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Fraude mécanique : La FFC partie civile


25/02/2018 - directvelo.com - Dominique Turgis

Après la découverte d'un cas de fraude technologique en flagrant délit le 1er octobre 2017 dans une course pour 3e catégorie, la Fédération française de cyclisme a décidé de créer une structure nationale de lutte contre cette tricherie en octobre dernier (...).

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"Nous avons lancé un plan de dissuasion. Nous avons mis en place un protocole et un référent national, Ludovic Sylvestre (Président de la commission route NDLR). Il y aura un référent dans chaque comité régional. Le référent régional choisira les épreuves où il voudra effectuer des contrôles. Le comité régional sera chargé de désigner les mécaniciens qui pratiqueront le démontage des vélos", indique Michel Callot à DirectVelo.

Le Président de la FFC espère bien que l'effet dissuasif des contrôles évitera de trouver un cas "positif". "J'espère ne rien découvrir mais nous voulons envoyer le signal à ceux qui trichent qu'ils pourront être contrôlés de manière aléatoire. Cet aléas peut être alimenté par les bruits du peloton".

Dans l'affaire de Périgueux, la FFC travaille avec le juge d'instruction dans la perspective de se porter partie civile. "Nous voulons aller au bout de la démarche pour qu'il y ait des sanctions judiciaires. Ce n'est pas pour taper sur un "lampiste" mais bien pour servir d'exemple", précise Michel Callot;

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Une deuxième affaire est en cours d'instruction en France, comme l'a révélé le Canard Enchainé en décembre. (...)

Comme pour l'affaire de Nouvelle-Aquitaine, la FFC veut, là aussi, intervenir au plan judiciaire. "J'ai demandé mandat au Bureau exécutif pour nous porter partie civile. Nous travaillons avec notre avocat pour nous amener aux conditions pour nous porter partie civile. Pour l'instant, cette instruction ne me semble pas concerner des coureurs français. Il est difficile de savoir ce qui serait du ressort de la FFC dans le dossier, j'espère rien du tout. Nous pourrons ainsi avoir accès au dossier d'une affaire qui se serait, en partie, déroulée sur territoire français. Le cas échéant, cela permettra de demander réparation en regard du préjudice subi par le cyclisme français", annonce le Président.

Michel Callot a renouvelé son aversion pour la fraude technologique. "C'est la tricherie absolue. On prend le départ en sachant qu'on n'a pas le même engin que les autres, c'est la négation du sport cycliste".


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Cette page a été mise en ligne le 28/02/2018