par son curriculum vitae.

Mikhailov Andrei

Le 9 mars 1998, les douanes françaises saisissent près de Reims 104 doses d'EPO à bord d'un véhicule de l'équipe néerlandaise TVM. La voiture est conduite par le docteur Andrei Mikhailov, de retour du Tour de Murcie (Espagne). Pendant le Tour de France, la même année, la police découvre des produits dopants, un matériel de perfusion, un ordinateur servant à analyser les tests sanguins et une centrifugeuse dans les camions de la TVM et dans son hôtel de Pamiers (Ariège), où séjournait l'équipe. Le Dr Mikhailov explique alors aux enquêteurs que les médicaments sont destinés à un hôpital pour enfants malades à Moscou. Il change ensuite de version et parle d’une association internationale en faveur d'enfants. Il ne convainc pas les pandores. Devant les enquêteurs, le coureur français de l’équipe TVM, Laurent Roux, est plus collaboratif et détaille comment le dopage est bel et bien organisé au sein de l’équipe.

Jugé en mai 2001 à Reims, Andrei Mikhailov est présenté dans les attendus du jugement comme étant le « personnage central du système de dopage » au sein de TVM. Il est condamné à un an de prison avec sursis et à payer une amende de 60000 FRF (environ 9000 euros). Pendant l’enquête, Servais Knaven, coureur chez TVM en 1998, déclare qu'il était heureux de prendre tout ce que Mikhailov lui donnait et que tout était permis. « Tant que ce que Mikhailov me donne ne me fait pas être contrôlé positif, je lui fais confiance », déclare-t-il. Servais Knaven est directeur sportif chez Sky-Ineos depuis 2011.

Après TVM et avant de rejoindre Astana en 2017, le Dr Andrei Mikhailov a développé sa patientèle chez Lotto (2001), Unibet (2006-2007) et Katusha (2008-2016).

Andris Reiss

Redevenu amateur en 2003, après une seule année comme coureur professionnel dans l’équipe Index–Alexia Alluminio, le letton Andris Reiss est suspendu deux ans, à cause d’un contrôle positif à l’EPO. Il évolue alors dans le club italien S.C. Ceramiche Pagnoncelli.

Après une première « carrière » de directeur sportif, il devient masseur chez Katusha en 2017. Il masse les coureurs d’Astana depuis 2020.

Van Elslande Dag

En 2013, le quotidien belge De Morgen lève le voile sur une curiosité que les instances antidopage belges s’étaient jusqu’alors efforcées de garder secrète. Le docteur Van Elslande, qui a exercé en tant que contrôleur antidopage pour la région flamande entre 1990 et 2004, prodiguait également des soins aux équipes de Lance Armstrong (US Postal, Discovery Channel, Astana et RadioShack). Lorsque le pot aux roses est découvert en 2004, le médecin à double casquette estrelevé de ses fonctions mais aucune enquête n’est menée.

Pourtant, dans le rapport rédigé par l'USADA, Floyd Landis, David Zabriskie et Levi Leipheimer accusent tous les trois le Dr Van Elslande d’avoir pratiqué des transfusions sanguines dans l'équipe US Postal entre 2002 et 2004.

Grâce à la mansuétude des autorités antidopage, le médecin a pu continuer à exercer ses talents auprès des équipes Astana, Radioshak, Katusha, Israel - Start-up Nation et, depuis 2022, à nouveau Astana.

Dans une longue vidéo mise en ligne par KetoneAid, Van Elslande fait la promotion des Cétones commercialisés par la société américaine. Il explique notamment le protocole qu’il a mis en place avec des coureurs du Tour de France (comprenez des coureurs de l’équipe Israël Academy).

Alexandre Vinokourov

Sa transfusion sanguine du Tour de France 2017, évoquée plus haut, n’est pas sa seule casserole. Avant le départ de la 15ème étape du Tour d'Espagne 2004, il manque un contrôle sanguin inopiné, de même que son équipier Andrey Kashechkin. Les deux hommes étaient déjà partis en bus quand des inspecteurs de l'Union cycliste internationale (...) sont arrivés à l'hôtel pour effectuer les tests. Les limiers demandent que le bus revienne à l'hôtel. « Trop tard pour les deux coureurs », explique sobrement Jacinto Vidarte, porte-parole de l'équipe.

« Vino » est également mis en cause dans de sombres histoires d’achat de courses. Philippe Gaumont l’a accusé dans son livre Prisonnier du dopage d'avoir acheté sa victoire sur Paris-Nice en 2003. La veuve d'Andreï Kivilev confirmera. En juillet 2012, illustre.ch publie une copie de relevé bancaire censée prouver l'existence d’un virement sur les comptes de Kolobnev, effectué par Vinokourov qui évoquera un simple prêt. Suspicieuse, la justice belge ouvre une enquête, ce virement pouvant être la preuve d’une récompense offerte à Kolobnev pour avoir laissé la victoire dans Liège-Bastogne-Liège 2010 à Vinokourov. Pour en savoir plus, cliquez ici.


