L'actualité du dopage



TVM: le TGI de Reims réaffirme l'interdiction de dopage en France

17/07/2001 - Yahoo / AFP

Extraits

En plein Tour de France, le tribunal de Reims a rappelé au sport cycliste que le dopage était illégal, en infligeant mardi de lourdes amendes et de la prison avec sursis aux dirigeants de l'ex équipe néerlandaise TVM, pour "dopage organisé" lors du Tour 98. (...) Les juges rémois ont estimé que Cees Priem, directeur sportif de l'ex équipe TVM, le dr Andreï Mikhaïlov, médecin de l'équipe et Ian Moors, le soigneur, avaient participé à un "dopage organisé" de leur formation lors du Tour 98.

Cees Priem, directeur sportif de l'ex équipe cycliste TVM, considéré comme l'organisateur principal du dopage, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à 80.000 francs d'amende, alors que le parquet demandait 2 ans et 100.000 F (15.089 EUR). Le docteur Andreï Mikhaïlov, médecin de l'équipe et responsable scientifique du dopage, a été condamné à un an de prison avec sursis et à 60. 000 F (9.053 EUR) d'amende, alors que le substitut du procureur avait demandé 18 mois et 100.000 F. Ian Moors, soigneur des TVM, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à 10.000 F d'amende, le parquet demandant 10 mois et 40.000F (6.035 EUR) d'amende. Les trois hommes paieront de plus, conjointement, une amende de 65.000 F (9. 808 EUR) pour contravention aux règlements douaniers sur l'importation de substances dangereuses. (...).

Pendant l'audience, dans les derniers jours de mai, les trois hommes avaient farouchement nié tout dopage organisé au sein de leur formation. En l'absence, à l'époque, d'analyses directes prouvant directement un dopage de l'équipe à l'EPO, le parquet avait établi une longue liste de preuves indirectes concordantes, suggérant une utilisation rationelle de l'EPO, sous la houlette du dr Mikhaïlov, un éminent praticien issu de l'organisation soviétique du sport. On ne sait pas encore si les trois hommes se risqueront à faire appel des peines de prison avec sursis, condamnations qui supposent qu'ils ne peuvent récidiver dans les 5 ans sous peine d'accomplir leurs peines. Ils continuaient à la sortie du tribunal mardi à nier les faits pour lesquels ils ont été condamnés. (...).



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