Naissance
Naissance, le 7 mai, à Dublin.
Portrait de Paul KimmageCoup de chapeau |
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cyclisme-dopage.com
Paul Kimmage est un ancien coureur cycliste irlandais professionnel devenu journaliste à l'issue d'une carrière interrompue prématurément, car il était dégoûté par le dopage qui gangrénait le cyclisme.
Naissance, le 7 mai, à Dublin.
Il monte sur la deuxième marche du podium des championnats d'Irlande junior.
Il devient champion d'Irlande sur route amateur.
Il remporte pour la deuxième fois le titre de champion d'Irlande sur route amateur.
Il termine 9ème de Bordeaux-Paris. Pour la dernière fois, l'épreuve se court derrière derny.
Il est devancé dans la sixième étape du Tour de Pologne (Inowroclaw - Pila) par Wieslaw Stora. Le coureur polonais est contrôlé positif et sera déclassé.
Il termine sixième des Championnats du Monde amateur. Il est alors dirigé par Pat McQuaid, futur président de l'UCI
Première année chez les professionnels dans l'équipe RMO. Il participe au Tour de France qu'il termine 131ème.
Il participe au Tour de France mais abandonne lors de la 21ème étape. Après près de deux ans chez les professionnels, il succombe à la tentation lors d'un critérium d'après Tour et prend sa première dose d'amphétamines. Il ne succombera que 2 fois en 4 ans de professionnalisme. Pour le reste, il se limitera à des cachets de caféine qu'il prendra plus ou moins régulièrement jusqu'en 1989.
Il rejoint Stephen Roche chez Fagor et participe au Tour d'Italie (84ème) puis au Tour de France qu'il abandonne lors de la 12ème étape.
Dégoûté, il renonce à sa carrière (sans avoir gagné une seule course) et se lance dans le journalisme.
Il publie Rough ride, livre dans lequel il décrit sa vie de coureur de seconde zone et les mœurs du milieu professionnel. Il obtient le prix William Hill Sports Book of the Year et reconverti dans le journalisme.
Il rejoint le Sunday Times.
Il obtient le prix de l'Interviewer sportif, prix qu'il obtiendra à nouveau en 2005, 2006, 2007 et 2008.
Lors de la conférence de presse d'avant Tour, il prend violemment à partie Alexandre Vinokourov en déclarant qu'il serait écœuré si celui-ci gagnait le Tour de France.
Il suit le tour de France avec l'équipe Garmin qui joue la transparence.
Lors de la conférence de presse du Tour de Californie à Sacramento, Paul Kimmage, travaillant pour Sunday Times, pose une question directe à Lance Armstrong : « Vous avez récemment parlé du retour d'Ivan Basso et Floyd Landis, qui sont revenus après leur suspension, comparé à David Millar – qu'ils devraient être accueillis comme lui. Mais il y avait une différence évidente : Millar a admis son dopage alors que ces gars-là n'ont rien avoué. Qu'est-ce qu'il y a chez ces gars que vous semblez tant admirer ? ».
Armstrong répond d'un ton glacial : « Quand j'ai décidé de revenir, pour ce que je pense être une raison très noble, vous avez dit : 'Le cancer est en rémission depuis quatre ans, notre cancer est maintenant revenu' – c'est-à-dire moi, que je suis le cancer ! Donc il va sans dire que non, nous n'allons pas nous asseoir pour une interview. Tu ne vaux pas la chaise sur laquelle tu es assis avec une déclaration pareille, avec une maladie qui touche tout le monde dans le monde. (…) Je ne suis pas sûr de pouvoir jamais te pardonner cette déclaration. Et je ne suis pas sûr que quiconque dans le monde concerné par cette maladie vous pardonne ».
Alors que tout était prêt pour qu'il suive le Tour de France avec la nouvelle équipe Sky, l'expérience est annulée à la veille du départ, sur la demande de Bradley Wiggins.
Il publie "The Fall and Rise of Matt Hampson" qui lui vaut le prix "William Hill Irish Sports Book of the Year" (Livre irlandais de sport de l'année).