Dans le même registre, les images de l’arrivée de l’épreuve sur route des Jeux Olympiques de Londres laissent toujours songeur près de dix ans après. Aucune enquête ne sera menée.

Stefano Zanini

Pendant le fameux Blitz du Tour d’Italie 2001, Stefano Zanni (Mapei-Quick Step) est pris en flagrant délit de détention d'une seringue avec des traces d'insuline. Pour cette infraction, aussi reprochée à Marco Pantani, il écope de 6 mois de suspension. Par la suite, la Commission d'enquête sénatoriale française de 2013 révèle que Zanini était dopé à l’EPO lors du Tour de France 1998. Il est directeur sportif chez Astana depuis 2013. On est prié de ne pas y voir une relation de cause à effet.


Les coureurs flashés

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Miguel Angel Lopez Moreno

Miguel Angel Lopez allume les radars d’Antoine Vayer et Frédéric Portoleau en 2020 à l’occasion du Tour de France disputé en septembre. Il atteint 415 WE en moyenne sur les sept principales ascensions. Sa performance la plus remarquable est la montée du Col de la Loze où il domine ses rivaux en 1 heure et 50 secondes, atteignant 406 WE.

Une année plus tard, dans son nouveau maillot Movistar, il claque la porte du Tour d’Espagne 2021 lors de la 20ème étape alors qu’il occupe la troisième du classement général. Movistar le licencie. L’Espagnol retrouve l’équipe Astana pour la saison 2022, une équipe dont il avait porté les couleurs entre 2015 et 2020.


Vincenzo Nibali

Vincenzo Nibali est un grimpeur exceptionnel. Dès le Tour de France 2009, chez Liquigas, il réussit 424 Watts-Etalon (WE) de moyenne sur les « radars » positionnés par Antoine Vayer et Frédéric Portoleau. C’est un record qu’il ne dépassera plus jamais.

Antoine Vayer définit la limite « suspecte » à 410 WE. Par la suite, le « requin de Messine », franchit encore cette limite de 410W à six reprises : Tour d’Espagne 2010 (414 WE), Tour de France 2012 (412 WE), Tour d’Italie 2013 (414 WE), Tour d’Espagne 2013 (415 WE), Tour de France 2014 (417 WE), Tour d’Espagne 2017 (411 WE).


Les dirigeants flashés

Pour en savoir plus sur le calcul des Watts élaborée par Frédéric Portoleau et sur la méthode des radars proposée par Antoine Vayer, visitez les pages suivantes :

Alexandre Vinokourov

Avec autant d’affaires de dopage à son débit, Alexandre Vinokourov a bien entendu allumé les radars positionnés sur les routes des trois Grands Tours par Antoine Vayer et Frédéric Portoleau. Pire encore, il a fait une incursion en zone « miraculeuse » (plus de 430 WE). C’était pendant le Tour d’Espagne 2006 lors duquel il s’impose au général. Deux ans plus tôt, il avait déjà fait quasiment aussi « bien » avec 429 WE pendant le Tour de France qu’il termine sur la troisième marche du podium. Il accomplit alors son plus grand exploit en montagne, sur les pentes de Peyresourde où il soutient 458 WE pendant 31 min 10 sec à l’issue d’une étape marquée par l’ascension de six cols : Latrape, la Core, Portet d’Aspet, Menté, Portillon et Peyresourde.


Attitude vis-à-vis du MPCC

Le MPCC (Mouvement pour un cyclisme crédible) est une association créée en 2007 par des équipes cyclistes professionnelles dont le but est de défendre l'idée d'un cyclisme propre, en imposant le strict respect du code éthique de l’UCI et pouvant aller jusqu’à imposer des règles plus strictes que ne l’impose le Code Mondial Antidopage édicté par l’AMA. En plus des équipes, le MPCC offre la possibilité aux coureurs et membres de l’encadrement des équipes d’adhérer à titre individuel.

Seulement deux coureurs adhèrent au MPCC à titre individuel. Ils étaient cinq en 2021. Aucun membre de l’encadrement n’adhère au MPCC.

Quant à l’équipe, elle adhéra un temps mais a été exclue à la suite de l’affaire Lars Boom. Le coureur avait été contrôlé avec un taux de cortisolémie anormalement bas au départ du Tour de France 2015. Astana l'avait quand même autorisé à prendre le départ en contravention avec le règlement du MPCC.


Liste des coureurs adhérents du MPCC
Liste des membres de l'encadrement adhérents du MPCC

ICCD : notre indice de confiance

Pour la saison 2022, nous attribuons à l'équipe la note de 2,7/20. Ceci la place en 27ème position sur 28.

L’année dernière, l’équipe Astana, occupait déjà la 2ème place sur le podium des mécréants. Elle conserve sa place cette année tout en effectuant un spectaculaire rapproché de l’armada UAE qui n’a qu’à bien se tenir pour 2023.

Pour consulter l'article ICCD de l'équipe ASTANA - PREMIER TECH en 2021, cliquez ici.