En janvier, Pat McQuaid, Président de l'UCI, Hein Verbruggen, ancien Président de l'UCI, et l'UCI en tant qu'association poursuivent Paul Kimmage, l'accusant d'avoir nui à leur réputation. Chacun réclame 8000 francs suisse de dommages et intérêts. En septembre, les sites cyclismas.com et nyvelocity.com lancent une collecte pour soutenir Paul Kimmage. Après plus de quatre ans de procédure, le tribunal du district de l'Est vaudois tranche en faveur de Verbruggen, jugeant que Kimmage l'a bel et bien diffamé. Kimmage est condamné à payer 12 000 francs suisses de dommages et intérêts à Verbruggen, ainsi qu'à couvrir les frais de justice de McQuaid et de l'UCI. Il lui est également interdit de continuer à affirmer que Verbruggen avait sciemment toléré le dopage, dissimulé des résultats de tests, ou n'avait pas appliqué les mêmes règles à tous les coureurs. Pour en savoir plus sur cette affaire, cliquez ici.
En 2012 également, Kimmage est licencié par le Sunday Times. Il poursuivra sa carrière journalistique dans le quotidien The Irish Times.
Le documentaire Rough Rider est diffusé pour la première fois sur la télévision RTÉ (chaîne de la radiotélévision irlandaise) le 28 juillet 2014. Tourné pendant deux ans, l'histoire évoque la chute de Lance Armstrong en 2012 et suit Paul Kimmage pendant le Tour de France 2013. Le film est réalisé par Adrian McCarthy.
Pour visionner le film, cliquez ici.
En janvier 2012, Hein Verbruggen (ex-président de l'UCI), Pat McQuaid (président en exercice) et l'UCI elle-même lancent une action en diffamation contre Paul Kimmage, suite à des articles publiés dans le Sunday Times, L'Équipe et le site américain NYVelocity, dans lesquels Kimmage affirmait que Verbruggen avait sciemment toléré le dopage et n'avait pas appliqué les règles concernant une AUT Lance Armstrong pendant le Tour de Suisse 2001. Kimmage venait tout juste d'être licencié du Sunday Times deux semaines plus tôt.
L'affaire suscite une importante solidarité dans le monde du cyclisme : un fonds de défense est lancé pour aider Kimmage à financer sa défense. Le journaliste engage une contre-action en 2013 pour diffamation contre Verbruggen et McQuaid, mais les deux actions sont rejetées. En parallèle, Kimmage dépose une plainte pénale contre McQuaid et Verbruggen, expliquant agir non pas pour lui-même mais au nom de tous les lanceurs d'alerte du cyclisme.
L'UCI retire sa plainte en octobre 2013, peu après l'élection de Brian Cookson à la présidence, et McQuaid fait de même, laissant Verbruggen seul dans la procédure. Cookson explique que la poursuite judiciaire contre Kimmage n'était en rien une démarche que l'UCI devait cautionner.
Après plus de quatre ans de procédure, le tribunal du district de l'Est vaudois tranche en faveur de Verbruggen, jugeant que Kimmage l'a bel et bien diffamé. Kimmage est condamné à payer 12 000 francs suisses de dommages et intérêts à Verbruggen, ainsi qu'à couvrir les frais de justice de McQuaid et de l'UCI. Il lui est également interdit de continuer à affirmer que Verbruggen avait sciemment toléré le dopage, dissimulé des résultats de tests, ou n'avait pas appliqué les mêmes règles à tous les coureurs.

Le documentaire Rough Rider est diffusé pour la première fois sur la télévision RTÉ (chaîne de la radiotélévision irlandaise) le 28 juillet 2014. Tourné pendant deux ans, l'histoire évoque la chute de Lance Armstrong en 2012 et suit Paul Kimmage pendant le Tour de France 2013. Le film est réalisé par Adrian McCarthy.
Paul Kimmage a été professionnel pendant 4 années dans les équipes ci-dessous.
| Année | Equipe |
| RMO - Meral - Mavic | |
| R.M.O. | |
| R.M.O. | |
| Fagor |
Pendant cette période, nous avons répertorié 5 cas de dopage, y-compris le sien, au sein de ses équipes (1,2 par an)
| Coureur | Produit | Course | Année | Equipe | Sanction | Contrôle |
| Castaing Francis | Six jours de Bercy | RMO - Meral - Mavic | Enquête policière | |||
| Chappuis André | Amphétamines, caféine | RMO - Meral - Mavic | Témoignage | |||
| Claveyrolat Thierry | Amphétamines (achat) | RMO - Meral - Mavic | Contrôle policier | |||
| Clerc Patrick | Produits interdits | Six jours de Bercy | RMO - Meral - Mavic | Enquête policière | ||
| Kimmage Paul | Amphétamines, caféine | R.M.O. | Aveux en 1990 |